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Transport, bois, pétrole : et si le Gabon retrouvait sa dignité par la nationalisation de ses secteurs clés ?
La saisie, ces derniers jours, de 150 véhicules à usage de taxis venus du Cameroun, a suscité de vives réactions. Si les faits doivent encore être précisés dans leur intégralité, cette opération illustre une volonté claire des autorités gabonaises de reprendre en main un secteur longtemps laissé à l’abandon : le transport urbain. Au-delà de l’événement, c’est un véritable débat sur la souveraineté économique du Gabon qui est relancé.
Derrière ces véhicules saisis, se cache une guerre d’influence sur fond de réformes structurelles. Le gouvernement, sous l’impulsion du président Brice-Clotaire Oligui Nguema, a lancé le projet Taxi Gab, une initiative ambitieuse visant à régulariser, moderniser et surtout nationaliser les services de taxis. Ce programme offre non seulement une meilleure organisation du transport urbain, mais surtout, il place le citoyen gabonais au cœur d’un secteur stratégique générateur d’emplois.
« Trop longtemps, nos jeunes ont été marginalisés dans leur propre pays », confie un leader syndical. Pour beaucoup, Taxi Gab représente plus qu’une réforme : c’est un acte politique fort, un symbole de reprise en main. Et les populations adhèrent. Loin de voir dans la saisie de ces véhicules une mesure arbitraire, elles y lisent plutôt une affirmation de la souveraineté nationale, un refus d’être spectateurs de leur propre économie.
Mais pourquoi s’arrêter au transport ? Cette affaire met en lumière une réalité que peu osaient formuler : de nombreux secteurs clés de l’économie gabonaise – le bois, le pétrole, le petit commerce – sont largement contrôlés par des intérêts étrangers. Or, ces secteurs représentent des viviers d’emplois et des ressources économiques majeures pour le pays.
À l’heure où le Gabon cherche à redéfinir son avenir, sous la direction de Brice-Clotaire Oligui Nguema, récemment élu Président de la République après une période de transition de 19 mois, la question de la nationalisation de ces secteurs devient centrale. Pas dans une logique de fermeture, mais dans une volonté de rééquilibrer les choses, de redonner aux Gabonais la place qui leur revient.
« Le projet Taxi Gab est une mesure souveraine », affirme une source au ministère des Transports. Elle pourrait bien être le prélude à une nouvelle doctrine économique : celle de la dignité retrouvée. Une dignité qui ne peut se construire sans justice sociale, sans accès équitable aux opportunités économiques, et sans une réelle volonté politique de remettre le Gabonais au centre du jeu.
Le chef de l’État, s’il poursuit dans cette voie, pourrait très bientôt être salué par l’ensemble du peuple gabonais comme celui qui a osé rendre leur pays à ses fils et filles.
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Gabon : le gouvernement clarifie la nouvelle taxe sur les vols internationaux
Face aux interrogations suscitées par l’instauration d’une nouvelle contribution financière appliquée aux voyageurs internationaux, le gouvernement gabonais est sorti de son silence. Dans un communiqué publié le 6 juillet 2026, le ministre d’État, ministre des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, a apporté des précisions sur les objectifs et le champ d’application de cette mesure.
Cette contribution résulte de l’accord signé le 21 mai dernier entre le ministère des Transports et la société Securiport LLC. Elle vise à financer le déploiement du système API-PNR, un dispositif conforme aux normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), destiné à collecter et analyser à l’avance les données des passagers.
Selon le communiqué, ce système permettra de « renforcer le contrôle des frontières aériennes et d’intensifier la lutte contre la criminalité transnationale, le trafic de stupéfiants ainsi que le terrorisme ».
Le gouvernement tient également à rassurer les voyageurs nationaux : les vols domestiques ne sont pas concernés. Cette contribution s’applique exclusivement aux passagers effectuant des déplacements internationaux.
Conscient des préoccupations liées au coût du transport aérien, l’exécutif annonce la mise en place d’un groupe de travail interministériel chargé d’identifier et de supprimer les taxes existantes jugées peu pertinentes, afin de limiter l’impact sur le prix des billets.
À travers cette réforme, le gouvernement affirme vouloir concilier renforcement de la sécurité aérienne, respect des standards internationaux et préservation du pouvoir d’achat des voyageurs, conformément à la vision du président Brice Clotaire Oligui Nguema pour une aviation civile plus moderne et sécurisée.
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« La fidélité est devenue une denrée rare » : Ali Bongo ravive la guerre des légitimités au sein du PDG
À travers une lettre adressée à Ali Akbar Onanga Y’Obegue à l’occasion de son anniversaire, Ali Bongo Ondimba dépasse largement le cadre des vœux personnels pour livrer un message politique. L’ancien président réaffirme son autorité sur le Parti démocratique gabonais (PDG) et renouvelle son soutien à celui qu’il considère toujours comme le secrétaire général légitime du parti.
Dans son courrier, Ali Bongo salue le sacrifice de son fidèle collaborateur, qu’il remercie d’avoir choisi de rester à ses côtés « pour se consacrer, corps et âme, à l’œuvre de restauration de la légalité de notre parti ». Il poursuit avec une formule qui résonne comme une critique à peine voilée de la direction actuelle du PDG : « Dans le contexte que traverse notre pays, la fidélité est devenue une denrée rare. »
Ces propos s’inscrivent dans le bras de fer qui oppose depuis plusieurs mois le camp d’Ali Bongo et d’Ali Akbar Onanga Y’Obegue à la direction conduite par Blaise Louembé et Angélique Ngoma. Les deux hommes continuent de contester la légitimité des nouvelles instances du parti, estimant qu’elles ne respectent pas les statuts du PDG.
Ali Bongo affiche également sa confiance quant à l’issue de ce combat politique, affirmant que « notre travail commun touche progressivement à son terme » et que le parti retrouvera bientôt « son fonctionnement normal dans le respect de ses textes ».
Cette lettre confirme que, malgré son départ du pouvoir, l’ancien chef de l’État n’entend pas renoncer à son influence sur le PDG et poursuit sa stratégie de reconquête politique.
Reste toutefois une interrogation : la fidélité affichée par Ali Akbar Onanga Y’Obegue relève-t-elle d’un engagement politique et de convictions profondes, ou s’inscrit-elle aussi dans une stratégie personnelle en vue d’un éventuel retour aux responsabilités ? Une question qui continue d’alimenter le débat politique.
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Crise de l’eau : Ali Akbar Onanga dénonce un État devenu « marchand d’eau »
La décision du gouvernement de décréter, le 1er juillet 2026, l’état d’urgence hydrique sur l’ensemble du territoire national continue de susciter de vives réactions. Annoncée après la rencontre entre le président Brice Clotaire Oligui Nguema et les agents de la SEEG, cette mesure visait officiellement à lutter contre les réseaux illégaux de distribution d’eau potable et à organiser une réponse d’urgence face à la pénurie.
Le dispositif gouvernemental prévoit notamment la saisie de 55 véhicules, le démantèlement d’installations frauduleuses, la mobilisation des forces de défense et de sécurité, ainsi que la fixation d’un prix officiel du mètre cube d’eau. D’abord annoncé à 3 000 FCFA, ce tarif aurait ensuite été revu à 4 000 FCFA, avant la réintégration progressive des opérateurs privés dans le circuit de distribution.
Ces décisions ont notamment été commentées par Ali Akbar Onanga Y’Obegue, ancien ministre, secrétaire général du Parti démocratique gabonais (PDG), tendance Ali Bongo Ondimba, et figure de l’opposition au pouvoir en place. Connu pour ses prises de position très critiques à l’égard de la gouvernance des autorités actuelles, il estime que l’État reconnaît, à travers ces mesures, son incapacité à assurer normalement l’un des services publics les plus essentiels. Pour lui, la crise ne révèle pas seulement une urgence hydrique, mais une urgence institutionnelle.
L’une des critiques les plus marquantes de son analyse résume sa lecture de la situation : « Les vendeurs d’eau ne sont pas la cause de la crise ; ils en sont la conséquence. La véritable question n’est donc pas de savoir pourquoi certains Gabonais ont commencé à vendre de l’eau, mais pourquoi des Gabonais ont eu besoin d’en acheter alors que l’État aurait dû la leur fournir normalement. »
Ali Akbar Onanga dénonce également ce qu’il considère comme un glissement de l’État vers une posture de « marchand d’eau ». Selon lui, le gouvernement interdit d’abord aux particuliers une activité qualifiée d’illégale, avant de l’organiser lui-même à travers une grille tarifaire, des livraisons sécurisées et des paiements à la livraison. Il s’interroge aussi sur la traçabilité des fonds collectés, la base juridique de cette opération et le recours aux forces de défense pour une mission relevant habituellement du service public.
Au-delà de la SEEG, l’ancien ministre met en cause la qualité du conseil entourant le chef de l’État, qu’il juge responsable de décisions insuffisamment préparées. Reste désormais à savoir si l’état d’urgence hydrique permettra de rétablir durablement l’accès à l’eau potable ou s’il ouvrira un débat plus large sur la gouvernance du secteur.
