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Amnistie générale : le lieutenant Kelly Ondo et ses compagnons enfin libérés
Ce samedi 30 août 2025, le lieutenant Kelly Ondo Obiang et ses compagnons de la garde présidentielle ont été libérés de la prison centrale de Libreville, marquant un tournant dans le processus de réconciliation nationale au Gabon. Cette libération intervient six ans après la tentative de coup d’État du 7 janvier 2019, qui avait secoué le pays et conduit à l’arrestation immédiate de Kelly Ondo et de plusieurs militaires.
La mesure de libération s’inscrit dans le cadre d’une amnistie générale décidée par le Conseil des Ministres le 12 août 2025, sous la présidence du Chef de l’État, Brice-Clotaire Oligui Nguema. Selon le communiqué final, le projet d’ordonnance, pris conformément aux articles 99 et 170 de la Constitution, « a pour objet d’accorder l’amnistie générale aux auteurs, coauteurs et complices, militaires ou civils, impliqués dans les événements survenus au Gabon entre le 29 août et le 4 septembre 2023, ainsi qu’aux faits liés à la tentative de coup d’État du 7 janvier 2019 ».
Cette amnistie couvre également les membres du Comité de Transition pour la Restauration des Institutions (CTRI), auteurs du coup d’État du 30 août 2023, dirigé par le général Brice Clotaire Oligui Nguema. Le général est depuis devenu Président de la République légitime à l’issue d’une élection tenue le 12 avril 2025, jugée « libre, transparente et crédible » par les observateurs nationaux et internationaux. Le Conseil des Ministres a souligné que cette mesure vise à « contribuer à l’apaisement et à la réconciliation nationale en tournant définitivement la page de ces événements ».
Rappelons que le 7 janvier 2019, le lieutenant Kelly Ondo et ses frères d’armes s’étaient emparés de Radio Gabon pour appeler le peuple gabonais au soulèvement. Leur tentative de putsch avait échoué et ils avaient été arrêtés puis incarcérés.
À sa sortie, Kelly Ondo a tenu à partager ses sentiments et sa gratitude :
“Aujourd’hui, alors que je sors de prison, accompagné de mes camarades d’armes, je souhaite adresser quelques mots. Tout d’abord, je rends un hommage profond à mes hommes qui ont payé le sacrifice suprême. Notre engagement pour la défense des intérêts du peuple et la restauration de la dignité de nos compatriotes reste inébranlable.”
Il a également salué le soutien du peuple et l’accompagnement spirituel reçu :
“Je tiens à rendre hommage à l’Éternel des Armées, ainsi qu’au dévouement de Joseph et David dans la Sainte Liturgie, qui se sont consacrés à la justice divine en ce jour, malgré une justice humaine qui nous avait initialement condamnés à la réclusion à perpétuité, puis à 15 ans de prison. La voix du peuple est la voix de Dieu.”
Le lieutenant n’a pas manqué de remercier le Président de la République pour sa décision :
“Enfin, je tiens à adresser mes plus sincères remerciements au Président de la République, Son Excellence M. Olivier Nguema, pour avoir permis notre libération et ainsi contribué à la réconciliation nationale.”
Il a conclu en saluant le personnel pénitentiaire :
“Je tiens également à adresser mes remerciements aux ‘anges gardiens’ de la prison centrale de la République, le personnel pénitentiaire, qui n’ont ménagé aucun effort pour protéger mon intégrité physique et morale durant cette période d’isolement total.”
La libération de Kelly Ondo et de ses compagnons marque un moment symbolique dans le processus de pacification nationale, renforçant la volonté des autorités de tourner la page des événements passés et de consolider l’unité et la stabilité du pays.
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« Rap Hero » : Yvy Real Killer étend son univers artistique à la bande dessinée
Connu pour son parcours dans le rap gabonais, notamment au sein du groupe BGMFK avant de poursuivre une carrière solo, Yvy Real Killer révèle une nouvelle facette de sa créativité. L’artiste finalise actuellement « Rap Hero », une bande dessinée dont il est à la fois le concepteur et le personnage principal du premier tome.
À travers ce projet, le rappeur s’aventure dans un univers mêlant les codes de l’afrofuturisme et du roman graphique. La mémoire, la musique, l’identité et l’imaginaire africain occupent une place centrale dans une histoire qui entend mettre en lumière la richesse culturelle du Gabon.
Plusieurs artistes gabonais apparaissent dans l’œuvre. Leur présence permet de célébrer le patrimoine culturel contemporain du pays. Rap, slam, danse, traditions orales, mode et arts visuels sont représentés comme autant de visages de la créativité nationale.
Dans « Rap Hero », la culture devient une force positive. Les mots, la musique et l’art possèdent le pouvoir de préserver la mémoire collective, d’inspirer la jeunesse et de transmettre des valeurs. L’histoire invite ainsi les lecteurs à réfléchir à leur responsabilité individuelle, au passé et au rôle de la création artistique dans la construction de l’avenir.
Le message porté par la bande dessinée peut se résumer par cette phrase : « Ce n’est pas la force qui change une nation, c’est la culture qui transforme les générations. » Une autre idée traverse également l’œuvre : les armes divisent les peuples, tandis que les histoires, la musique et l’art peuvent les rassembler.
Avec ce projet, Yvy Real Killer démontre que son talent ne se limite pas à la musique. Alors que le premier tome approche de sa finalisation, il recherche désormais une maison d’édition pour publier et faire découvrir son œuvre au public.
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Tris rejoint Sean Bridon Music : la Battle des producteurs comme nouveau départ
La Battle des producteurs est peut-être en train de changer le cours de la carrière de Tris. Choisi par Sean Bridon pour l’accompagner dans ce challenge, le rappeur vient d’annoncer sa signature officielle chez Sean Bridon Music.
Cette signature ne doit toutefois pas prêter à confusion. Avant le lancement de la compétition, et même durant les deux premiers rounds, Tris ne faisait pas partie des artistes produits par Sean Bridon. Celui-ci l’avait simplement choisi pour défendre ses propositions musicales dans une Battle qui doit s’achever au troisième round.
Leur collaboration a particulièrement attiré l’attention lors de la deuxième étape du concours. Sur un morceau mêlant rap, sonorités du Bwiti, harpe traditionnelle et ambiance urbaine, Tris a retrouvé cette lumière qui semblait lui manquer depuis quelque temps. Le talent, lui, n’a jamais vraiment été remis en cause. C’est plutôt l’actualité autour de sa carrière qui était devenue rare, donnant l’impression d’un parcours en sommeil.
La Battle lui a ainsi offert une occasion de se rappeler au bon souvenir du public, mais aussi de montrer à Sean Bridon ce qu’une collaboration plus durable pouvait produire. Quelques jours plus tard, l’essai s’est transformé en contrat.
Sur les réseaux sociaux, Tris a accueilli cette nouvelle étape avec fierté. Il évoque une vision, une ambition commune et le début d’une aventure qu’il espère certainement décisive pour la suite de son parcours.
À travers cette signature, le challenge dépasse désormais la simple confrontation entre producteurs. Il devient aussi un espace de rencontres et d’opportunités pour les artistes. Pour Tris, l’une des premières retombées est déjà concrète, alors même que la compétition n’est pas encore terminée.
Reste maintenant à savoir ce que Sean Bridon Music prépare pour sa nouvelle recrue. Car après cette belle exposition, le véritable défi sera de proposer des projets réguliers et solides, capables d’inscrire durablement Tris au premier plan de la scène musicale gabonaise.
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Fête des cultures : renaissance ou simple parenthèse ?
Après huit années d’interruption, la Fête des cultures s’apprête à rassembler de nouveau les populations du Gabon autour de leur patrimoine commun. Du 21 au 23 août 2026, l’avenue Jean-Paul II, entre l’immeuble du « 2-Décembre » et le boulevard Triomphal, accueillera la 15ᵉ édition de ce rendez-vous majeur du patrimoine gabonais.
Le retour de l’événement a été annoncé par le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, Paul Ulrich Kessany. Placée sous le thème « Réappropriation de nos valeurs culturelles », cette édition réunira artistes, artisans, associations et communautés des neuf provinces autour des danses, des langues, de la gastronomie, des rites, des masques et des savoir-faire traditionnels.
Créée en 1997 par Paul Mba Abessole, alors maire de Libreville, puis portée au niveau national sous la présidence d’Omar Bongo Ondimba, la manifestation n’avait plus été organisée depuis 2018. Son retour apparaît donc comme une « réparation d’une mémoire », selon le ministre.
Mais cette renaissance sera-t-elle durable ? La Fête des cultures redeviendra-t-elle un rendez-vous régulier ou restera-t-elle une parenthèse exceptionnelle dans l’agenda national ?
Cette relance pose également la question de la vitalité du milieu culturel gabonais. Les artistes, artisans, danseurs, créateurs et gardiens des traditions disposent-ils réellement des espaces, des financements et de l’accompagnement nécessaires pour vivre de leur talent et transmettre leur héritage ?
Avec le Sénégal comme pays invité d’honneur, cette édition proposera des spectacles, des danses traditionnelles et une cérémonie des masques. Elle devrait aussi profiter aux exposants et aux petits commerçants.
Au-delà de la fête, le véritable défi commencera après le 23 août : faire de la culture un secteur vivant, structuré et durable, plutôt qu’un simple décor célébré quelques jours avant de retomber dans le silence.
