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Lycée Mbélé : 30 ans de succès, plus de 12 000 diplômés formés et reconnus

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Depuis 1995, le lycée Mbélé forme l’avenir de la jeunesse gabonaise avec constance et rigueur. Trois décennies plus tard, les résultats sont éloquents : plus de 8 000 brevetés et 4 000 bacheliers ont été formés. Le vendredi 23 janvier 2026, l’établissement a célébré ses 30 ans d’existence au lycée Mbélé de Angondjé, lors d’une cérémonie solennelle réunissant autorités politiques, corps diplomatique, enseignants, parents et anciens élèves.

« L’éducation est la clé de toute transformation durable. Depuis 30 ans, notre ambition est restée la même : offrir à chaque enfant un cadre d’apprentissage rigoureux, structurant et porteur d’avenir », a souligné le proviseur Jean-Rémy Mbélé.

Jean-Rémy Mbélé, proviseur des établissements Mbélé, a pris la parole pour lancer officiellement les célébrations des 30 ans de l’établissement.

Pour la session 2026 des examens nationaux, plus de 1 500 candidats sont attendus, dont 1 100 au Brevet et plus de 400 au Baccalauréat. La qualité de l’enseignement se reflète dans les résultats : près de 90 % des élèves obtiennent le baccalauréat dès le premier tour, et 40 à 50 % décrochent des mentions. Ces performances ouvrent aux meilleurs élèves les portes d’universités et d’instituts à l’international, et l’établissement vise à leur permettre de décrocher l’ensemble des bourses de coopération offertes par les ambassades.

Le proviseur a également salué l’engagement du président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, en faveur de l’éducation et du soutien aux promoteurs privés : « Cet encouragement nous motive à investir davantage et à maintenir le niveau de performance constaté aujourd’hui ».

Ici, la fanfare du lycée Mbélé a exécuté l’hymne national, La Concorde, mettant en avant l’amour patriotique transmis par l’établissement à ses élèves.

L’invitée d’honneur, la ministre d’État Camélia Ntoutoume Leclercq, a qualifié le lycée Mbélé de « pilier de l’éducation au Gabon », saluant sa capacité à évoluer avec son temps tout en restant fidèle à ses valeurs. Elle a insisté sur la dimension nationale de cette mission : « Ensemble, faisons de l’éducation une priorité et un véritable levier de développement pour notre nation ».

La cérémonie a été rythmée par des prestations artistiques et sportives des élèves, et la mise à l’honneur des 120 meilleurs élèves, symboles de l’excellence et du mérite.

En conclusion, le fondateur Jules Mbélé Asseko a tenu à remercier tous ceux qui ont contribué à cette réussite : « Je remercie sincèrement tous les enseignants, les parents et nos partenaires pour leur engagement et leur confiance. Sans vous, cette aventure éducative n’aurait jamais été possible. Aujourd’hui, nous célébrons non seulement des résultats, mais aussi un projet collectif qui a traversé trois décennies ».

Le lycée Mbélé compte quatre sites : trois sites situés dans le quartier de Nzeng-Ayong, reconnus d’utilité publique et centrés sur l’enseignement secondaire général, et un site à Angondjé, qui fonctionne sous un statut privé et complète l’offre de formation. Les lycées préparent aux baccalauréats A1, B, C et D, en mettant l’accent sur la rigueur pédagogique et l’excellence académique.

Carmélia Ntoutoume Leclercq, ministre de l’Éducation nationale, accompagnée d’autres officiels, partage ce moment avec monsieur Jules Mbélé Asseko et ses fils, piliers de la fondation Mbélé, engagée dans l’éducation, les BTP, les finances et bien d’autres domaines

Entre mémoire, reconnaissance et projection vers l’avenir, le lycée Mbélé célèbre trois décennies d’impact éducatif, avec l’ambition de poursuivre sa mission avec la même exigence et la même passion.

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« Rap Hero » : Yvy Real Killer étend son univers artistique à la bande dessinée

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Connu pour son parcours dans le rap gabonais, notamment au sein du groupe BGMFK avant de poursuivre une carrière solo, Yvy Real Killer révèle une nouvelle facette de sa créativité. L’artiste finalise actuellement « Rap Hero », une bande dessinée dont il est à la fois le concepteur et le personnage principal du premier tome.

À travers ce projet, le rappeur s’aventure dans un univers mêlant les codes de l’afrofuturisme et du roman graphique. La mémoire, la musique, l’identité et l’imaginaire africain occupent une place centrale dans une histoire qui entend mettre en lumière la richesse culturelle du Gabon.

Plusieurs artistes gabonais apparaissent dans l’œuvre. Leur présence permet de célébrer le patrimoine culturel contemporain du pays. Rap, slam, danse, traditions orales, mode et arts visuels sont représentés comme autant de visages de la créativité nationale.

Dans « Rap Hero », la culture devient une force positive. Les mots, la musique et l’art possèdent le pouvoir de préserver la mémoire collective, d’inspirer la jeunesse et de transmettre des valeurs. L’histoire invite ainsi les lecteurs à réfléchir à leur responsabilité individuelle, au passé et au rôle de la création artistique dans la construction de l’avenir.

Le message porté par la bande dessinée peut se résumer par cette phrase : « Ce n’est pas la force qui change une nation, c’est la culture qui transforme les générations. » Une autre idée traverse également l’œuvre : les armes divisent les peuples, tandis que les histoires, la musique et l’art peuvent les rassembler.

Avec ce projet, Yvy Real Killer démontre que son talent ne se limite pas à la musique. Alors que le premier tome approche de sa finalisation, il recherche désormais une maison d’édition pour publier et faire découvrir son œuvre au public.

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Tris rejoint Sean Bridon Music : la Battle des producteurs comme nouveau départ

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La Battle des producteurs est peut-être en train de changer le cours de la carrière de Tris. Choisi par Sean Bridon pour l’accompagner dans ce challenge, le rappeur vient d’annoncer sa signature officielle chez Sean Bridon Music.

Cette signature ne doit toutefois pas prêter à confusion. Avant le lancement de la compétition, et même durant les deux premiers rounds, Tris ne faisait pas partie des artistes produits par Sean Bridon. Celui-ci l’avait simplement choisi pour défendre ses propositions musicales dans une Battle qui doit s’achever au troisième round.

Leur collaboration a particulièrement attiré l’attention lors de la deuxième étape du concours. Sur un morceau mêlant rap, sonorités du Bwiti, harpe traditionnelle et ambiance urbaine, Tris a retrouvé cette lumière qui semblait lui manquer depuis quelque temps. Le talent, lui, n’a jamais vraiment été remis en cause. C’est plutôt l’actualité autour de sa carrière qui était devenue rare, donnant l’impression d’un parcours en sommeil.

La Battle lui a ainsi offert une occasion de se rappeler au bon souvenir du public, mais aussi de montrer à Sean Bridon ce qu’une collaboration plus durable pouvait produire. Quelques jours plus tard, l’essai s’est transformé en contrat.

Sur les réseaux sociaux, Tris a accueilli cette nouvelle étape avec fierté. Il évoque une vision, une ambition commune et le début d’une aventure qu’il espère certainement décisive pour la suite de son parcours.

À travers cette signature, le challenge dépasse désormais la simple confrontation entre producteurs. Il devient aussi un espace de rencontres et d’opportunités pour les artistes. Pour Tris, l’une des premières retombées est déjà concrète, alors même que la compétition n’est pas encore terminée.

Reste maintenant à savoir ce que Sean Bridon Music prépare pour sa nouvelle recrue. Car après cette belle exposition, le véritable défi sera de proposer des projets réguliers et solides, capables d’inscrire durablement Tris au premier plan de la scène musicale gabonaise.

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Fête des cultures : renaissance ou simple parenthèse ?

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Après huit années d’interruption, la Fête des cultures s’apprête à rassembler de nouveau les populations du Gabon autour de leur patrimoine commun. Du 21 au 23 août 2026, l’avenue Jean-Paul II, entre l’immeuble du « 2-Décembre » et le boulevard Triomphal, accueillera la 15ᵉ édition de ce rendez-vous majeur du patrimoine gabonais.

Le retour de l’événement a été annoncé par le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, Paul Ulrich Kessany. Placée sous le thème « Réappropriation de nos valeurs culturelles », cette édition réunira artistes, artisans, associations et communautés des neuf provinces autour des danses, des langues, de la gastronomie, des rites, des masques et des savoir-faire traditionnels.

Créée en 1997 par Paul Mba Abessole, alors maire de Libreville, puis portée au niveau national sous la présidence d’Omar Bongo Ondimba, la manifestation n’avait plus été organisée depuis 2018. Son retour apparaît donc comme une « réparation d’une mémoire », selon le ministre.

Mais cette renaissance sera-t-elle durable ? La Fête des cultures redeviendra-t-elle un rendez-vous régulier ou restera-t-elle une parenthèse exceptionnelle dans l’agenda national ?

Cette relance pose également la question de la vitalité du milieu culturel gabonais. Les artistes, artisans, danseurs, créateurs et gardiens des traditions disposent-ils réellement des espaces, des financements et de l’accompagnement nécessaires pour vivre de leur talent et transmettre leur héritage ?

Avec le Sénégal comme pays invité d’honneur, cette édition proposera des spectacles, des danses traditionnelles et une cérémonie des masques. Elle devrait aussi profiter aux exposants et aux petits commerçants.

Au-delà de la fête, le véritable défi commencera après le 23 août : faire de la culture un secteur vivant, structuré et durable, plutôt qu’un simple décor célébré quelques jours avant de retomber dans le silence.

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