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Filière avicole : réunion interministérielle sous la coordination d’Immongault pour garantir la souveraineté alimentaire

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Sous l’impulsion du Président de la République, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a dirigé ce vendredi 30 janvier 2026 à Libreville une réunion interministérielle stratégique. L’objectif : assurer le suivi du projet d’interdiction d’importation du poulet de chair, prévu pour le 1er janvier 2027, et organiser la montée en puissance de la filière avicole nationale.

Lors de cette rencontre, le ministère de l’Agriculture, piloté par Pacôme Kossy, a présenté les progrès sur l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’accouvage à l’abattage, en passant par la transformation et la distribution. Les sites destinés aux fermes agricoles intégrées ont été identifiés, et des mesures de sécurisation foncière sont en cours pour garantir leur pérennité. Le ministre a souligné que, en coordination étroite avec Hermann Immongault et selon les orientations du Chef de l’État, toutes les actions nécessaires seront mises en œuvre pour réussir cette réforme.

La coordination gouvernementale dans sa chaîne contribuera à l’adaptation énergétique des sites agricoles, au suivi des financements, à la bonne coordination des projets, au renforcement des contrôles sanitaires et à la finalisation des textes réglementaires essentiels à la structuration de la filière.

Un marché captif de 65 000 tonnes à reconquérir

Chaque année, le Gabon importe 65 000 tonnes de poulet surgelé, ainsi que 3 000 tonnes de croupions et 600 tonnes de pattes de poule, pour un coût global de 65 milliards de FCFA. Cette dépendance profite principalement aux entreprises San Gel et Sipagel et constitue une fuite massive de capitaux.

Pour le Gouvernement, la reconquête de ce marché représente une opportunité majeure de développement économique. Remplacer ne serait-ce que 30 % de ces importations par une production locale permettrait de stimuler le PIB agricole, de créer des emplois et de structurer un véritable écosystème agrobusiness national.

Souveraineté alimentaire et indépendance économique

Au-delà de l’enjeu économique, la réforme s’inscrit dans une logique de souveraineté alimentaire : le Gabon doit devenir un producteur de sa propre nourriture, réduire sa dépendance aux importations et transformer la facture d’achat extérieure en chiffre d’affaires national.

À l’issue de la réunion, Hermann Immongault a rappelé l’importance de respecter le calendrier fixé par le Président de la République et a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à mener cette réforme structurante jusqu’à son terme, pour le bien-être économique et alimentaire du pays.

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Éducation nationale : l’audit, clé de transparence et de régularisation des paiements

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Le secteur de l’Éducation nationale reste confronté à un blocage malgré l’annonce par l’État de milliards de francs CFA pour régulariser les situations administratives en attente. Au cœur de ce bras de fer : l’audit préalable du fichier des bénéficiaires, présenté par le gouvernement comme un outil indispensable pour garantir la transparence et la fiabilité des paiements.

Le Protocole d’Accord Consolidé, signé par les parties prenantes, formalise clairement que les revendications financières et administratives immédiates ont été acceptées et actées, notamment les vacations, les présalaires et les intégrations. Comme le souligne l’État : « On ne signe pas un protocole aussi détaillé quand on veut bloquer ; on le signe quand on veut régler. Cela confirme que l’État a répondu concrètement aux attentes matérielles des enseignants, et pas par des promesses vagues ».

Pourtant, l’Article 6 du protocole, qui prévoit la vérification des fichiers matricules et la suspension des paiements en cas de doublons ou d’irrégularités, continue de concentrer les tensions. Selon les autorités : « Il est légitime de s’interroger sur les raisons pour lesquelles les protocoles relatifs à l’audit et à la clarification du cadre interne n’ont pas été signés, alors même que les engagements financiers ont été acceptés et actés. On ne peut pas signer un texte qui conditionne les paiements à l’audit, et refuser ensuite un protocole qui organise cet audit. Autrement dit : l’État accepte de payer, mais il doit payer juste. Et pour payer juste, il faut savoir qui est qui, et qui fait quoi ».

L’audit n’a pas vocation à sanctionner, mais à clarifier et sécuriser le système. Il protège les vrais enseignants, en garantissant que les paiements bénéficient aux personnels réellement en poste, et non à des doublons ou des situations administratives non régularisées. Refuser l’audit, souligne le gouvernement, c’est refuser la vérité des chiffres, maintenir des zones d’ombre et exposer le système à des irrégularités.

Dans d’autres administrations publiques, des vérifications similaires ont permis de détecter des doublons, des agents fictifs ou des situations non mises à jour, démontrant l’utilité de telles mesures pour sécuriser la masse salariale et assurer une gestion responsable des fonds publics.

Malgré ces avancées, le point 6 ne semble pas avoir pleinement motivé la signature du protocole d’accord par certains enseignants, certains craignant que l’audit retarde les paiements ou modifie les listes initiales. Une position qui explique en partie la persistance du blocage, malgré les 16 milliards de francs CFA mobilisés pour régler les arriérés.

Face à cette situation, le gouvernement rappelle que tout décaissement public doit être justifié, traçable et conforme aux effectifs réellement en poste. L’audit apparaît donc comme l’instrument incontournable pour assurer des paiements exacts et sécurisés.

Le débat dépasse la simple question des retards de paiement. Il touche au cœur de la transparence dans l’utilisation des fonds publics et à la fiabilité des mécanismes administratifs dans un secteur marqué depuis plusieurs décennies par des irrégularités.

À mesure que les négociations se poursuivent, une évidence se dégage : la transparence et la rigueur que cherche à imposer l’État à travers l’audit constituent un passage obligé pour une sortie durable de crise et pour garantir que les ressources mobilisées profitent aux enseignants concernés.

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Grève des enseignants : l’Ogooué-Lolo relance partiellement les cours, le 25 février en ligne de mire

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Depuis ce lundi 2 février, la province de l’Ogooué-Lolo connaît une reprise partielle et progressive des cours, marquant un tournant dans le mouvement de grève lancé par les enseignants. Cette décision, prise lors de l’Assemblée générale du 31 janvier, contraste avec le maintien du mouvement dans huit autres provinces et traduit une approche stratégique de la base enseignante.

Une reprise graduelle dans les établissements

À Koula-Moutou, le Lycée d’État Jean Stanislas Migolet, le Lycée Scientifique et technologique Paul Kouya et l’école primaire La Salette Filles ont rouvert leurs portes. À Lastoursville, le Lycée Bamboro a repris ses activités, tandis que d’autres établissements suivent progressivement le mouvement. Dans certaines localités comme Matsatsa ou Iboudji, où la grève n’avait jamais été totalement respectée, les cours se déroulent normalement.

Des signaux d’apaisement à l’échelle nationale

Si l’Ogooué-Lolo se distingue par sa levée provisoire du mouvement, d’autres provinces commencent à montrer des signes d’assouplissement. À Libreville, plusieurs établissements, dont le Lycée Baptiste Obiang Etoughe, le CES Léon Mba et le Lycée de Montalier, ont repris les cours. Dans l’ensemble du pays, les retours restent progressifs, mais témoignent d’une volonté de préserver la continuité pédagogique.

La date clé du 25 février

Le retour partiel des enseignants de l’Ogooué-Lolo est directement lié à la date du 25 février, fixée par le gouvernement pour répondre aux revendications principales. Pour Carl ASSIMET, représentant provincial de SOS ÉDUCATION, la reprise n’est pas un recul :

Carl Essimet, representant SOS Education Ogooué-Lolo

« Ce n’est pas une reprise totale, mais une période d’observation. Le 25 février est un ultimatum clair. »

Aux parents et élèves, il rappelle :

« Notre combat vise à garantir des conditions d’enseignement dignes et stables, ce qui profite directement à leur réussite. »

Les attentes portent principalement sur les régularisations administratives, les mises en solde et les primes (logement, éloignement, transport), avec un besoin urgent de transparence et d’un calendrier précis.

Des actions concrètes déjà mises en œuvre

Pour répondre à la crise, le gouvernement a engagé plusieurs mesures significatives :

▪︎328 sortants ENS/ENSET mis en solde,
▪︎692 sortants ENIL/ENIF intégrés en présalaire,
▪︎108 enseignants de filières scientifiques intégrés,
▪︎1 810 ex-bénévoles régularisés,
▪︎4 000 dossiers administratifs traités sur 6 574 reçus,
▪︎13 milliards de francs CFA décaisser pour le paiement des vacations.

Ces mesures s’inscrivent dans les efforts du gouvernement pour stabiliser un secteur fragilisé depuis plusieurs décennies.

Une crise héritée et persistante

Le système éducatif gabonais traverse des tensions depuis les années 1980, avec des épisodes récurrents dans les décennies suivantes et jusqu’à aujourd’hui. Les problématiques demeurent : retards administratifs, primes impayées, conditions de travail difficiles, saturation des établissements et gestion des carrières.

Le Président de la République s’est engagé dans une démarche de reconstruction progressive. Comme le souligne un cadre du ministère :

« Réparer quarante ans de dysfonctionnements ne se fait pas en claquant des doigts. »

Vers un retour complet en classe ?

La reprise partielle pourrait évoluer vers un retour total si des avancées concrètes sont constatées d’ici le 25 février. Pour certains enseignants, cette suspension permet de « vérifier la volonté réelle de l’État », tout en répondant à la pression sociale, notamment la marche des élèves de Koula-Moutou.

Un dialogue ouvert mais décisif

Les échanges entre le gouvernement et SOS ÉDUCATION se poursuivent. S’ils aboutissent, ils pourraient améliorer la situation, non seulement dans l’Ogooué-Lolo mais aussi dans tout le pays.

La date du 25 février s’annonce donc comme un moment crucial : la crédibilité des engagements gouvernementaux et la stabilité du secteur éducatif dépendront des mesures concrètes prises d’ici là.

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Grève des enseignants : huit provinces restent mobilisées, l’Ogooué-Lolo pourrait influencer la reprise des cours

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Au terme des Assemblées générales tenues dans les neuf provinces ce 31 janvier, le mouvement SOS Éducation a majoritairement reconduit la grève lancée depuis décembre 2025. Sur l’ensemble du territoire, huit provinces sur neuf ont confirmé la poursuite du mouvement, à l’exception notable de l’Ogooué-Lolo, qui a choisi de suspendre la grève jusqu’au 25 février 2026.

Cette position particulière est d’autant plus notable que les élèves de Koula-Moutou avaient, il y a quelques jours, organisé une marche pour demander la reprise des cours. La décision de l’Ogooué-Lolo, en suspendant temporairement le mouvement, traduit une stratégie qui pourrait favoriser un dialogue plus constructif avec le gouvernement et influencer la dynamique dans d’autres provinces. La date du 25 février revêt également une importance stratégique, puisqu’elle correspond à l’échéance fixée par le gouvernement pour la mise en œuvre des mesures issues de la commission tripartite Éducation – Budget – Fonction publique.

Quelques heures après la tenue des Assemblées générales, le ministère de l’Éducation nationale a publié un communiqué appelant fermement à la reprise des cours dès le 2 février, s’appuyant sur les progrès réalisés depuis le lancement des travaux de la commission tripartite, coordonnée par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault.

Parmi les avancées annoncées figurent :

▪︎la régularisation progressive de 6 938 agents,
▪︎la mise en solde de 328 sortants ENS/ENSET,
▪︎la mise en présalaire de 692 sortants ENIL/ENIF,
▪︎la prise en charge de 108 enseignants scientifiques,
▪︎l’intégration de 1 810 enseignants bénévoles,
▪︎ainsi que le traitement de 4 000 dossiers administratifs, portant le taux d’exécution à 60,85 %.

Malgré ces éléments, la base de SOS Éducation réunie à Sibang maintient sa position : la grève se poursuit tant que la liste complète des 4 000 agents à régulariser n’aura pas été rendue publique. Pour les enseignants, la transparence reste indispensable pour restaurer une confiance fragilisée.

Toutefois, la décision de l’Ogooué-Lolo — alignée sur l’échéance gouvernementale du 25 février — pourrait influencer d’autres provinces, surtout dans un contexte où la reprise partielle des cours, observée depuis près d’une semaine, oscille déjà entre 5 % et 30 % selon les localités, traduisant un possible glissement progressif sur le terrain.

Alors que la crise persiste, un point fait consensus : le dialogue demeure essentiel. Pour les enseignants comme pour les autorités, seule une concertation constructive permettra d’aboutir à une issue durable, afin de protéger l’année scolaire et l’avenir des élèves, premières victimes de cette paralysie prolongée.

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