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Gabon : mise en service d’un corps paramilitaire des Eaux et Forêts pour renforcer la lutte contre la criminalité environnementale
Le Gabon a franchi une nouvelle étape dans la protection de son patrimoine naturel avec la mise en service du premier contingent du corps paramilitaire des Eaux et Forêts. Une cérémonie solennelle s’est tenue le 25 mars 2026 sous la présidence du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, représentant le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Organisée au ministère des Eaux et Forêts, cette cérémonie s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités de l’État face à la criminalité environnementale, notamment le braconnage, l’exploitation illégale du bois et l’orpaillage clandestin, qui continuent de fragiliser les écosystèmes et les ressources naturelles du pays.
La mise en service de ce corps paramilitaire répond à un besoin stratégique majeur : doter l’administration forestière d’une force spécialisée, disciplinée et mieux équipée pour intervenir directement sur le terrain. Son utilité repose sur sa capacité à sécuriser les aires protégées, à dissuader les réseaux criminels et à assurer une présence permanente dans les zones sensibles, souvent difficiles d’accès pour les services classiques.
Moment symbolique de l’événement, les éléments du nouveau corps ont prêté serment devant les autorités civiles et militaires, affirmant leur engagement à défendre les ressources naturelles nationales. La cérémonie a également été marquée par la présentation au drapeau, la revue des troupes et la remise de distinctions, dont la médaille d’honneur des Eaux et Forêts à l’échelon Or.
À cette occasion, Hermann Immongault a salué l’engagement des forces nouvellement constituées, mettant en avant leur rôle central dans la consolidation de l’autorité de l’État sur les espaces naturels et dans la lutte contre les atteintes à l’environnement.
Le corps paramilitaire des Eaux et Forêts est désormais chargé de missions opérationnelles renforcées, notamment la sécurisation des réserves naturelles, la surveillance des zones forestières et la lutte active contre les réseaux criminels liés à l’exploitation illégale des ressources naturelles. Une démonstration sur le terrain, simulant une intervention sur un site d’orpaillage clandestin, a permis d’illustrer sa capacité d’action rapide et coordonnée.
Dans la même dynamique de modernisation, plusieurs infrastructures stratégiques ont été inaugurées. Le Centre de Contrôle Opérationnel du Système National de Contrôle de la Légalité et de la Traçabilité du Bois (CCO/SNCTBG) a été mis en service afin de renforcer la traçabilité et la transparence de la filière bois. Selon le ministre des Eaux et Forêts, Maurice Ntossui Allogo, cet outil contribue à améliorer le suivi des ressources forestières et à consolider la crédibilité internationale du label « Made in Gabon », garantissant un bois légal, durable et traçable.
Par ailleurs, la Maison de l’Ivoire a été inaugurée et une convention de financement du projet RIMOSD a été signée avec l’appui de la France. Ce dispositif vise à renforcer les infrastructures et les moyens opérationnels des services déconcentrés chargés de la gestion forestière et environnementale.
À travers ces initiatives, les autorités gabonaises entendent consolider une gouvernance plus efficace et plus réactive des ressources naturelles. La création de ce corps paramilitaire apparaît ainsi comme un outil central de dissuasion, d’intervention et de protection durable, au service de la souveraineté écologique et du développement durable du pays.
Paula / Nandy / Mihi…
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« Rap Hero » : Yvy Real Killer étend son univers artistique à la bande dessinée
Connu pour son parcours dans le rap gabonais, notamment au sein du groupe BGMFK avant de poursuivre une carrière solo, Yvy Real Killer révèle une nouvelle facette de sa créativité. L’artiste finalise actuellement « Rap Hero », une bande dessinée dont il est à la fois le concepteur et le personnage principal du premier tome.
À travers ce projet, le rappeur s’aventure dans un univers mêlant les codes de l’afrofuturisme et du roman graphique. La mémoire, la musique, l’identité et l’imaginaire africain occupent une place centrale dans une histoire qui entend mettre en lumière la richesse culturelle du Gabon.
Plusieurs artistes gabonais apparaissent dans l’œuvre. Leur présence permet de célébrer le patrimoine culturel contemporain du pays. Rap, slam, danse, traditions orales, mode et arts visuels sont représentés comme autant de visages de la créativité nationale.
Dans « Rap Hero », la culture devient une force positive. Les mots, la musique et l’art possèdent le pouvoir de préserver la mémoire collective, d’inspirer la jeunesse et de transmettre des valeurs. L’histoire invite ainsi les lecteurs à réfléchir à leur responsabilité individuelle, au passé et au rôle de la création artistique dans la construction de l’avenir.
Le message porté par la bande dessinée peut se résumer par cette phrase : « Ce n’est pas la force qui change une nation, c’est la culture qui transforme les générations. » Une autre idée traverse également l’œuvre : les armes divisent les peuples, tandis que les histoires, la musique et l’art peuvent les rassembler.
Avec ce projet, Yvy Real Killer démontre que son talent ne se limite pas à la musique. Alors que le premier tome approche de sa finalisation, il recherche désormais une maison d’édition pour publier et faire découvrir son œuvre au public.
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Tris rejoint Sean Bridon Music : la Battle des producteurs comme nouveau départ
La Battle des producteurs est peut-être en train de changer le cours de la carrière de Tris. Choisi par Sean Bridon pour l’accompagner dans ce challenge, le rappeur vient d’annoncer sa signature officielle chez Sean Bridon Music.
Cette signature ne doit toutefois pas prêter à confusion. Avant le lancement de la compétition, et même durant les deux premiers rounds, Tris ne faisait pas partie des artistes produits par Sean Bridon. Celui-ci l’avait simplement choisi pour défendre ses propositions musicales dans une Battle qui doit s’achever au troisième round.
Leur collaboration a particulièrement attiré l’attention lors de la deuxième étape du concours. Sur un morceau mêlant rap, sonorités du Bwiti, harpe traditionnelle et ambiance urbaine, Tris a retrouvé cette lumière qui semblait lui manquer depuis quelque temps. Le talent, lui, n’a jamais vraiment été remis en cause. C’est plutôt l’actualité autour de sa carrière qui était devenue rare, donnant l’impression d’un parcours en sommeil.
La Battle lui a ainsi offert une occasion de se rappeler au bon souvenir du public, mais aussi de montrer à Sean Bridon ce qu’une collaboration plus durable pouvait produire. Quelques jours plus tard, l’essai s’est transformé en contrat.
Sur les réseaux sociaux, Tris a accueilli cette nouvelle étape avec fierté. Il évoque une vision, une ambition commune et le début d’une aventure qu’il espère certainement décisive pour la suite de son parcours.
À travers cette signature, le challenge dépasse désormais la simple confrontation entre producteurs. Il devient aussi un espace de rencontres et d’opportunités pour les artistes. Pour Tris, l’une des premières retombées est déjà concrète, alors même que la compétition n’est pas encore terminée.
Reste maintenant à savoir ce que Sean Bridon Music prépare pour sa nouvelle recrue. Car après cette belle exposition, le véritable défi sera de proposer des projets réguliers et solides, capables d’inscrire durablement Tris au premier plan de la scène musicale gabonaise.
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Fête des cultures : renaissance ou simple parenthèse ?
Après huit années d’interruption, la Fête des cultures s’apprête à rassembler de nouveau les populations du Gabon autour de leur patrimoine commun. Du 21 au 23 août 2026, l’avenue Jean-Paul II, entre l’immeuble du « 2-Décembre » et le boulevard Triomphal, accueillera la 15ᵉ édition de ce rendez-vous majeur du patrimoine gabonais.
Le retour de l’événement a été annoncé par le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, Paul Ulrich Kessany. Placée sous le thème « Réappropriation de nos valeurs culturelles », cette édition réunira artistes, artisans, associations et communautés des neuf provinces autour des danses, des langues, de la gastronomie, des rites, des masques et des savoir-faire traditionnels.
Créée en 1997 par Paul Mba Abessole, alors maire de Libreville, puis portée au niveau national sous la présidence d’Omar Bongo Ondimba, la manifestation n’avait plus été organisée depuis 2018. Son retour apparaît donc comme une « réparation d’une mémoire », selon le ministre.
Mais cette renaissance sera-t-elle durable ? La Fête des cultures redeviendra-t-elle un rendez-vous régulier ou restera-t-elle une parenthèse exceptionnelle dans l’agenda national ?
Cette relance pose également la question de la vitalité du milieu culturel gabonais. Les artistes, artisans, danseurs, créateurs et gardiens des traditions disposent-ils réellement des espaces, des financements et de l’accompagnement nécessaires pour vivre de leur talent et transmettre leur héritage ?
Avec le Sénégal comme pays invité d’honneur, cette édition proposera des spectacles, des danses traditionnelles et une cérémonie des masques. Elle devrait aussi profiter aux exposants et aux petits commerçants.
Au-delà de la fête, le véritable défi commencera après le 23 août : faire de la culture un secteur vivant, structuré et durable, plutôt qu’un simple décor célébré quelques jours avant de retomber dans le silence.
