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Priorités nationales : éducation, santé, sécurité et économie, le point du Porte-parole de la Présidence
Éducation, santé, sécurité intérieure et souveraineté économique ont été au cœur de la conférence de presse inaugurale de l’année, animée le mercredi 21 janvier 2026 à 10h00 par le Conseiller spécial, Porte-parole de la Présidence de la République, Théophane Junior Nzame-Nze Biyoghe, dans un contexte national qu’il a qualifié de « particulièrement dense ».
S’agissant du secteur éducatif, le Porte-parole est revenu sur les concertations engagées depuis décembre 2025 sous l’impulsion directe du président de la République. Ces discussions, conduites sous la supervision de la ministre de l’Éducation nationale, Carmélia Ntoutoume Leclercq, et coordonnées par le vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, ont abouti à plusieurs mesures majeures : la mise en solde de 328 sortants des ENS et de l’ENSET, la mise en présalaire de 692 sortants des ENIL et ENIF, l’intégration de 108 enseignants des matières scientifiques, ainsi que la régularisation de 1 810 enseignants bénévoles, soit 100 % des dossiers concernés. Par ailleurs, 4 000 situations administratives sur les 6 574 déjà codifiées à la Fonction publique seront traitées.
Au-delà des chiffres, le président de la République reconnaît le caractère légitime des revendications des enseignants, « héritées de plusieurs décennies de dysfonctionnements », comme l’a souligné le Porte-parole. L’apaisement est demandé par le président de la République à l’ensemble de la communauté éducative, et il a rappelé que « sauver l’année scolaire de nos enfants est une priorité collective ». Des mécanismes rigoureux de suivi et d’évaluation des engagements pris ont également été annoncés.
Concernant la santé, comme nous le disions dans notre précédente publication, le chef de l’État a reçu les responsables des 13 syndicats du secteur, réaffirmant son attachement à un dialogue social permanent et constructif. Les échanges ont porté sur la situation administrative des agents, la gestion de la main-d’œuvre non permanente et la gouvernance hospitalière. À cette occasion, le Porte-parole a souligné que « la démarche du gouvernement n’est pas celle de la confrontation, mais celle de la concertation permanente, afin d’apporter des réponses réalistes et durables aux préoccupations des personnels de santé ». Le gouvernement a rassuré sur une prise en compte « progressive et réaliste » des revendications. Depuis le début de la transition, plusieurs actions ont été engagées, dont l’adoption du PNDS, la régularisation de plus de 700 agents de santé, la réouverture des écoles de formation sanitaire et la mise en service de plusieurs hôpitaux départementaux. Une commission tripartite sera prochainement mise en place.
Sur le plan sécuritaire, le président de la République a réaffirmé son engagement à garantir la sécurité des personnes et des biens, tout en rappelant à la justice son rôle central dans la lutte contre l’impunité : « la justice doit sanctionner tous les actes illicites, quel que soit le niveau de responsabilité ».
Enfin, évoquant la nouvelle édition du Club Libreville, le Porte-parole a souligné la volonté du chef de l’État de mobiliser le secteur financier national pour accompagner le Plan de croissance et de développement 2026-2030, affirmant ainsi une ambition claire de souveraineté économique au service des Gabonais.
MDT / Mihi…
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100 Jours du Gouvernement : Cap sur l’Action et la Transparence
Ce mardi 3 février 2026, le Vice-Président du Gouvernement, Herman Immongault, a présidé un Conseil interministériel décisif, marqué par la présentation officielle des feuilles de route des cent (100) jours de chaque département ministériel. Une étape majeure qui s’inscrit dans la continuité du Plan d’Action Gouvernementale (PAG) et du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD), véritables boussoles des actions prioritaires de l’État.
Un exercice stratégique pour une action gouvernementale cohérente
L’objectif de cette session était d’assurer une cohérence globale dans la mise en œuvre des politiques publiques. Devant leurs pairs, les ministres ont détaillé leurs priorités, leurs ambitions et les actions concrètes qu’ils entendent mener dans les trois prochains mois.
Les secteurs clés — éducation, santé, économie, infrastructures, environnement — figurent au cœur de ces engagements, avec un accent particulier sur :
▪︎la création d’emplois,
▪︎le renforcement des services publics,
▪︎la promotion de l’investissement privé,
▪︎et la résorption des défis structurels hérités du passé.
Une dynamique gouvernementale déjà enclenchée
Dans son intervention, Herman Immongault a rappelé que le gouvernement est désormais à J-1 du délai fixé par le Président de la République pour la remise des feuilles de route individuelles. Cette mobilisation, a-t-il souligné, est le fruit de trois semaines d’intense activité marquées par des conseils de cabinet renforcés et des comités ministériels actifs.
« En nous engageant pleinement dans cet exercice, nous apporterons collectivement notre caution gouvernementale, dans l’esprit de solidarité et de cohérence d’action qui doit guider notre équipe, aux choix stratégiques opérés par chaque ministre », a déclaré le Vice-Président du Gouvernement.
Cette dynamique a permis de dresser un diagnostic clair de l’avancement des projets, tout en mettant en lumière les blocages qui nécessitent des solutions structurelles. Le Conseil interministériel a donc permis de réaliser un véritable point d’étape, indispensable pour calibrer les priorités et garantir l’efficacité de l’action publique.
Une exigence : du réalisable, rien que du réalisable
Herman Immongault a insisté sur un principe fondamental :
chaque ministre doit présenter uniquement ce qui peut être effectivement réalisé dans les 100 jours.
L’objectif est d’éviter les annonces sans lendemain et de privilégier les résultats concrets, mesurables et vérifiables par les citoyens.
Une communication directe avec les Gabonais
Autre annonce importante : dès la semaine prochaine, les membres du gouvernement seront invités sur plusieurs plateaux télévisés. Ils y présenteront les grandes lignes de leurs feuilles de route, les leviers d’action retenus et les priorités sectorielles, en cohérence avec les engagements du Chef de l’État.
Cette démarche s’inscrit dans une volonté affirmée de transparence, de proximité et de redevabilité envers la population.
Des 100 jours déterminants pour restaurer la confiance
Le gouvernement a déjà pris plusieurs mesures visant à renforcer la confiance et à promouvoir la bonne gouvernance. Les cent premiers jours apparaissent désormais comme une séquence décisive : il s’agit de démontrer, par l’action, la capacité de l’équipe gouvernementale à répondre aux attentes légitimes des Gabonais.
Les citoyens attendent des résultats tangibles : des écoles mieux encadrées, des infrastructures plus fiables, une économie plus dynamique, et des services publics renforcés.
Ce nouveau cycle d’action ouvre une fenêtre d’opportunité. Il appartiendra au gouvernement de la saisir pleinement.
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Éducation nationale : l’audit, clé de transparence et de régularisation des paiements
Le secteur de l’Éducation nationale reste confronté à un blocage malgré l’annonce par l’État de milliards de francs CFA pour régulariser les situations administratives en attente. Au cœur de ce bras de fer : l’audit préalable du fichier des bénéficiaires, présenté par le gouvernement comme un outil indispensable pour garantir la transparence et la fiabilité des paiements.
Le Protocole d’Accord Consolidé, signé par les parties prenantes, formalise clairement que les revendications financières et administratives immédiates ont été acceptées et actées, notamment les vacations, les présalaires et les intégrations. Comme le souligne l’État : « On ne signe pas un protocole aussi détaillé quand on veut bloquer ; on le signe quand on veut régler. Cela confirme que l’État a répondu concrètement aux attentes matérielles des enseignants, et pas par des promesses vagues ».
Pourtant, l’Article 6 du protocole, qui prévoit la vérification des fichiers matricules et la suspension des paiements en cas de doublons ou d’irrégularités, continue de concentrer les tensions. Selon les autorités : « Il est légitime de s’interroger sur les raisons pour lesquelles les protocoles relatifs à l’audit et à la clarification du cadre interne n’ont pas été signés, alors même que les engagements financiers ont été acceptés et actés. On ne peut pas signer un texte qui conditionne les paiements à l’audit, et refuser ensuite un protocole qui organise cet audit. Autrement dit : l’État accepte de payer, mais il doit payer juste. Et pour payer juste, il faut savoir qui est qui, et qui fait quoi ».
L’audit n’a pas vocation à sanctionner, mais à clarifier et sécuriser le système. Il protège les vrais enseignants, en garantissant que les paiements bénéficient aux personnels réellement en poste, et non à des doublons ou des situations administratives non régularisées. Refuser l’audit, souligne le gouvernement, c’est refuser la vérité des chiffres, maintenir des zones d’ombre et exposer le système à des irrégularités.
Dans d’autres administrations publiques, des vérifications similaires ont permis de détecter des doublons, des agents fictifs ou des situations non mises à jour, démontrant l’utilité de telles mesures pour sécuriser la masse salariale et assurer une gestion responsable des fonds publics.
Malgré ces avancées, le point 6 ne semble pas avoir pleinement motivé la signature du protocole d’accord par certains enseignants, certains craignant que l’audit retarde les paiements ou modifie les listes initiales. Une position qui explique en partie la persistance du blocage, malgré les 16 milliards de francs CFA mobilisés pour régler les arriérés.
Face à cette situation, le gouvernement rappelle que tout décaissement public doit être justifié, traçable et conforme aux effectifs réellement en poste. L’audit apparaît donc comme l’instrument incontournable pour assurer des paiements exacts et sécurisés.
Le débat dépasse la simple question des retards de paiement. Il touche au cœur de la transparence dans l’utilisation des fonds publics et à la fiabilité des mécanismes administratifs dans un secteur marqué depuis plusieurs décennies par des irrégularités.
À mesure que les négociations se poursuivent, une évidence se dégage : la transparence et la rigueur que cherche à imposer l’État à travers l’audit constituent un passage obligé pour une sortie durable de crise et pour garantir que les ressources mobilisées profitent aux enseignants concernés.
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Grève des enseignants : l’Ogooué-Lolo relance partiellement les cours, le 25 février en ligne de mire
Depuis ce lundi 2 février, la province de l’Ogooué-Lolo connaît une reprise partielle et progressive des cours, marquant un tournant dans le mouvement de grève lancé par les enseignants. Cette décision, prise lors de l’Assemblée générale du 31 janvier, contraste avec le maintien du mouvement dans huit autres provinces et traduit une approche stratégique de la base enseignante.
Une reprise graduelle dans les établissements
À Koula-Moutou, le Lycée d’État Jean Stanislas Migolet, le Lycée Scientifique et technologique Paul Kouya et l’école primaire La Salette Filles ont rouvert leurs portes. À Lastoursville, le Lycée Bamboro a repris ses activités, tandis que d’autres établissements suivent progressivement le mouvement. Dans certaines localités comme Matsatsa ou Iboudji, où la grève n’avait jamais été totalement respectée, les cours se déroulent normalement.



Des signaux d’apaisement à l’échelle nationale
Si l’Ogooué-Lolo se distingue par sa levée provisoire du mouvement, d’autres provinces commencent à montrer des signes d’assouplissement. À Libreville, plusieurs établissements, dont le Lycée Baptiste Obiang Etoughe, le CES Léon Mba et le Lycée de Montalier, ont repris les cours. Dans l’ensemble du pays, les retours restent progressifs, mais témoignent d’une volonté de préserver la continuité pédagogique.
La date clé du 25 février
Le retour partiel des enseignants de l’Ogooué-Lolo est directement lié à la date du 25 février, fixée par le gouvernement pour répondre aux revendications principales. Pour Carl ASSIMET, représentant provincial de SOS ÉDUCATION, la reprise n’est pas un recul :

Carl Essimet, representant SOS Education Ogooué-Lolo
« Ce n’est pas une reprise totale, mais une période d’observation. Le 25 février est un ultimatum clair. »
Aux parents et élèves, il rappelle :
« Notre combat vise à garantir des conditions d’enseignement dignes et stables, ce qui profite directement à leur réussite. »
Les attentes portent principalement sur les régularisations administratives, les mises en solde et les primes (logement, éloignement, transport), avec un besoin urgent de transparence et d’un calendrier précis.
Des actions concrètes déjà mises en œuvre
Pour répondre à la crise, le gouvernement a engagé plusieurs mesures significatives :
▪︎328 sortants ENS/ENSET mis en solde,
▪︎692 sortants ENIL/ENIF intégrés en présalaire,
▪︎108 enseignants de filières scientifiques intégrés,
▪︎1 810 ex-bénévoles régularisés,
▪︎4 000 dossiers administratifs traités sur 6 574 reçus,
▪︎13 milliards de francs CFA décaisser pour le paiement des vacations.
Ces mesures s’inscrivent dans les efforts du gouvernement pour stabiliser un secteur fragilisé depuis plusieurs décennies.
Une crise héritée et persistante
Le système éducatif gabonais traverse des tensions depuis les années 1980, avec des épisodes récurrents dans les décennies suivantes et jusqu’à aujourd’hui. Les problématiques demeurent : retards administratifs, primes impayées, conditions de travail difficiles, saturation des établissements et gestion des carrières.
Le Président de la République s’est engagé dans une démarche de reconstruction progressive. Comme le souligne un cadre du ministère :
« Réparer quarante ans de dysfonctionnements ne se fait pas en claquant des doigts. »
Vers un retour complet en classe ?
La reprise partielle pourrait évoluer vers un retour total si des avancées concrètes sont constatées d’ici le 25 février. Pour certains enseignants, cette suspension permet de « vérifier la volonté réelle de l’État », tout en répondant à la pression sociale, notamment la marche des élèves de Koula-Moutou.
Un dialogue ouvert mais décisif
Les échanges entre le gouvernement et SOS ÉDUCATION se poursuivent. S’ils aboutissent, ils pourraient améliorer la situation, non seulement dans l’Ogooué-Lolo mais aussi dans tout le pays.
La date du 25 février s’annonce donc comme un moment crucial : la crédibilité des engagements gouvernementaux et la stabilité du secteur éducatif dépendront des mesures concrètes prises d’ici là.

