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Omar Defunzu met Libreville à l’heure du rire et de la formation d’humoristes
Libreville, 13 août 2025 — Omar Defunzu, icône de l’humour gabonais et figure incontournable de la scène culturelle africaine, vient de franchir une nouvelle étape dans sa carrière. Lors d’une conférence de presse tenue au tout nouveau Temple du Rire, il a présenté deux projets d’envergure : l’ouverture de cette salle dédiée aux arts comiques et la création de la Defunzu Comédie Académie, première école d’humour en Afrique francophone.
Un comedy club à l’africaine
Situé à Ambowé, sur l’ancien site de l’Ambassade chez Amandine, le Temple du Rire peut accueillir plus de 200 personnes et se veut un espace convivial où humoristes confirmés et talents émergents se rencontrent et expérimentent leurs performances.
L’inauguration s’inscrit dans le cadre des festivités de l’indépendance et se déroulera les 15, 16 et 17 août 2025, sous le concept Dipanda Rire, clin d’œil humoristique à une déformation populaire du mot indépendance.
Programme d’ouverture :
▪︎ 15 août (soirée des hommes) : Omar Defunzu, Édoudoua Non Glacé (Cameroun), Virus, Yann Koko, Décodeur Mystik.
▪︎ 16 août (soirée des femmes) : Samia Orosmane (France), Aude Esther, Eunice BB La Doudou, Maman Grand Nord.
▪︎ 17 août (Grand Bouillon de l’Indépendance) : rassemblement des humoristes des deux premières soirées pour un spectacle exceptionnel.
La Defunzu Comédie Académie : former les humoristes de demain
L’académie proposera un programme intensif de 18 mois à 15 jeunes, incluant des modules sur :
▪︎ techniques d’écriture et procédés humoristiques,
▪︎ communication, management, marketing, développement personnel, gestion de carrière et finances.
Cinq places seront réservées à des jeunes issus de milieux défavorisés, des orphelins et des prisonniers de la prison centrale de Libreville, s’inspirant d’une expérience réussie menée par Omar Defunzu au Burkina Faso en 2017, qui avait permis à des détenus de se réinsérer socialement grâce à l’humour.
Les étudiants bénéficieront de cours dispensés par des humoristes internationaux, dont Christine Berrou, auteure d’un manuel de référence qui sera étudié à l’académie, et Mamane, expert en techniques d’écriture.
Au-delà de l’humour, les apprentis recevront également une formation en scénarisation et réalisation pour le cinéma. Ils pourront ainsi, à terme, devenir comédiens pour des films, à l’instar d’Omar Defunzu lui-même ou encore de grands noms de l’humour tels que Jamel Debbouze et Omar Sy, aujourd’hui reconnus comme acteurs majeurs.
Le lancement officiel de l’école est prévu pour très bientôt et fera l’objet d’une communication spécifique.
Plus qu’une école : un tremplin artistique et social
Les apprentis humoristes se produiront d’abord au Temple du Rire avant d’aller sur d’autres scènes. Dès les trois premiers mois, un programme inspiré du Jamel Comedy Club sera enregistré et diffusé sur Gabon Télévision.
L’objectif est clair : former des artistes polyvalents, capables de se produire aussi bien en français qu’en anglais, et de naviguer entre la scène, le petit écran et le grand écran.
« L’humour est une arme pacifique, un vecteur d’accompagnement social. Je veux transmettre à la jeunesse mon expérience et lui éviter les erreurs que j’ai commises au début de ma carrière », a déclaré Omar Defunzu.
Une rentrée culturelle déjà bien remplie
Avant l’ouverture de l’académie, le public pourra assister à deux rendez-vous :
▪︎ 29 août : spectacle de restitution des connaissances.
▪︎ 30 août : soirée mêlant magie et humour.
Des partenaires engagés
Le projet est soutenu par Castel Beer, Sangel, Clean Africa, Le Pratique du Gabon, Urban FM, Jaco FM,Afrijet et FlyGabon.
Avec le Temple du Rire et la Defunzu Comédie Académie, Omar Defunzu souhaite faire de Libreville le carrefour du rire africain. Et avec ces deux projets, il poursuit sa nouvelle vision artistique “Defunzu Puissance 3”, où il conjugue ses trois passions : le chant, l’humour et le cinéma.
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« Rap Hero » : Yvy Real Killer étend son univers artistique à la bande dessinée
Connu pour son parcours dans le rap gabonais, notamment au sein du groupe BGMFK avant de poursuivre une carrière solo, Yvy Real Killer révèle une nouvelle facette de sa créativité. L’artiste finalise actuellement « Rap Hero », une bande dessinée dont il est à la fois le concepteur et le personnage principal du premier tome.
À travers ce projet, le rappeur s’aventure dans un univers mêlant les codes de l’afrofuturisme et du roman graphique. La mémoire, la musique, l’identité et l’imaginaire africain occupent une place centrale dans une histoire qui entend mettre en lumière la richesse culturelle du Gabon.
Plusieurs artistes gabonais apparaissent dans l’œuvre. Leur présence permet de célébrer le patrimoine culturel contemporain du pays. Rap, slam, danse, traditions orales, mode et arts visuels sont représentés comme autant de visages de la créativité nationale.
Dans « Rap Hero », la culture devient une force positive. Les mots, la musique et l’art possèdent le pouvoir de préserver la mémoire collective, d’inspirer la jeunesse et de transmettre des valeurs. L’histoire invite ainsi les lecteurs à réfléchir à leur responsabilité individuelle, au passé et au rôle de la création artistique dans la construction de l’avenir.
Le message porté par la bande dessinée peut se résumer par cette phrase : « Ce n’est pas la force qui change une nation, c’est la culture qui transforme les générations. » Une autre idée traverse également l’œuvre : les armes divisent les peuples, tandis que les histoires, la musique et l’art peuvent les rassembler.
Avec ce projet, Yvy Real Killer démontre que son talent ne se limite pas à la musique. Alors que le premier tome approche de sa finalisation, il recherche désormais une maison d’édition pour publier et faire découvrir son œuvre au public.
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Tris rejoint Sean Bridon Music : la Battle des producteurs comme nouveau départ
La Battle des producteurs est peut-être en train de changer le cours de la carrière de Tris. Choisi par Sean Bridon pour l’accompagner dans ce challenge, le rappeur vient d’annoncer sa signature officielle chez Sean Bridon Music.
Cette signature ne doit toutefois pas prêter à confusion. Avant le lancement de la compétition, et même durant les deux premiers rounds, Tris ne faisait pas partie des artistes produits par Sean Bridon. Celui-ci l’avait simplement choisi pour défendre ses propositions musicales dans une Battle qui doit s’achever au troisième round.
Leur collaboration a particulièrement attiré l’attention lors de la deuxième étape du concours. Sur un morceau mêlant rap, sonorités du Bwiti, harpe traditionnelle et ambiance urbaine, Tris a retrouvé cette lumière qui semblait lui manquer depuis quelque temps. Le talent, lui, n’a jamais vraiment été remis en cause. C’est plutôt l’actualité autour de sa carrière qui était devenue rare, donnant l’impression d’un parcours en sommeil.
La Battle lui a ainsi offert une occasion de se rappeler au bon souvenir du public, mais aussi de montrer à Sean Bridon ce qu’une collaboration plus durable pouvait produire. Quelques jours plus tard, l’essai s’est transformé en contrat.
Sur les réseaux sociaux, Tris a accueilli cette nouvelle étape avec fierté. Il évoque une vision, une ambition commune et le début d’une aventure qu’il espère certainement décisive pour la suite de son parcours.
À travers cette signature, le challenge dépasse désormais la simple confrontation entre producteurs. Il devient aussi un espace de rencontres et d’opportunités pour les artistes. Pour Tris, l’une des premières retombées est déjà concrète, alors même que la compétition n’est pas encore terminée.
Reste maintenant à savoir ce que Sean Bridon Music prépare pour sa nouvelle recrue. Car après cette belle exposition, le véritable défi sera de proposer des projets réguliers et solides, capables d’inscrire durablement Tris au premier plan de la scène musicale gabonaise.
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Fête des cultures : renaissance ou simple parenthèse ?
Après huit années d’interruption, la Fête des cultures s’apprête à rassembler de nouveau les populations du Gabon autour de leur patrimoine commun. Du 21 au 23 août 2026, l’avenue Jean-Paul II, entre l’immeuble du « 2-Décembre » et le boulevard Triomphal, accueillera la 15ᵉ édition de ce rendez-vous majeur du patrimoine gabonais.
Le retour de l’événement a été annoncé par le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, Paul Ulrich Kessany. Placée sous le thème « Réappropriation de nos valeurs culturelles », cette édition réunira artistes, artisans, associations et communautés des neuf provinces autour des danses, des langues, de la gastronomie, des rites, des masques et des savoir-faire traditionnels.
Créée en 1997 par Paul Mba Abessole, alors maire de Libreville, puis portée au niveau national sous la présidence d’Omar Bongo Ondimba, la manifestation n’avait plus été organisée depuis 2018. Son retour apparaît donc comme une « réparation d’une mémoire », selon le ministre.
Mais cette renaissance sera-t-elle durable ? La Fête des cultures redeviendra-t-elle un rendez-vous régulier ou restera-t-elle une parenthèse exceptionnelle dans l’agenda national ?
Cette relance pose également la question de la vitalité du milieu culturel gabonais. Les artistes, artisans, danseurs, créateurs et gardiens des traditions disposent-ils réellement des espaces, des financements et de l’accompagnement nécessaires pour vivre de leur talent et transmettre leur héritage ?
Avec le Sénégal comme pays invité d’honneur, cette édition proposera des spectacles, des danses traditionnelles et une cérémonie des masques. Elle devrait aussi profiter aux exposants et aux petits commerçants.
Au-delà de la fête, le véritable défi commencera après le 23 août : faire de la culture un secteur vivant, structuré et durable, plutôt qu’un simple décor célébré quelques jours avant de retomber dans le silence.
