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Gabon : 34,1 % d’étrangers, les raisons d’une immigration qui interroge
Au Gabon, plus d’un habitant sur trois est de nationalité étrangère. Selon les résultats du Recensement général de la population et des logements (RGPL) présentés en 2026, le pays compte 3 518 621 habitants, dont 1 200 256 étrangers (34,1 %) et 2 318 365 Gabonais (65,9 %). Un poids démographique qui relance le débat sur l’attractivité du pays, l’emploi et la maîtrise des flux migratoires.
Une situation particulière en Afrique centrale
Selon les estimations de l’ONU pour 2024, la proportion d’immigrés atteignait 13,2 % en Guinée équatoriale, 6,3 % au Tchad, 6,1 % au Congo-Brazzaville, 3,6 % au Rwanda, 2,8 % au Burundi et 2,2 % au Cameroun. L’Angola et la Centrafrique affichaient chacun 1,8 %, la RDC 1 % et São Tomé-et-Príncipe 0,8 %. Le Gabon était alors estimé à 17,7 %, soit 449 746 immigrés.
À l’échelle africaine, la Libye enregistrait 12,2 %, l’Afrique du Sud 4,1 % et le Nigeria 0,6 %. En Côte d’Ivoire, le recensement de 2021 faisait état de 22 % d’étrangers. Attention toutefois : les chiffres de l’ONU portent principalement sur les personnes nées à l’étranger, tandis que les recensements gabonais et ivoirien reposent sur la nationalité. Ces indicateurs ne se comparent pas directement.
Pourquoi le Gabon attire-t-il autant ?
L’histoire fournit une première explication. Dès les années 1970, la croissance pétrolière et les grands chantiers, notamment le Transgabonais, nécessitent une importante main-d’œuvre. Des travailleurs venus du Cameroun, du Bénin, du Togo, du Sénégal, du Mali et des pays voisins s’installent, puis développent des réseaux familiaux et commerciaux.
Aujourd’hui, le pétrole, le manganèse, le bois, les activités portuaires, le bâtiment et le commerce entretiennent cette attractivité. La stabilité relative du pays, les liens familiaux, les études et la recherche de protection jouent également un rôle.
Une enquête de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), menée en décembre 2023 dans cinq villes gabonaises, indiquait que 65 % des migrants interrogés recherchaient principalement un emploi. Par ailleurs, 67 % des travailleurs migrants enquêtés exerçaient dans le commerce et la vente.
Une réalité qui interpelle les pouvoirs publics
En 2013, le recensement dénombrait 352 615 étrangers, soit 19,5 % de la population. L’écart avec 2026 invite à approfondir l’analyse des mouvements migratoires et des méthodes de dénombrement.
Emploi des jeunes, logement, santé, éducation, régularité du séjour et fiscalité : l’État doit désormais adapter ses politiques à cette réalité démographique.
Si les ressortissants étrangers contribuent au dynamisme économique national, leur présence importante exige une meilleure planification, un suivi administratif rigoureux et une politique d’insertion professionnelle favorable aux Gabonais.
Le véritable enjeu pour le Gabon reste de concilier souveraineté nationale, maîtrise des flux migratoires et développement économique, sans compromettre les droits des populations qui participent à la vie du pays.
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À la Queue Leu Leu : la cuisine africaine s’offre une nouvelle vitrine à Akanda
La gastronomie africaine s’enrichit d’une nouvelle adresse à Akanda. Ce vendredi 23 octobre 2026, dès 12 heures, le restaurant À la Queue Leu Leu ouvre ses portes au Dôme d’Akanda Sherko, en face de Gabon MECA. Qualité des plats, professionnalisme des équipes et élégance du cadre composent sa promesse.
À la Queue Leu Leu fait de la gastronomie africaine sa signature. L’accent est mis sur la fraîcheur des préparations, la richesse des assaisonnements et le soin apporté à chaque assiette. Des exigences qui reposent sur le savoir-faire des cuisiniers, alliant maîtrise des cuissons, respect des recettes et créativité culinaire.
Vedette de la carte, la queue de bœuf se décline en trois préparations : en bouillon, en fumet à l’odika et dans une version royale. Trois propositions destinées à révéler les saveurs de cette spécialité.
L’établissement propose également une diversité de recettes africaines : sauce d’arachide, lentilles aux saucisses fumées, sauce gombo, fumet aux épinards, sauce nyembwe, sauce moyo et ratatouille. Une carte généreuse qui valorise les traditions culinaires, avec une attention particulière accordée aux ingrédients et à la présentation des plats.
Mais l’expérience ne se limite pas à l’assiette. Dans un espace moderne et confortable, le restaurant peut accueillir jusqu’à 60 personnes, réparties entre une salle intérieure de 24 places, une terrasse extérieure offrant également 24 places et un espace bar pouvant recevoir 12 personnes. Cette disposition permet aux clients de choisir leur ambiance, entre le confort de la salle, la convivialité de la terrasse et l’atmosphère plus décontractée du bar.
Au-delà du cadre, le restaurant mise sur le professionnalisme du personnel de salle. Accueil chaleureux, disponibilité, attention portée aux clients et qualité du service constituent les engagements autour desquels l’établissement souhaite construire sa réputation. Pour des déjeuners et moments de partage agréables.
Derrière cette enseigne se trouve Éric Benquet, entrepreneur gabonais et fondateur d’Eben Industries, un groupe réunissant plusieurs entreprises, dont Makora Foods & Water, chargée de la gestion du restaurant.
À travers ce concept imaginé par ses soins, il ambitionne de valoriser le savoir-faire gastronomique africain tout en contribuant au développement économique local, par la création d’emplois et de nouvelles opportunités professionnelles.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique encouragée par le président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui appelle les Gabonais à entreprendre, à investir et à prendre toute leur place dans le monde des affaires afin de renforcer le tissu économique national.
Avec À la Queue Leu Leu, Éric Benquet entend poser les bases d’une enseigne appelée à rayonner au-delà du Gabon, sans perdre son identité africaine.
Le rendez-vous est pris pour le vendredi 23 octobre, dès 12 heures, au Dôme d’Akanda Sherko, en face de Gabon MECA, pour une expérience culinaire placée sous le signe de la qualité et de la convivialité.
Renseignements et réservations : 062 545 414 / 074 933 535.
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Gabon : l’ANINF accélère la modernisation numérique du travail parlementaire
L’Assemblée nationale gabonaise poursuit sa transformation numérique. Le 19 octobre 2026, son président, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, a lancé une nouvelle phase de digitalisation des activités parlementaires avec l’appui de l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF). Une avancée qui prolonge le chantier de modernisation engagé depuis son élection au perchoir, le 17 novembre 2025.
Au cœur du dispositif figure la plateforme de Gestion des travaux législatifs de l’Assemblée nationale (GTLAN). Conçue pour simplifier les procédures, fluidifier la circulation des documents et faciliter la collaboration entre députés, elle doit progressivement transformer leurs habitudes de travail. Une remise symbolique de tablettes numériques a marqué la cérémonie de lancement.

« À l’heure du numérique, notre Parlement ne pouvait rester en marge de cette dynamique de modernisation », a souligné Michel Régis Onanga M. Ndiaye, déterminé à adapter l’institution aux exigences de son époque.
Mais l’innovation ne se limite pas aux équipements. Sous la conduite du directeur général de l’ANINF, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, les experts de l’agence ont accompagné les députés lors de formations achevées le 20 octobre. Au programme : accès à GTLAN, examen des textes en commission, suivi des auditions gouvernementales et traitement collaboratif des amendements en temps réel.

Cette démarche s’inscrit dans un travail de fond mené auprès des administrations publiques. À travers ANINF Academy, l’agence favorise l’appropriation des outils numériques par les agents de l’État. Son partenariat avec MITRE a également permis de renforcer leurs compétences en cybersécurité et en protection des systèmes d’information.
À la tête de l’ANINF, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki fait valoir une expertise alliant maîtrise technologique, formation et accompagnement des utilisateurs. Une méthode qui consolide le rôle de l’agence dans la modernisation des services publics.
Cette mobilisation répond à la vision du Président de la République, Chef de l’État, Brice-Clotaire OLIGUI NGUEMA, qui place le numérique parmi les leviers d’une administration plus performante et souveraine.

Avec GTLAN, les députés disposent désormais d’un nouvel instrument pour gagner en efficacité. Pour l’ANINF, cette étape illustre une ambition plus large : accompagner durablement les institutions gabonaises vers la souveraineté numérique.
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Gabon : Yêmï fait son retour sur Urban FM dès le 26 octobre pour une 3e saison
À l’occasion de la rentrée des programmes d’Urban FM 104.5, après la pause des vacances, « Yêmï, votre partenaire en santé publique » retrouvera les antennes dès le lundi 26 octobre 2026. Pour cette troisième saison, le rendez-vous sanitaire sera désormais présenté par le Dr Marcia Angué épouse Pemengoye. Invitée du Dafresh Morning, la matinale d’Urban FM, ce mercredi 21 octobre, la praticienne a présenté les ambitions de cette nouvelle saison, placée sous le signe de la proximité, de la prévention et de la vulgarisation de l’information médicale.
Ce retour s’inscrit dans la continuité de l’œuvre de la regrettée Lemboumba Ogoula Prisca-Sonia (LOPS), initiatrice et présentatrice du concept. L’émission conservera son identité et ses rubriques emblématiques : « Actu Santé », consacrée à l’actualité sanitaire, « Alicament », qui explore les bienfaits des aliments sur la santé, « Recette de grand-mère », dédiée aux savoirs et pratiques traditionnels, ainsi que « L’Invité », espace d’échanges avec les professionnels et acteurs du secteur sanitaire.

Pour la nouvelle présentatrice, rendre l’information médicale accessible et compréhensible par tous constitue une priorité. « On doit multiplier les canaux de communication et d’information », a-t-elle souligné. Une ambition qui se traduira notamment par le partenariat avec Akûm Infos, média en ligne partenaire du programme, mais également par une présence accrue sur Facebook et TikTok. À cela s’ajoutent les masterclass organisées au sein des entreprises, comme ce fut le cas l’année dernière. L’objectif est de sortir du cadre traditionnel des studios pour aller davantage à la rencontre des populations, notamment des jeunes.
En cette période d’Octobre Rose, le premier numéro de la saison 3 sera consacré à la sensibilisation aux cancers du sein. Un choix qui prend tout son sens au regard des chiffres évoqués par le Dr Marcia Angué épouse Pemengoye. Entre 2018 et 2025, le nombre de personnes sensibilisées est passé d’environ 20 000 à plus de 200 000, tandis que celui des femmes dépistées n’a progressé que de 8 000 à 10 000, pour atteindre environ 15 000 à 20 000.
Des données qui illustrent l’importance de la vulgarisation sanitaire à l’antenne et l’intérêt pour les auditeurs de suivre régulièrement l’émission afin de mieux comprendre les enjeux de santé publique. « Maintenant, il faut les amener à adhérer massivement au dépistage pour connaître leur statut », a insisté la praticienne, rappelant que le dépistage précoce reste essentiel pour détecter les maladies avant l’apparition des premiers symptômes et favoriser une meilleure prise en charge.
Au-delà des cancers, cette troisième saison accordera une attention particulière à l’hypertension, au diabète, aux infections sexuellement transmissibles et à la santé mentale, notamment chez les jeunes. Médecins, infirmiers, psychologues, techniciens de santé et associations engagées sur le terrain seront invités à partager leurs connaissances et leurs expériences.
Autre rendez-vous reconduit après son expérimentation lors de la deuxième saison : une émission interactive en direct d’une heure, organisée une fois par mois, qui permettra aux auditeurs de poser leurs questions et d’échanger avec les spécialistes.

Comme de tradition, Yêmï sera diffusée du lundi au vendredi dès 11h00 sur Urban FM 104.5. Une troisième saison qui entend faire vivre l’héritage de LOPS, tout en renforçant sa mission première : informer, sensibiliser et donner aux populations les moyens de mieux prendre soin de leur santé.
