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Gabon–États-Unis : Cybersécurité – l’ANINF renforce la protection des infrastructures critiques avec l’appui du MITRE
Libreville, 21 avril 2026 – Face à la montée des cybermenaces visant les administrations publiques, les réseaux stratégiques et les infrastructures essentielles, le Gabon poursuit le renforcement de sa souveraineté numérique. Dans cette dynamique, l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF) a organisé, lundi 20 avril 2026 à Libreville, un atelier de renforcement des capacités consacré à la protection des infrastructures critiques.
Initiée par le Directeur Général de l’ANINF, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, cette rencontre stratégique s’inscrit dans la continuité du partenariat engagé entre le Gabon et les États-Unis en matière de cybersécurité. À travers cette coopération technique avec la MITRE Corporation, l’ANINF confirme son rôle moteur dans la modernisation de la gouvernance cyber nationale et la sécurisation des systèmes sensibles.
Une coopération amorcée en janvier avec la MITRE
Cette nouvelle session de travail fait suite au lancement, le 20 janvier dernier, d’un programme d’accompagnement de deux ans entre le Gabon et la MITRE Corporation, organisation américaine à but non lucratif spécialisée dans les solutions technologiques d’intérêt public.

vue de l’assistance
À l’occasion d’un premier atelier tenu au siège de l’ANINF, les experts américains avaient entamé un travail de structuration de la gouvernance nationale en cybersécurité, avec pour objectif de doter l’agence gabonaise de capacités techniques et opérationnelles de pointe face à la montée des cybermenaces.
Durant cette première phase, plusieurs axes prioritaires avaient été identifiés : l’évaluation du niveau de maturité cyber de l’ANINF, l’analyse des dispositifs existants, ainsi que la mise en place de mécanismes adaptés pour améliorer durablement la posture sécuritaire nationale.
L’ANINF accélère sur les infrastructures critiques
Trois mois plus tard, l’ANINF confirme sa volonté de transformer cette coopération en résultats concrets. L’atelier du 20 avril, animé par une délégation d’experts du MITRE conduite par Denise R. Olsen, experte en cybersécurité et cheffe de mission, visait à renforcer les compétences des agents de l’Agence ainsi que de ses partenaires institutionnels.


Denise R. Olsen, cheffe de la délégation de MITRE et experte en cybersécurité, accompagnée de son équipe, lors de l’ateliers consacrés au renseignement et à la cybersécurité
Au cœur des travaux figuraient la sécurisation des systèmes d’information sensibles et la résilience des infrastructures critiques, devenues des enjeux majeurs pour les États modernes.
Les échanges ont principalement porté sur l’élaboration d’un Cyber Incident Response Plan (CIRP), présenté comme un outil essentiel pour permettre aux acteurs publics et privés de réagir de manière coordonnée en cas d’attaque ou d’incident numérique.
Le référentiel NIST au centre des travaux
Pour structurer cette démarche, les experts ont mis en avant le référentiel international NIST 800-61 Revision 2, reconnu comme l’un des standards de référence en matière de gestion des incidents cybernétiques.
Les participants ont ainsi approfondi plusieurs composantes clés du dispositif :
▪︎l’évaluation des risques ;
▪︎la classification des incidents ;
▪︎les obligations de déclaration ;
▪︎le partage de renseignements ;
▪︎la coordination interinstitutionnelle en situation de crise.
La vision stratégique des autorités gabonaises
Cette initiative s’inscrit dans la vision du Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a fait de la souveraineté numérique, de la transformation digitale et de la protection des systèmes stratégiques des priorités nationales.
Dans un contexte international marqué par l’intensification des cyberattaques visant aussi bien les administrations que les opérateurs essentiels, le Gabon entend consolider son autonomie technologique et sécuriser ses infrastructures vitales.
Une ANINF au cœur de la souveraineté numérique
À travers ce partenariat avec le MITRE et l’appui du gouvernement américain, l’ANINF s’affirme comme l’acteur central de la stratégie numérique gabonaise. L’Agence poursuit ainsi sa montée en puissance pour anticiper les menaces, moderniser la gouvernance cyber et garantir la continuité des services essentiels.
Avec cette nouvelle étape franchie le 20 avril, le Gabon confirme sa volonté de bâtir un écosystème numérique robuste, sécurisé et souverain.
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Ebola : le Gabon renforce sa vigilance après l’alerte sanitaire internationale
Le Gabon a renforcé son dispositif national de veille sanitaire après la déclaration, le 15 mai 2026, d’une nouvelle épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC). Dans un communiqué officiel, Madame le ministre de la Santé, Pr Elsa Joséphine N’kana Ayo épouse Bivigou, a rassuré les populations tout en appelant à la vigilance face à cette menace sanitaire régionale.
Selon les autorités congolaises, cette dix-septième épidémie d’Ebola enregistrée sur le territoire de la RDC a déjà causé quatre-vingts décès, avec huit cas positifs confirmés et 246 cas suspects recensés. La flambée épidémique est liée à la souche virale Wundi-Bungyo, réputée particulièrement dangereuse en raison de son fort taux de létalité et de l’absence, à ce jour, de vaccin homologué.
Les cas identifiés sont concentrés dans la province de Litori, au nord-est de la RDC, à proximité des frontières avec l’Ouganda et le Soudan du Sud. Une situation qui a conduit l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le 17 mai dernier, à classer cette crise comme une urgence de santé publique de portée internationale.
Dans son communiqué, le ministre de la Santé souligne que « le dispositif national de veille, d’alerte et de surveillance épidémiologique a été renforcé sur l’ensemble du territoire national ». Une mesure préventive destinée à anticiper tout risque d’importation de cas au Gabon.
Les autorités gabonaises assurent qu’« à ce jour, aucun cas suspect n’a été signalé au Gabon », tout en maintenant une surveillance accrue aux différents points d’entrée du pays. Les opérations de contrôle sanitaire, la coordination avec les partenaires nationaux et internationaux ainsi que les campagnes de sensibilisation des populations ont également été intensifiées.
Dans ce contexte, Libreville affiche sa solidarité envers les pays affectés par l’épidémie. Le ministère de la Santé a exprimé son soutien « au peuple et aux gouvernements des pays touchés par cette épidémie », tout en réaffirmant l’engagement du Gabon dans la prévention et la riposte sanitaire.
Les autorités sanitaires invitent enfin les populations « au calme, à la vigilance et au strict respect des consignes sanitaires officielles », insistant sur l’importance de la prévention collective face à une maladie hautement contagieuse.
Cette nouvelle alerte sanitaire intervient dans un contexte régional marqué par la multiplication des risques épidémiques en Afrique centrale, poussant plusieurs États à renforcer leurs mécanismes de préparation et de réponse rapide.
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Nzeng-Ayong : circulation rétablie sur l’axe rond-point-mairie
La circulation a repris un cours plus normal le vendredi 15 mai 2026 dans le 6ᵉ arrondissement de Libreville, avec la réouverture partielle de l’axe qui relie le rond-point à la mairie de Nzeng-Ayong. C’est une étape très attendue pour ce gros chantier routier, dont le but est de rendre le trafic plus fluide dans ce quartier très peuplé du Grand Libreville.
Sur place, le ministre des Travaux publics, Edgard Moukoumbi, a confirmé que les travaux étaient presque terminés, à environ 95 %. Il a précisé que le chantier entrait dans sa phase finale, en attendant que le revêtement définitif soit posé. Cela devrait se faire après une période d’observation technique de trois semaines. Les opérations d’assainissement, comme le nettoyage des caniveaux, sont aussi complètement achevées pour garantir que la route résistera mieux aux eaux de pluie.
Pendant le ralentissement puis la reprise des travaux, la circulation à Nzeng-Ayong est devenue bien plus difficile. Les embouteillages ont considérablement augmenté, ce qui a fortement perturbé les déplacements quotidiens des habitants, des transporteurs et de tous les usagers de la route. Cette situation de congestion prolongée a entraîné des pertes de temps importantes et a mis une pression supplémentaire sur les axes secondaires.

La réouverture partielle de cette voie est donc accueillie avec un vrai soulagement par les habitants et les chauffeurs, en particulier les taxis et les bus. Ils voient enfin une amélioration progressive des déplacements dans ce secteur stratégique. Pour beaucoup, cette avancée marque un retour progressif à une circulation plus fluide, après plusieurs mois de difficultés.
Cependant, cette ouverture avant la fin complète du chantier soulève aussi des questions. Une partie de la population s’inquiète de voir la route remise en circulation alors que les travaux ne sont pas totalement achevés. Certains habitants craignent que cette situation intermédiaire ne s’installe durablement et que la phase finale prenne du retard, ce qui les fait douter de la bonne finition du projet.
Ce chantier fait partie du programme d’urgence lancé par les autorités nationales pour améliorer les infrastructures routières. Il est mené sous l’impulsion du président de la République, Brice-Clotaire OLIGUI NGUEMA, et avec le suivi du Vice-Président du Gouvernement, Hermann IMMONGAULT.
Dans l’ensemble, cette réouverture partielle montre bien les avancées concrètes en matière d’infrastructures urbaines. Mais elle illustre aussi les attentes encore fortes des populations concernant une finalisation rapide et durable de tous les travaux engagés.
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Gamba : un agent de la SEEG meurt en service, la sécurité mise en cause
Un événement tragique a eu lieu à Gamba, dans l’Ogooué-Maritime, en fin de semaine dernière. Il a profondément touché les habitants et relance les discussions sur la sécurité des techniciens qui travaillent sur les réseaux électriques. C’est Yves DITOUGOU NZIENGUI, employé de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon, qui a perdu la vie en intervenant sur le réseau électrique de la ville de Gamba, le vendredi 15 mai 2026.
D’après les informations qui circulent sur place, le drame est survenu en fin d’après-midi à l’entrée de Plaine 1, près de la Documentation. Le technicien travaillait sur un circuit à haute tension. Son but était de trouver l’origine d’une panne d’électricité qui affectait plusieurs quartiers depuis quelques jours. Il aurait été électrocuté pendant qu’il était sur la ligne.
Pour l’instant, personne ne connaît les circonstances précises de cet accident. Cependant, cette tragédie soulève de nombreuses questions chez les gens et remet sur le devant de la scène la sécurité des agents qui interviennent sur les équipements électriques.
L’agent avait-il tout l’équipement de protection nécessaire ? Les procédures de sécurité pour couper et vérifier l’absence de tension ont-elles été respectées ? Le courant aurait-il pu être rétabli pendant que les techniciens travaillaient encore sur le réseau ? Ce sont des questions qui sont beaucoup posées.
Quand on travaille sur des réseaux à haute tension, les règles de sécurité demandent d’habitude des étapes très strictes : il faut couper l’alimentation, verrouiller les installations, vérifier qu’il n’y a plus de courant, s’assurer que les équipes sur le terrain et le centre de contrôle communiquent bien, puis valider tout cela avant de remettre le service en marche. La plus petite erreur peut entraîner de graves problèmes.
Cet accident récent remet donc sur le tapis la question des conditions de travail des agents qui évoluent dans des environnements à haut risque. Est-ce que les mesures de prévention sont bien appliquées sur le terrain ? Est-ce que le matériel et les assurances nécessaires sont toujours fournis ?
Beaucoup de personnes pensent qu’une communication officielle de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon serait utile. Elle permettrait d’informer le public sur les circonstances de cet événement tragique et sur les premiers résultats des enquêtes.
Passé l’émotion, une enquête plus poussée semble indispensable pour déterminer les responsabilités et voir si ce drame aurait pu être évité.
D’après ses proches, la victime laisse derrière elle une épouse et plusieurs enfants, dont un bébé de deux mois et demi. À Gamba, les marques de respect se multiplient, dans un mélange de tristesse et d’incompréhension.
