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Libreville : homosexualité et harcèlement présumé, un élève de 6ᵉ exclu

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Le milieu scolaire gabonais se retrouve une nouvelle fois confronté à une affaire qui interpelle sur les comportements de certains adolescents et les défis de leur encadrement. Au lycée Jean-Baptiste Obiang Etoughe, situé au PK9, dans le sixième arrondissement de Libreville, un élève de 6ᵉ a été définitivement exclu pour des faits présumés de harcèlement sexuel envers un camarade de classe.

La décision a été officialisée le 12 octobre 2026, à travers une notification d’exclusion définitive signée par le proviseur, Andoche Ondo Metoulé, après la tenue d’un conseil de discipline.

Selon le chef d’établissement, les deux élèves concernés ont été entendus en présence des responsables scolaires. Le proviseur affirme notamment que l’élève mis en cause aurait ouvertement assumé son homosexualité devant le conseil de discipline, alors que des accusations de harcèlement sexuel envers un camarade plus jeune pesaient sur lui. Une déclaration rapportée par le responsable scolaire, qui ne doit toutefois pas conduire à confondre orientation sexuelle et comportement répréhensible.

« Tout le monde a droit à l’école, tous, mais si quelqu’un sort du rang, nous sommes obligés de nous entretenir », a expliqué le proviseur, défendant une décision qu’il estime nécessaire au maintien de la discipline.

Convoqués à leur tour, les parents de l’élève sanctionné auraient pris acte de cette exclusion après avoir été informés des faits reprochés et des dispositions du règlement intérieur.

« Je regrette vraiment que cette situation soit arrivée parce que comme je le disais, on ne pouvait pas laisser perdurer cet acharnement », a confié Andoche Ondo Metoulé.

Le proviseur assure pourtant que des séances de sensibilisation sont organisées chaque lundi, lors de la levée des couleurs, pour rappeler aux élèves les règles de bonne conduite.

Au-delà de cette affaire, la situation remet en lumière les difficultés auxquelles fait face une partie de la jeunesse gabonaise. Violences, harcèlement, perte de repères et comportements préoccupants évoqués dans l’actualité scolaire soulignent l’importance de l’éducation familiale, de l’encadrement pédagogique et du renforcement des actions de prévention.

Si la notification confirme la sanction administrative, elle ne constitue pas une décision judiciaire établissant les faits. L’homosexualité évoquée par le proviseur ne saurait, en elle-même, constituer une preuve de harcèlement.

Cette exclusion rappelle enfin la nécessité de concilier fermeté disciplinaire et accompagnement éducatif. Car protéger les élèves implique également de préserver les perspectives d’avenir de ceux qui enfreignent les règles, afin que l’école demeure un espace d’apprentissage, de responsabilisation et de reconstruction.

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Cybersécurité : de Libreville à Rabat, l’ANINF partage son expertise

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La transformation numérique du Gabon avance avec une exigence devenue incontournable : protéger les infrastructures, les services publics et les données des citoyens. Un défi que l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF) entend relever, tout en partageant son expérience au-delà des frontières. Son directeur général, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, a ainsi participé à la Morocco Cybersecurity Week, organisée du 12 au 14 octobre 2026 à Rabat.

Placée sous le thème « La cybersécurité au service de la transformation numérique et du développement », cette rencontre internationale a réuni décideurs et experts autour de la protection des systèmes informatiques et des infrastructures stratégiques.

L’expertise gabonaise au cœur des échanges

Intervenant sur les stratégies nationales de cybersécurité et leur gouvernance, le patron de l’ANINF a partagé l’approche gabonaise face aux cybermenaces. Une occasion de confronter les expériences, de découvrir de nouvelles pratiques et d’explorer des perspectives de coopération.

Autre temps fort, son intervention consacrée à l’héritage de Stuxnet, une cyberattaque ayant révélé la vulnérabilité des systèmes industriels. Il a notamment abordé les risques liés à l’interconnexion des équipements industriels et informatiques, insistant sur la nécessité de former des spécialistes capables de maîtriser ces deux environnements.

Au Gabon, ces préoccupations accompagnent la dématérialisation des services publics, l’extension des réseaux et la modernisation des infrastructures. Au-delà des équipements, la cybersécurité exige des compétences, une coordination institutionnelle et des capacités de réaction efficaces.

Une présence internationale qui se confirme

Cette participation à Rabat n’est pas isolée. Sous la direction d’Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, l’ANINF multiplie les échanges internationaux. En juin 2025, une délégation de l’agence participait à une conférence sur la cybercriminalité à Strasbourg.

En avril 2026, le directeur général intervenait au GITEX Africa de Marrakech, où la coopération numérique avec le Maroc s’est notamment concrétisée par un protocole d’accord. Il y rappelait : « Bâtir un cyberespace sûr n’est plus une option ».

Quelques mois plus tard, en juillet, il prenait part au WSIS Forum 2026 à Genève, consacré aux politiques numériques et au développement des technologies de l’information.

Cette régularité témoigne du dynamisme d’une agence qui entend renforcer ses compétences, développer des partenariats et faire connaître l’expérience gabonaise.

Une démarche inscrite dans la vision du Président de la République, Chef de l’État, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui fait du numérique un levier de modernisation et de souveraineté.

De Libreville à Rabat, en passant par Genève et Marrakech, l’ANINF poursuit ainsi son ouverture internationale, avec une conviction : aucune transformation numérique durable ne peut se construire sans la sécurité et la confiance des usagers.

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Octobre Rose : à l’ANINF, 10 millions de FCFA et une solidarité qui dépasse le cadre professionnel

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Au-delà de ses missions dans le numérique, l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF) fait également de la santé et du bien-être de ses agents une priorité. Une démarche qui s’inscrit dans la vision du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Brice-Clotaire Oligui Nguema, attaché à l’amélioration de l’accès aux soins et à la protection des populations. Cet engagement s’est illustré le jeudi 15 octobre 2026, à la Tour ANINF, à Libreville, lors d’une journée de sensibilisation aux cancers féminins. Marquée par les témoignages de trois femmes confrontées à la maladie, la rencontre a donné lieu à un geste de solidarité du directeur général, Alberto Wenceslas Mounguegui Moudoki, qui a instruit la mise à disposition de 10 millions de FCFA pour leur venir en aide.

Chaque année, Octobre Rose rappelle l’importance du dépistage précoce du cancer du sein et de l’accompagnement des malades. Au Gabon, le ministère de la Santé a retenu pour cette édition le thème « Unis par l’unique ». Un appel à reconnaître la singularité de chaque femme et de son combat, tout en encourageant une mobilisation collective pour que personne ne se retrouve seule face à la maladie.

Des témoignages qui appellent à la solidarité

À la Tour ANINF, la sensibilisation a pris une dimension humaine. Trois femmes ont partagé leurs expériences, entre souffrance, perte, résilience et espoir. Touché par leurs récits, le directeur général a instruit l’agent comptable et le contrôleur budgétaire de mobiliser une enveloppe de 10 millions de FCFA en leur faveur.

Au-delà du soutien financier, ce geste traduit une volonté d’accompagner concrètement les personnes touchées par le cancer. « En matière de santé, attendre peut parfois avoir de lourdes conséquences », a rappelé Alberto Wenceslas Mounguegui Moudoki, invitant à privilégier la prévention.

Un engagement pour la santé qui se confirme

Cette initiative s’inscrit dans la continuité des actions de sensibilisation menées par l’ANINF. Le 13 mars 2026, l’Agence avait notamment accueilli l’association Endofi Gabon pour une rencontre consacrée à « l’endométriose et l’hypofertilité ».

Les échanges avaient permis d’aborder les douleurs, les difficultés de diagnostic et les conséquences possibles de cette maladie sur la fertilité. De l’endométriose aux cancers féminins, l’ANINF manifeste ainsi un intérêt pour des préoccupations de santé qui touchent directement les femmes.

À travers ces initiatives, l’Agence donne, à son échelle, une traduction concrète à la vision sanitaire du Président Brice-Clotaire Oligui Nguema, fondée sur un meilleur accès aux soins, la prévention et la protection des populations. En privilégiant la sensibilisation et l’accompagnement des personnes malades, l’ANINF participe à cette ambition nationale, tout en plaçant l’humain au cœur de son action.

Cette attention s’étend également à son personnel. Le directeur général a rappelé l’existence d’une assurance maladie complémentaire, encourageant les agents à utiliser les garanties prévues pour leurs consultations et examens médicaux.

« La santé n’a pas un coût, c’est un investissement », a-t-il souligné.

Cette approche témoigne d’une relation entre la direction et ses collaborateurs qui dépasse les seules obligations professionnelles. Elle traduit une volonté de proximité, d’écoute et de protection du capital humain, tout en contribuant à renforcer la confiance au sein de l’institution.

Prévenir, accompagner et redonner espoir

Invitée à cette rencontre, le Dr Line Silat Tamo épouse Nzoumba Moukagni, oncologue à l’Institut de cancérologie d’Akanda, a présenté les différents cancers féminins, insistant sur le dépistage précoce, la palpation et le suivi médical.

Pour Nadine Gaudong, agente de l’ANINF, les témoignages ont rappelé qu’« il y a de l’espoir », même face à la maladie.

En donnant une traduction concrète au thème « Unis par l’unique », l’ANINF rappelle que la solidarité ne doit pas se limiter aux campagnes de sensibilisation.

Cette mobilisation rejoint également l’ambition portée au sommet de l’État : faire de la santé et du bien-être des populations des priorités qui se traduisent par des actes concrets, jusque dans le fonctionnement des institutions publiques.

Derrière les infrastructures numériques et les projets technologiques, il y a avant tout des femmes et des hommes dont la santé mérite autant d’attention que les missions qu’ils accomplissent.

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CES 1 de Léon Mba : harcelé, un élève de 16 ans tente de se suicider en se mettant le feu au visage

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Un adolescent de 16 ans, élève en classe de 5ᵉ au CES 1 de Léon-Mba, a tenté de mettre fin à ses jours le mercredi 14 octobre 2026, après avoir subi des actes répétés de harcèlement scolaire. Selon sa mère, NSE Ndong Rêve Jeckolia, le jeune garçon s’est aspergé d’essence avant de se mettre le feu au visage. Victime de brûlures, il reçoit actuellement des soins médicaux.

Tout commence mercredi, lorsque NSE Ndong Rêve Jeckolia, alors à son lieu de travail, reçoit un appel de sa fille l’informant que son frère vient de se brûler. Pensant d’abord à un accident domestique, elle découvre, après son passage à l’hôpital et une discussion avec son fils, les véritables raisons de son geste.

L’adolescent subissait depuis plusieurs mois des moqueries et des humiliations de la part de ses camarades. Certains le traitaient de « gay », d’autres se moquaient de ses attitudes jugées féminines. À ces insultes s’ajoutaient des intimidations faisant référence au décès récent d’un autre élève, survenu lors d’un cours d’éducation physique et sportive (EPS). Un drame que certains camarades utilisaient pour accentuer la pression psychologique exercée sur l’adolescent.

« Tu finiras comme lui, ce n’est qu’une question de temps », lui lançaient certains élèves, selon le témoignage de sa mère.

Une souffrance vécue dans le silence

De nature réservée, l’adolescent n’avait jamais parlé de ce qu’il subissait à sa famille. Face aux provocations, il préférait se renfermer, une attitude qui, selon sa mère, encourageait ses harceleurs à poursuivre.

Les intimidations ne se limitaient pas à sa classe. D’autres élèves participaient également aux humiliations, au point que NSE Ndong Rêve Jeckolia évoque une grande partie de ses camarades.

C’est dans ce climat de détresse que le jeune garçon a tenté de mettre fin à ses jours. Alertée par ses cris, sa sœur a immédiatement prévenu leur mère. Depuis, l’adolescent souffre de brûlures au visage et se plaint régulièrement de douleurs et de sensations de chaleur.

Des sanctions attendues

Pour NSE Ndong Rêve Jeckolia, cette situation soulève également la question de la responsabilité de l’établissement. Elle affirme que l’un des principaux élèves mis en cause était déjà connu pour des faits similaires depuis l’année précédente, sans sanctions suffisamment dissuasives malgré plusieurs plaintes.

Après avoir rencontré la direction du CES 1 de Léon-Mba, la mère indique que plusieurs élèves ont écopé d’exclusions temporaires. Une exclusion définitive a été évoquée pour l’un des principaux mis en cause. Ses parents ont été convoqués, mais n’étaient pas présents lors de la première rencontre. Le principal s’est engagé à examiner le dossier, sans qu’une décision définitive ait encore été communiquée.

L’urgence d’une reconstruction

Un accompagnement psychologique doit désormais être mis en place pour aider l’adolescent à surmonter cette épreuve. Sa mère entend retourner dans l’établissement afin de connaître les sanctions finalement retenues.

Cette affaire rappelle les conséquences dramatiques du harcèlement scolaire, particulièrement lorsqu’il s’accompagne d’humiliations répétées et de menaces. Pour cet adolescent, l’urgence est aujourd’hui de guérir, physiquement et psychologiquement.

Mais une question demeure : combien d’enfants devront encore souffrir en silence avant que leurs appels à l’aide soient entendus ?

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