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Gabon : vers un système éducatif renforcé et des enseignants valorisés
Le gouvernement s’engage à tenir informer la population gabonaise de ses réalisations. C’est à ce titre que la feuille de route des 100 jours du gouvernement, sous la coordination du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, fait l’objet d’une communication dans les médias, notamment sur le plateau de Gabon 24 dans l’émission Le Gouvernement S’explique. À cette occasion, Camerlia Ntoutoume Leclercq, ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la jeunesse civique, a présenté les mesures et priorités de son ministère alors que le secteur traverse une grève de deux mois et que la reprise des cours est progressive.
La ministre a rappelé l’implication directe du président Brice-Clotaire Olligui Nguema : « Le président place vraiment l’éducation et la formation au centre de ses priorités ». Pour la première fois, une commission tripartite composée des ministères de l’Éducation nationale, de la Fonction publique et du Budget examine les carrières des enseignants, les conditions de travail et les infrastructures scolaires, sous la supervision du vice-président du gouvernement.
Les revendications des enseignants, portées notamment par SOS Éducation, incluent la revalorisation salariale, la titularisation des personnels en pré-salaire, l’amélioration des conditions de travail et la prise en compte des évolutions de carrière. La ministre a souligné que toutes ces préoccupations étaient prises en compte : « Toutes les recommandations des enseignants ont été entendues et un comité de suivi et d’évaluation a été mis en place pour garantir la mise en œuvre ».
Parmi les mesures phares, le calendrier scolaire a été revu à 35 semaines, au-delà des 32 recommandées par l’UNESCO, avec une fin d’année fixée au 31 juillet. Les examens, tels que le CEP, le BEPC et le Bac, se dérouleront normalement. La ministre a précisé : « Dans la province de l’Estuaire, nous sommes à plus de 93 % de présence ». Des mesures de rattrapage sont prévues dans les provinces où les grèves persistent, comme l’Ogooué-Maritme et la Ngounié, pour éviter une « école à deux vitesses ».
Sur le plan des ressources humaines, sur 27 000 enseignants, 6 566 dossiers sont prêts pour titularisation ou avancement. Les personnels non éligibles sont accompagnés dans leurs démarches, et des formations complémentaires sont prévues : 106 professeurs de sciences titulaires de BTS et 48 titulaires d’un bac scientifique suivront des formations adaptées.
Pour combler le déficit d’enseignants et améliorer les conditions d’enseignement, le ministère mutualise les enseignants entre établissements, développe la digitalisation des cours, et construit de nouvelles salles de classe. Un programme de logements de fonction et d’accès à la propriété est également lancé. « Nous voulons que chaque enseignant puisse exercer dans de bonnes conditions et contribuer efficacement à la réussite scolaire des élèves », a insisté la ministre.
Enfin, concernant l’année scolaire, Mme Ntoutoume Leclercq a été claire : « Il n’y aura pas d’année blanche ». Et le gouvernement devra revenir présenter les résultats concrets aux Gabonais après ces 100 jours, pour montrer l’impact réel de ces mesures sur la vie scolaire et le quotidien des élèves et enseignants.
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Gabon : 2 500 parcelles viabilisées mises sur le marché, une réponse attendue à la demande foncière
Dans une volonté affirmée de répondre à la problématique de l’accès au logement, le gouvernement gabonais franchit une nouvelle étape. Le mercredi 1er avril 2026, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a procédé au lancement officiel de la commercialisation de 2 500 parcelles viabilisées, aménagées par la Société Nationale Immobilière (SNI). Une initiative structurante qui ambitionne de démocratiser l’accès à la propriété foncière sur l’ensemble du territoire, et qui apparaît surtout comme une réponse concrète à une attente longtemps exprimée par les populations.
La cérémonie s’est tenue sur le site d’Essassa, en présence du ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays Mouissi, ainsi que de plusieurs autorités administratives. À travers cette opération, les pouvoirs publics entendent traduire en actes la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, pour qui l’accès au foncier et à un habitat décent constitue une priorité nationale.
Une offre foncière pensée pour l’accessibilité
Le programme présenté par la SNI repose sur une double ambition : élargir l’offre foncière et la rendre financièrement accessible. Sur le site pilote d’Essassa, les parcelles, d’une superficie de 500 m², sont proposées à 5 500 FCFA le mètre carré, soit un coût global de 2 750 000 FCFA. Ces terrains sont exclusivement destinés à un usage résidentiel, traduisant une volonté claire d’encadrer le développement urbain.
La répartition des 2 500 parcelles à travers le pays témoigne également d’une approche équilibrée :
▪︎Essassa : 1 500 parcelles
▪︎Akanda : 300 parcelles
▪︎Nkok et Port-Gentil : 200 parcelles chacune
▪︎Bikélé, Franceville et Moanda : 100 parcelles par localité
Une première réponse, mais un défi à l’échelle nationale
Si cette opération marque une avancée significative, elle met également en lumière l’ampleur de la demande foncière à l’échelle nationale. Dans plusieurs villes du pays, la pression sur l’accès à la propriété reste forte, portée par une croissance urbaine soutenue et des besoins sociaux croissants.
Ainsi, répondre durablement à cette attente nécessitera d’étendre ce type d’initiatives à d’autres centres urbains et zones en développement. L’enjeu pour les autorités sera de multiplier les programmes similaires, afin d’assurer une couverture nationale plus équitable et de réduire les inégalités d’accès au foncier.
La SNI, 50 ans d’engagement au service des Gabonais
Ce lancement intervient dans un contexte symbolique pour la Société Nationale Immobilière, qui célèbre cette année ses 50 ans d’existence. Depuis sa création en 1976, l’institution s’est imposée comme un acteur central de la politique de l’habitat, œuvrant à offrir aux Gabonais un ancrage territorial durable.
Au-delà de l’aménagement technique, cette opération traduit une volonté politique forte : celle de faire du foncier un levier d’inclusion sociale et de développement. En mettant ces parcelles viabilisées à disposition, le gouvernement réaffirme son engagement à améliorer concrètement les conditions de vie des populations, tout en posant les bases d’une réponse plus large aux défis du logement au Gabon.
Biba / Mihi…
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Santé infantile au Gabon : Zita Oligui Nguema pose un acte fort avec une caravane chirurgicale d’envergure
Dans un contexte où l’accès aux soins spécialisés demeure un défi pour de nombreuses familles, l’initiative portée par la Première Dame du Gabon, Zita Oligui Nguema, marque un tournant significatif dans la prise en charge des pathologies infantiles lourdes. Le 30 mars 2026, au Centre hospitalier universitaire Mère-Enfant de la Fondation Jeanne Ebori, elle a procédé au lancement d’une vaste caravane chirurgicale dédiée aux enfants vulnérables, inscrivant son action dans une dynamique à la fois sociale, sanitaire et profondément humanitaire.
Bien au-delà d’un simple geste symbolique, cette caravane répond à une urgence silencieuse : celle des enfants souffrant de malformations congénitales ou de séquelles de brûlures, souvent privés de soins adaptés faute de moyens ou de structures spécialisées. En facilitant l’accès à des interventions chirurgicales complexes, cette initiative vient combler un vide et redonner espoir à des familles longtemps confrontées à l’impuissance.
Parmi les pathologies prises en charge figurent notamment les fentes labio-palatines, communément appelées « becs de lièvre ». Des affections qui, au-delà de leurs implications médicales, exposent les enfants à des stigmates sociaux et à des difficultés d’intégration. Grâce à cette caravane, ces jeunes patients bénéficient non seulement de soins de qualité, mais aussi d’une véritable opportunité de réinsertion sociale, tant leur transformation physique s’accompagne d’un renouveau psychologique.
L’importance de cette action réside également dans sa capacité à mobiliser des partenariats stratégiques. En s’appuyant sur la Fondation Ma Bannière et l’ONG italienne Emergenza Sorrisi, la caravane s’inscrit dans une coopération internationale efficace, où expertise médicale et engagement humanitaire convergent au service des populations les plus fragiles. Placée sous le thème « redonnons le sourire à nos enfants », l’opération incarne une solidarité concrète et structurée.
Au-delà des interventions chirurgicales elles-mêmes, cette initiative envoie un signal fort : celui d’une volonté politique et sociale de faire de la santé infantile une priorité nationale. En s’impliquant personnellement, la Première Dame contribue à attirer l’attention sur des pathologies souvent négligées et à impulser une dynamique d’action durable.
Sur les visages des enfants opérés et de leurs familles, se lit désormais une émotion nouvelle, faite de soulagement et d’espérance. Car ici, chaque intervention dépasse le cadre médical pour devenir un acte de dignité retrouvée.
À travers cette caravane chirurgicale, Zita Oligui Nguema ne se contente pas d’accompagner une cause : elle en fait un levier d’impact social, rappelant avec force que derrière chaque sourire restauré se joue une transformation profonde, à la fois individuelle et collective.
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Gabon : dialogue social dans le pétrole, un calendrier resserré pour accélérer les réformes
Dans un contexte marqué par des tensions sociales latentes et des enjeux économiques majeurs, le secteur pétrolier gabonais s’efforce de maintenir un équilibre fragile entre réformes structurelles et exigences des travailleurs. Pilier de l’économie nationale, cette industrie stratégique est aujourd’hui au cœur d’un dialogue social engagé depuis plusieurs mois, avec en toile de fond la nécessité d’améliorer le cadre réglementaire et les conditions d’emploi. C’est dans cette dynamique que, réunis autour du Vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, les syndicats ont présenté un bilan d’étape des négociations ouvertes depuis décembre 2025, à la suite du dépôt d’un préavis de grève.
Ces discussions, menées dans le cadre de la commission tripartite mise en place après les échanges avec les plus hautes autorités, visent à réorganiser les relations entre travailleurs, entreprises et État dans un secteur stratégique pour l’économie gabonaise.
La première phase des travaux, consacrée à la définition du cadre juridique et à l’examen des différents types de contrats — notamment la mise en disponibilité et la prestation de service — a été jugée globalement satisfaisante par l’ensemble des parties prenantes. Elle a permis de poser des bases solides pour la suite des négociations.
En revanche, la deuxième phase, centrée sur l’application de la loi 20 du Code des hydrocarbures, connaît des ralentissements. Entamée il y a deux mois et initialement prévue pour s’achever le 21 mars, elle affiche des avancées inégales selon les opérateurs. Certaines entreprises ont déjà finalisé cette étape, d’autres sont en voie de finalisation, tandis qu’un troisième groupe accuse un retard notable, freinant l’ensemble du processus.
Face à ces disparités, les organisations syndicales ont appelé à une implication accrue des pouvoirs publics afin d’amener les entreprises les moins avancées à respecter leurs engagements, condition indispensable pour ouvrir la troisième phase des discussions.
Du côté de l’exécutif, le taux d’exécution de cette deuxième phase est estimé entre 75 % et 80 %, traduisant des progrès réels malgré les difficultés observées. Prenant acte de cette situation, Hermann Immongault a instruit le ministre du Pétrole, Clotaire Kondja, ainsi que le président de la commission tripartite, d’accélérer les travaux.
Mais c’est surtout le calendrier arrêté à l’issue des échanges qui marque un tournant décisif. Les différentes parties se sont accordées sur une échéance claire : les conclusions de la deuxième phase devront être transmises au Vice-président du Gouvernement au plus tard le 10 avril 2026. Ce délai resserré traduit une volonté commune d’en finir avec les lenteurs observées et d’inscrire les réformes dans un tempo plus soutenu.
Ce cap fixé constitue désormais un test pour l’ensemble des acteurs engagés dans le processus. Il devra permettre non seulement de consolider les acquis, mais aussi de préserver le climat social dans un secteur pétrolier vital pour l’économie gabonaise, où la crédibilité du dialogue repose désormais sur le respect des engagements et des délais.
Hilaire / Mihi…
