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Festival Black History Art : Maât Seigneur Lion illumine la 5ᵉ édition

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La 5ᵉ édition du Festival Black History Art s’est clôturée en beauté après un mois de célébration des cultures urbaines gabonaises. Organisé par Slam Master No (Franck Noël Makosso), l’événement a réuni trois générations d’artistes autour du rap et du patrimoine culturel gabonais.

Un festival entre mémoire et transmission

Placé sous le thème « L’avenir, c’est l’origine », le festival a proposé une programmation riche au Musée national du Gabon, mêlant conférences, débats et performances artistiques. Les discussions ont porté sur des sujets variés tels que l’écotourisme, l’histoire du rap gabonais, la préservation du patrimoine culturel, ou encore la production musicale et le beatmaking.

Plusieurs figures majeures du paysage culturel gabonais ont apporté leur expertise, notamment Ba’ponga, Mareless, Honorine Ngou, Justine Mintsa, Nephtali, Rodzeng, Moreen Abessolo, Éric Joël Békalé, I-PKU, Dr Dragon, Cam, Lestat, Leints de Gloire, Victor Eméka, Ida Moulaka, Brady Jordan et Cédric Taurisson.

Maât Seigneur Lion, le retour tant attendu

L’un des moments les plus marquants de cette édition a été le retour sur scène de Maât Seigneur Lion, après plusieurs années d’absence au Gabon. Membre emblématique du groupe Movaizhaleine, aux côtés de Lord Ekomy Ndong, il a marqué l’histoire du rap gabonais par son engagement et son écriture percutante.

Lors de la cérémonie de clôture, organisée à « Entre Nous Bar » dans le quartier des Charbonnages, l’artiste a électrisé le public en interprétant les classiques de Movaizhaleine ainsi que ses propres titres. Son retour a également mis en lumière la nouvelle génération, avec des artistes comme Rodzeng et Tris, qui perpétuent l’héritage du groupe à travers un flow engagé, une plume revendicative et une identité musicale affirmée.

Un festival en pleine ascension

Cette 5ᵉ édition du Festival Black History Art a une fois de plus prouvé son importance dans la promotion du rap et de la culture urbaine gabonaise. En créant des passerelles entre les générations, l’événement s’affirme comme un rendez-vous incontournable pour la transmission et l’évolution du rap gabonais.

Le rideau est tombé sur cette édition, mais l’impact du festival continue de résonner, annonçant un avenir prometteur pour la scène musicale et culturelle du Gabon.

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Battle des producteurs : Hoffman menace de quitter la compétition et dénonce le non-respect des délais

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La tension monte dans le deuxième round de la Battle des producteurs. Une nouvelle fois premier à dévoiler sa proposition avec « Ikoku Drill », interprété par la rappeuse Mareless, Hoffman dénonce désormais ce qu’il considère comme un manque d’équité dans le déroulement de la compétition.

Selon le leader de Mapane Life Style, les retards répétés de ses concurrents leur permettraient d’écouter les morceaux déjà publiés avant d’ajuster leurs propres productions. Il vise particulièrement Sean Bridon, qu’il soupçonne de modifier ses propositions après avoir pris connaissance du travail présenté par Mareless.

Face à cette situation, Hoffman menace désormais de quitter la compétition. Dans une déclaration sans détour, le producteur a lancé : « Je me retire du clash des producteurs où la règle et le délai n’ont pas de place. » Une sortie qui laisse planer le doute sur sa participation au troisième round.

Cette réaction intervient après la publication tardive des propositions de Sean Bridon et Dangher. Accompagné de Tris, Sean Bridon a livré une fusion entre rap et sonorités du Bwiti, portée par la harpe et un groove club qui semble séduire le public. Dangher, de son côté, a misé sur « Onkira » de Styll Awax, un morceau axé sur l’unité, la paix et l’amour du Gabon, loin de l’egotrip de certaines propositions concurrentes.

Dangher s’est toutefois excusé, évoquant des problèmes techniques ayant retardé la publication de son clip. Sean Bridon, principal producteur mis en cause, n’a pour l’instant pas officiellement réagi. Son artiste Tris a néanmoins interpellé Hoffman sur les réseaux sociaux : « Non, non, s’il te plaît, ne fais pas ça ! On veut te montrer quelque chose au 3ᵉ round. Reviens, stp ! »

Au-delà de la qualité artistique des différentes productions, cette polémique place désormais l’organisation face à la question du respect des règles et de l’égalité entre les concurrents.

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Après « Dihmba », Mouyanga mise sur « Tsang’a Kèli » pour poursuivre son retour

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Mouyanga prend son temps, mais ne laisse rien au hasard. Alors que le public se montre de plus en plus impatient de découvrir l’album « Ndongui », annoncé depuis plus de deux ans, le groupe tradi-moderne semble avoir fait le choix de privilégier la qualité à la précipitation. Une démarche exigeante qui entretient l’attente, tout en renforçant la curiosité autour de chaque nouvelle sortie.

Sept mois après avoir signé son retour à l’image avec le clip « Dihmba », la formation s’apprête à poursuivre la promotion de son prochain album avec « Tsang’a Kèli », son deuxième single annoncé.

Le groupe a récemment dévoilé la pochette du titre sur ses réseaux sociaux, laissant entrevoir une sortie prochaine, qui pourrait être accompagnée d’un clip. Une nouvelle étape très attendue par le public, alors que l’album « Ndongui » tarde encore à se dévoiler dans son intégralité.

Avec « Dihmba », sorti le 1er janvier 2026, Mouyanga avait marqué son retour après plusieurs années de silence discographique et une longue absence sur le plan visuel. Interprété principalement par Thierry Ndoumou Loudy, le morceau mettait en avant la chanson comme mémoire vivante, instrument de transmission des savoirs et de sauvegarde de l’identité culturelle. Réalisé par Wiltrand Shot, le clip avait été favorablement accueilli par le public.

Déjà entendu par fragments lors de différentes prestations du groupe, « Tsang’a Kèli » devrait mettre en lumière la voix du président de Mouyanga, Noël Moukeli, aux côtés de celle d’Élodie Mapanza, voix féminine de la formation.

Cette complémentarité vocale laisse présager un titre fidèle à l’orientation de Mouyanga, entre chants traditionnels, énergie collective et présentation contemporaine. Sa sortie prochaine pourrait ainsi relancer l’attention autour de « Ndongui » et confirmer que, malgré l’impatience du public, le groupe reste déterminé à livrer un projet soigneusement construit.

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BAC 2026 à Mouila : une élève meurt dans un accident au retour d’un feu de camp, à qui incombe la responsabilité ?

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La communauté éducative de la Ngounié est sous le choc après la mort de Mbina Ikapi Odile Gercia, 17 ans, élève en Terminale D au lycée Saint-Gabriel de Mouila. La jeune candidate a perdu la vie dans un accident de la circulation survenu aux environs de 3 heures du matin, dans la nuit du 24 au 25 juillet 2026.

Elle revenait d’un feu de camp organisé à la veille de la proclamation des résultats du baccalauréat. L’accident a également fait huit blessés parmi les élèves, actuellement pris en charge dans une structure sanitaire.

Ce drame remet en lumière une pratique devenue courante chez de nombreux élèves et étudiants gabonais. À l’approche des examens ou de la publication des résultats, des feux de camp sont régulièrement organisés dans plusieurs localités du pays. Sans être officiellement institués par l’administration scolaire, ces rassemblements tendent pourtant à s’imposer comme une véritable tradition.

Mais qui en assume réellement la responsabilité ? Les établissements sont-ils informés ? Les parents donnent-ils leur accord ? Des adultes sont-ils chargés de l’encadrement ? Et surtout, quelles dispositions sont prises pour garantir le retour des élèves en toute sécurité lorsque les festivités s’achèvent tard dans la nuit ?

La disparition d’Odile Gercia impose désormais une réflexion urgente. Les chefs d’établissement, les associations de parents d’élèves et le ministère de l’Éducation nationale doivent se saisir de cette question afin de définir un cadre clair. À défaut de mesures de sécurité suffisantes, ces rassemblements devraient être interdits.

Le destin de la jeune élève rend le drame encore plus douloureux. Lors de la délibération du baccalauréat du samedi 25 juillet 2026, Odile Gercia a été déclarée admissible au second tour. Une nouvelle qui aurait dû nourrir l’espoir d’un avenir prometteur, mais qui intervient désormais comme le symbole d’une vie fauchée trop tôt et d’un avenir brutalement brisé.

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