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Marlène Fabienne Essola Efountame : Une Voix Critique face à la Transition Gabonaise

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Depuis le coup d’État qui a renversé Ali Bongo Ondima, Marlène Fabienne Essola Efountame, juriste influente et figure critique de la politique gabonaise, s’impose comme une voix incontournable dans le débat public. Avec une présence marquée sur les réseaux sociaux et dans les médias, elle offre une perspective rigoureuse sur la transition en cours, dirigée par le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI) et son président, Brice-Clotaire Oligui Nguema.

Le Coup d’État et l’Usurpation des Projets

Lors de son intervention sur Gabon Première, Fabienne Essola Efountame a fermement contesté la manière dont le coup d’État a été qualifié de “libération”. Selon elle, la transition actuelle se livre à une manipulation des masses en présentant comme nouvelles des initiatives lancées sous l’ancien régime. Elle cite l’exemple de la voie de contournement de l’aéroport de Libreville, soulignant que ce projet avait déjà bien avancé avant la chute de l’ancien président. Pour elle, le CTRI se rend coupable d’une “usurpation de chantiers”, ce qui, selon ses mots, constitue une forme de “manipulation de masse” et un “mensonge d’État”.

Critique de la Communication et de la Campagne Référendaire

La juriste ne ménage pas non plus le Ministre de la Communication, Laurence Ndong, qu’elle accuse de compromettre ses principes démocratiques. Ancienne activiste et défenseuse des droits civiques, Ndong soutient désormais la campagne référendaire en diffusant des chansons de propagande sur la chaîne nationale, alors même que le contenu de la nouvelle constitution reste largement inconnu du public. Fabienne Essola Efountame redoute que cette stratégie, qui s’appuie sur la musique pour influencer les électeurs, ne soit une forme insidieuse de manipulation.

Une Hypocrisie Inacceptable

En outre, Marlène Fabienne Essola Efountame dénonce l’hypocrisie de la communication autour du Président de la Transition. Elle remarque que des affiches et des posters du Président envahissent la ville, alors que Laurence Ndong et d’autres figures aujourd’hui au pouvoir avaient précédemment condamné de telles pratiques lorsqu’elles étaient associées à l’ancien régime. Cette incohérence, selon elle, trahit un manque de principes et de cohérence dans la gestion de la communication gouvernementale.

Pour Marlène Fabienne Essola Efountame, le soutien apporté au Président de la Transition et au CTRI n’est rien d’autre qu’une forme de soumission à un pouvoir qui, bien que nouveau, reproduit les erreurs et les dérives de l’ancien régime. Sa critique incisive met en lumière les défis auxquels le Gabon est confronté en matière de gouvernance et de transparence, tout en appelant à un engagement véritable envers les principes démocratiques et la vérité.

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Makokou : Fortescue Belinga renforce le Centre de Formation Professionnelle en équipements

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Le Centre de Formation Professionnelle de Makokou a reçu, le 29 août 2026, un important lot d’équipements offert par Fortescue Belinga. Une initiative qui s’inscrit dans la volonté de l’entreprise de contribuer au renforcement de la formation professionnelle et au développement des compétences dans la province de l’Ogooué-Ivindo.

La remise du matériel a été effectuée par le Directeur général de Fortescue Belinga, Edward Kalajzic. Les équipements ont été réceptionnés par Guy Roger Aurat Reteno, Directeur de Cabinet du ministre du Travail, du Plein Emploi, du Dialogue social et de la Formation professionnelle, empêché, en présence du Directeur général de l’Agence Nationale de Formation et de l’Enseignement Professionnel (ANFEP) ainsi que des responsables de l’établissement.

Cette action découle du partenariat entre Fortescue Belinga et l’ANFEP. Elle vise notamment à améliorer les conditions d’apprentissage et à accompagner la montée en compétences des apprenants, avec une attention particulière portée aux exigences de sécurité dans le monde professionnel.

Pour Fortescue Belinga, la formation ne doit pas uniquement permettre l’acquisition d’un savoir-faire technique. Elle doit également préparer les futurs travailleurs à identifier les risques, adopter des comportements responsables et évoluer dans un environnement professionnel sécurisé.

« La sécurité constitue le fondement de toute main-d’œuvre performante dans les industries lourdes. La formation pratique contribue à préparer les travailleurs aux exigences du monde professionnel tout en accompagnant le développement industriel futur du Gabon », a déclaré Edward Kalajzic.

À travers cette dotation, Fortescue Belinga entend ainsi accompagner le développement d’une main-d’œuvre qualifiée, capable de répondre aux besoins futurs du secteur minier, mais également d’autres secteurs d’activité au Gabon. Une démarche qui s’ajoute aux différentes initiatives communautaires, économiques et sociales engagées par l’entreprise dans l’Ogooué-Ivindo.

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Carlyto Lassa, l’inoubliable interprète de « Makolo ya Masiya », n’est plus

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La musique congolaise a perdu l’une de ses voix les plus singulières. Carlyto Lassa, de son vrai nom Charles Ndombasi Lassa, est décédé le 31 août 2026 à Cincinnati, dans l’Ohio, aux États-Unis, à l’âge de 65 ans. Plusieurs médias congolais évoquent une crise cardiaque, survenue alors qu’il venait de participer à une campagne d’évangélisation.

Né le 15 janvier 1961 dans le Kongo-Central, l’artiste grandit entre Matadi et Kinshasa. Avant de vivre de la musique, il exerce comme tailleur-couturier. À la fin des années 1970, sa voix attire l’attention de Gérard Madiata, avant de le rapprocher de grandes figures de la rumba comme Lutumba Simaro et Papa Noël Nedulé. Il interprète notamment « Maya » et « Le Bon Samaritain », tandis que son nom reste associé à l’univers du TP OK Jazz.

En 1986, Carlyto Lassa rejoint Choc Stars, aux côtés de plusieurs grandes voix de l’époque. Il participe à une période importante de sa carrière avant de poursuivre en solo dans les années 1990.

Parmi les titres qui ont marqué son parcours, « Makolo ya Masiya », sorti en 1996 sur l’album Africa na Moto, occupe une place particulière. Devenu un classique de la rumba congolaise, le morceau a aussi profondément marqué le public gabonais. Depuis l’annonce de sa disparition, beaucoup évoquent cette chanson comme un souvenir familial, découvert auprès des parents lors des fêtes et célébrations. Un titre transmis d’une génération à l’autre.

Au milieu des années 1990, sa vie prend un autre tournant avec sa conversion au christianisme. Carlyto Lassa se détourne progressivement de la musique profane pour consacrer sa voix à l’Évangile.

Chantre, évangéliste puis pasteur missionnaire, il poursuivra cette voie jusqu’à ses derniers jours. Il laisse derrière lui l’image d’un artiste à la voix reconnaissable, capable de traverser les époques, les frontières et les générations.

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Forum économique de l’Ogooué-Ivindo : Fortescue met en avant les avancées du projet Belinga

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Le projet Belinga s’est imposé comme l’un des sujets majeurs du Forum économique de l’Ogooué-Ivindo, organisé le 26 août 2026 à Makokou. Fortescue Belinga y a présenté l’état d’avancement des travaux, les prochaines étapes de l’exploration, les premières retombées sur l’emploi ainsi que les perspectives industrielles du projet.

Au cours des échanges, le directeur général de Fortescue Belinga, Edward Kalajzic, a rappelé la dimension stratégique du projet pour le pays : « Il représente non seulement une opportunité de croissance significative pour Fortescue, mais surtout, il a le potentiel de soutenir la diversification économique du Gabon. »

EDWARD KALAJZIC, PDG DE FORTESCUE BELINGA

Sur le terrain, la première phase de forage est aujourd’hui en grande partie achevée. Plus de 225 000 mètres de forage à circulation inverse ont été réalisés sur plus de 1 470 trous, auxquels s’ajoutent plus de 17 500 mètres de forage au diamant. Ces opérations doivent permettre de mieux mesurer les ressources disponibles et de disposer de données suffisamment solides pour orienter les prochaines décisions.

Les travaux d’exploration s’étendent désormais au-delà de Belinga. Des opérations sont menées à Batouala depuis le mois de mai, tandis que des activités sont en préparation à Boka Boka. « Au cours de l’année 2026, l’exploration s’est également étendue au-delà de Belinga », a précisé Edward Kalajzic. L’objectif est d’améliorer la connaissance du potentiel minier de ces différentes zones avant d’envisager les étapes suivantes.

Fortescue met aussi en avant les effets déjà perceptibles du projet sur l’emploi. « Le projet Belinga soutient 1 246 emplois directs. 82 % des employés sont des Gabonais, dont 57 % sont originaires de la province de l’Ogooué-Ivindo. »

La formation de la main-d’œuvre nationale fait également partie des priorités affichées. À travers le programme « We Train for Gabon », 50 Gabonais suivent en Australie une formation pratique aux métiers et aux méthodes de l’industrie minière. Une démarche qui vise à préparer les compétences locales susceptibles d’accompagner le développement futur du projet.

Cette projection repose aussi sur la capacité financière du groupe Fortescue à soutenir des investissements importants sur plusieurs années. Le groupe affiche un bénéfice net sous-jacent après impôts de 3,5 milliards de dollars américains, en hausse de 3 % par rapport à l’exercice 2025. Son bénéfice sous-jacent par action atteint 1,13 dollar américain, soit 1,66 dollar australien.

Fortescue a par ailleurs généré 6,8 milliards de dollars américains de flux nets de trésorerie issus de ses activités opérationnelles et 3,2 milliards de dollars américains de flux de trésorerie disponible. Des résultats qui traduisent une capacité à poursuivre ses activités minières tout en préparant de nouveaux investissements et de nouvelles perspectives de croissance.

Pour Belinga, qui reste encore dans une phase d’exploration, d’études et de préparation, cette solidité financière constitue un élément favorable, sans garantir à elle seule le passage à l’étape industrielle. Celui-ci dépendra notamment des résultats des études, de la décision finale d’investissement et de l’obtention des autorisations requises.

À Makokou, Fortescue a ainsi voulu montrer que Belinga se construit progressivement, entre exploration, emploi local, formation et préparation industrielle. Un projet de long terme dont l’évolution sera suivie de près dans l’Ogooué-Ivindo, tant les attentes sont importantes autour de sa contribution future à l’économie provinciale et à la diversification de l’économie gabonaise.

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