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Sans réseaux sociaux, les artistes gabonais privés de leur principal levier de promotion

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Le 17 février, dans l’objectif de lutter contre la violence sur les réseaux sociaux touchant la jeunesse et de préserver la cohésion nationale, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a décidé de suspendre l’accès à plusieurs plateformes sociales. Une décision soutenue par la Présidence de la République et le gouvernement. Si la mesure peut se comprendre au regard des arguments avancés par les autorités, elle n’en demeure pas moins lourde de conséquences pour certains secteurs, notamment celui de la musique.

Ces dernières années, les réseaux sociaux se sont imposés comme un outil incontournable de promotion pour les artistes. Challenges, extraits de clips, interactions directes avec les fans ou encore tendances virales permettent souvent de renforcer la visibilité des œuvres et d’accélérer leur diffusion auprès du public.

Or, pour plusieurs artistes, des projets avaient été programmés bien avant la période de suspension. C’est notamment le cas de l’album Afro Ntcham 2 de L’Oiseau Rare, du projet Enfant Jésus de Feeligram, ou encore du single très attendu L’Avocat du Diable de Nz Benks.

Malgré ce contexte particulier, certains artistes parviennent à maintenir une certaine dynamique, notamment grâce à une audience déjà installée à l’international. L’Oiseau Rare, par exemple, a réussi à dépasser le million de vues en moins de quinze jours avec le titre « Okulu », extrait de son album. De même, Emma’a bénéficie d’une visibilité qui dépasse largement le cadre national.

La situation s’avère toutefois plus délicate pour les artistes évoluant principalement sur la scène nationale. Le clip de Nz Benks totalise environ 100 000 vues en près d’une semaine, un score honorable mais qui aurait sans doute progressé plus rapidement si les réseaux sociaux étaient restés accessibles. Son titre L’Avocat du Diable, déjà très relayé sur les plateformes, notamment TikTok avant la suspension, semblait en effet promis à une forte viralité.

Quant à Feeligram, la promotion de son projet Enfant Jésus peine pour l’instant à véritablement prendre son envol.

Dans un pays où les droits d’auteur ne sont pas effectifs, la suspension des réseaux sociaux apparaît ainsi comme un frein supplémentaire pour des artistes déjà confrontés à de nombreux défis dans la promotion et la valorisation de leurs œuvres. Toutefois, la mesure étant présentée comme temporaire, de nombreux artistes espèrent que la situation reviendra rapidement à la normale afin de relancer pleinement la promotion de leurs projets et retrouver le lien direct avec leur public.

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Libreville : un atelier de danse traditionnelle pour célébrer la culture gabonaise

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Du 16 mai au 7 juin prochain, Ondogo, dans le sixième arrondissement de Libreville, juste avant le camp de la GR, accueillera un atelier de danse traditionnelle. C’est Marie-Grace, une jeune femme qui se passionne pour la culture gabonaise et œuvre à la mettre en valeur, qui a lancé cette initiative. L’idée de l’organisatrice est d’offrir à tous un espace pour apprendre, transmettre et renouer avec nos racines culturelles.

Ouvert aussi bien aux enfants qu’aux adultes, l’atelier propose un forfait de 10 000 FCFA pour les enfants et de 20 000 FCFA pour les adultes, avec des frais d’inscription de 1 500 FCFA. Les inscriptions ont déjà commencé, il suffit de contacter le 065 27 76 33.

Au programme, plusieurs danses emblématiques, venant des différentes communautés du pays, seront enseignées. On retrouvera notamment l’Ikoku, le Ngwata, Elombo, Bwiti ainsi que d’autres expressions traditionnelles qui illustrent la richesse et la diversité culturelle nationale. À travers ces rythmes, ces gestes et ces symboles, les participants découvriront des pratiques qui forment la véritable essence culturelle du Gabon.

L’atelier aura aussi le privilège d’accueillir des figures importantes de la culture gabonaise. Des chanteurs, des danseurs et d’autres acteurs du patrimoine artistique national viendront partager leur expérience, transmettre leur savoir-faire et échanger avec les participants. C’est une valeur ajoutée qui promet de faire de cette rencontre un grand moment de célébration culturelle.

Pour présenter son projet, Marie-Grace a résumé l’esprit de cette initiative en ces termes : « De l’Ogooué à la Voie Lactée, il n’y a qu’un pas de danse : celui qui relie nos racines à notre avenir. »

Elle a ensuite précisé : « ORIGINE n’est pas un simple retour vers le passé, mais une immersion vivante où l’héritage de nos ancêtres rencontre la modernité. À travers chaque geste transmis, nous écrivons aujourd’hui l’histoire culturelle de demain. Que chacun vienne prendre sa place dans ce mouvement qui fait rayonner nos traditions. »

Marie-Grace représente une jeunesse dynamique et pleinement investie au service de la culture gabonaise. Maquilleuse professionnelle, danseuse et chorégraphe, elle nourrit depuis l’enfance une passion profonde pour les danses traditionnelles du Gabon, une passion qu’elle a héritée d’un environnement familial très imprégné par la culture.

En tant que fondatrice du groupe de danse MEGANG ME FANG, elle défend les valeurs de la diversité culturelle, en s’attachant à mettre en avant les rites et traditions. Elle y intègre également une dimension d’innovation, mêlant tradition et modernité. Très présente sur les réseaux sociaux, elle y partage régulièrement des contenus qui mettent en lumière les danses et les richesses culturelles du Gabon.

À travers cet atelier, Marie-Grace poursuit un objectif clair : transmettre son savoir-faire, susciter l’intérêt des jeunes générations pour la culture gabonaise et contribuer à faire rayonner les traditions locales.

Ce rendez-vous s’annonce donc comme une occasion unique pour les passionnés de danse, les curieux et tous ceux qui désirent découvrir ou redécouvrir l’âme culturelle du Gabon à travers le mouvement.

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Cross du Septentrion : après Lambaréné, Oyem confirme l’essor d’un circuit sportif national

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Du 23 au 25 avril 2026, la ville d’Oyem, située dans le Woleu-Ntem, a été le théâtre de la première édition du Cross du Septentrion. Cet événement, organisé par l’Office national de développement du sport et de la culture (ONDSC), avait pour thème « Ensemble, traçons notre chemin ». Il a rassemblé près de 3 000 coureurs, le tout dans une ambiance très animée, ce qui montre bien l’intérêt grandissant des Gabonais pour les grands rendez-vous sportifs.

Avant cette étape à Oyem, la dynamique avait déjà pris forme à Lambaréné, dans la province du Moyen-Ogooué. Là-bas, la participation avait déjà laissé entrevoir le potentiel d’un véritable circuit national de cross-country. Avec le succès d’Oyem, on confirme une fois de plus la volonté de rendre le sport plus accessible à la population, tout en mettant en lumière les villes de l’intérieur du pays.

La présence du ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des arts chargé de la vie associative, Paul Ulrich Kessany Zategwa, a donné un éclat particulier à cet événement. Il a participé à cette grande fête sportive aux côtés de plusieurs autres membres du gouvernement. Des responsables administratifs, des élus locaux et diverses personnalités venues de plusieurs provinces étaient également présents, marquant ainsi l’importance accordée à cette initiative.

Côté performances sportives, la compétition a tenu toutes ses promesses. Chez les hommes de l’élite, Jessy Mouélé Kodo a remporté le 10 km en 32 minutes et 55 secondes. Il a devancé Trésor Mouloungui Nziengui (34’30) et Marius Opana Lendengue (35’34). Dominique Assoumou, très attendu par le public local, a malheureusement dû abandonner à cause d’une blessure.

Chez les dames, la surprise est venue de Claude Moukita. Plus connue dans le football féminin, elle a créé l’événement en remportant la course en 49 minutes et 59 secondes. Elle a terminé devant Laurena Dikaba (51’02) et Anelka Bekalé (51’18).

Au-delà des résultats, le Cross du Septentrion reflète une vision plus large pour le développement du sport au niveau national. Selon de nombreux observateurs, cette approche est en phase avec le souhait du Président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema. Ce dernier souhaite que le sport soit un outil pour renforcer la cohésion sociale, améliorer la santé publique, accompagner la jeunesse et assurer le rayonnement du pays. En multipliant ce type d’initiatives dans toutes les provinces, le Gabon pose les fondations d’une politique sportive de proximité, inclusive et bien structurée.

Après les bons résultats obtenus à Lambaréné puis à Oyem, la prochaine étape est maintenant très attendue. Elle devra confirmer l’enthousiasme populaire que l’on a pu observer jusqu’à présent et consolider ce qui se profile déjà comme l’un des nouveaux rendez-vous importants du calendrier sportif national.

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Fally Ipupa au Stade de France : Koffi Olomidé lui souhaite “le meilleur”

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Lors de son passage à l’émission Netic, animée par Gauthier sur Buzz Ya Mboka TV, Koffi Olomidé a créé la surprise en montrant un ton apaisé envers Fally Ipupa, notamment avec ses deux futurs concerts au Stade de France, le 02 et le 03 mai.

Quand on l’a interrogé sur cet événement important organisé par celui qui fut un des éléments clés de son orchestre Quartier Latin, avant de démarrer sa carrière solo en 2006, la figure emblématique de la musique congolaise a simplement déclaré : « Je lui souhaite le meilleur pour le Stade de France. »

Cette prise de position contraste fortement avec les tensions dont on parlait souvent ces dernières années entre les deux artistes. Des tensions souvent provoquées par leurs déclarations ou par leurs proches. Malgré une ambiance parfois tendue depuis le départ de Fally Ipupa, Koffi Olomidé semble aujourd’hui vouloir une atmosphère plus sereine.

Dans cette même optique, l’artiste congolais est allé encore plus loin. Il a invité publiquement tous les anciens membres de Quartier Latin, Fally Ipupa inclus, à participer à son grand concert. Ce spectacle est prévu le 12 juillet 2026 au Stade Roi Baudouin de Bruxelles. On annonce ce rendez-vous comme historique, car il sera l’occasion de fêter les 70 ans de Koffi Olomidé.

Ce désir de rassembler plusieurs générations d’artistes n’est pas une nouveauté. Cela s’inscrit dans la continuité de ses précédentes initiatives. Lors de son dernier concert en Côte d’Ivoire, certains anciens du groupe, comme Bouro Mpela, avaient déjà fait le déplacement.

Avec cette déclaration publique, Koffi Olomidé envoie un signal fort à l’industrie musicale congolaise. Son message est clair : au-delà des rivalités passées, il faut reconnaître le parcours de chacun et transmettre un héritage commun.

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