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Mouila : une fillette de 9 ans se noie dans un marigot, le drame de trop ?
Le drame s’est une nouvelle fois invité à Mouila. Une fillette de 9 ans, identifiée comme Célestine Pharelle Moussavou, a perdu la vie par noyade dans un marigot situé à Bavanga, un quartier du 2ᵉ arrondissement de la commune, selon les informations rapportées par l’édition du jour du journal L’Union.
D’après les témoignages recueillis auprès des riverains, la victime s’était rendue sur les lieux avec un groupe d’enfants pour jouer et se baigner. Les enfants auraient pris place sur un radeau de fortune abandonné au bord de l’eau. Prise de panique, la fillette aurait sauté la tête la première avant de disparaître dans les eaux boueuses.
Alertés, les habitants du quartier, rejoints par les autorités judiciaires et les éléments de la Sûreté urbaine, ont mené des recherches durant près de deux heures avant que le corps sans vie de l’enfant ne soit retrouvé. Les constatations médico-légales ont conclu à un décès par noyade.
Au-delà de l’émotion suscitée par ce drame, cette disparition remet en lumière un phénomène malheureusement récurrent à Mouila. Les noyades impliquant des enfants y sont régulièrement enregistrées, notamment dans les marigots et sur le fleuve Ngounié qui traverse la ville. Une réalité qui interpelle sur les mesures de prévention à renforcer.
À l’heure des vacances scolaires, les autorités locales pourraient initier des campagnes de sensibilisation dans les quartiers et sur les antennes de la radio locale afin de rappeler les dangers que représentent ces points d’eau. L’installation de panneaux de signalisation, la sécurisation des zones les plus exposées et l’implication des chefs de quartiers constitueraient également des pistes à explorer.
Si la vigilance des parents demeure essentielle, la prévention collective apparaît aujourd’hui comme une nécessité pour éviter que de tels drames ne continuent d’endeuiller les familles mouiloises.
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Libreville : un maire bousculé par un gendarme, l’État de droit interpellé
L’altercation survenue le 20 juillet 2026 au quartier Apostrophe, dans le 4ᵉ arrondissement de Libreville, entre le deuxième maire adjoint Kenny Ogouori et un gendarme en mission continue de susciter de nombreuses réactions. Filmée par des témoins et largement relayée sur les réseaux sociaux, une vidéo montrant l’altercation entre les deux hommes circule abondamment depuis plusieurs heures. Ces images soulèvent des interrogations sur le respect de l’autorité, l’usage de la force publique et la protection des citoyens face aux éventuels dérapages des agents investis d’une mission de service public.
Selon plusieurs sources proches de la mairie, le gendarme menait une opération de contrôle auprès de débits de boissons lorsque des tenanciers auraient dénoncé son attitude, jugée verbalement agressive. Alerté et se trouvant à proximité immédiate de la zone au moment des faits, Kenny Ogouori se serait rendu sur les lieux afin de s’enquérir de la situation et tenter d’apaiser les tensions.
Les échanges auraient rapidement dégénéré. Selon des témoins et au regard des faits relatés par le maire adjoint dans un message audio largement relayé sur les réseaux sociaux, le militaire aurait refusé de reconnaître son autorité municipale, allant jusqu’à le qualifier de « soi-disant maire élu façon-façon ». Espérant désamorcer la situation, l’élu aurait demandé qu’on lui apporte son écharpe tricolore, symbole de sa fonction. « Je me suis dit que peut-être elle allait me protéger », a-t-il confié. En vain. Il affirme avoir été publiquement bousculé malgré les marques de retenue dont il dit avoir fait preuve.
À ce stade, la Gendarmerie nationale ne s’est pas encore officiellement exprimée sur cette affaire. Une question demeure : quelle suite les autorités compétentes entendent-elles donner à ces événements ? La vidéo de l’altercation, largement diffusée, pourrait, après les vérifications nécessaires, constituer un élément matériel susceptible de justifier des diligences administratives, disciplinaires ou judiciaires.
Une autre question essentielle mérite d’être posée : si un élu de la République, identifiable par ses attributs officiels, peut être traité de la sorte dans l’exercice de ses fonctions, qu’en est-il des simples citoyens ?
Dans un État de droit, nul n’est au-dessus de la loi. Le respect de l’autorité implique également le respect des personnes, de la dignité humaine et des institutions républicaines.
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Visite d’État en France : Air France–Fly Gabon, le pari d’un ciel plus accessible pour le Gabon ?
Et si le partenariat entre Air France et Fly Gabon ouvrait enfin une nouvelle ère pour le transport aérien gabonais ? C’est l’espoir suscité par l’audience accordée, le 19 juillet 2026 à Paris, par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, à Anne Rigail, directrice générale d’Air France, dans le cadre de sa visite d’État en France.
Au cœur des échanges figure un accord de partage de codes attendu avant la fin de l’année entre les deux compagnies aériennes. Une avancée qui permettra notamment à Fly Gabon de commercialiser des billets jusqu’à Paris sous son propre code, tout en offrant aux voyageurs un accès simplifié à un vaste réseau international de correspondances.
Pour les autorités gabonaises, cet accord s’inscrit dans l’ambition présidentielle de faire de Libreville un hub aérien régional de référence. L’objectif affiché est de stimuler les flux de passagers, soutenir le tourisme, renforcer l’attractivité économique du pays et favoriser l’arrivée de nouveaux investisseurs.
L’espoir est également celui d’une meilleure compétitivité des tarifs sur l’axe Libreville-Paris, longtemps considéré comme l’un des plus onéreux de la sous-région. Une optimisation des capacités des deux compagnies pourrait ainsi contribuer à rendre cette destination plus accessible.
Une question essentielle demeure toutefois : les Gabonais ressentiront-ils concrètement les bénéfices de ce partenariat ? Au-delà des ambitions affichées, la réussite de cet accord se mesurera à sa capacité à offrir des billets plus abordables, davantage de destinations et des services répondant aux attentes des voyageurs.
C’est à cette condition que le ciel gabonais pourrait véritablement prendre son envol.
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Décès de Max Makolani : avec lui, c’est une génération d’artistes qui s’efface peu à peu
Une page de la musique gabonaise se tourne. Le week-end écoulé, l’artiste-auteur-compositeur Max Makolani, leader emblématique du groupe Ibis, s’est éteint à Port-Gentil des suites d’un AVC, apprend-on. Discret depuis plusieurs années, l’artiste laisse pourtant derrière lui une œuvre intemporelle qui continue de traverser les générations. Avec sa disparition, le Gabon perd l’une des voix qui ont contribué à façonner son patrimoine musical et à faire rayonner la chanson gabonaise bien au-delà de son époque.
Auteur de plusieurs titres devenus des classiques de la musique gabonaise, Max Makolani a marqué son époque avec des chansons telles que Wongo, Mbolo et Moudédé. Sorti entre 1999 et le début des années 2000, ce dernier titre a particulièrement conquis le jeune public en célébrant l’école, l’apprentissage et l’éducation à travers un refrain resté gravé dans les mémoires. À une époque où la musique urbaine dictait les tendances du marché, Moudédé a permis à l’artiste de séduire les plus jeunes, à l’instar d’autres figures de la variété gabonaise aux sonorités traditionnelles comme Vyckos Ekondo ou Mackjoss.
À travers ses textes empreints de poésie et ses mélodies intemporelles, l’artiste a largement contribué au rayonnement de la musique gabonaise. Son nom demeure indissociable du groupe Ibis, référence incontournable de la chanson gabonaise durant plusieurs décennies.
Bien qu’il se soit éloigné du devant de la scène depuis plus de quinze ans, son œuvre n’a jamais cessé de vivre. Ses compositions continuent d’inspirer la nouvelle génération d’artistes. C’est notamment le cas de Lamalgame qui, dans son titre Ngangu, revisite des passages de Wongo, témoignant ainsi de l’intemporalité du répertoire de Max Mackolani.
Avec la disparition de Max Makolani, le Gabon perd l’une des plus belles voix de son patrimoine musical. Au-delà de l’artiste, c’est toute une génération qui s’efface peu à peu. Après les disparitions de Mackjoss, de Vyckos Ekondo et de bien d’autres figures emblématiques de la musique gabonaise, celle de Max Makolani rappelle l’urgence de préserver et de transmettre cet héritage culturel aux jeunes générations. Les artistes s’en vont, mais leurs œuvres demeurent, continuant de raconter une part de l’histoire musicale du Gabon.
Les informations relatives aux hommages et aux obsèques seront communiquées ultérieurement par sa famille et le groupe Ibis.
