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Makongonio : “Un projet qui a mûri pendant plus de dix ans” – Ernan Ndouogho

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Libreville, 15 septembre 2025 – Gabon Télévisions a accueilli le vendredi 12 septembre à 18h30 l’avant-première très attendue du documentaire Makongonio, réalisé par Ernan Ndouogho (The Maggik Elkana). L’événement, placé sous le marrainage de la Première Dame, Zita Oligui Nguema, a réuni plusieurs personnalités du gouvernement, du corps diplomatique, de la communication, ainsi que des rescapés du crash.

Le film revient sur le tragique crash d’un hélicoptère militaire survenu le 28 juin 1985, près de Makongonio, dans la Ngounié, lors d’une tournée présidentielle d’Omar Bongo. Dix Gabonais – journalistes et militaires – ont perdu la vie lors de cette mission.

Des survivants et témoignages au cœur du récit

Cinq survivants – Pierre Ndouogho, Jean-Rémy Mackaya, Valentin Safou, Dieudonné Mbélé et Huguette Goudjo (décédée en 2018) – ont partagé leurs souvenirs et leur lutte pour survivre, formant le cœur émotionnel du documentaire. Le rôle de Pierre Ndouogho, dont la connaissance de la forêt a permis de nourrir et soigner les blessés avant de les guider vers la sécurité, est particulièrement mis en lumière.

« C’est une page de l’histoire de notre pays qui reste trop souvent oubliée et qui s’efface peu à peu de la mémoire collective », explique Elkana.
« Ce film est une invitation à se souvenir et à honorer ceux qui ont servi notre nation jusqu’au sacrifice ultime. »

Des interventions marquantes lors de la soirée

La cérémonie a été ponctuée par plusieurs interventions officielles.

Paul-Marie Gondjout, ministre de la Communication et des Médias :

« Ce film, porté par le regard sensible d’Ernan Ndouogho, nous touche profondément. Il ne se contente pas de raconter une histoire nationale : il fait revivre une douleur intime et partagée, tout en transformant le deuil des familles et des proches disparus en mémoire vivante. »

Pascal Ogowe Siffon, ministre du Tourisme et de l’Artisanat :

« Merci d’avoir donné une voix et surtout un visage à cette tragédie, tout en illustrant la solidarité et la résilience des familles et de tous ceux qui ont vécu cette épreuve. Ce documentaire transforme un drame en une histoire de transmission et d’espoir. »

The Maggik Elkana, réalisateur :

« J’ai présenté cette œuvre audiovisuelle au public gabonais après plus de dix années de maturation et de réflexion. Ce projet est le fruit d’un long travail pour raconter une histoire qui mérite d’être connue et partagée. »

Une œuvre de mémoire et de transmission

D’une durée de 55 minutes, Makongonio se présente comme un acte de justice mémorielle. Il rend vivante une histoire trop longtemps oubliée et transmet aux générations futures le souvenir des Gabonais tombés en mission.

L’événement, empreint d’émotions, a réuni les rescapés, les familles des victimes et les habitants du village de Makongonio, confirmant ainsi l’importance historique et humaine de ce documentaire. Avec cette avant-première, The Maggik Elkana ouvre la voie à une diffusion plus large pour permettre au plus grand nombre de découvrir ce récit poignant et intemporel.

Vers d’autres récits oubliés

Se confiant à notre micro, Ernan Ndouogho a annoncé que la promotion du documentaire débutait dès ce lundi 15 septembre, notamment sur Jaco FM et autres médias traditionnels et en ligne. Il a également indiqué :

« Après ce film, je compte produire d’autres documentaires pour revisiter des histoires marquantes mais oubliées de notre pays. »

Le réalisateur pourrait ainsi explorer les émeutes de Libreville en 1964, suite à la tentative de coup d’État contre Léon Mba, ou encore la crise post-électorale de 1990, marquée par des manifestations et des violences lors des premières élections multipartites. Des récits plus récents, comme le drame du ferry Esther Miracle en 2023, pourraient également être racontés à l’écran.

Daisie/Mihi...

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Secteur pétrolier : face aux tensions internationales, le Gouvernement et le GPP anticipent et s’organisent

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Dans un contexte international sous tension, le Gabon choisit l’anticipation et le dialogue. Le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a reçu, ce mercredi 18 mars 2026, une délégation du Groupe des professionnels du secteur pétrolier (GPP), conduite par son président Jean Baptiste Bikalou. Une rencontre stratégique qui intervient alors que les incertitudes géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, font peser des risques croissants sur les marchés énergétiques mondiaux.

Au cœur des échanges : la relance de l’activité pétrolière, l’amélioration du climat des affaires, mais surtout l’anticipation des effets des chocs extérieurs sur les prix et l’approvisionnement du marché gabonais. Une démarche qui traduit la volonté des autorités de ne pas subir la conjoncture internationale, mais de s’y préparer activement.

« Nous lui avons présenté notre secteur d’activité, les enjeux, les challenges qui sont les nôtres pour nous permettre d’anticiper parce qu’il y a des crises au niveau international, notamment celle du Moyen-Orient. Notre secteur se porte relativement bien, en dépit des difficultés », a indiqué Jean Baptiste Bikalou.

Des signaux d’alerte pris au sérieux

Si le secteur affiche une certaine résilience, les professionnels n’en restent pas moins vigilants face à l’évolution rapide des marchés internationaux.

« La grosse crainte que nous avons, c’est la guerre au Moyen-Orient. Les coûts des produits pétroliers sont en train de s’envoler. Le coût du baril augmente, mais de l’autre côté, le prix des produits raffinés est également en forte hausse. Nous allons avoir des répercussions sur le marché dès le mois d’avril », a-t-il averti.

Dans ce contexte, une question s’impose : le Gabon pourra-t-il contenir l’impact de cette flambée sur les consommateurs tout en préservant l’équilibre du secteur ?
Une interrogation légitime, à laquelle le Gouvernement semble vouloir répondre par une stratégie d’anticipation et de concertation.

Société gabonaise de raffinage, un levier clé à consolider

Au centre des préoccupations figure la capacité de la Sogara à assurer un approvisionnement régulier du marché national, malgré la hausse des coûts d’importation.

« Nous devons nous assurer que notre fournisseur local, la Sogara, aura les moyens de continuer à approvisionner le marché, alors qu’elle devra faire face à une hausse des prix d’importation », a souligné le président du GPP.

Dès lors, une autre question se pose : quels mécanismes d’accompagnement permettront de renforcer durablement cette entreprise stratégique ?
Le plaidoyer des professionnels est clair : un soutien accru de l’État est nécessaire pour traverser cette période délicate.

« Nous devons nous assurer que la Sogara aura les ressources suffisantes pour faire face à cette flambée des coûts. Nous avons demandé au gouvernement d’avoir une écoute attentive pour l’aider à gérer ces moments difficiles », a-t-il ajouté.

Une gouvernance proactive face aux défis énergétiques

Face à ces préoccupations, le Gouvernement a réaffirmé son engagement à accompagner les acteurs du secteur pétrolier, pilier essentiel de l’économie nationale. Cette posture proactive laisse entrevoir une volonté de préserver la stabilité du marché tout en renforçant la résilience du secteur face aux turbulences internationales.

Mais au-delà de la gestion de l’urgence, une réflexion plus large s’impose : cette conjoncture ne pourrait-elle pas constituer une opportunité pour accélérer les réformes structurelles du secteur énergétique gabonais ?

Dans un environnement mondial incertain, une certitude se dégage : la coordination entre l’État et les opérateurs, déjà amorcée, apparaît comme un atout majeur. Reste désormais à savoir si cette dynamique permettra au Gabon non seulement de contenir les chocs à venir, mais aussi de renforcer durablement sa souveraineté énergétique.

Beauvoire / Mihi…

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Nyanga : le secteur minier, source d’espoir et de transformation pour la population

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La province de la Nyanga, longtemps considérée comme périphérique dans le développement industriel gabonais, pourrait bientôt connaître une transformation majeure. Le Président de la République, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu vendredi les principaux acteurs du secteur minier opérant dans la région, marquant une étape décisive pour le suivi et l’accélération de projets structurants destinés à dynamiser durablement cette partie du sud du Gabon. Ces initiatives, portées à la fois par l’Exécutif et les investisseurs privés, représentent une réelle opportunité pour la population, longtemps en attente de retombées économiques concrètes.

Au cœur des discussions : la valorisation du potentiel minier de la Nyanga, appelée à devenir un véritable hub industriel. Trois projets majeurs sont au centre de cette ambition : l’exploitation du fer de Milingui, du marbre de Doussièguoussou et de la potasse de Mayumba. Ensemble, ils pourraient générer entre 6 000 et 7 000 emplois, directs et indirects, dynamisant l’économie locale et nationale.

Les opérateurs ont présenté au Chef de l’État l’état d’avancement de leurs projets et leurs différents chronogrammes. Selon un opérateur présent, cette réunion a permis de « recadrer les priorités » et de recueillir les orientations présidentielles, notamment pour accélérer les délais d’exécution.

Le Ministre des Mines, Sosthène Nguema, a qualifié la province de « véritable espoir » pour le secteur minier gabonais. Il a précisé que deux des trois projets entreront très bientôt en exploitation, dont le marbre de Doussièguoussou, tandis que le fer de Milingui sera exploité à partir de novembre.

Pour la population de la Nyanga, ces projets représentent bien plus que des investissements industriels : ils incarnent une véritable opportunité de renouveau. La création d’emplois, l’amélioration des infrastructures et la dynamisation de l’économie locale suscitent de fortes attentes et la promesse d’une meilleure qualité de vie pour des habitants longtemps éloignés des grands projets nationaux.

Portés au plus haut sommet de l’État, ces projets s’inscrivent dans la vision présidentielle de diversification économique, visant à réduire la dépendance aux hydrocarbures, renforcer l’assiette fiscale et positionner le Gabon comme un acteur industriel crédible en Afrique centrale. Avec la Nyanga en première ligne, l’ambition est claire : faire de cette province un modèle de développement intégré, conjuguant « exploitation responsable des ressources, création d’emplois et croissance durable », et redonner à sa population l’espoir d’une nouvelle vie.

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Transformation numérique : la Marine Marchande amorce un virage stratégique avec MARIGEST et son nouveau site web

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Le secteur maritime gabonais entre dans une nouvelle phase de son évolution administrative. Ce mercredi 18 mars, au siège de l’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF), la Marine Marchande a officiellement lancé son site web institutionnel et MARIGEST, un progiciel dédié à la gestion des actes, développé par l’ANINF. Une initiative qui s’inscrit dans la dynamique nationale de transformation numérique impulsée au sommet de l’État.

Présidée par le Ministre d’État en charge des Transports et de la Marine Marchande, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, en présence du Ministre de l’Économie numérique, Mark Alexandre Doumba, la cérémonie a mis en lumière les ambitions du gouvernement en matière de modernisation administrative.

Dès l’ouverture, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi a rappelé le rôle stratégique du secteur maritime dans l’économie nationale. Il a insisté sur la nécessité d’une administration plus performante pour renforcer la gouvernance, améliorer la qualité du service public et soutenir la compétitivité du pavillon gabonais.
« Aujourd’hui, nous procédons au lancement des plateformes Marigest ainsi que du site institutionnel de la direction générale de la Marine marchande. La plateforme Marigest, destinée à un usage interne, permettra d’améliorer la gestion administrative, de fluidifier la circulation de l’information et de renforcer la coordination entre les différents services », a-t-il déclaré.
Saluant le travail de l’ANINF, il a ajouté : « Votre engagement et votre professionnalisme témoignent de notre capacité collective à relever les défis de la modernité. » Avant d’inviter les acteurs du secteur à s’approprier ces outils, condition essentielle de leur efficacité.

Au-delà de l’événement, ces plateformes traduisent une transformation en profondeur. Le site web institutionnel se positionne comme une interface d’accès simplifiée à l’information administrative, tandis que MARIGEST introduit une gestion plus rigoureuse, traçable et sécurisée des actes, grâce à la dématérialisation.

Pour le ministre de l’Économie numérique, Mark Alexandre Doumba, l’enjeu dépasse le seul cadre maritime : « La transformation numérique constitue désormais une exigence de souveraineté, de performance et de compétitivité économique ». Il a également souligné une évolution majeure : le passage d’une logique de consommation à une production locale de solutions numériques, « par des Gabonais, pour des Gabonais ».

Même lecture du côté de la directrice générale de la Marine Marchande, Olivera Angue Avome épouse Guevit, qui voit dans ce projet une étape structurante. « Cet événement marque une étape importante dans le processus de modernisation et de transformation numérique de notre administration », a-t-elle indiqué. Elle a notamment mis en avant le rôle du site web comme vitrine institutionnelle et celui de MARIGEST dans l’amélioration des méthodes de travail et de la qualité du service public.

Derrière ces avancées, l’ANINF se distingue comme un acteur central de cette transformation. Sous la conduite de son Directeur Général, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, l’Agence ne se contente pas de fournir des solutions numériques : elle accompagne, conseille et forme les administrations publiques, démontrant un savoir-faire technique, une réactivité et un professionnalisme qui font d’elle un véritable moteur du développement numérique national.

Avec ce double lancement, la Marine Marchande ne se contente pas d’adopter de nouveaux outils : elle pose les bases d’une administration plus efficace, mieux structurée et alignée sur les exigences d’un secteur maritime en pleine mutation.

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