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Présidentielle 2025 : le faux suspense du PDG avant son ralliement attendu à Oligui Nguema

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Alors que le Parti démocratique gabonais (PDG) promet d’annoncer son soutien à un candidat le 19 mars, le suspense qu’il tente d’entretenir ne convainc personne. Depuis bientot deux ans, de nombreux cadres et militants du parti, occupant des postes importants sous la Transition, expriment ouvertement leur soutien à Brice Clotaire Oligui Nguema, rendant l’attente d’une déclaration officielle presque anecdotique.

Un parti déjà mobilisé pour Oligui Nguema

Si la direction du PDG affiche une posture d’analyse et de concertation, la réalité sur le terrain est tout autre. Dans plusieurs provinces, notamment le Woleu-Ntem et le Haut-Ogooué, les militants du parti ont déjà pris position en faveur d’Oligui Nguema. Dans ces régions, les cautions pour la candidature du chef de la transition avaient été regroupées bien avant la validation officielle de sa participation à l’élection. Un signe clair que le PDG, bien qu’ayant perdu son statut de parti au pouvoir, conserve ses habitudes d’alignement stratégique sur le pouvoir en place.

« Nous n’attendons plus qu’une formalisation. Dans nos localités, la campagne est déjà lancée en faveur du président Oligui Nguema », confie un cadre du PDG sous couvert d’anonymat. Un discours qui trouve écho auprès de nombreux militants, y compris parmi ceux qui occupent aujourd’hui des fonctions clés dans les institutions de la Transition.

Une annonce qui ne surprendra personne

Blaise Louembé, président du PDG, a insisté lors des célébrations du 57ᵉ anniversaire du parti sur la nécessité d’une décision “réfléchie”, fondée sur l’unité et le développement du pays. Pourtant, derrière cette rhétorique prudente, tout indique que l’officialisation du soutien à Oligui Nguema n’est qu’une question de mise en scène.

Difficile, en effet, d’imaginer le PDG prendre un autre chemin. L’ancien parti au pouvoir, fragilisé par le coup d’État d’août 2023, cherche à préserver son influence en s’alignant sur celui qui détient aujourd’hui les rênes du pays. D’autant plus que plusieurs de ses cadres occupent des postes stratégiques sous la Transition et ont tout intérêt à assurer une continuité politique favorable à leur position.

Le report au 19 mars de cette annonce ressemble ainsi davantage à une tentative de maintenir une illusion de consultation interne plutôt qu’à une réelle réflexion sur l’orientation à prendre.

En somme, loin d’être un choix en suspens, le ralliement du PDG à Oligui Nguema s’apparente à une formalité. Un secret de Polichinelle qui sera officialisé dans quelques jours, après une mise en scène destinée à sauver les apparences d’un parti dont la marge de manœuvre politique semble désormais bien réduite.

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Ve République : sous l’impulsion du Vice-Président du gouvernement, l’État harmonise ses textes

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Le gouvernement a engagé un vaste chantier d’harmonisation des textes administratifs afin de les arrimer à la nouvelle Constitution, marquant une étape décisive dans l’adaptation de l’appareil d’État aux exigences institutionnelles de la Ve République. Cette réforme de fond, conduite sous l’impulsion du Vice-Président du gouvernement, Hermann Immongault, vise à aligner l’ensemble de l’architecture administrative nationale sur la nouvelle loi fondamentale.

Entré de plain-pied dans ce nouveau régime constitutionnel, le Gabon doit désormais assurer la cohérence de son organisation administrative avec les dispositions de la Ve République. C’est dans cette optique qu’une réunion interministérielle, présidée vendredi dernier par le Vice-Président du gouvernement, a permis de faire le point sur l’état d’avancement du processus d’harmonisation des textes.

« Nous avons adopté une nouvelle Constitution dans notre pays qui nous met dans la Ve République. Il est donc impératif que nous nous assurions que l’organisation de nos administrations fonctionne selon les dispositions pertinentes de la Constitution », a déclaré Hermann Immongault, soulignant la portée stratégique de ce chantier pour le fonctionnement de l’État.

Selon le ministre de la Réforme et des Relations avec les institutions, François Ndong Obiang, plus de mille textes sont concernés par cette opération d’envergure. Le processus, jugé particulièrement complexe, s’articule autour de plusieurs phases : l’identification des textes existants, la définition des objectifs de réaménagement, puis leur réécriture. « Certains ministères sont quasiment à la phase d’achèvement. Je peux citer le ministère de la Justice, qui a suffisamment avancé, tandis que d’autres se trouvent à mi-parcours », a-t-il indiqué.

Pour le Vice-Président du gouvernement, cette dynamique s’inscrit dans la continuité d’un travail entamé par l’équipe précédente, mais qui doit aujourd’hui connaître une accélération significative. « Lors du premier Conseil des ministres, instruction nous a de nouveau été donnée par le chef de l’État d’accélérer et de faire aboutir ce processus », a-t-il rappelé, insistant sur la volonté politique d’aboutir rapidement.

Au-delà de la simple révision des textes, l’ambition affichée est celle d’une transformation globale de l’État, afin de garantir une administration conforme à l’esprit et à la lettre de la nouvelle Constitution. « Dans l’ensemble, l’État doit être adapté à la nouvelle Constitution », a insisté François Ndong Obiang.

Mobilisant l’ensemble des administrations, ce vaste chantier conditionne la pleine mise en œuvre de la Ve République et s’impose comme l’un des piliers de la refondation institutionnelle en cours, conduite sous la coordination du Vice-Président du gouvernement, en parfaite cohérence avec la vision et les aspirations portées par le président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, pour la transformation de l’État et la modernisation du pays.

Luciana / Mihi…

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Éducation nationale : mises en solde, présalaires et régularisations décidées, la reprise des cours à l’épreuve

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La crise qui a secoué le secteur de l’Éducation nationale ces derniers jours a connu un tournant décisif avec la clôture des travaux de la Commission tripartite interministérielle réunissant les ministères de l’Éducation nationale, du Budget et de la Fonction publique. Menées jusqu’à une heure avancée de la nuit du 14 janvier 2026, ces concertations ont permis de dégager des solutions concrètes, mettant un terme au mouvement de grève des enseignants.

L’action du gouvernement, installé depuis moins de trois semaines, est largement saluée pour sa réactivité face au durcissement du mouvement social. Carmélia Ntoutoume Leclercq, ministre de l’Éducation nationale, a suivi de près les revendications du secteur, tandis que Hermann Immongault, vice-président du Gouvernement, a assuré une coordination efficace du dossier dès les premières heures de la crise, en maintenant un dialogue permanent entre les administrations concernées et les partenaires sociaux.

Les mesures arrêtées traduisent cette volonté d’agir rapidement : mise en solde de 328 sortants des ENS et de l’ENSET, mise en présalaire de 692 sortants des ENIL et ENIF, de 108 enseignants des matières scientifiques et de 1 810 enseignants jusque-là qualifiés de bénévoles, sans oublier la régularisation de 4 000 situations administratives sur les 6 574 dossiers déjà codifiés à la Fonction publique. Leur entrée en vigueur progressive est prévue à partir de février 2026, avec une extension annoncée à d’autres secteurs de la fonction publique, notamment la santé. Un Comité de suivi et d’évaluation a été mis en place pour garantir leur application effective.

Ces avancées ont permis de créer les conditions d’un apaisement du climat social. Toutefois, des interrogations subsistent. Le collectif SOS Éducation, à l’origine du mouvement, se trouve aujourd’hui divisé : certains de ses membres, reçus par le gouvernement, saluent les décisions prises, tandis que d’autres restent attachés aux positions arrêtées lors de l’assemblée générale du 10 janvier, réclamant une audience exclusive avec le Président de la République.

Dans ce contexte, la reprise effective des cours, attendue dès ce jeudi 15 janvier, constitue un véritable test. Si les décisions gouvernementales témoignent d’une volonté d’efficacité et d’écoute, leur traduction concrète dans les établissements scolaires permettra de mesurer si la crise éducative est réellement derrière le pays ou si des tensions persistent encore sur le terrain.

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Recensement national des artistes : un tournant décisif, mais encore fragile pour la culture gabonaise

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Le Gabon s’est engagé, depuis le 5 janvier et jusqu’au 30 janvier 2026, dans une opération majeure pour son secteur culturel : le recensement national des artistes et opérateurs culturels. Initiée par le ministère du Rayonnement culturel et des Arts, cette démarche invite les acteurs du secteur à se présenter dans les mairies d’arrondissement de Libreville, Akanda et Owendo, ainsi que dans les directions provinciales de la Culture à l’intérieur du pays.

Encadré par la Loi n°016/2023 portant statut de l’artiste et de l’opérateur culturel, ce recensement vise la constitution d’un registre national. Plus qu’une formalité administrative, il se veut un acte fondateur pour une reconnaissance officielle longtemps attendue par les créateurs gabonais, souvent laissés en marge des politiques publiques.

Toutefois, cette initiative intervient dans un contexte paradoxal. Si le projet de statut de l’artiste existe, son application concrète demeure incertaine. Malgré de multiples rencontres, annonces et promesses successives, les artistes continuent d’évoluer sans véritable protection sociale ni droits clairement établis. Une situation qui nourrit le scepticisme et explique en partie la mobilisation timide observée lors des premiers jours du recensement.

Les autorités se veulent néanmoins rassurantes, estimant que la dynamique devrait s’intensifier avec une meilleure diffusion de l’information. L’enjeu est de taille : structurer le secteur, faciliter l’accès aux droits sociaux, professionnaliser les métiers artistiques et positionner la culture comme un levier stratégique de diversification économique et de rayonnement international.

Ce processus s’inscrit également dans un contexte institutionnel nouveau, marqué par la récente nomination de Paul Ulrich Kessany au poste de ministre. Son arrivée à la tête de ce département est observée avec attention par les acteurs culturels, qui espèrent une impulsion concrète et durable pour un secteur longtemps relégué au second plan.

Pour autant, la réussite de cette opération passera nécessairement par une communication plus offensive. À ce titre, l’implication d’artistes de grande influence, à l’image de Ba’Ponga, Annie-Flore Batchiellilys, et bien d’autres figures emblématiques, pourrait jouer un rôle déterminant dans la mobilisation.

Car sans adhésion massive, sans visibilité et sans actes concrets, ce recensement, pourtant porteur d’avenir, risque de manquer son objectif : faire enfin de la culture gabonaise un pilier reconnu du développement national.

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