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« Mansa Musa » : Lord Ékomy Ndong chante une Afrique souveraine et conquérante
Et si l’Afrique renouait avec la grandeur de ses empires pour écrire son avenir ? C’est l’ambition portée par « Mansa Musa », le nouveau titre de Lord Ékomy Ndong en featuring avec Obiang Ndong. Fidèle à son univers artistique, le rappeur gabonais livre une œuvre de hip-hop conscient qui convoque l’histoire et le panafricanisme pour imaginer une Afrique puissante, souveraine et ouverte sur le monde.
« Mansa Musa » puise son inspiration dans les grands empires du Mali et du Kongo. À l’image du souverain malien dont il porte le nom, ce titre dessine les contours d’une Afrique qui traverse les mers non pour quémander, mais pour rencontrer les autres peuples, commercer et bâtir des partenariats d’égal à égal. Une vision qui fait écho aux discours de plusieurs chefs d’État africains, à l’instar du président gabonais Brice-Clotaire Oligui Nguema, partisan de relations internationales fondées sur le respect mutuel, la souveraineté et des intérêts partagés.
Écrit, composé et interprété par Lord Ékomy Ndong, avec la participation d’Obiang Ndong, ce morceau s’inscrit dans la continuité du message porté par l’artiste depuis plus de vingt-cinq ans de carrière, entre son aventure avec Movaizhaleine et son parcours solo. Son écriture, profondément ancrée dans les valeurs du panafricanisme, continue de marquer plusieurs générations.
Nous reviendrons plus en détail sur ce titre lors de sa sortie officielle. D’ici là, « Mansa Musa » sera à l’honneur comme Titre de la Semaine sur Urban FM dès ce lundi, offrant aux auditeurs une immersion dans l’univers musical et philosophique de l’une des plus grandes figures du hip-hop gabonais.
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Fer de Belinga : plus de 250 milliards de FCFA investis, Fortescue dresse le bilan de ses trois premières années au Gabon
Trois ans après son arrivée au Gabon, Fortescue poursuit méthodiquement le développement du projet de fer de Belinga. Si l’exploitation du minerai n’a pas encore débuté, l’entreprise australienne estime avoir franchi plusieurs étapes structurantes qui traduisent l’avancement progressif de l’un des plus importants projets miniers du pays.
Le 1er juillet 2026, Fortescue a présenté le bilan de ses trois premières années d’activité dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Des investissements aux infrastructures, en passant par les travaux géologiques et l’emploi local, l’entreprise met en avant les fondations déjà posées avant la phase d’exploitation minière.
Selon les chiffres communiqués, plus de 250 milliards de FCFA ont été investis depuis son arrivée au Gabon. Un montant qui a notamment permis la réalisation et la programmation de 225 000 mètres linéaires de forages destinés à mieux connaître le potentiel du gisement et à préparer les prochaines phases du projet.
Sur le terrain, Fortescue revendique également plus de 450 kilomètres de routes développées et entretenues afin de faciliter l’accès aux différents sites du projet. À cela s’ajoutent plus de 900 places d’hébergement installées pour accompagner les activités opérationnelles et la présence des équipes mobilisées sur le chantier.
Le volet humain figure également parmi les éléments mis en avant par l’entreprise. Plus de 700 Gabonaises et Gabonais sont aujourd’hui directement impliqués dans le projet, témoignant de la volonté affichée d’associer les compétences nationales au développement de Belinga.
Ces réalisations s’inscrivent dans la continuité de la convention minière signée entre l’État gabonais et Fortescue, qui prévoit, à terme, des investissements de plusieurs milliards de dollars ainsi que la création de milliers d’emplois directs et indirects.
Si les attentes demeurent importantes autour du lancement effectif de l’exploitation minière, le bilan présenté par Fortescue rappelle qu’avant de devenir une mine, Belinga se construit progressivement. Les investissements consentis, les infrastructures déployées et les travaux techniques engagés constituent autant d’étapes qui permettront de déterminer le rythme et l’ampleur des prochaines phases de ce projet stratégique pour l’économie gabonaise.
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Potasse de la Banio : Hui Neng Group s’inscrit dans la vision industrielle du Gabon
Le gisement de potasse de la Banio, situé dans la province de la Nyanga, continue de renforcer l’attractivité économique du Gabon. Le 17 juillet dernier, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, entouré des ministres en charge des Transports, des Mines, de l’Énergie, de l’Industrie et de l’Environnement, a reçu une délégation de la holding chinoise Hui Neng Group venue explorer les opportunités offertes par ce projet stratégique.
Déjà présente au Laos et en Sierra Leone, cette entreprise spécialisée dans la chimie thermique et l’énergie ambitionne de contribuer au développement industriel de la Nyanga. Son vice-président, Li Yongzhen, est venu s’enquérir des avantages et des mécanismes proposés par l’État gabonais dans le cadre d’un éventuel partenariat autour de l’exploitation de la potasse de la Banio.
Au cours des échanges, Hermann Immongault a présenté les grands projets structurants engagés par le Gabon. Parmi eux figure le projet de construction du port en eau profonde de Mayumba, actuellement en négociation avec Abu Dhabi Group, destiné à faciliter l’exportation du marbre, du fer et de la potasse produits dans la région. Le pays prévoit également de porter sa capacité énergétique de 16,5 MW actuellement à 2 148 MW en 2030, puis à 2 291 MW à l’horizon 2035 pour accompagner cette dynamique industrielle.
Cette ambition s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la transformation locale des ressources naturelles, de la souveraineté économique et de l’industrialisation du pays des axes majeurs de son action. L’objectif affiché est de créer davantage de valeur ajoutée, d’emplois et d’opportunités pour les Gabonais.
Saluant des réponses « très claires et concrètes », Li Yongzhen a annoncé que les prochaines étapes porteront sur l’évaluation technique du projet et des visites de terrain. Le gouvernement gabonais reste, quant à lui, attaché à un principe intangible : tout projet devra respecter les normes environnementales et contribuer au développement durable du Gabon.
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Place Georges Damas Alèka : entre rallonge budgétaire, marché de 8 milliards et mise au point des Architectes, la Présidence fixe le cap
Le chantier de la place Georges Damas Alèka continue d’occuper le devant de la scène. Au cours de la conférence de presse tenue ce vendredi 17 juillet 2026 au Palais Rénovation, Théophane Nzame-Nze Biyoghé, porte-parole de la Présidence de la République, a apporté plusieurs précisions sur l’état d’avancement de ce projet emblématique, quelques jours seulement après la mise au point du Conseil National de l’Ordre Gabonais des Architectes (CNO).
Revenant sur la dernière visite du chef de l’État sur le site, le porte-parole a rappelé que Brice-Clotaire Oligui Nguema avait alors constaté le retard accusé par les travaux et exprimé sa volonté de voir l’ouvrage livré au plus tard le 16 août 2026. À la suite de ce constat, l’État a débloqué une enveloppe supplémentaire de 300 millions de FCFA afin de permettre au chantier de présenter un visage acceptable lors des célébrations de la fête nationale, auxquelles le président de la République prendra part.
L’un des enseignements majeurs de cette conférence de presse réside également dans la confirmation du montant du marché attribué pour la réalisation de cet ouvrage. Théophane Biyoghé a en effet indiqué que l’entrepreneur Erick Mauro Nguéma avait déjà perçu les 8 milliards de FCFA prévus dans le cadre de ce marché public. Une précision qui vient corroborer les informations relayées depuis plusieurs semaines dans certains médias au sujet du coût global du projet.
Cette rallonge financière de 300 millions de FCFA vient donc s’ajouter aux ressources déjà entièrement mobilisées par l’État. Malgré cet appui supplémentaire, la Présidence a reconnu que le chantier ne pourra être entièrement achevé dans les délais souhaités, tout en maintenant l’objectif de présenter un site dans un état acceptable pour le 17 août.
Le porte-parole de la Présidence a également indiqué qu’après les festivités nationales, la loi devra s’appliquer dans le suivi de ce dossier, laissant ainsi entendre qu’une évaluation des responsabilités administratives, techniques et contractuelles sera menée.
Ces déclarations trouvent un écho particulier dans la récente sortie du Conseil National de l’Ordre Gabonais des Architectes. Dans un communiqué publié le 8 juillet dernier, l’institution avait fermement démenti des propos qui lui étaient attribués dans certains médias et mettant en cause le président de la République dans le retard des travaux. Le CNO avait alors rappelé n’avoir accordé aucune interview sur ce dossier et souligné que seule sa communication officielle engageait l’institution, tout en se réservant le droit d’engager des poursuites contre les auteurs des informations jugées diffamatoires.
À moins d’un mois de la fête de l’Indépendance, le dossier Georges Damas Alèka apparaît désormais comme un test grandeur nature en matière de gouvernance des grands projets publics. Entre les 8 milliards de FCFA déjà mobilisés, la rallonge exceptionnelle accordée par l’État et l’annonce de l’application de la loi après le 17 août, le message de la Présidence se veut clair : l’exigence de résultats devra désormais s’accompagner d’une exigence de responsabilité.
