Connect with us

Events

Santé : le CHR de N’tchengué renforce son plateau technique grâce au PIH-PID

Publié il y a

le

par

Le Centre hospitalier régional (CHR) de N’tchengué, à Port-Gentil, a officiellement mis en service, le lundi 8 décembre 2025, un nouveau pavillon d’imagerie médicale, marquant une avancée significative dans la modernisation des infrastructures sanitaires au Gabon. Fruit du partenariat entre l’État gabonais et TotalEnergies EP Gabon dans le cadre du Programme intégré pour la santé – Projets d’intérêt durable (PIH-PID), cette réalisation vise à améliorer durablement l’accès des populations à des soins spécialisés de qualité.

La cérémonie d’inauguration, organisée sur l’esplanade de l’hôpital, a réuni autorités administratives et locales, partenaires économiques ainsi que forces de défense et de sécurité. Ce projet s’inscrit dans les orientations du Plan national de croissance et de développement et répond aux engagements du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, en matière d’amélioration du système de santé.

Pour Louise Pierrette Mvono, ministre de la Planification et de la Prospective, assurant l’intérim des ministères du Pétrole et de la Santé, cette infrastructure traduit une volonté claire de renforcer l’offre publique de soins : « Il s’agit de permettre aux populations, souvent vulnérables, d’accéder à des soins de très haute qualité. Ce partenariat démontre que l’action publique et l’expertise privée peuvent converger au service de l’intérêt général. »

Le pavillon, bâti sur une superficie de 300 m², comprend une salle d’accueil, plusieurs salles d’examen, des bureaux médicaux et des locaux techniques. Il est doté d’équipements de pointe, notamment un scanner Siemens de 64 barrettes, adapté aux adultes comme aux enfants, un appareil d’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM), un groupe électrogène de 600 KVA avec carburant, ainsi que des aménagements de voirie. Trois années de travaux ont été nécessaires, de l’étude de faisabilité à la réalisation de l’ouvrage.

Selon Xavier Rouzeaud, Directeur Général de TotalEnergies EP Gabon, le projet illustre la solidité du partenariat public-privé : « Cette réalisation a permis de faire travailler des entreprises locales et confirme l’engagement durable de TotalEnergies en faveur de l’amélioration des conditions de vie des populations. Une coursive reliant le pavillon au bâtiment principal reste à finaliser. »

L’installation de l’IRM constitue un atout majeur pour le CHR, en facilitant le diagnostic de pathologies complexes telles que les cancers, les affections neurologiques et articulaires, ainsi que le suivi des AVC, migraines et troubles hormonaux.

S’exprimant lors de la cérémonie, le Dr Jonas Mboumba, Directeur Général du CHR de N’tchengué, a salué une avancée importante vers une médecine plus inclusive et technologiquement avancée, tout en rappelant les défis persistants :
« Nous avons aujourd’hui la chance de ressentir le parfum de l’inclusivité médicale chère au président de la République. Cela nous propulse vers ce qui se fait de plus avancé en matière de technologie médicale. Toutefois, tout n’est pas encore résolu. L’un des grands manquements reste l’absence d’un service de néonatologie, indispensable à la prise en charge des enfants prématurés. »

Dans cette dynamique de modernisation du système de santé, la mise en service effective et optimale de ces équipements de pointe, attendue par les populations de Port-Gentil et de l’Ogooué-Maritime, constituera-t-elle la prochaine étape décisive vers une amélioration durable de la qualité des soins ?

TG / Mihi…

Commenter

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Events

« Rap Hero » : Yvy Real Killer étend son univers artistique à la bande dessinée

Publié le

le

par

Connu pour son parcours dans le rap gabonais, notamment au sein du groupe BGMFK avant de poursuivre une carrière solo, Yvy Real Killer révèle une nouvelle facette de sa créativité. L’artiste finalise actuellement « Rap Hero », une bande dessinée dont il est à la fois le concepteur et le personnage principal du premier tome.

À travers ce projet, le rappeur s’aventure dans un univers mêlant les codes de l’afrofuturisme et du roman graphique. La mémoire, la musique, l’identité et l’imaginaire africain occupent une place centrale dans une histoire qui entend mettre en lumière la richesse culturelle du Gabon.

Plusieurs artistes gabonais apparaissent dans l’œuvre. Leur présence permet de célébrer le patrimoine culturel contemporain du pays. Rap, slam, danse, traditions orales, mode et arts visuels sont représentés comme autant de visages de la créativité nationale.

Dans « Rap Hero », la culture devient une force positive. Les mots, la musique et l’art possèdent le pouvoir de préserver la mémoire collective, d’inspirer la jeunesse et de transmettre des valeurs. L’histoire invite ainsi les lecteurs à réfléchir à leur responsabilité individuelle, au passé et au rôle de la création artistique dans la construction de l’avenir.

Le message porté par la bande dessinée peut se résumer par cette phrase : « Ce n’est pas la force qui change une nation, c’est la culture qui transforme les générations. » Une autre idée traverse également l’œuvre : les armes divisent les peuples, tandis que les histoires, la musique et l’art peuvent les rassembler.

Avec ce projet, Yvy Real Killer démontre que son talent ne se limite pas à la musique. Alors que le premier tome approche de sa finalisation, il recherche désormais une maison d’édition pour publier et faire découvrir son œuvre au public.

Continue Reading

Events

Tris rejoint Sean Bridon Music : la Battle des producteurs comme nouveau départ

Publié le

le

par

La Battle des producteurs est peut-être en train de changer le cours de la carrière de Tris. Choisi par Sean Bridon pour l’accompagner dans ce challenge, le rappeur vient d’annoncer sa signature officielle chez Sean Bridon Music.

Cette signature ne doit toutefois pas prêter à confusion. Avant le lancement de la compétition, et même durant les deux premiers rounds, Tris ne faisait pas partie des artistes produits par Sean Bridon. Celui-ci l’avait simplement choisi pour défendre ses propositions musicales dans une Battle qui doit s’achever au troisième round.

Leur collaboration a particulièrement attiré l’attention lors de la deuxième étape du concours. Sur un morceau mêlant rap, sonorités du Bwiti, harpe traditionnelle et ambiance urbaine, Tris a retrouvé cette lumière qui semblait lui manquer depuis quelque temps. Le talent, lui, n’a jamais vraiment été remis en cause. C’est plutôt l’actualité autour de sa carrière qui était devenue rare, donnant l’impression d’un parcours en sommeil.

La Battle lui a ainsi offert une occasion de se rappeler au bon souvenir du public, mais aussi de montrer à Sean Bridon ce qu’une collaboration plus durable pouvait produire. Quelques jours plus tard, l’essai s’est transformé en contrat.

Sur les réseaux sociaux, Tris a accueilli cette nouvelle étape avec fierté. Il évoque une vision, une ambition commune et le début d’une aventure qu’il espère certainement décisive pour la suite de son parcours.

À travers cette signature, le challenge dépasse désormais la simple confrontation entre producteurs. Il devient aussi un espace de rencontres et d’opportunités pour les artistes. Pour Tris, l’une des premières retombées est déjà concrète, alors même que la compétition n’est pas encore terminée.

Reste maintenant à savoir ce que Sean Bridon Music prépare pour sa nouvelle recrue. Car après cette belle exposition, le véritable défi sera de proposer des projets réguliers et solides, capables d’inscrire durablement Tris au premier plan de la scène musicale gabonaise.

Continue Reading

Events

Fête des cultures : renaissance ou simple parenthèse ?

Publié le

le

par

Après huit années d’interruption, la Fête des cultures s’apprête à rassembler de nouveau les populations du Gabon autour de leur patrimoine commun. Du 21 au 23 août 2026, l’avenue Jean-Paul II, entre l’immeuble du « 2-Décembre » et le boulevard Triomphal, accueillera la 15ᵉ édition de ce rendez-vous majeur du patrimoine gabonais.

Le retour de l’événement a été annoncé par le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, Paul Ulrich Kessany. Placée sous le thème « Réappropriation de nos valeurs culturelles », cette édition réunira artistes, artisans, associations et communautés des neuf provinces autour des danses, des langues, de la gastronomie, des rites, des masques et des savoir-faire traditionnels.

Créée en 1997 par Paul Mba Abessole, alors maire de Libreville, puis portée au niveau national sous la présidence d’Omar Bongo Ondimba, la manifestation n’avait plus été organisée depuis 2018. Son retour apparaît donc comme une « réparation d’une mémoire », selon le ministre.

Mais cette renaissance sera-t-elle durable ? La Fête des cultures redeviendra-t-elle un rendez-vous régulier ou restera-t-elle une parenthèse exceptionnelle dans l’agenda national ?

Cette relance pose également la question de la vitalité du milieu culturel gabonais. Les artistes, artisans, danseurs, créateurs et gardiens des traditions disposent-ils réellement des espaces, des financements et de l’accompagnement nécessaires pour vivre de leur talent et transmettre leur héritage ?

Avec le Sénégal comme pays invité d’honneur, cette édition proposera des spectacles, des danses traditionnelles et une cérémonie des masques. Elle devrait aussi profiter aux exposants et aux petits commerçants.

Au-delà de la fête, le véritable défi commencera après le 23 août : faire de la culture un secteur vivant, structuré et durable, plutôt qu’un simple décor célébré quelques jours avant de retomber dans le silence.

Continue Reading