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Trace Awards 2025 : Pourquoi le Gabon Brille-t-il par Son Absence ?

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Le 26 février 2025, Zanzibar a accueilli la cérémonie des Trace Awards, un événement majeur célébrant les talents musicaux de l’Afrique. Mais une absence a frappé l’attention : celle du Gabon, pourtant reconnu pour ses artistes de talent. Le pays, qui a régulièrement été présent dans les compétitions musicales africaines, n’a pas réussi à s’imposer lors de cette édition. Une question persiste alors : que se passe-t-il avec la musique gabonaise ?

Une Scène Musicale Gabonaise en Question

Le Gabon a produit des artistes de renom, comme Oliver N’goma, Patience Dabany, Eben Entertainment, Annie-Flore Batchiellilys, Shan’l, et Afrik’an Legend. Ce dernier, notamment, a récemment fait sensation avec son titre “C’est Comment ?”, datant de cinq ans, qui connaît un énorme succès depuis son interprétation avec Fally Ipupa lors de son concert au Gabon en décembre 2024. Le remix, en collaboration avec le célèbre Fally Ipupa, est attendu avec impatience par le public et devrait renforcer la popularité du groupe sur la scène internationale. Pourtant, malgré ces réalisations, le Gabon semble absent des grandes récompenses africaines, et cette absence soulève une question cruciale : le pays perd-il de son influence musicale ?

Des Facteurs à Prendre en Compte

L’absence du Gabon aux Trace Awards peut en partie être attribuée à la situation politique actuelle, marquée par une transition militaire. Cela a certainement détourné l’attention des artistes gabonais, les empêchant de se concentrer sur la scène internationale. Mais la question de l’infrastructure professionnelle se pose également : absence de gestion des droits d’auteur, faible investissement des producteurs locaux et manque de soutien aux artistes. Ces défis structurels limitent l’essor de la musique gabonaise à l’échelle mondiale.

Espoirs et Défis

Malgré tout, plusieurs artistes gabonais continuent de travailler pour l’avenir. Shan’l et Créol, avec des albums à venir, Emma’a, dont l’aura monte sur le continent, ou encore L’Oiseau Rare, qui connaît un grand succès local, pourraient voir leur visibilité se renforcer. Le groupe Afrik’an Legend, avec son projet à venir, pourrait bien réussir à se positionner sur la scène internationale grâce à des collaborations stratégiques, notamment avec Fally Ipupa. Cependant, le Gabon doit repenser sa stratégie musicale, mettre en place des structures solides et investir davantage dans ses artistes pour espérer rivaliser avec des nations comme la Côte d’Ivoire, le Nigeria ou le Sénégal.

Conclusion : Un Virage à Prendre

L’absence du Gabon aux Trace Awards 2025 n’est pas un échec définitif, mais un appel à l’action. Si le pays veut retrouver sa place dans la musique africaine, il doit redynamiser son secteur musical, renforcer les infrastructures et offrir plus de soutien à ses artistes. Le Gabon possède des talents exceptionnels, et il est crucial qu’ils bénéficient des ressources nécessaires pour se faire entendre sur la scène internationale.

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« Mansa Musa » : Lord Ékomy Ndong chante une Afrique souveraine et conquérante

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Et si l’Afrique renouait avec la grandeur de ses empires pour écrire son avenir ? C’est l’ambition portée par « Mansa Musa », le nouveau titre de Lord Ékomy Ndong en featuring avec Obiang Ndong. Fidèle à son univers artistique, le rappeur gabonais livre une œuvre de hip-hop conscient qui convoque l’histoire et le panafricanisme pour imaginer une Afrique puissante, souveraine et ouverte sur le monde.

« Mansa Musa » puise son inspiration dans les grands empires du Mali et du Kongo. À l’image du souverain malien dont il porte le nom, ce titre dessine les contours d’une Afrique qui traverse les mers non pour quémander, mais pour rencontrer les autres peuples, commercer et bâtir des partenariats d’égal à égal. Une vision qui fait écho aux discours de plusieurs chefs d’État africains, à l’instar du président gabonais Brice-Clotaire Oligui Nguema, partisan de relations internationales fondées sur le respect mutuel, la souveraineté et des intérêts partagés.

Écrit, composé et interprété par Lord Ékomy Ndong, avec la participation d’Obiang Ndong, ce morceau s’inscrit dans la continuité du message porté par l’artiste depuis plus de vingt-cinq ans de carrière, entre son aventure avec Movaizhaleine et son parcours solo. Son écriture, profondément ancrée dans les valeurs du panafricanisme, continue de marquer plusieurs générations.

Nous reviendrons plus en détail sur ce titre lors de sa sortie officielle. D’ici là, « Mansa Musa » sera à l’honneur comme Titre de la Semaine sur Urban FM dès ce lundi, offrant aux auditeurs une immersion dans l’univers musical et philosophique de l’une des plus grandes figures du hip-hop gabonais.

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Place Georges Damas Alèka : entre rallonge budgétaire, marché de 8 milliards et mise au point des Architectes, la Présidence fixe le cap

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Le chantier de la place Georges Damas Alèka continue d’occuper le devant de la scène. Au cours de la conférence de presse tenue ce vendredi 17 juillet 2026 au Palais Rénovation, Théophane Nzame-Nze Biyoghé, porte-parole de la Présidence de la République, a apporté plusieurs précisions sur l’état d’avancement de ce projet emblématique, quelques jours seulement après la mise au point du Conseil National de l’Ordre Gabonais des Architectes (CNO).

Revenant sur la dernière visite du chef de l’État sur le site, le porte-parole a rappelé que Brice-Clotaire Oligui Nguema avait alors constaté le retard accusé par les travaux et exprimé sa volonté de voir l’ouvrage livré au plus tard le 16 août 2026. À la suite de ce constat, l’État a débloqué une enveloppe supplémentaire de 300 millions de FCFA afin de permettre au chantier de présenter un visage acceptable lors des célébrations de la fête nationale, auxquelles le président de la République prendra part.

L’un des enseignements majeurs de cette conférence de presse réside également dans la confirmation du montant du marché attribué pour la réalisation de cet ouvrage. Théophane Biyoghé a en effet indiqué que l’entrepreneur Erick Mauro Nguéma avait déjà perçu les 8 milliards de FCFA prévus dans le cadre de ce marché public. Une précision qui vient corroborer les informations relayées depuis plusieurs semaines dans certains médias au sujet du coût global du projet.

Cette rallonge financière de 300 millions de FCFA vient donc s’ajouter aux ressources déjà entièrement mobilisées par l’État. Malgré cet appui supplémentaire, la Présidence a reconnu que le chantier ne pourra être entièrement achevé dans les délais souhaités, tout en maintenant l’objectif de présenter un site dans un état acceptable pour le 17 août.

Le porte-parole de la Présidence a également indiqué qu’après les festivités nationales, la loi devra s’appliquer dans le suivi de ce dossier, laissant ainsi entendre qu’une évaluation des responsabilités administratives, techniques et contractuelles sera menée.

Ces déclarations trouvent un écho particulier dans la récente sortie du Conseil National de l’Ordre Gabonais des Architectes. Dans un communiqué publié le 8 juillet dernier, l’institution avait fermement démenti des propos qui lui étaient attribués dans certains médias et mettant en cause le président de la République dans le retard des travaux. Le CNO avait alors rappelé n’avoir accordé aucune interview sur ce dossier et souligné que seule sa communication officielle engageait l’institution, tout en se réservant le droit d’engager des poursuites contre les auteurs des informations jugées diffamatoires.

À moins d’un mois de la fête de l’Indépendance, le dossier Georges Damas Alèka apparaît désormais comme un test grandeur nature en matière de gouvernance des grands projets publics. Entre les 8 milliards de FCFA déjà mobilisés, la rallonge exceptionnelle accordée par l’État et l’annonce de l’application de la loi après le 17 août, le message de la Présidence se veut clair : l’exigence de résultats devra désormais s’accompagner d’une exigence de responsabilité.

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Conflits homme-éléphant : l’ANINF accompagne la coexistence pacifique entre l’Homme et l’éléphant grâce au numérique

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Et si le numérique contribuait à réconcilier l’Homme et la nature ? Au Gabon, cette ambition prend progressivement forme. Face aux dégâts causés par les éléphants dans les zones rurales et aux défis que pose leur préservation, l’État gabonais entend miser sur l’innovation pour mieux protéger les populations tout en préservant sa biodiversité exceptionnelle.

C’est dans cette perspective que l’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF), dirigée par son Directeur général, Alberto Wenceslas MOUNGUENGUI MOUDOKI, a accueilli, ce jeudi 16 juillet 2026 à sa Tour, une délégation de l’organisation internationale kényane AB Entheos, mandatée par la Wildlife Conservation Society (WCS), partenaire technique international de l’État gabonais, dans le cadre du projet « Coexistence pacifique entre l’Homme et l’Éléphant », financé par l’Initiative pour les Forêts de l’Afrique Centrale (CAFI).

L’ANINF a été sollicitée pour son expertise dans la conception et la mise en œuvre d’un outil numérique destiné à identifier, évaluer et faciliter la compensation des dommages causés par les éléphants aux populations locales. Cette solution innovante permettra notamment d’améliorer le traitement des dossiers des victimes des conflits homme-faune et de renforcer l’efficacité des mécanismes d’indemnisation.

Conduite par Mme Josette TESSA YAYOUMI, Coordinatrice du projet AB Entheos au Gabon, la délégation a présenté un programme structuré autour de trois axes prioritaires : promouvoir une coexistence pacifique entre les populations et les éléphants, renforcer la sécurité alimentaire et physique des communautés rurales et améliorer les politiques de conservation des forêts dans un contexte de lutte contre les changements climatiques.

Lancée officiellement le 17 février 2025 sous l’égide du ministère des Eaux et Forêts, cette initiative bénéficie d’un financement américains de la CAFI et s’étendra sur deux ans. Fruit d’une collaboration entre le gouvernement gabonais, la WCS et Space for Giants, elle prévoit notamment l’installation de 1 800 clôtures mobiles dans les neuf provinces du pays, le déploiement d’unités de vulgarisation dédiées au traitement des conflits homme-éléphant, la promotion de pratiques agricoles durables ainsi que la mise en place de mécanismes d’assurance destinés à compenser les dommages causés aux populations.

Cette démarche s’inscrit dans la continuité des orientations fixées par le président de la République, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema. En décembre 2025, lors d’un séjour dans la Lopé, le chef de l’État rappelait que « protéger la biodiversité ne doit jamais mettre en danger des vies humaines » avant d’affirmer que « l’humain est et restera au cœur de mon action ». Des propos qui traduisent la volonté des plus hautes autorités de faire converger protection des populations, conservation environnementale et innovation technologique.

À travers cette collaboration avec l’ANINF, le Gabon franchit une nouvelle étape dans sa politique de transformation numérique. En mettant la technologie au service des communautés rurales, le pays démontre qu’il est possible de concilier développement durable, justice sociale et préservation du patrimoine naturel. Une vision portée par le président de la République, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, pour qui la modernisation de l’action publique doit avant tout contribuer à améliorer concrètement les conditions de vie des Gabonais et à bâtir un développement durable au bénéfice des générations présentes et futures.

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