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Sly’A secoue Direct Prod, Créol riposte : une affaire qui embrase la musique gabonaise
La scène musicale gabonaise traverse une nouvelle zone de turbulence après qu’une publication de Chabadam a mis le feu aux poudres ce week-end. L’artiste a diffusé un extrait de conversation privée avec Sly’A, dans lequel la chanteuse accuse Direct Prod d’imposer des relations sexuelles à ses artistes en échange d’une production. Une accusation grave qui a immédiatement embrasé les réseaux sociaux et déclenché un tourbillon de réactions.
Cette sortie n’est d’ailleurs pas un premier épisode entre Chabadam et Sly’A. Déjà par le passé, l’artiste avait publié une vidéo exposant des éléments de la vie privée de la chanteuse, un geste qui avait suscité indignation et indignation… et qui place aujourd’hui cette nouvelle divulgation dans une continuité conflictuelle assumée.
Dans l’extrait devenu viral, Sly’a cite plusieurs artistes féminines, dont Créol et Shan’l, qu’elle accuse d’avoir eu des relations avec Edgar Yonkeu, patron du label. La diffusion massive de l’enregistrement a amplifié les débats, divisant le public et mobilisant l’ensemble de l’écosystème musical.
Parmi les artistes citées, Créol a été la première à réagir publiquement. Ce lundi 16 février, elle a exigé des excuses publiques afin de préserver son image. Dans plusieurs publications, elle dément catégoriquement les propos de Sly’A et affirme que celle-ci aurait elle-même tenté d’intégrer Direct Prod. Selon Créol, Sly’a serait passée par Mouss de la société de production Boss Playa, pour obtenir un contact avec le label, mais sans retour favorable.
Fidèle à son style percutant et à son humour incisif, Créol a également glissé une pique en rappelant qu’elle est une« artiste internationale », invitant Sly’A — qu’elle qualifie de « chanteuse nationale » — à présenter des excuses pour ses accusations.
Alors que l’affaire continue d’agiter les plateformes numériques, une question domine désormais les discussions : Sly’A fera-t-elle marche arrière et s’excusera-t-elle publiquement ?
Une chose est sûre : cette polémique expose une fois de plus les tensions persistantes au sein de l’industrie musicale gabonaise et met en lumière les enjeux d’image, de rivalité et de responsabilité médiatique.
Sylvestre / Mihi…
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Yêmï : Dépression masculine et suicide, briser le silence imposé par la culture
Lors d’un numéro consacré à la dépression, la rubrique Entretien de l’émission Yêmï, programme de santé publique diffusé sur Urban FM 104.5, a mis en lumière un phénomène rarement discuté : la souffrance psychologique des hommes, souvent étouffée par les normes culturelles africaines.
La Dr Marcia Angue épouse Pemengoye, chirurgienne et médecin conseil de l’émission, insiste sur la réalité de cette détresse : « La dépression ne choisit ni un genre, ni un statut social. Les hommes aussi présentent des signes, mais on ne les écoute pas assez. »
Des femmes plus libres de partager leur mal-être
Dans de nombreuses sociétés africaines, les femmes disposent de réseaux de soutien naturels. Entre amies, au sein de la famille ou dans les lieux de culte, elles peuvent partager leurs émotions, pleurer et trouver du réconfort. Ce soutien collectif contribue à mieux gérer leur mal-être et à prévenir des conséquences graves.
Cette différence d’expression explique en partie pourquoi, même si femmes et hommes souffrent de la dépression, les effets visibles et les réponses sociales sont très différents.
Un silence masculin renforcé par la culture
Pour les hommes, l’expression de la souffrance reste difficile. Pleurer ou parler de ses difficultés est souvent considéré comme un signe de faiblesse. « Beaucoup d’hommes ne consultent qu’à un stade avancé, parce qu’ils ont appris depuis l’enfance qu’un homme doit se contenir et “tenir bon”. C’est ce conditionnement qui aggrave les situations, » souligne Dr Angue.
Cette injonction culturelle contribue à l’isolement émotionnel. Les hommes intériorisent leur tristesse et peuvent recourir à des comportements compensatoires, comme la consommation excessive d’alcool ou des attitudes à risque.
L’importance de la parole et de l’écoute
Au cœur du débat, LOPS, présentatrice de l’émission, insiste sur l’urgence de repenser la manière dont la société accompagne les hommes : « Il est temps de permettre aux hommes de parler, de pleurer et de demander de l’aide sans que cela soit perçu comme une faiblesse. La santé mentale concerne chacun d’entre nous. »
Ces mots soulignent que la lutte contre la dépression masculine ne peut se limiter aux structures de soin : elle passe par une transformation culturelle, qui accepte la vulnérabilité masculine comme légitime.
Des chiffres qui inquiètent
Les données internationales confirment ces observations : 75 % des décès liés à des passages à l’acte dangereux en situation de détresse concernent des hommes, contre une proportion nettement plus faible chez les femmes. Les hommes entre 35 et 65 ans sont particulièrement touchés, en lien avec les pressions professionnelles et familiales.
La dépression masculine, souvent invisible, constitue donc un enjeu majeur de santé publique, aggravé par le poids des normes culturelles.
Rompre le silence et accompagner les hommes
Selon la Dr Angue, il est essentiel de déconstruire les mythes autour de la virilité et d’ouvrir des espaces d’écoute pour les hommes. Encourager l’entraide masculine, valoriser la parole et sensibiliser la société au fait que demander de l’aide n’est pas un signe de faiblesse sont des étapes indispensables pour protéger la santé mentale masculine.
En comparaison, les femmes bénéficient déjà d’un environnement plus permissif pour exprimer leurs émotions, ce qui les aide à traverser plus facilement les périodes de détresse. Comprendre la dépression dans le contexte africain, c’est donc reconnaître que hommes et femmes souffrent, mais que les hommes ont souvent moins de moyens de s’exprimer et d’être soutenus.
Théo / Mihi…
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Nicole Amogho passe à l’offensive : l’affaire de la sextape présumée devant la justice
La machine judiciaire est désormais en marche. Acculée depuis plusieurs jours par une rumeur d’une violence rare, Nicole Amogho, a décidé de prendre les devants. Une activiste affirme, dans un audio diffusé sur WhatsApp, détenir une sextape mettant en scène la chanteuse avec une haute personnalité politique. Une accusation jugée mensongère, destructrice et destinée à nuire.
Face à cette tentative de chantage, l’artiste n’a pas tremblé. Le vendredi 13 février, sa maison de production Azur Procom a publié un communiqué tranchant annonçant des poursuites judiciaires. Le label dénonce un « ultime dérapage » et fait bloc autour de son artiste, affirmant déployer tous les moyens légaux pour laver son honneur. L’équipe insiste également sur la solidité de leur collaboration, écartant toute spéculation sur une éventuelle rupture : la confiance reste intacte.
Sur les réseaux sociaux, l’affaire divise. Une large partie du public soutient la chanteuse, saluant son refus de céder au chantage. D’autres estiment qu’elle aurait dû ignorer ce qu’ils considèrent comme une tentative désespérée de buzz. Mais pour Azur Procom, l’enjeu dépasse la simple rumeur.
L’activiste au cœur de cette affaire, dont l’identité reste encore floue auprès du grand public, est désormais dans le viseur de la justice. Les éléments du dossier avancent rapidement, et nous en saurons davantage très bientôt sur cette activiste et sur les motivations qui l’ont poussée à lancer ces accusations.
Au-delà de son cas personnel, Nicole Amogho entend adresser un avertissement sévère aux auteurs de diffamation, de cyberharcèlement et de tentatives d’extorsion. Son combat pourrait bien devenir celui de nombreuses victimes silencieuses, dans un espace numérique gabonais où la rumeur circule plus vite que la vérité.
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Spécialisation médicale : la Fondation Ma Bannière ouvre les candidatures
La Fondation Ma Bannière, présidée par la Première Dame du Gabon, Zita Oligui Nguema, en partenariat avec la Merck Foundation, lance l’appel à candidatures de l’édition 2026 des Bourses Médicales Merck, un programme stratégique de formation qui vise à renforcer les compétences spécialisées des professionnels de santé gabonais.
Cette initiative couvre un large éventail de disciplines essentielles et encore peu représentées au Gabon : diabète et hypertension, oncologie (médicale, chirurgicale, pédiatrique, gynécologique), soins intensifs et réanimation, neurochirurgie, fertilité, procréation médicalement assistée et embryologie, médecine de la douleur et soins palliatifs.
Les profils ciblés incluent les médecins généralistes en fin d’internat, urgentistes, anesthésistes-réanimateurs, sages-femmes, infirmier(e)s spécialisés, biologistes, techniciens biomédicaux et techniciens de laboratoire, ainsi que les internes et jeunes spécialistes engagés dans une montée en compétences.
Pour candidater, les postulants doivent être des professionnels diplômés exerçant dans le secteur public, justifier d’au moins deux années d’expérience, disposer d’un niveau d’anglais fonctionnel — avec accompagnement possible —, être âgés de moins de 45 ans et ne jamais avoir bénéficié d’une bourse Merck. Les dossiers sont à déposer physiquement au siège de la Fondation Ma Bannière avant le 28 février 2026.
Au-delà de la formation individuelle, ce programme s’inscrit dans une dynamique de renforcement durable du système de santé gabonais. En développant des expertises locales dans des spécialités critiques, il vise à doter le pays de ressources humaines hautement qualifiées, capables de répondre aux défis sanitaires actuels et futurs.
En 2025, la Merck Foundation avait déployé plus de 2 250 bourses au profit de médecins africains et asiatiques, dont plusieurs Gabonais, confirmant son rôle majeur dans la formation médicale internationale.
Plus qu’une bourse, cette initiative conjointe porte une mission : bâtir, avec et pour les professionnels de santé gabonais, un système médical plus résilient, moderne et accessible à tous.
