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Makongonio : entre émotion et suivi institutionnel, Brice-Clotaire Oligui Nguema, clé de voûte de la mémoire nationale

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Libreville, 30 septembre 2025 – Le documentaire Makongonio, dont l’avant-première s’est tenue le 12 septembre à la Maison Georges Rawiri, continue de susciter l’intérêt du public. Chargé d’émotion et de mémoire, ce film de 55 minutes, réalisé et produit par Ernan Ndouogho, alias The Maggik Elkana, revient sur un épisode marquant mais peu enseigné de l’histoire gabonaise : le crash d’un hélicoptère militaire survenu le 28 juin 1985 dans la Ngounié, lors d’une tournée présidentielle d’Omar Bongo.

Dix Gabonais – journalistes et militaires – y avaient perdu la vie. Cinq survivants livrent dans le film des témoignages bouleversants sur leur lutte pour la survie au cœur de la forêt, jusqu’à l’arrivée des secours.

Un film qui réveille la mémoire nationale

Placée sous le marrainage de la Première Dame Zita Oligui Nguema, l’avant-première a réuni rescapés, corps diplomatique, directeur des institutions, familles de victimes et personnalités politiques.
La Première Dame avait salué « un devoir de mémoire essentiel pour la nation », suscitant une émotion profonde et nourrissant l’espoir d’un accompagnement institutionnel pour la diffusion du film à travers le pays.

Après la réception par le Vice-Président, une dynamique institutionnelle

Le 16 septembre, quatre jours après la projection, le réalisateur a été reçu par le Vice-Président du Gouvernement, Alexandre Barro Chambrier, pour un échange qualifié de constructif.
Ernan Ndouogho a salué cette attention tout en rappelant l’enjeu de son projet : faire de Makongonio une œuvre accessible au grand public, au Gabon comme à l’international.

« J’ai été honoré de constater l’intérêt porté par les plus hautes autorités à ce projet, qui raconte un moment douloureux, mais essentiel, de notre histoire collective », a-t-il déclaré.

Depuis cette rencontre, l’évolution institutionnelle du projet reste suivie de près. De nombreux observateurs estiment que le soutien du ministère de la Communication et des Médias sera déterminant pour assurer la diffusion nationale du film, encourager sa promotion médiatique et stimuler une réflexion plus large sur la valorisation des récits historiques gabonais.

Une telle impulsion pourrait aboutir à un partenariat entre l’État et le réalisateur, ouvrant la voie à une tournée nationale de présentation du film – de Libreville à l’arrière-pays – avant son positionnement sur des plateformes internationales et dans des festivals africains de documentaires.

Elkana : confiance dans l’élan culturel du pays

Malgré l’attente institutionnelle, Ernan Ndouogho garde un ton empreint de confiance et d’optimisme :

« J’attends patiemment. Le Gabon a toujours su valoriser sa culture et son histoire. Dans cet esprit de fierté retrouvée, je suis confiant que ce projet pourra trouver l’accompagnement nécessaire. »

Le réalisateur, aujourd’hui pleinement engagé dans le cinéma documentaire, espère que Makongonio sera le premier d’une série d’œuvres consacrées aux grandes pages oubliées du Gabon, parmi lesquelles les émeutes de 1964, la crise post-électorale de 1990 ou encore le drame du ferry Esther Miracle en 2023.

Makongonio, une opportunité pour la mémoire nationale

Au-delà de sa portée cinématographique, Makongonio pose une question essentielle : quelle place accorder à la mémoire collective dans l’action publique ?
Soutenir ce film serait un signal fort envoyé aux créateurs, aux chercheurs et aux familles des victimes – celui d’un pays prêt à préserver, assumer et transmettre son histoire.

L’émotion qu’a suscitée Makongonio a déjà réveillé les consciences. Reste à voir comment elle pourra inspirer une action publique plus large – avec, au centre, la vision du Président Brice-Clotaire Oligui Nguema, figure symbolique du renouveau culturel et mémoriel du Gabon.

Suivant ce projet depuis sa conception, Akûm Infos y reviendra dans un prochain article, en fonction de ses évolutions institutionnelles et culturelles.

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Belinga : un chantier stratégique qui incarne l’ambition de transformation portée par le Président Oligui Nguema

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Au cœur de la province de l’Ogooué-Ivindo, le projet d’exploitation de la mine de fer de Belinga, conduit par Ivindo Iron (filiale de Fortescue), s’impose comme l’une des initiatives majeures du Gabon contemporain. Sous le leadership déterminé du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, ce projet reflète la volonté d’un pays de renforcer son développement et d’ouvrir de nouvelles perspectives à ses populations.

Un dispositif opérationnel pensé à grande échelle

L’architecture du projet repose actuellement sur six sites stratégiquesBelinga Village, Exploration Camp, Batouala, Ikei Boka Boka, Makokou et Booué — formant une organisation territoriale cohérente, adaptée aux exigences d’un projet de cette envergure.
D’autres sites seront progressivement développés à mesure de l’avancement du projet, notamment pour les infrastructures ferroviaires, énergétiques et portuaires.

Belinga Village, véritable centre opérationnel, dispose d’infrastructures modernes, comprenant 272 chambres, 75 douches, des salles de sport, une infirmerie, un laboratoire, ainsi que des espaces de bureaux et de réunion.
Avec une occupation moyenne journalière de 275 personnes et l’intégration de journaliers issus des villages environnants, le site fonctionne comme une plateforme autonome, appuyée par des installations de traitement de l’eau, une mini-centrale électrique thermique, et un système informatique performant.

Exploration minière : précision scientifique et conformité environnementale

En phase d’exploration, Ivindo Iron s’appuie sur l’expertise de Capital Drilling pour conduire un programme intensif de forage.
Au cours du quatrième trimestre 2025, plus de 172 forages RC et huit forages carottés ont été réalisés sur les zones de Kombo Mombo et Okoume, contribuant à un total de plus de 180 000 mètres linéaires forés sur l’ensemble du permis.

Ces activités sont soutenues par un programme environnemental complet, incluant des inventaires fauniques, des évaluations topographiques le long du corridor ferroviaire de Belinga, une cartographie de la végétation réalisée par le Missouri Botanical Garden, ainsi que des analyses eDNA en cours au Royaume-Uni.
Cette approche illustre l’engagement des autorités à concilier développement minier et protection des écosystèmes.

Un projet porteur d’opportunités pour les communautés locales

Avec un effectif de 754 employés, dont 89 % de nationaux gabonais, incluant une part significative issue de la province de l’Ogooué-Ivindo, le projet Belinga génère déjà un impact social notable.
Les contractants emploient 630 travailleurs, dont 90 % de Gabonais, confirmant le fort ancrage local du projet.

Fortescue soutient également la formation de la jeunesse gabonaise, avec 17 jeunes Gabonais actuellement engagés dans des programmes de formation avancée en Australie, et 11 autres en cours de préparation pour les rejoindre.
Par ailleurs, 22 jeunes Gabonais supplémentaires ont été sélectionnés pour intégrer ces programmes après avoir suivi une formation renforcée en anglais en 2026.

Cette stratégie vise à renforcer les compétences locales et à préparer une main-d’œuvre qualifiée, capable d’accompagner durablement le développement du projet Belinga et du secteur minier gabonais.

Des actions concrètes au service des communautés

Ivindo Iron renforce sa présence sur le terrain à travers des initiatives sociales et éducatives, notamment la dotation en équipements informatiques au Lycée Alexandre Sambat, la rénovation des laboratoires scientifiques, des installations sportives et du stade municipal.
Les travaux routiers réalisés en partenariat avec Colas sur plusieurs axes majeurs contribuent également au désenclavement durable de la région.

Un projet reflet d’un nouvel élan national

Au-delà de sa dimension minière, Belinga incarne une vision politique : celle du Président Oligui Nguema, visant à insuffler un nouvel élan au Gabon et à poser les bases d’un modèle de développement plus structuré, inclusif et tourné vers l’avenir.

Les Gabonaises et les Gabonais suivent avec attention l’évolution de ce projet qui, par son ampleur et ses retombées attendues, pourrait ouvrir une nouvelle page de l’histoire économique du pays.
Pour beaucoup, Belinga symbolise déjà l’émergence d’un Gabon plus ambitieux, mieux organisé et plus prospère.

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Yêmï : La santé mentale, une responsabilité collective au Gabon

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Au Gabon, la santé mentale reste un sujet encore largement méconnu et entouré de tabous. Pour sensibiliser la population, l’émission de santé publique Yêmï sur Urban FM, animée par Lops, a consacré son dernier numéro à ce thème essentiel, invitant le Dr Reine Dope Koumou, directrice générale du Centre National de Santé Mentale (CNSM) de Mélen.

La santé mentale ne se limite pas aux maladies psychiatriques. Elle concerne le bien-être psychique de chaque individu, sa capacité à gérer le stress, à apprendre, à travailler et à contribuer à la société. Le CNSM, seule structure nationale spécialisée, accueille des patients présentant des troubles mentaux, des addictions ou toute forme de souffrance psychique. L’équipe combine psychiatres, psychologues, infirmiers spécialisés, travailleurs sociaux et techniciens de santé mentale, mais elle doit composer avec un plateau technique limité et un nombre restreint de psychiatres pour faire face à une demande croissante.

Le centre encourage une prise en charge précoce. Selon le Dr Koumou : « Dès qu’un comportement change, qu’une attitude inquiète, la première réaction doit être de consulter ». Les CHU et certains centres de santé disposent de psychologues cliniciens pour assurer un premier niveau d’accompagnement, tandis que les cas nécessitant un traitement médical sont pris en charge par les psychiatres. Cette approche permet de détecter rapidement les troubles de l’humeur, psychotiques ou bipolaires et d’éviter l’aggravation des symptômes.

Le Mois de la Santé Mentale, célébré chaque janvier, est l’occasion de promouvoir cette prise de conscience. Le CNSM et ses partenaires multiplient les actions sur le terrain : sensibilisation dans les marchés, entreprises, écoles et lieux de culte, et accompagnement direct des personnes vulnérables. Ces initiatives visent à encourager l’écoute, la solidarité et la prévention au sein des communautés.

Le Dr Koumou insiste : « La santé mentale n’est pas l’affaire des seuls professionnels. C’est une responsabilité collective : enseignants, chefs de quartier, églises, entreprises, voisins… tout le monde doit veiller ». Familles, enseignants, chefs de quartier, voisins et employeurs ont un rôle à jouer pour préserver le bien-être psychique de tous. Des dispositifs comme le numéro d’urgence 1324 permettent d’agir rapidement pour signaler une personne en détresse.

Au-delà de la médecine, il s’agit d’un engagement social. Prendre soin de soi et des autres, écouter, soutenir et créer un environnement bienveillant sont autant de gestes qui contribuent à renforcer la santé mentale au Gabon. En ce mois de janvier, le message est clair : la santé mentale concerne tout le monde, et chacun peut être acteur de son bien-être et de celui de sa communauté.

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100 Jours du Gouvernement : Cap sur l’Action et la Transparence

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Ce mardi 3 février 2026, le Vice-Président du Gouvernement, Herman Immongault, a présidé un Conseil interministériel décisif, marqué par la présentation officielle des feuilles de route des cent (100) jours de chaque département ministériel. Une étape majeure qui s’inscrit dans la continuité du Plan d’Action Gouvernementale (PAG) et du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD), véritables boussoles des actions prioritaires de l’État.

Un exercice stratégique pour une action gouvernementale cohérente

L’objectif de cette session était d’assurer une cohérence globale dans la mise en œuvre des politiques publiques. Devant leurs pairs, les ministres ont détaillé leurs priorités, leurs ambitions et les actions concrètes qu’ils entendent mener dans les trois prochains mois.
Les secteurs clés — éducation, santé, économie, infrastructures, environnement — figurent au cœur de ces engagements, avec un accent particulier sur :

▪︎la création d’emplois,
▪︎le renforcement des services publics,
▪︎la promotion de l’investissement privé,
▪︎et la résorption des défis structurels hérités du passé.

Une dynamique gouvernementale déjà enclenchée

Dans son intervention, Herman Immongault a rappelé que le gouvernement est désormais à J-1 du délai fixé par le Président de la République pour la remise des feuilles de route individuelles. Cette mobilisation, a-t-il souligné, est le fruit de trois semaines d’intense activité marquées par des conseils de cabinet renforcés et des comités ministériels actifs.

« En nous engageant pleinement dans cet exercice, nous apporterons collectivement notre caution gouvernementale, dans l’esprit de solidarité et de cohérence d’action qui doit guider notre équipe, aux choix stratégiques opérés par chaque ministre », a déclaré le Vice-Président du Gouvernement.

Cette dynamique a permis de dresser un diagnostic clair de l’avancement des projets, tout en mettant en lumière les blocages qui nécessitent des solutions structurelles. Le Conseil interministériel a donc permis de réaliser un véritable point d’étape, indispensable pour calibrer les priorités et garantir l’efficacité de l’action publique.

Une exigence : du réalisable, rien que du réalisable

Herman Immongault a insisté sur un principe fondamental :
chaque ministre doit présenter uniquement ce qui peut être effectivement réalisé dans les 100 jours.

L’objectif est d’éviter les annonces sans lendemain et de privilégier les résultats concrets, mesurables et vérifiables par les citoyens.

Une communication directe avec les Gabonais

Autre annonce importante : dès la semaine prochaine, les membres du gouvernement seront invités sur plusieurs plateaux télévisés. Ils y présenteront les grandes lignes de leurs feuilles de route, les leviers d’action retenus et les priorités sectorielles, en cohérence avec les engagements du Chef de l’État.

Cette démarche s’inscrit dans une volonté affirmée de transparence, de proximité et de redevabilité envers la population.

Des 100 jours déterminants pour restaurer la confiance

Le gouvernement a déjà pris plusieurs mesures visant à renforcer la confiance et à promouvoir la bonne gouvernance. Les cent premiers jours apparaissent désormais comme une séquence décisive : il s’agit de démontrer, par l’action, la capacité de l’équipe gouvernementale à répondre aux attentes légitimes des Gabonais.

Les citoyens attendent des résultats tangibles : des écoles mieux encadrées, des infrastructures plus fiables, une économie plus dynamique, et des services publics renforcés.

Ce nouveau cycle d’action ouvre une fenêtre d’opportunité. Il appartiendra au gouvernement de la saisir pleinement.

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