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Juste Parfait Moubamba : Sauveur de l’Éducation ou Aspirant au Poste de Carmelia Ntoutoume Leclerq ?
Juste Parfait Moubamba, conseiller au ministère de la Culture, a récemment fait parler de lui en s’attaquant publiquement aux conditions alarmantes du système éducatif gabonais. Une initiative qui a fait sensation, mais aussi suscité des interrogations : milite-t-il pour une cause sociale ou cherche-t-il à se positionner pour le portefeuille stratégique de l’Éducation nationale, actuellement occupé par Carmelia Ntoutoume Leclerq ?
Un conseiller hors de son domaine ?
Le 26 novembre dernier, Juste Parfait Moubamba, surnommé “Bung Pinze,” a diffusé une vidéo montrant l’état préoccupant du CES Mindoubé Raymond Bouckat. Les images, mettant en avant des conditions d’apprentissage déplorables, ont provoqué une vague d’indignation. Cependant, cette initiative a également suscité une controverse : un conseiller au ministère de la Culture a-t-il la légitimité pour dénoncer les insuffisances du système éducatif ?
Pour ses détracteurs, cette intervention est perçue comme une sortie de route. Ils rappellent que la mission d’un conseiller est de rester dans les limites de son portefeuille. D’autres y voient une tentative calculée de faire de l’ombre à Carmelia Ntoutoume Leclerq, actuelle ministre de l’Éducation nationale, et, potentiellement, de viser son poste.
Un engagement social ou une ambition politique ?
Cette polémique intervient dans un contexte marqué par des rumeurs de remaniement ministériel. Le timing de cette prise de parole soulève des questions. Faut-il y voir une réelle préoccupation pour les conditions d’apprentissage des élèves ou une stratégie pour occuper l’espace médiatique et se positionner comme un candidat crédible pour le ministère de l’Éducation nationale ?

Juste Parfait Moubamba, en photo de famille avec les élèves du CES Mindoubé Raymond Bouckat, à l’issue de sa visite.
Juste Parfait Moubamba n’est pas un novice dans le paysage militant. Ancien activiste, il a été nommé par le président de la Transition, Brice-Clotaire Oligui Nguema, au ministère de la Culture. Cette nomination, perçue par certains comme une reconnaissance de son engagement, semble aujourd’hui insuffisante pour contenir ses ambitions.
Des critiques mais aussi du soutien
Les critiques n’ont pas tardé à fuser, certains estimant qu’il cherche à détourner l’attention des défis propres à son ministère. Cependant, ses partisans saluent une initiative courageuse visant à dénoncer un système éducatif en déclin. Selon eux, l’action de Moubamba reflète une prise de conscience urgente des priorités nationales.
Le silence de Carmelia Ntoutoume Leclerq
La ministre de l’Éducation nationale, Carmelia Ntoutoume Leclerq, n’a pas encore réagi publiquement à cette affaire. Son silence est interprété différemment : pour certains, il s’agit d’une volonté de ne pas donner d’écho à une polémique perçue comme opportuniste ; pour d’autres, cela pourrait trahir un certain embarras face aux vérités exposées dans la vidéo.
Une réflexion plus large sur le leadership et l’éducation
Quelles que soient les motivations de Juste Parfait Moubamba, cette affaire met en lumière une question essentielle : l’urgence de réhabiliter le système éducatif gabonais. L’ambition personnelle, si elle existe, ne doit pas éclipser le débat de fond.
Si Moubamba cherche effectivement à se positionner comme ministre de l’Éducation nationale, il devra démontrer qu’il est capable de proposer des solutions concrètes et durables, au-delà des dénonciations spectaculaires.
En conclusion, cette affaire illustre les tensions et dynamiques politiques en période de transition. Elle rappelle aussi que l’éducation, enjeu vital pour l’avenir du pays, mérite d’être au centre des préoccupations, bien au-delà des querelles de pouvoir.
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Dementos cite Patience Dabany, Oliver N’Goma et Don’zer parmi ses principales inspirations
Invité du nouveau numéro de Les Awas, le podcast d’Urban FM présenté par Mr Wills, l’artiste Dementos, l’une des figures de proue de la scène Ntcham, s’est livré avec franchise sur son parcours de vie et son aventure musicale.
Au cours de cet entretien, le chanteur est revenu sur une enfance particulièrement difficile, évoquant les épreuves qui ont forgé son caractère et renforcé sa détermination à réussir dans la musique. Il a également retracé les grandes étapes de sa carrière, avant de révéler les artistes qui ont profondément influencé son identité artistique.
Sur le plan africain, Dementos cite la star ghanéenne Shatta Wale comme l’une de ses plus grandes références, saluant son talent, son influence et sa capacité à s’imposer sur la scène musicale du continent.
Au Gabon, l’artiste rend hommage à trois figures emblématiques : Patience Dabany, Oliver N’Goma et Don’zer. Si les deux premiers incarnent un héritage musical incontournable, Don’zer occupe une place particulière dans l’histoire de la Ntcham. Pour le commun des Gabonais, il demeure l’un des premiers artistes à avoir contribué à populariser ce genre musical, ouvrant la voie à une nouvelle génération d’interprètes.
À travers ces confidences, Dementos met en lumière son attachement à ceux qui ont marqué la musique gabonaise. Un hommage qui témoigne de sa volonté de s’inscrire dans la continuité de cet héritage tout en apportant sa propre signature à l’évolution du Ntcham.
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Gabon : le gouvernement clarifie la nouvelle taxe sur les vols internationaux
Face aux interrogations suscitées par l’instauration d’une nouvelle contribution financière appliquée aux voyageurs internationaux, le gouvernement gabonais est sorti de son silence. Dans un communiqué publié le 6 juillet 2026, le ministre d’État, ministre des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, a apporté des précisions sur les objectifs et le champ d’application de cette mesure.
Cette contribution résulte de l’accord signé le 21 mai dernier entre le ministère des Transports et la société Securiport LLC. Elle vise à financer le déploiement du système API-PNR, un dispositif conforme aux normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), destiné à collecter et analyser à l’avance les données des passagers.
Selon le communiqué, ce système permettra de « renforcer le contrôle des frontières aériennes et d’intensifier la lutte contre la criminalité transnationale, le trafic de stupéfiants ainsi que le terrorisme ».
Le gouvernement tient également à rassurer les voyageurs nationaux : les vols domestiques ne sont pas concernés. Cette contribution s’applique exclusivement aux passagers effectuant des déplacements internationaux.
Conscient des préoccupations liées au coût du transport aérien, l’exécutif annonce la mise en place d’un groupe de travail interministériel chargé d’identifier et de supprimer les taxes existantes jugées peu pertinentes, afin de limiter l’impact sur le prix des billets.
À travers cette réforme, le gouvernement affirme vouloir concilier renforcement de la sécurité aérienne, respect des standards internationaux et préservation du pouvoir d’achat des voyageurs, conformément à la vision du président Brice Clotaire Oligui Nguema pour une aviation civile plus moderne et sécurisée.
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« La fidélité est devenue une denrée rare » : Ali Bongo ravive la guerre des légitimités au sein du PDG
À travers une lettre adressée à Ali Akbar Onanga Y’Obegue à l’occasion de son anniversaire, Ali Bongo Ondimba dépasse largement le cadre des vœux personnels pour livrer un message politique. L’ancien président réaffirme son autorité sur le Parti démocratique gabonais (PDG) et renouvelle son soutien à celui qu’il considère toujours comme le secrétaire général légitime du parti.
Dans son courrier, Ali Bongo salue le sacrifice de son fidèle collaborateur, qu’il remercie d’avoir choisi de rester à ses côtés « pour se consacrer, corps et âme, à l’œuvre de restauration de la légalité de notre parti ». Il poursuit avec une formule qui résonne comme une critique à peine voilée de la direction actuelle du PDG : « Dans le contexte que traverse notre pays, la fidélité est devenue une denrée rare. »
Ces propos s’inscrivent dans le bras de fer qui oppose depuis plusieurs mois le camp d’Ali Bongo et d’Ali Akbar Onanga Y’Obegue à la direction conduite par Blaise Louembé et Angélique Ngoma. Les deux hommes continuent de contester la légitimité des nouvelles instances du parti, estimant qu’elles ne respectent pas les statuts du PDG.
Ali Bongo affiche également sa confiance quant à l’issue de ce combat politique, affirmant que « notre travail commun touche progressivement à son terme » et que le parti retrouvera bientôt « son fonctionnement normal dans le respect de ses textes ».
Cette lettre confirme que, malgré son départ du pouvoir, l’ancien chef de l’État n’entend pas renoncer à son influence sur le PDG et poursuit sa stratégie de reconquête politique.
Reste toutefois une interrogation : la fidélité affichée par Ali Akbar Onanga Y’Obegue relève-t-elle d’un engagement politique et de convictions profondes, ou s’inscrit-elle aussi dans une stratégie personnelle en vue d’un éventuel retour aux responsabilités ? Une question qui continue d’alimenter le débat politique.
