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Libreville : OGÔLI, le téléphérique qui pourrait changer la mobilité d’ici 2030

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Alors que plusieurs chantiers routiers sont engagés à Libreville, les embouteillages continuent de compliquer le quotidien des populations. Malgré la construction, la réhabilitation et l’élargissement de certaines voies, circuler dans la capitale demeure un véritable défi. Face à cette réalité, le projet de téléphérique urbain OGÔLI pourrait apporter une réponse complémentaire aux investissements routiers, avec des retombées attendues sur la mobilité, l’économie et le cadre de vie.

De Jeanne-Ebori à Petit-Paris, les travaux routiers traduisent une volonté de moderniser les infrastructures. Pourtant, les ralentissements persistent, particulièrement aux heures de pointe. Une situation qui invite à explorer d’autres solutions de transport.

Porté par INGÉNIERIE DU RAIL et OGÔLI SA, OGÔLI prévoit une liaison aérienne de 6,5 kilomètres entre Nzeng-Ayong et la Cité Émeraude. Six stations sont envisagées, notamment à proximité de l’Université Omar Bongo et dans la zone d’Arambo. Selon les projections, le trajet pourrait s’effectuer en 14 minutes, avec une capacité pouvant atteindre 4 000 voyageurs par heure et par direction.

Un projet aux multiples retombées

Pour les salariés, étudiants et commerçants, l’intérêt serait considérable : moins de temps perdu dans les embouteillages, des déplacements plus prévisibles et davantage de temps pour les activités professionnelles, scolaires et familiales.

Sur le plan économique, cette infrastructure pourrait améliorer la productivité, réduire certaines dépenses de transport et favoriser les échanges. Sa construction et son exploitation ouvriraient également des perspectives d’emplois et de formation pour les techniciens gabonais, notamment dans la maintenance et les métiers du transport par câble.

L’expérience existe déjà ailleurs. En Colombie, le Metrocable de Medellín relie plusieurs quartiers au métro. En Bolivie, Mi Teleférico facilite les déplacements entre La Paz et El Alto, tandis qu’au Mexique, le Cablebús améliore la desserte de certains quartiers.

Ces réalisations démontrent l’intérêt d’un transport capable de franchir les obstacles urbains sans subir directement les embouteillages. Fonctionnant à l’électricité, il pourrait également contribuer à limiter les émissions polluantes, selon sa fréquentation et son approvisionnement énergétique.

2030, entre ambition et concrétisation

Cette initiative rejoint la vision de modernisation des infrastructures portée par le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Brice-Clotaire Oligui Nguema, privilégiant l’innovation et le pragmatisme pour répondre aux besoins des populations.

Toutefois, OGÔLI reste au stade des études de préfaisabilité, portant sur la mobilité, la topographie, la géotechnique, l’environnement et la viabilité économique. Les autorisations réglementaires et les financements restent à obtenir. Le coût du projet et le prix du ticket demeurent inconnus.

Sécurité, maintenance, alimentation électrique, accessibilité financière et connexion aux transports existants devront également être garanties.

Si sa réalisation aboutit d’ici 2030, OGÔLI pourrait compléter les transports routiers et transformer durablement les déplacements à Libreville. Car l’enjeu dépasse l’innovation technologique : permettre aux Gabonais de se déplacer plus facilement, sans subir quotidiennement les interminables embouteillages de la capitale.

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Makokou : face aux enfants sans acte de naissance, la municipalité passe à l’action

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À Makokou, certains enfants grandissent sans acte de naissance, parfois simplement parce que leurs parents n’ont pas les moyens de régler les frais liés à leur passage à l’hôpital. Une réalité préoccupante évoquée par la maire Rita Estelle Milagolo, lors de son passage au DafreshMorning sur Urban FM 104.5. Un problème qui dépasse largement les frontières de l’Ogooué-Ivindo.

C’est une situation qui pourrait paraître difficile à imaginer, mais qui fait partie du quotidien de certaines familles. Faute de moyens financiers, des mères quittent les structures hospitalières après leur accouchement sans avoir accompli toutes les formalités nécessaires à la déclaration de naissance de leur enfant.

Selon Rita Estelle Milagolo, les sommes en cause peuvent parfois être dérisoires. « Deux mille, trois mille, ils ne peuvent pas payer », a-t-elle expliqué, soulignant la précarité dans laquelle vivent certaines familles.

Les conséquences peuvent accompagner ces enfants durant plusieurs années. Certains grandissent dans des campements ou sur des sites d’exploitation artisanale de l’or, loin des administrations et des services publics.

Cette réalité n’est malheureusement pas propre à Makokou. Dans plusieurs localités de l’arrière-pays, des familles rencontrent des difficultés similaires. Même Libreville n’est pas épargnée. En témoigne le cas de Nathalie Kouma, une mère de onze enfants résidant au quartier Montalier, dont les enfants ont grandi sans acte de naissance, avec les difficultés d’accès à la scolarité que cette situation peut entraîner.

En juin 2026, cette famille a bénéficié d’une intervention décidée par le président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui a permis la prise en charge des procédures administratives et judiciaires. Les onze enfants ont ainsi obtenu des jugements supplétifs ouvrant la voie à l’établissement de leurs actes de naissance. De son côté, la ministre des Affaires sociales d’alors, Armande Longo épouse Moulengui, avait également engagé des actions de régularisation de l’état civil, notamment à travers des campagnes de distribution d’actes de naissance et d’identification des personnes dépourvues de documents administratifs.

À Makokou, face à cette situation, la municipalité affirme avoir engagé, depuis deux ans, un travail d’identification et d’accompagnement des familles concernées.

En collaboration avec le conseil départemental, des démarches sont entreprises pour retrouver les enfants dépourvus de documents d’état civil et aider leurs parents à régulariser leur situation.

« On va vers ces familles pour dire : amenez-nous les enfants, on va les déclarer », a expliqué la maire.

Cette mobilisation est notamment organisée à partir du mois de juillet, à l’approche de la rentrée scolaire. L’objectif est de permettre à ces enfants d’accéder à l’éducation et d’éviter que l’absence d’un acte de naissance ne constitue un obstacle supplémentaire à leur parcours.

Au-delà de l’état civil, Rita Estelle Milagolo a également évoqué différentes initiatives sociales, notamment l’accompagnement des jeunes filles vers la formation professionnelle, ainsi que des partenariats associatifs destinés à soutenir la scolarité des enfants par des dons de fournitures, d’ordinateurs et l’attribution de bourses.

À Makokou comme ailleurs au Gabon, la question des actes de naissance rappelle une réalité fondamentale : l’accès aux droits commence parfois par un simple document administratif.

Si l’engagement municipal constitue une réponse de proximité, la persistance de ces situations pose aussi la question de l’accès aux services de santé et de la prise en charge des familles les plus démunies. Car derrière chaque enfant sans acte de naissance, il y a une identité à reconnaître, des droits à garantir et, surtout, un avenir à préserver.

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Rita Estelle Milagolo, VRP de Makokou

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Faire parler de Makokou, attirer les visiteurs et changer l’image d’une commune longtemps perçue comme enclavée : c’est le pari de Rita Estelle Milagolo. Invitée de DafreshMorning, sur Urban FM 104.5, le lundi 12 octobre 2026, la maire de la capitale provinciale de l’Ogooué-Ivindo a défendu sa vision d’une ville plus attractive.

Sur les réseaux sociaux comme sur le terrain, l’élue se comporte en véritable VRP de sa commune. Elle met en avant les chantiers, les équipements et les atouts touristiques de Makokou, dont l’actualité trouve rarement sa place dans les grands médias nationaux.

Ancienne déléguée spéciale pendant la Transition, Rita Estelle Milagolo fait de la proximité une priorité. « Pour connaître les problèmes des populations, il faut aller vers les populations », a-t-elle rappelé. Eau, électricité, routes, emploi, santé et éducation restent au cœur des préoccupations recueillies.

Les festivités du 30 août 2026, marquant la troisième édition de la Fête de la Libération, ont constitué un tournant. Six projets structurants ont été lancés et livrés, selon la maire. Parmi les réalisations présentées figurent un nouveau bâtiment administratif, un marché municipal moderne, une agence de la Banque pour le commerce et l’entrepreneuriat du Gabon (BCEG), la station-service Gab’Oil de Mayiga, l’hôtel Ivindo Palace réhabilité et le lycée Maïga avec son internat militaire. Des logements destinés notamment aux cadres affectés dans la province ont également été dévoilés.

Pour l’élue, ces infrastructures changent concrètement le quotidien d’une ville où une affectation professionnelle était autrefois vécue comme une sanction. Elle évoque aussi près de 32 kilomètres de voiries urbaines concernés par les travaux, dont une vingtaine restent à bétonner, ainsi que des interventions dans les écoles et les structures sanitaires. Elle salue à ce titre l’engagement du président Brice-Clotaire Oligui Nguema.

Le nouveau marché compte, selon ses chiffres, 186 étals et une quarantaine de boxes. Les commerçantes auparavant installées à même le sol ont été privilégiées et occupent désormais environ 70 % des étals. Quatre plateaux multisports ont également été aménagés, avec des espaces Wi-Fi utiles aux recherches scolaires et aux activités numériques des jeunes, dans un cadre sécurisé.

Mais l’ambition de Rita Estelle Milagolo dépasse les équipements. Des chutes de Kongou aux perspectives économiques du projet minier de Bélinga, elle veut faire de Makokou une destination touristique et économique. « C’est faire de Makokou une ville attrayante », résume-t-elle, rêvant de familles venant y passer leurs vacances.

Cette stratégie de promotion vise à attirer des visiteurs, soutenir le commerce et créer des opportunités locales. Reste un défi de taille : convertir la nouvelle visibilité de Makokou en emplois et en progrès durables, particulièrement pour les jeunes. Car au-delà du rôle de VRP, la maire sera aussi jugée sur les retombées concrètes de cette transformation.

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Mines et souveraineté : le plaidoyer d’Elvis OSSINDJI à Rabat

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À Rabat, au Maroc, la question de la gestion responsable des ressources minières africaines était au cœur des échanges, le 7 octobre 2026. Parmi les intervenants, Elvis OSSINDJI, ancien ministre gabonais des Mines et de la Géologie, a défendu une approche qui permettrait aux pays africains de mieux contrôler leurs richesses tout en répondant aux exigences des investisseurs internationaux.

Lors de ce panel consacré aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), l’expert gabonais a échangé avec Bouchra Mzali, Stéphane Rinimba Moudoute-Bell, Jean-Pierre Kucheida et Pascal Rey, sous la modération d’Abdellatif Kissami.

Dans une contribution publiée le 9 octobre, il résume sa position : « L’Afrique a besoin d’un cadre ESG qui parle sa propre langue tout en restant lisible par le reste du monde. »

Pour Elvis OSSINDJI, les États africains doivent pouvoir décider de l’exploitation de leurs ressources, mais également garantir des règles claires et stables aux investisseurs. Il prend pour exemple la décision du Président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, d’interdire les exportations de manganèse brut à partir de 2029, afin de favoriser sa transformation au Gabon.

« La décision souveraine du Gabon de ne plus exporter son manganèse brut à partir de 2029 en est l’illustration la plus nette », souligne l’ancien ministre, rejoignant ainsi les préoccupations exprimées à Rabat par plusieurs responsables africains.

Il évoque également les réformes minières engagées sur le continent, notamment au Congo-Brazzaville, qui a adopté un nouveau code en avril 2026, tandis que plus de 200 permis ont été retirés dans plusieurs pays africains.

Mais adopter des lois ne suffit pas. En République démocratique du Congo, seules deux entreprises sur 47 évaluées déclaraient avoir respecté, en 2020-2021, leur obligation de consacrer 0,3 % de leur chiffre d’affaires aux communautés. Après une meilleure organisation, les versements ont dépassé 100 millions de dollars en 2023.

Face à ces difficultés, Elvis OSSINDJI propose des règles ESG communes à l’Afrique, compatibles avec les normes internationales, mais adaptées aux réalités de chaque région et pays. C’est notamment l’objectif du référentiel MAYA, développé par NL Consulting avec ses partenaires et l’appui du ministère gabonais chargé des Mines.

S’appuyant sur la Vision minière africaine de 2009 et l’expérience de l’OHADA, il insiste sur la formation, le contrôle et la connaissance des ressources, alors que la sous-facturation des exportations extractives coûterait annuellement 40 milliards de dollars au continent.

Pour Elvis OSSINDJI, le Gabon, engagé dans la révision de son code minier, pourrait montrer la voie en Afrique centrale. Reste désormais à traduire ces ambitions en résultats concrets, pour que les richesses du sous-sol profitent davantage aux économies africaines et aux populations.

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