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Les artistes ivoiriens brillent aux Trace Awards 2025 à Zanzibar
Le 26 février 2025 restera gravé dans les mémoires des mélomanes ivoiriens, puisque plusieurs artistes du pays ont brillé lors de l’édition 2025 des Trace Awards, qui s’est tenue à Zanzibar. La soirée a été marquée par des performances exceptionnelles et la consécration de talents ivoiriens, confirmant une fois de plus la place de la Côte d’Ivoire sur la scène musicale internationale.
Didi B sacré meilleur artiste Hip Hop de l’année
Parmi les grands gagnants de cette édition, Didi B, le rappeur star, a remporté le prestigieux prix de meilleur artiste Hip Hop de l’année. Le ‘’Shogun’’ poursuit ainsi son ascension fulgurante, après avoir raflé l’an dernier le titre de meilleur artiste d’Afrique francophone. Un autre artiste ivoirien a également été distingué cette année : Josey, qui a été sacrée meilleure artiste d’Afrique francophone pour son tube ‘’Tout laisse’’. Dans un discours émouvant et entièrement en anglais, elle a exprimé ses remerciements à ses fans, qu’elle appelle affectueusement ‘’Amazones’’ et ‘’Combattants’’. Ce prix marque une nouvelle étape dans la carrière de l’artiste, qui s’impose comme une figure incontournable de la scène musicale africaine.
La Team Paiya et Tamsir récompensés pour ‘’Coup du marteau’’
Un autre moment fort de la soirée a été la victoire de la collaboration entre Tamsir et la Team Paiya, qui ont remporté le prix de la meilleure collaboration pour leur tube à succès ‘’Coup du marteau’’. Ce morceau a secoué les charts et s’est imposé comme un hymne incontournable. Toutefois, des rumeurs de tensions au sein du collectif ont circulé, la Team Paiya étant accusée de refuser la balance avec Tamsir. Malgré ces dissensions, la collaboration musicale reste un modèle de réussite.
Trois prix pour la Côte d’Ivoire, un cap maintenu
Avec trois prix remportés cette année, la Côte d’Ivoire a encore une fois démontré sa force et sa constance dans le domaine musical. L’année dernière, à Kigali, le pays avait déjà décroché trois distinctions, dont celles de meilleur artiste francophone (Didi B), meilleure révélation (Roseline Layo) et meilleur producteur (Tamsir). Bien que certains observateurs aient regretté l’absence de Himra, l’un des talents les plus prometteurs de la scène ivoirienne, le bilan reste largement positif.
Un avenir prometteur pour la musique ivoirienne
Ces victoires successives renforcent la place des artistes ivoiriens sur la scène musicale africaine. Avec une génération montante pleine de talents et des figures déjà confirmées, les prochains Trace Awards risquent d’être encore plus radieux pour la musique ivoirienne. La Côte d’Ivoire continue ainsi de marquer l’histoire de la musique francophone, avec des artistes qui s’imposent et remportent des prix prestigieux année après année.
Les Trace Awards 2025 ont une nouvelle fois prouvé que la musique ivoirienne est en pleine effervescence et que les talents de ce pays sont plus que jamais sur le devant de la scène. L’avenir semble prometteur pour cette scène musicale dynamique, qui ne cesse de surprendre et de s’imposer à l’international.
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Grand Libreville : des délestages hors programme, les ménages pris au dépourvu
Alors que la SEEG a annoncé huit jours de perturbations électriques dans le Grand Libreville, du 8 au 15 novembre 2026, les premières observations sur le terrain révèlent un décalage entre les horaires prévisionnels et la réalité vécue par les populations. Des coupures qui surviennent à des heures inattendues, des interruptions qui se prolongent au-delà des durées annoncées : de quoi compliquer davantage le quotidien des ménages et désorganiser les activités économiques.
L’annonce des délestages avait pourtant permis à de nombreux abonnés de prendre certaines dispositions pour anticiper les interruptions de la fourniture d’électricité. En communiquant un calendrier précis, réparti par quartiers et par tranches horaires, la SEEG donnait aux populations la possibilité d’organiser leurs activités domestiques et professionnelles en fonction des périodes annoncées. Mais sur le terrain, ce programme prévisionnel ne semble pas être respecté partout.

Dans le quartier Chantier Moderne, notamment, la coupure initialement prévue entre 00h30 et 02h30 est finalement intervenue aux environs de 11 heures. Trois heures après, l’électricité n’était toujours pas rétablie. Une situation qui illustre les difficultés rencontrées par les abonnés, contraints de subir des interruptions sans pouvoir réellement s’appuyer sur le calendrier communiqué. Plusieurs autres quartiers du Grand Libreville signalent également des perturbations qui ne correspondent pas aux horaires annoncés.
Au-delà de l’inconfort, ces interruptions imprévisibles ont des conséquences directes sur l’organisation des ménages. Conservation des aliments, préparation des repas, utilisation des équipements électroménagers, recharge des téléphones ou encore organisation des activités professionnelles : autant d’habitudes quotidiennes perturbées. Les petits commerces, les activités de restauration, les salons de coiffure et d’autres services de proximité subissent également les effets de ces coupures prolongées.
Pour rappel, la SEEG explique ces perturbations par les travaux préparatoires au raccordement de la centrale hydroélectrique de Kinguélé Aval au réseau de transport de 225 kV. Ces opérations entraînent une limitation temporaire de la production des centrales de Tchimbélé et de Kinguélé à 55 MW, contre 94 MW habituellement disponibles, soit un déficit de 39 MW à la pointe du soir.
Si l’entreprise annonce une durée moyenne de trois heures par interruption, les populations attendent désormais davantage de visibilité et de fiabilité dans la communication des horaires. Car si les travaux sont présentés comme nécessaires à l’amélioration du réseau électrique, leur exécution ne devrait pas se traduire par une désorganisation supplémentaire pour des ménages déjà éprouvés par les perturbations de la fourniture d’électricité.
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Patience Dabany : 60 ans de carrière, sold out annoncé au Palais des Congrès avant un show prometteur !
Après plusieurs années loin des grandes scènes, Patience Dabany s’apprête à renouer avec son public ce samedi 7 novembre au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba. Entre six décennies de carrière, un nouvel album et une popularité qui traverse les générations, ce rendez-vous suscite une forte attente. La salle de spectacle affiche complet depuis plusieurs jours, annonçant une soirée placée sous le signe de la musique et de l’émotion.
La Mama est de retour ! Cet engouement témoigne de l’attachement du public à celle qui a profondément marqué l’histoire de la musique gabonaise. Pour beaucoup, ces retrouvailles représentent bien plus qu’un simple concert : elles sont l’occasion de retrouver une voix, un répertoire et une artiste qui a accompagné plusieurs générations de mélomanes.
Née Marie-Joséphine Kama à Brazzaville, au Congo, Patience Dabany grandit dans un environnement familial marqué par la musique. De culture batéké, elle développe un univers artistique nourri de sonorités africaines, notamment des rythmes gabonais et de la rumba congolaise. Après avoir été institutrice et consacré une partie de sa vie à ses engagements familiaux, elle lance sa carrière solo en 1987 avec l’album « Associé II ». Des titres comme « Chéri, ton disque est rayé » et « Associé » contribueront à asseoir sa popularité bien au-delà des frontières gabonaises.
Forte de cette expérience, l’artiste n’entend pourtant pas tourner la page. Après une période d’absence liée à des problèmes de santé, elle revient avec « Dernière Danse ». Un titre qui a suscité des interrogations chez certains mélomanes, mais qu’elle présente comme une expression artistique et non comme un adieu à la scène. Dans un entretien accordé à L’Union, le 5 novembre, elle lève toute ambiguïté : « Je continuerai jusqu’au jour où il me dira : Bon, Patience, stop ! »
Cette détermination s’explique aussi par la richesse de son parcours musical. Artiste éclectique, Patience Dabany a traversé les époques et les tendances, de la rumba au soukous, jusqu’aux sonorités du hip-hop. Une diversité qui permet à plusieurs générations et à différents publics de retrouver leur sensibilité dans son répertoire.
Au-delà de ses chansons, La Mama a également contribué à la transmission et à l’évolution de la musique gabonaise, en inspirant de nombreux jeunes artistes. « Toutes celles et tous ceux qui vont chanter avec moi sont passés par mon école », rappelle-t-elle.
Enfin, la longue complicité professionnelle qui la lie à son producteur Edgar Yonkeu, à ses côtés depuis plus de vingt ans, nourrit les attentes autour de cette soirée. Des surprises sont à prévoir, avec notamment la possibilité d’accueillir des artistes venus d’ailleurs.
Pour Patience Dabany, ce spectacle marque moins une fin qu’un nouveau départ. Une nouvelle page d’une aventure musicale construite sur six décennies de passion, de partage et de transmission.
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Affaire Billie-By-Nzé : l’ancien Premier ministre attendu devant le juge d’instruction ce 5 novembre
Alain-Claude Billie-By-Nzé, ancien Premier ministre et président du parti Ensemble pour le Gabon (EPG), est attendu ce jeudi 5 novembre 2026 à 9 heures devant le premier juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Libreville, dans le cadre de l’information judiciaire ouverte à son encontre.
Cette comparution, prévue pour un interrogatoire au fond, intervient alors que l’ancien chef du gouvernement est en détention préventive à la prison centrale de Libreville depuis le 16 avril 2026. Il est poursuivi pour des faits présumés d’escroquerie et d’abus de confiance portant sur cinq millions de francs CFA, une somme qui aurait été remise en 2008 dans le cadre de l’organisation de la Fête des cultures.
Toutefois, cette nouvelle étape judiciaire est marquée par des réserves de la défense. Certains de ses avocats contestent les conditions dans lesquelles la convocation a été transmise, estimant que les dispositions des articles 119 et 120 du Code de procédure pénale relatives à la désignation des conseils et aux délais de notification n’auraient pas été respectées.
Au-delà de cet interrogatoire, l’évolution de la procédure pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour Alain-Claude Billie-By-Nzé. Si les contestations soulevées par ses conseils étaient reconnues comme fondées et si les conditions légales étaient réunies, elles pourraient entraîner une remise en cause de la régularité de l’acte d’instruction et, selon les suites judiciaires, favoriser une demande de mise en liberté.
Reste à savoir quelle sera la position du magistrat instructeur face aux arguments de la défense. En attendant, l’ancien Premier ministre demeure présumé innocent jusqu’à une éventuelle décision définitive de justice.
Source : La Presse Judiciaire Gabonaise
