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Visite d’État en France : Air France–Fly Gabon, le pari d’un ciel plus accessible pour le Gabon ?
Et si le partenariat entre Air France et Fly Gabon ouvrait enfin une nouvelle ère pour le transport aérien gabonais ? C’est l’espoir suscité par l’audience accordée, le 19 juillet 2026 à Paris, par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, à Anne Rigail, directrice générale d’Air France, dans le cadre de sa visite d’État en France.
Au cœur des échanges figure un accord de partage de codes attendu avant la fin de l’année entre les deux compagnies aériennes. Une avancée qui permettra notamment à Fly Gabon de commercialiser des billets jusqu’à Paris sous son propre code, tout en offrant aux voyageurs un accès simplifié à un vaste réseau international de correspondances.
Pour les autorités gabonaises, cet accord s’inscrit dans l’ambition présidentielle de faire de Libreville un hub aérien régional de référence. L’objectif affiché est de stimuler les flux de passagers, soutenir le tourisme, renforcer l’attractivité économique du pays et favoriser l’arrivée de nouveaux investisseurs.
L’espoir est également celui d’une meilleure compétitivité des tarifs sur l’axe Libreville-Paris, longtemps considéré comme l’un des plus onéreux de la sous-région. Une optimisation des capacités des deux compagnies pourrait ainsi contribuer à rendre cette destination plus accessible.
Une question essentielle demeure toutefois : les Gabonais ressentiront-ils concrètement les bénéfices de ce partenariat ? Au-delà des ambitions affichées, la réussite de cet accord se mesurera à sa capacité à offrir des billets plus abordables, davantage de destinations et des services répondant aux attentes des voyageurs.
C’est à cette condition que le ciel gabonais pourrait véritablement prendre son envol.
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Décès de Max Makolani : avec lui, c’est une génération d’artistes qui s’efface peu à peu
Une page de la musique gabonaise se tourne. Le week-end écoulé, l’artiste-auteur-compositeur Max Makolani, leader emblématique du groupe Ibis, s’est éteint à Port-Gentil des suites d’un AVC, apprend-on. Discret depuis plusieurs années, l’artiste laisse pourtant derrière lui une œuvre intemporelle qui continue de traverser les générations. Avec sa disparition, le Gabon perd l’une des voix qui ont contribué à façonner son patrimoine musical et à faire rayonner la chanson gabonaise bien au-delà de son époque.
Auteur de plusieurs titres devenus des classiques de la musique gabonaise, Max Makolani a marqué son époque avec des chansons telles que Wongo, Mbolo et Moudédé. Sorti entre 1999 et le début des années 2000, ce dernier titre a particulièrement conquis le jeune public en célébrant l’école, l’apprentissage et l’éducation à travers un refrain resté gravé dans les mémoires. À une époque où la musique urbaine dictait les tendances du marché, Moudédé a permis à l’artiste de séduire les plus jeunes, à l’instar d’autres figures de la variété gabonaise aux sonorités traditionnelles comme Vyckos Ekondo ou Mackjoss.
À travers ses textes empreints de poésie et ses mélodies intemporelles, l’artiste a largement contribué au rayonnement de la musique gabonaise. Son nom demeure indissociable du groupe Ibis, référence incontournable de la chanson gabonaise durant plusieurs décennies.
Bien qu’il se soit éloigné du devant de la scène depuis plus de quinze ans, son œuvre n’a jamais cessé de vivre. Ses compositions continuent d’inspirer la nouvelle génération d’artistes. C’est notamment le cas de Lamalgame qui, dans son titre Ngangu, revisite des passages de Wongo, témoignant ainsi de l’intemporalité du répertoire de Max Mackolani.
Avec la disparition de Max Makolani, le Gabon perd l’une des plus belles voix de son patrimoine musical. Au-delà de l’artiste, c’est toute une génération qui s’efface peu à peu. Après les disparitions de Mackjoss, de Vyckos Ekondo et de bien d’autres figures emblématiques de la musique gabonaise, celle de Max Makolani rappelle l’urgence de préserver et de transmettre cet héritage culturel aux jeunes générations. Les artistes s’en vont, mais leurs œuvres demeurent, continuant de raconter une part de l’histoire musicale du Gabon.
Les informations relatives aux hommages et aux obsèques seront communiquées ultérieurement par sa famille et le groupe Ibis.
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Nyanga : Alicia, 20 ans, un drame qui appelle à la manifestation de la vérité
Fait marquant de la fin de semaine à Tchibanga, la mort d’Alicia, une jeune femme de 20 ans retrouvée sans vie au domicile du commandant de l’OCLAD, continue de soulever de nombreuses interrogations. Entre la douleur de ses proches, les versions divergentes des faits et l’attente des conclusions de l’enquête, l’établissement de la vérité est désormais au cœur des préoccupations.
Selon une source proche de la famille, Alicia aurait reçu un appel téléphonique du commandant aux environs de 15 heures, l’invitant à se rendre à son domicile. Quelques heures plus tard, son décès était constaté dans des circonstances qui restent encore à déterminer.
Le commandant affirme que la jeune femme aurait été victime d’une convulsion alors qu’elle prenait sa douche. Il précise avoir immédiatement alerté ses collègues ainsi que les membres de sa famille. Une version que contestent les proches de la défunte, qui évoquent la présence de marques sur son corps et avancent l’hypothèse de violences ayant entraîné sa mort.
Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, la famille d’Alicia réclame justice et interpelle le ministre de l’Intérieur afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire avant qu’elle ne prenne d’autres proportions. Elle appelle à l’ouverture d’une enquête impartiale et transparente susceptible de répondre aux nombreuses interrogations qui entourent ce drame.
Que s’est-il réellement passé ce jour-là ? Les conclusions médico-légales permettront-elles de lever les zones d’ombre ? Les investigations permettront-elles d’établir avec précision les circonstances du décès et les éventuelles responsabilités ?
Dans un dossier aussi sensible, seule une enquête conduite avec rigueur, indépendance et transparence permettra d’apporter les réponses attendues. Car au-delà des versions qui s’opposent, c’est la manifestation de la vérité qui demeure aujourd’hui la première exigence de justice. Une vérité attendue tant par la famille que par l’opinion publique, dans le respect des principes de droit et de la présomption d’innocence.
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N’Djamena : le Gabon peut-il enfin tourner la page de la crise de l’eau ?
Au premier Forum africain de l’eau organisé à N’Djamena, au Tchad, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a choisi le ton de la franchise. Devant ses pairs, le chef de l’État gabonais n’a pas seulement présenté les ambitions de son pays, il a également reconnu ses fragilités. Un exercice de vérité politique qui soulève une interrogation : les réformes engagées permettront-elles au Gabon de tourner durablement la page de la crise de l’eau ?
Le paradoxe gabonais est bien connu. Pays doté d’importantes ressources hydriques, le Gabon peine pourtant à garantir un accès continu à l’eau potable à une partie de sa population. À Libreville notamment, les difficultés d’approvisionnement persistent depuis plus d’une décennie. L’état d’urgence hydrique décrété au premier semestre 2026 témoigne de l’ampleur du défi.
Face à cette réalité, le gouvernement met en avant une feuille de route ambitieuse : inscription du droit à l’eau dans la Constitution, adoption d’un Code de l’eau moderne, scission de la SEEG et élaboration d’un Pacte national hydrique 2026-2035, adossé à un portefeuille de projets estimé à plus de 1 700 milliards de FCFA.
Mais au-delà des annonces, plusieurs questions demeurent. Comment mobiliser les financements nécessaires ? Les réformes engagées produiront-elles des effets visibles à court terme pour les populations ? Les compétences africaines auront-elles véritablement leur place dans la réalisation de ces projets ?
À N’Djamena, Brice Clotaire Oligui Nguema a plaidé pour une nouvelle approche des financements internationaux, davantage fondée sur le partenariat que sur la dépendance. Reste désormais à transformer cette vision en résultats concrets. Car, sur la question de l’eau, les Gabonais attendent moins des promesses que des robinets qui coulent.
