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Tensions au Gabon : Ali Bongo Rencontre sa Famille, Résiste à Quitter le Pays

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Au Gabon, la scène politique est en ébullition alors que l’ancien président Ali Bongo se retrouve au cœur d’un conflit personnel et politique avec le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions. Selon des informations relayées par RFI et GabonReview, Ali Bongo a récemment bénéficié d’une autorisation pour rencontrer sa femme Sylvia et son fils aîné Noureddin, détenus depuis plusieurs mois à la Prison Centrale de Libreville. Cette rencontre émotive aurait cependant été abruptement interrompue, révélant les tensions profondes qui règnent dans le pays.

Depuis sa destitution par l’armée il y a près d’un an, Ali Bongo lutte pour maintenir des liens familiaux et défendre ses droits personnels et politiques. La réunion aurait eu lieu à la présidence de la République, en présence présumée du général Brice Clotaire Oligui Nguema, président du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions. Cette présence aurait ajouté une dimension complexe à un événement déjà chargé d’émotions et de dynamiques politiques.

Selon des sources, l’interruption de la rencontre aurait été provoquée par une demande insistante du général Oligui Nguema à Ali Bongo de quitter le Gabon pour recevoir des soins médicaux à l’étranger. Ali Bongo aurait refusé catégoriquement de partir sans sa femme et son fils, suspectant qu’il s’agisse d’une manœuvre pour l’éloigner définitivement du pays et l’empêcher de revenir. Cette méfiance aurait été renforcée par des allégations selon lesquelles les autorités pourraient avoir des intentions cachées à l’égard de sa famille, accusée de diverses malversations.

Cette situation expose les divisions profondes qui persistent au Gabon depuis la chute d’Ali Bongo. Elle soulève également des préoccupations quant aux droits humains et aux libertés individuelles dans le pays, ainsi qu’à l’avenir politique d’Ali Bongo et à la sécurité de sa famille. Alors que les tensions demeurent vives, la communauté internationale observe attentivement l’évolution de la situation et ses implications pour la stabilité régionale.

Pour Ali Bongo, la quête de réconciliation personnelle et politique se poursuit, tandis que le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions tente de naviguer dans un environnement politique complexe et souvent tumultueux. L’issue de cette crise familiale et politique reste incertaine, mais elle continue d’attirer l’attention nationale et internationale, soulignant les défis persistants auxquels le Gabon est confronté dans sa quête de stabilité et de justice.

Mihi…

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Santé : L’ANMAPS certifiée ISO 9001:2015, une étape historique pour le Gabon

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Libreville, 15 janvier 2026 – Le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a présidé ce mercredi la cérémonie officielle de remise de la certification internationale ISO 9001:2015 à l’Agence Nationale du Médicament et des Autres Produits de Santé (ANMAPS). Cette distinction marque une avancée majeure dans le renforcement du système de santé gabonais.

En présence du Ministre de la Santé, Pr Elsa Joséphine N’kama Ayo épouse Bivigou, et d’autres membres du Gouvernement, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immogault, a souligné que cette certification dépasse la simple reconnaissance technique : « C’est bien plus qu’une certification qui est célébrée : c’est une vision de l’État qui se matérialise », a-t-il déclaré. Selon lui, il s’agit d’un engagement concret du Président de la République, Son Excellence Brice-Clotaire Oligui Nguema, à bâtir un Gabon doté d’institutions fortes, crédibles et capables de répondre aux attentes des citoyens, tout en s’imposant sur la scène régionale et internationale.

Pour le Ministre de la Santé, cette certification atteste de l’engagement de l’État gabonais en faveur de la qualité, de la sécurité et de la performance des institutions sanitaires. « La santé publique est un domaine où l’erreur coûte cher et où l’exigence sauve des vies », a rappelé le Pr Elsa Joséphine N’kama Ayo épouse Bivigou. Elle a insisté sur le fait que la qualité et la sécurité doivent désormais être au cœur de toutes les pratiques sanitaires, qu’il s’agisse des hôpitaux, des centres de santé, des laboratoires ou des structures publiques et privées.

La norme ISO 9001:2015 garantit que les processus de régulation de l’ANMAPS reposent sur des standards internationaux élevés en matière de qualité, de traçabilité, de gestion des risques et d’amélioration continue. Elle renforce la surveillance du marché pharmaceutique, la lutte contre les produits falsifiés et la sécurisation de toute la chaîne pharmaceutique, de l’importation à l’utilisation finale dans les établissements de santé. Cette reconnaissance internationale constitue un levier déterminant pour l’amélioration rapide de la qualité des soins et de la performance des structures sanitaires.

Le Vice-Président du Gouvernement a appelé à maintenir un haut niveau d’exigence, à consolider durablement les acquis de l’ANMAPS et à inscrire l’amélioration continue au cœur de son fonctionnement. Il a assuré qu’il serait particulièrement attentif à la préservation de cette crédibilité dans la durée, en saluant l’engagement et le professionnalisme des équipes de l’Agence.

Pour le Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo, cette certification s’inscrit pleinement dans la vision du Chef de l’État, qui fait de la protection de la santé des populations et du renforcement des institutions sanitaires une priorité nationale. Elle a rappelé que lorsque les produits de santé sont mal contrôlés ou de qualité insuffisante, ce sont des vies qui sont directement exposées.

Photo de famille après la cérémonie de remise du certificat ISO 9001:2015 à l’ANMAPS et vue de l’assistance.

En signant le livre d’or, le Vice-Président du Gouvernement a mis en avant l’importance de cette avancée pour l’ensemble des acteurs du secteur sanitaire et pour la confiance des populations. Cette certification vient ainsi confirmer la politique de refondation de l’État et de protection des populations portée par le Président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema.

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Crise dans l’éducation : Hermann Immongault en première ligne pour désamorcer la grève des enseignants

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La crise qui secoue le secteur de l’éducation nationale au Gabon s’est intensifiée ces derniers jours. Réunis en assemblée générale le samedi 10 janvier 2026 à l’école Martine Oulabou, à Libreville, les enseignants du collectif SOS Éducation ont décidé de maintenir et de durcir leur mouvement de grève sur l’ensemble du territoire national, estimant que les réponses apportées jusque-là demeurent insuffisantes face à un malaise ancien et profond.

Les revendications portent notamment sur la régularisation des situations administratives avec effet solde, l’affectation des sortants des écoles de formation, la prise en compte des enseignants bénévoles et confessionnels, le règlement de la situation des 900 enseignants des sciences, ainsi que le paiement des primes de transport, de logement et d’éloignement. Pour SOS Éducation, ces dysfonctionnements, hérités de plus de 17 ans, appellent des décisions politiques fortes, les acquis liés aux carrières administratives étant jugés non négociables.

Malgré la mise en place d’une commission interministérielle tripartite, le paiement partiel de certaines vacations et l’annonce de 3 000 régularisations administratives, la base enseignante reste mobilisée. Pour Marcel Libama, porte-voix du mouvement, « les commissions, c’est de l’enfumage », estimant que seul un engagement direct des plus hautes autorités de l’État peut permettre de sortir durablement de la crise. La grève du lundi 12 janvier a été largement suivie dans les établissements publics et confessionnels, avec le soutien de nombreux parents d’élèves.

Face à l’ampleur de la situation, le Gouvernement a renforcé ses initiatives. Le 12 janvier, Camelia Ntoutoume Leclercq, ministre de l’Éducation nationale, a réuni un Comité de direction pour engager la réflexion sur la création d’un guichet unique, destiné à accélérer le traitement des dossiers administratifs des agents de son département ministériel.

Surtout, le 13 janvier, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a présidé l’ouverture officielle des travaux de la commission tripartite, s’imposant comme la figure centrale de la médiation. Tout en appelant à l’apaisement, il a posé une condition claire à la poursuite des discussions :
« L’ouverture des négociations suppose la suspension du mouvement de grève », a-t-il déclaré, avant d’insister sur l’urgence éducative : « La fermeture prolongée des établissements scolaires pénalise gravement notre jeunesse et compromet son droit à l’éducation. Je vous invite à prendre en compte l’urgence et la nécessité de maintenir le lien éducatif avec nos enfants. »

À la croisée de la fermeté syndicale et de la volonté politique, Hermann Immongault apparaît désormais comme l’acteur clé de la recherche d’une sortie de crise, dans un contexte où l’avenir de l’école gabonaise reste suspendu à la capacité des parties à transformer le dialogue en décisions concrètes.

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Crise sociale au Gabon : L’éducation en grève , la santé à l’heure des choix

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Le climat social demeure sous tension au Gabon. L’éducation nationale, première à entrer en grève, exprime un profond malaise lié à des revendications anciennes restées sans réponse. Dans le même temps, le secteur de la santé se prépare à une possible montée en puissance, avec l’annonce d’une Assemblée générale des professionnels de santé prévue le 14 janvier 2026, à l’initiative du collectif SOS Santé / Urgence Santé.

Les enseignants et personnels éducatifs dénoncent notamment des retards administratifs, des carrières bloquées, des arriérés financiers, un manque de personnel et la dégradation des infrastructures scolaires. Une situation qui affecte directement la qualité de l’enseignement et le droit à une éducation digne.

Dans ce contexte, les professionnels de santé s’organisent à leur tour. Leur Assemblée générale vise à interpeller les autorités sur l’état critique du système sanitaire national, marqué par des dysfonctionnements structurels. Parmi leurs revendications figurent la régularisation des situations administratives (intégration des APB éligibles, mise en solde des actes en attente), le recrutement des diplômés en santé, le paiement des rappels, arriérés et primes, ainsi qu’un plan d’urgence pour le plateau technique hospitalier.

Le collectif réclame également la mise en place d’une commission de suivi paritaire assortie d’un protocole d’accord contraignant, la gratuité des soins pour les agents et leurs ayants droit, la mise en stage effective après dix années de service, et une réforme de la carrière de la MOMP.

Toutefois, un élément nouveau s’invite dans le débat : la récente nomination d’un nouveau gouvernement. Une réalité qui soulève une question centrale au sein de l’opinion publique : les partenaires sociaux ne devraient-ils pas accorder un temps d’observation aux nouvelles autorités pour engager le dialogue et amorcer des solutions durables ?

Entre urgence sociale et exigence de responsabilité collective, l’Assemblée générale du 14 janvier pourrait ainsi servir de test. Soit comme point de départ d’une escalade sociale, soit comme une opportunité de dialogue constructif pour refonder durablement les secteurs clés que sont l’éducation et la santé, piliers du service public et de la cohésion nationale.

LDC / Mihi…

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