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Gabon : à l’approche des 100 jours, le gouvernement face à l’épreuve des résultats
À l’approche du cap symbolique des cent premiers jours d’action gouvernementale, l’exécutif gabonais entre dans une séquence décisive. Réuni en Conseil interministériel le 14 avril à Libreville, le gouvernement a affiché une volonté claire : placer l’évaluation des politiques publiques au centre de son agenda. Sous l’impulsion de Hermann Immongault, coordonnateur de l’action gouvernementale, les membres de l’exécutif ont été invités à présenter un bilan concret, documenté et vérifiable de leurs actions.
Le message envoyé est sans ambiguïté : le temps des intentions doit désormais laisser place à celui des résultats. Chaque département ministériel est appelé à détailler les réformes engagées, les projets lancés, les ressources mobilisées ainsi que les impacts observés sur le quotidien des populations. Une démarche qui s’inscrit dans une logique de modernisation de la gouvernance publique et de renforcement de la redevabilité institutionnelle.
L’emploi comme priorité stratégique
Parmi les indicateurs retenus, la question de l’emploi apparaît comme centrale. Le gouvernement souhaite disposer d’un état précis des emplois directs et indirects générés par les mesures prises depuis son installation. Ce choix traduit une orientation pragmatique : dans un contexte d’attentes sociales élevées, la création d’opportunités économiques demeure l’un des critères les plus visibles de l’efficacité publique.
Cette exigence peut être interprétée comme une volonté de rapprocher l’action administrative des préoccupations concrètes des citoyens. En mettant l’accent sur l’emploi, l’exécutif entend démontrer que les réformes entreprises ne se limitent pas aux textes, mais visent des effets mesurables sur le terrain.
Une méthode axée sur la transparence
La préparation du bilan des cent jours constitue également un exercice de transparence. En demandant des données chiffrées et vérifiables, les autorités cherchent à installer une culture du suivi et de l’évaluation, souvent réclamée dans les administrations publiques contemporaines.
Cette approche présente plusieurs avantages : elle permet de mieux identifier les avancées, de corriger les retards éventuels et de renforcer la lisibilité de l’action gouvernementale. Elle peut aussi contribuer à restaurer la confiance entre institutions et citoyens, à condition que les résultats communiqués soient précis et accessibles.
Des attentes légitimes demeurent
Si cette dynamique est saluée comme un signal de rigueur, plusieurs interrogations accompagnent naturellement cette étape :
▪︎Quels critères précis seront retenus pour mesurer les résultats de chaque ministère ?
▪︎Les emplois annoncés seront-ils durables, qualifiés et répartis sur l’ensemble du territoire ?
▪︎Les données présentées feront-elles l’objet d’une publication détaillée accessible au public ?
▪︎Comment seront traités les projets encore en cours mais non finalisés à l’échéance des cent jours ?
▪︎Ce mécanisme d’évaluation sera-t-il maintenu au-delà de cette première étape symbolique ?
Un rendez-vous important pour l’exécutif
Au-delà du symbole, ce cap des cent jours représente surtout une première photographie de la capacité du gouvernement à transformer ses engagements en actions visibles. Sans préjuger du bilan final, la méthode adoptée montre une volonté de pilotage plus exigeante et orientée vers les résultats.
Dans un contexte où les attentes sociales restent fortes, l’exécutif joue une part de sa crédibilité sur sa capacité à conjuguer ambition politique, efficacité administrative et réponses concrètes aux préoccupations des Gabonais. Les prochaines semaines permettront d’apprécier si cette volonté affichée se traduit pleinement dans les faits.
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Belinga : la mission gabonaise s’achève au cœur des mines australiennes
Après plusieurs jours de rencontres et de discussions à Perth, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a achevé sa mission officielle en Australie par une visite des installations de Fortescue dans la région de Pilbara, en Australie-Occidentale. Une étape importante pour la délégation gabonaise, venue observer de près le fonctionnement de l’un des plus grands groupes miniers au monde.
Cette immersion sur le terrain est intervenue après les échanges avec le fondateur et président exécutif de Fortescue, le Dr Andrew Forrest. Les discussions ont notamment porté sur l’avenir du projet Belinga, les infrastructures nécessaires à son développement, les investissements, l’industrialisation, la formation des Gabonais et le transfert de technologies.
À Pilbara, la délégation a découvert une chaîne de production entièrement intégrée, allant de l’extraction du minerai à son traitement, puis à son transport et à son exportation. Fortescue exploite cinq sites miniers répartis entre les pôles de Chichester, de l’Ouest et d’Iron Bridge.
Cloudbreak et Christmas Creek produisent près de 100 millions de tonnes par an. Solomon et Eliwana atteignent un volume similaire, tandis qu’Iron Bridge se distingue par la production d’un concentré de magnétite à haute teneur.
Pour transporter le minerai, Fortescue s’appuie sur une ligne ferroviaire de 760 kilomètres reliant les mines à Port Hedland. Le port Herb Elliott peut exporter jusqu’à 210 millions de tonnes par an, avec plus de 990 départs de navires minéraliers. À Perth, le centre d’opérations « The Hive » permet de suivre à distance les activités minières, ferroviaires et portuaires grâce aux données en temps réel et aux technologies autonomes.
Le groupe transporte ainsi plus de 200 millions de tonnes de minerai chaque année. Il emploie plus de 20 000 personnes, a réalisé des projets d’une valeur de 46,2 milliards de dollars et expédié plus de 2,5 milliards de tonnes de minerai à travers le monde.
Pour le Gabon, cette visite va bien au-delà de la découverte d’installations industrielles. Elle permet de mieux mesurer ce que représentera, demain, le développement de Belinga, actuellement en phase d’exploration par Fortescue Belinga.
Derrière les chiffres et les machines, l’enjeu concerne surtout les emplois, la formation des jeunes, les infrastructures et les perspectives offertes aux populations. En se rendant à Pilbara, Hermann Immongault a voulu voir, comprendre et préparer les prochaines étapes. L’ambition demeure de faire de Belinga un projet capable de soutenir durablement l’industrialisation et la prospérité du Gabon.
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Fer de Belinga : plus de 250 milliards de FCFA investis, Fortescue dresse le bilan de ses trois premières années au Gabon
Trois ans après son arrivée au Gabon, Fortescue poursuit méthodiquement le développement du projet de fer de Belinga. Si l’exploitation du minerai n’a pas encore débuté, l’entreprise australienne estime avoir franchi plusieurs étapes structurantes qui traduisent l’avancement progressif de l’un des plus importants projets miniers du pays.
Le 1er juillet 2026, Fortescue a présenté le bilan de ses trois premières années d’activité dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Des investissements aux infrastructures, en passant par les travaux géologiques et l’emploi local, l’entreprise met en avant les fondations déjà posées avant la phase d’exploitation minière.
Selon les chiffres communiqués, plus de 250 milliards de FCFA ont été investis depuis son arrivée au Gabon. Un montant qui a notamment permis la réalisation et la programmation de 225 000 mètres linéaires de forages destinés à mieux connaître le potentiel du gisement et à préparer les prochaines phases du projet.
Sur le terrain, Fortescue revendique également plus de 450 kilomètres de routes développées et entretenues afin de faciliter l’accès aux différents sites du projet. À cela s’ajoutent plus de 900 places d’hébergement installées pour accompagner les activités opérationnelles et la présence des équipes mobilisées sur le chantier.
Le volet humain figure également parmi les éléments mis en avant par l’entreprise. Plus de 700 Gabonaises et Gabonais sont aujourd’hui directement impliqués dans le projet, témoignant de la volonté affichée d’associer les compétences nationales au développement de Belinga.
Ces réalisations s’inscrivent dans la continuité de la convention minière signée entre l’État gabonais et Fortescue, qui prévoit, à terme, des investissements de plusieurs milliards de dollars ainsi que la création de milliers d’emplois directs et indirects.
Si les attentes demeurent importantes autour du lancement effectif de l’exploitation minière, le bilan présenté par Fortescue rappelle qu’avant de devenir une mine, Belinga se construit progressivement. Les investissements consentis, les infrastructures déployées et les travaux techniques engagés constituent autant d’étapes qui permettront de déterminer le rythme et l’ampleur des prochaines phases de ce projet stratégique pour l’économie gabonaise.
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Potasse de la Banio : Hui Neng Group s’inscrit dans la vision industrielle du Gabon
Le gisement de potasse de la Banio, situé dans la province de la Nyanga, continue de renforcer l’attractivité économique du Gabon. Le 17 juillet dernier, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, entouré des ministres en charge des Transports, des Mines, de l’Énergie, de l’Industrie et de l’Environnement, a reçu une délégation de la holding chinoise Hui Neng Group venue explorer les opportunités offertes par ce projet stratégique.
Déjà présente au Laos et en Sierra Leone, cette entreprise spécialisée dans la chimie thermique et l’énergie ambitionne de contribuer au développement industriel de la Nyanga. Son vice-président, Li Yongzhen, est venu s’enquérir des avantages et des mécanismes proposés par l’État gabonais dans le cadre d’un éventuel partenariat autour de l’exploitation de la potasse de la Banio.
Au cours des échanges, Hermann Immongault a présenté les grands projets structurants engagés par le Gabon. Parmi eux figure le projet de construction du port en eau profonde de Mayumba, actuellement en négociation avec Abu Dhabi Group, destiné à faciliter l’exportation du marbre, du fer et de la potasse produits dans la région. Le pays prévoit également de porter sa capacité énergétique de 16,5 MW actuellement à 2 148 MW en 2030, puis à 2 291 MW à l’horizon 2035 pour accompagner cette dynamique industrielle.
Cette ambition s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la transformation locale des ressources naturelles, de la souveraineté économique et de l’industrialisation du pays des axes majeurs de son action. L’objectif affiché est de créer davantage de valeur ajoutée, d’emplois et d’opportunités pour les Gabonais.
Saluant des réponses « très claires et concrètes », Li Yongzhen a annoncé que les prochaines étapes porteront sur l’évaluation technique du projet et des visites de terrain. Le gouvernement gabonais reste, quant à lui, attaché à un principe intangible : tout projet devra respecter les normes environnementales et contribuer au développement durable du Gabon.
