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Gabon : 100 jours pour poser les bases d’un État numérique entre réformes et premiers déploiements
Dans un contexte de transformation digitale accélérée des administrations publiques en Afrique, le Gabon engage une réforme structurante visant à faire du numérique un levier central de modernisation de l’État, de l’économie et des services publics.
C’est dans cette dynamique que le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Mark Alexandre Doumba, a présenté mardi 26 mai sur Gabon Télévision le bilan de ses 100 premiers jours. Cette action s’inscrit dans la feuille de route du Président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema, sous la coordination de l’exécutif conduit par Hermann Immongault.
Le ministre a rappelé l’ambition globale du projet numérique :
« L’économie numérique, c’est transformer tout ce que nous faisions sans technologie et le faire désormais avec des technologies », a-t-il déclaré, en mettant en avant la digitalisation des services publics, des paiements et des échanges de données.
Un socle juridique au cœur de la transformation
La première priorité de ces 100 jours repose sur la mise en place d’un cadre légal adapté, indispensable pour sécuriser la transition numérique.
Le ministère indique :
▪︎16 textes juridiques initiés
▪︎9 textes déjà adoptés (ordonnances, décrets et arrêtés)
Ces réformes concernent la digitalisation de l’administration, les paiements électroniques, le mobile money, l’archivage numérique et la protection des données.
« Rien n’est possible en matière de digitalisation sans une loi fondamentale qui encadre ces activités », a insisté le ministre.
L’objectif est de garantir la valeur juridique des actes numériques et de créer un environnement de confiance pour les usagers et l’administration.
Loi 037 et interopérabilité : vers une administration intégrée
Au cœur du dispositif figure la loi-cadre 037, qui rend la digitalisation obligatoire dans l’administration publique.
« La digitalisation n’est plus une option, mais une obligation », a rappelé le membre du gouvernement.
L’enjeu dépasse la simple numérisation : il s’agit de transformer le fonctionnement de l’État grâce à l’interopérabilité des systèmes.
Concrètement :
▪︎partage des données entre administrations
▪︎suppression des redondances administratives
▪︎simplification des démarches pour les citoyens
▪︎amélioration de la qualité des données publiques
Des projets déjà visibles sur le terrain
Plusieurs initiatives sont déjà en cours de déploiement :
Santé
▪︎13 hôpitaux interconnectés via le programme eGabon-SIS
▪︎accès partagé aux dossiers médicaux des patients
Paiements numériques
▪︎programme MaDigipaie
▪︎environ 2 000 QR codes déployés dans 1 500 commerces
Services publics
▪︎e-Tax pour les impôts
▪︎e-Santé
▪︎e-Fonction publique
▪︎e-Éducation (en développement)
Administration
▪︎digitalisation progressive des ressources humaines
▪︎modernisation de la gestion des finances publiques
Ces projets traduisent une transition vers une administration plus rapide, plus transparente et davantage basée sur la donnée.
Infrastructures et souveraineté numérique
Le gouvernement fait des infrastructures un pilier stratégique de la transformation :
▪︎extension de la fibre optique (1 700 km + 400 km en cours)
▪︎création de data centers nationaux
▪︎couverture réseau estimée à 94 %
▪︎mutualisation des pylônes dans les zones non rentables
L’objectif est double : améliorer la qualité des services numériques et réduire la dépendance technologique extérieure.
Formation et capital humain
Le capital humain constitue un enjeu central de la réforme.
Les priorités incluent :
▪︎formation en cybersécurité et intelligence artificielle
▪︎partenariats internationaux (notamment avec le Maroc)
▪︎renforcement de l’INPTIC comme école de référence
Le gouvernement ambitionne de former des compétences locales pour accompagner durablement la transformation numérique.
Une transformation encore en structuration
Avec environ 55 projets en cours et un écosystème de 200 à 300 startups, le ministère reconnaît une phase de structuration encore en cours.
Le secteur est présenté comme un chantier global visant à bâtir progressivement un écosystème numérique cohérent et performant.
Au terme de ces 100 jours, la stratégie numérique du Gabon apparaît comme un chantier structurant reposant sur trois piliers : le droit, les infrastructures et les compétences. L’ambition est de bâtir un État numérique capable de moderniser durablement l’action publique, d’améliorer la qualité des services et de renforcer la souveraineté technologique du pays.
La prochaine étape consistera à accélérer le passage des réformes à leur mise en œuvre effective afin de produire des impacts visibles dans le quotidien des citoyens et des administrations.
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L’Oiseau Rare revisite “On vous connaît” de Patience Dabany
Artiste particulièrement suivi sur les réseaux sociaux et reconnu pour sa productivité musicale constante, L’Oiseau Rare, considéré comme “la méga star” de la scène urbaine, prépare un nouveau projet qui suscite déjà beaucoup d’attentes. Il s’agit de la revisite du titre emblématique “On vous connaît” de Patience Dabany, un classique de la musique gabonaise.
Ce titre, rendu populaire dans la période du projet “La locomotive” en 2010, s’apprête à renaître dans une version entièrement revisitée. L’artiste y injecte une nouvelle énergie, portée par les sonorités Ntcham, tout en conservant la dimension symbolique et nostalgique de l’œuvre originale. Une approche qui confirme sa volonté de lier modernité et respect des classiques de la musique gabonaise.
Très actif sur les plateformes numériques, L’Oiseau Rare a choisi de dévoiler des extraits de ses créations directement lors de ses lives TikTok. Ces aperçus ont récemment surpris les fans, renforçant l’intérêt autour de ce remix encore non publié officiellement.
L’annonce du remix de Patience Dabany a particulièrement touché le public, qui y voit plus qu’une simple reprise. Pour beaucoup, il s’agit d’un hommage appuyé à une figure majeure de la musique gabonaise, aujourd’hui éloignée de la scène publique depuis plusieurs années pour des raisons de santé.
Dans cette dynamique, certains fans expriment le souhait de voir Patience Dabany apparaître dans le clip du morceau, ce qui ajouterait une dimension symbolique forte à cette collaboration indirecte entre générations.
Avec ce projet, L’Oiseau Rare confirme sa capacité à réinterpréter le patrimoine musical tout en imposant sa signature dans la scène urbaine actuelle.
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Ascension institutionnelle : Jennyfer Mélodie Sambat passe un nouveau cap à la Présidence
Le Conseil des ministres du 22 mai 2026 a acté une nouvelle évolution dans l’organigramme de la Présidence de la République, consacrant la montée en responsabilité de Jennyfer Mélodie Sambat. L’ancienne porte-parole adjointe 1 de la Présidence de la République, en fonction depuis le 8 mai 2025, a été nommée Conseillère spéciale chargée de mission auprès du Président de la République. Cette décision marque une étape supplémentaire dans un parcours institutionnel en constante progression au sein des cercles stratégiques de l’État.
Le parcours de Jennyfer Mélodie Sambat au sein des plus hautes sphères de l’État s’est construit progressivement. En octobre 2023, elle est nommée conseillère spéciale du Président de la Transition lors d’un Conseil des ministres présidé par Brice-Clotaire Oligui Nguema. Cette nomination s’inscrivait dans une dynamique de promotion de la compétence et de la méritocratie au sein de l’administration publique.
Sur le plan académique, elle dispose d’un profil international solide. Elle est titulaire d’une licence en sociologie obtenue à La Sorbonne (Paris IV), d’un master en journalisme de l’Institut européen de journalisme de Paris, ainsi que d’un master en communication publique et politique de l’Institut européen de communication de Paris. Cette formation lui a permis de développer une expertise en communication stratégique, en gestion de l’information et en affaires publiques.
Avant son intégration à la Présidence, elle a occupé plusieurs fonctions dans des environnements institutionnels et internationaux. Elle a notamment été consultante en charge des affaires extérieures pour le Gabon et la Guinée équatoriale à la Banque mondiale à Libreville, consultante en communication au ministère gabonais de la Défense nationale en 2021, puis conseillère en communication auprès du ministre gabonais des Affaires étrangères en mars 2022.
Elle a également dirigé, à partir de novembre 2020, le département Stratégie, Développement et Coordination chez AG Partners Gabon, filiale du groupe Publicis Groupe. Son parcours inclut également des expériences au ministère français de la Justice et au Secrétariat de l’ONU pour l’Afrique centrale, renforçant son profil international.
La nomination comme porte-parole adjointe en mai 2025 avait marqué une étape clé dans son entrée dans le dispositif de communication présidentielle, où elle a contribué à la coordination des messages institutionnels et à la valorisation de l’action publique.
À la suite de sa nomination du 22 mai 2026, Jennyfer Mélodie Sambat a exprimé sa réaction :
« Je tiens à adresser mes sincères remerciements au Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, pour la confiance renouvelée à travers ma nomination en qualité de Conseiller spécial chargé de mission au Cabinet civil de la Présidence de la République. »
Elle ajoute :
« Je mesure avec humilité l’honneur et la responsabilité que représente cette mission, que je continuerai d’exercer avec loyauté, engagement et dévouement au service de notre pays. »
Avec cette nouvelle fonction au sein du cabinet civil, elle confirme son ancrage au sein des cercles décisionnels de la Présidence, illustrant une progression continue fondée sur l’expérience, la communication institutionnelle et la confiance renouvelée des plus hautes autorités de l’État.
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100 jours du gouvernement : les transports au cœur d’une transformation structurante
Dans le cadre de l’exercice de redevabilité des 100 jours du gouvernement, le ministre d’État en charge des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, s’est exprimé sur la chaîne nationale pour dresser le bilan de son département. Une intervention qui fait suite à celle du vice-président du gouvernement et qui met en lumière un secteur jugé stratégique pour la mobilité et le développement économique.
Dès l’ouverture, le ministre a rappelé que son action repose sur cinq référentiels majeurs : la Constitution, le projet de société du chef de l’État, le Plan national de croissance et de développement, le Plan d’action gouvernemental et la lettre de mission présidentielle.
« Le secteur des transports conditionne la mobilité des populations et la compétitivité économique du pays », a-t-il souligné.
Six priorités structurantes
La politique du ministère s’articule autour de six priorités : compétitivité et gouvernance, développement portuaire et valorisation de la façade atlantique (870 km de côtes), corridors ferroviaires et logistique minière, développement du transport aérien et désenclavement, transport fluvial et maritime, et enfin pilotage et redevabilité.
« La redevabilité est un engagement permanent envers les citoyens », a insisté le ministre.
Bilan des 100 jours : 73 % d’exécution
Sur 40 objectifs fixés, 29 ont été totalement réalisés et 11 partiellement exécutés, soit un taux de 73 %. Le ministre précise toutefois que les 100 jours constituent un jalon, et non une finalité.
Transport routier : modernisation et sécurité
Le secteur routier a été marqué par le lancement du Plan national de sécurité routière, en lien avec la décennie 2021–2030 de l’ONU. Face à plus de 200 décès annuels liés aux accidents, des mesures renforcées sont prévues, notamment la vidéoverbalisation et la création de fourrières.
Le programme Taxi Gab a également permis la mise en circulation de plus de 1 066 taxis, dans une logique d’insertion économique et de modernisation du transport urbain.
Compagnie nationale de transport : réforme majeure
La fusion de la SOGATRA et de Trans’Urb a donné naissance à la Compagnie nationale de transport (CNT), dotée de 231 véhicules. L’objectif est de rationaliser le transport public et d’améliorer la qualité du service.
« Nous construisons une entreprise intégrée et viable », a déclaré le ministre.
La grille tarifaire annoncée est sociale : 17 000 FCFA pour le pass mensuel, 8 000 FCFA pour les étudiants, 5 000 FCFA pour les élèves et 3 000 FCFA pour les catégories vulnérables.
Digitalisation des services
Le ministère poursuit la modernisation administrative avec le permis numérique déjà en circulation et la future carte grise digitalisée. Un chantier de numérisation a permis de traiter 500 000 dossiers sur 2 millions.
Transport ferroviaire : modernisation en cours
Le réseau du Transgabonais affiche 414 km réhabilités sur 648. Les travaux incluent la modernisation des rails, le remplacement des traverses et l’amélioration des infrastructures. D’autres chantiers comme la billetterie numérique et les équipements de contrôle sont en cours.
Transport aérien : montée en puissance de FlyGabon
Le secteur aérien est en phase de consolidation. FlyGabon dispose de 8 aéronefs, bientôt 9, et dessert plusieurs destinations africaines et nationales.
Le gouvernement travaille via un comité interministériel à la stabilisation des coûts du transport aérien afin de garantir un équilibre entre accessibilité et viabilité économique.
Transport maritime : relance et défis structurels
Le transport maritime reste un secteur sensible. Malgré l’acquisition du navire Elobey VI et du bac de Ndougou, la C2N2I fait face à des défis de rentabilité et de tensions sociales.
Le gouvernement entend transformer le modèle maritime public en diversifiant les activités : fret, logistique côtière et transport interurbain, afin de réduire la dépendance aux subventions.
Ce bilan des 100 jours illustre une dynamique de transformation progressive du secteur des transports, en cohérence avec la vision du président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, centrée sur la modernisation des infrastructures, le désenclavement du territoire et l’amélioration de la mobilité nationale.
