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Etami Boxing Club : le sport et l’école, deux combats pour construire l’avenir
À Etami Boxing Club, association engagée dans l’encadrement et la formation des jeunes par la boxe, l’apprentissage ne s’arrête pas au ring. Le samedi 12 septembre 2026, à l’issue de leur séance d’entraînement sur la plage Léon Mba, trois jeunes boxeurs du club ont reçu un soutien financier de 50 000 FCFA chacun à l’occasion de la rentrée scolaire 2026-2027.
Un geste qui traduit la volonté de l’association d’associer la pratique du noble art à la poursuite des études. Les bénéficiaires avaient tous obtenu de bons résultats scolaires au cours de l’année écoulée, un élément qui a également motivé Etami Boxing Club à les accompagner au moment de reprendre le chemin de l’école.



Les trois boxeurs concernés sont Keïta Eugène Capito Modibo, qui évolue chez les légers en 60 kg, Assoumou Eyi Randy, engagé chez les moyens en 75 kg, et Longa Daniel Efrahim, dans la catégorie des mi-lourds en 80 kg.

« Notre objectif est d’inculquer à ces jeunes des valeurs fortes à travers la boxe : la discipline, la motivation et le dépassement de soi. Nous voulons aussi les éloigner de l’oisiveté et les aider à construire leur avenir », explique Teddy Lémboumba Mouory, président d’Etami Boxing Club.
Pour le responsable, l’accompagnement ne doit pas se limiter aux performances sportives. « Nous ne voulons pas nous arrêter au ring. Ces jeunes ont besoin d’être accompagnés aussi dans leurs études et dans leur parcours personnel. Ce geste est une première étape dans cette démarche », poursuit-il.
Du côté des parents, l’initiative a été accueillie avec satisfaction. Okende Patrick, porte-parole des parents des bénéficiaires, a salué une action qui va, selon lui, au-delà du simple soutien financier.

« Nous remercions sincèrement Etami Boxing Club pour ce geste. Pour nous, parents, c’est important de voir une association qui ne regarde pas seulement ce que les enfants font sur le ring, mais qui s’intéresse aussi à leurs études et à leur avenir. Cela nous encourage également à continuer de les accompagner et à les pousser à rester sérieux à l’école comme à l’entraînement », a-t-il déclaré.
Créé au début de l’année 2026, Etami Boxing Club s’appuie sur l’expérience de son entraîneur, Élias Kougui Minka Bipindi, présent depuis plus de 30 ans dans le milieu de la boxe gabonaise.

Au fil de sa carrière, celui-ci a accompagné de grands noms de la boxe gabonaise, à l’instar de Taylor Mabika. Avant son passage chez les professionnels, le Gabonais avait représenté son pays aux Jeux olympiques d’été de 2004 à Athènes, en Grèce, chez les mi-lourds. Il s’est ensuite illustré chez les lourds-légers, avec notamment un titre africain entre 2013 et 2014. Un parcours qui reste une référence pour les jeunes du club.
Le club affiche déjà des résultats encourageants. Lors du Ngouoni Boxing Gala du 23 août 2026, trois de ses boxeurs avaient été engagés et deux avaient remporté leur combat.
« L’objectif est qu’ils puissent tous passer au stade professionnel avant l’âge de 20 ans », affirme Élias Minka. Une ambition qui rappelle certains parcours précoces, à l’image de Mike Tyson, passé professionnel à 18 ans avant de devenir champion du monde WBC des poids lourds à 20 ans.

À travers ce soutien de 50 000 FCFA accordé à chacun de ses jeunes boxeurs, Etami Boxing Club veut poser les bases d’un accompagnement qui dépasse largement le cadre sportif. Entre le ring et les bancs de l’école, l’association entend faire de la discipline, du travail et de la réussite scolaire les premiers combats à gagner. Une manière de rappeler qu’avant de former des champions, il s’agit d’abord de contribuer à construire des jeunes capables de réussir leur avenir.
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Cybersécurité : l’ANINF place les administrations gabonaises en conditions réelles de riposte
La cybersécurité ne se limite plus à la prévention. Elle se joue aussi dans la capacité à réagir vite, à coordonner les réponses et à maintenir les systèmes en état de fonctionnement face à une menace. C’est précisément sur ce terrain que l’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF) a choisi d’éprouver plusieurs administrations gabonaises, ce vendredi 11 septembre 2026, à la Tour ANINF.
À travers un Exercice national de cybersécurité, les équipes participantes ont été placées face à un scénario de cyberattaque simulé. L’objectif était clair : mesurer leur capacité à détecter un incident, analyser la menace, activer les procédures prévues et coordonner la réponse entre les différentes entités concernées.

L’exercice permet ainsi de dépasser le cadre théorique. Il met directement à l’épreuve les mécanismes de défense existants et donne la possibilité d’identifier les insuffisances, les points de vigilance ainsi que les axes à renforcer.
En initiant cette opération, l’ANINF confirme sa place au cœur du dispositif technique de sécurisation de l’écosystème numérique national. Sous l’impulsion de son Directeur Général, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, l’Agence entend renforcer la préparation collective des administrations face à des menaces de plus en plus complexes.


Cette démarche s’inscrit également dans le cadre du partenariat stratégique entre le Gabon et les États-Unis d’Amérique, avec l’accompagnement technique de MITRE Corporation.
Au-delà de l’exercice lui-même, l’enjeu est celui de la construction d’une véritable capacité nationale de réponse aux incidents cyber. Il s’agit pour les administrations de mieux anticiper, mieux communiquer entre elles et surtout mieux coordonner leurs actions lorsqu’une menace survient.

À travers cette initiative, l’ANINF réaffirme ainsi son engagement en faveur d’une cyberdéfense nationale plus structurée, proactive et résiliente. Une orientation qui accompagne la vision du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, en faveur d’un Gabon plus souverain et mieux protégé dans l’espace numérique.
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Tennis : Thea Frodin, l’espoir d’origine gabonaise qui peut inspirer toute une génération
À seulement 17 ans, Thea Frodin commence déjà à faire parler d’elle sur les plus grandes scènes du tennis mondial. À l’US Open 2026, la jeune Américaine d’origine gabonaise a disputé son premier match dans le tableau principal d’un tournoi du Grand Chelem. Malgré une défaite face à Elena Rybakina (6-3, 6-2), elle a laissé entrevoir un potentiel prometteur, affichant audace, agressivité et personnalité.
Son parcours impressionne déjà. Révélée très jeune en Californie, Thea Frodin a remporté des titres USTA en double en 2025 avant de décrocher un sacre national en simple en 2026. Demi-finaliste juniors à l’Open d’Australie et finaliste du double juniors à Wimbledon, elle a obtenu une wild card pour Flushing Meadows, confirmant une progression rapide vers le haut niveau.
Au Gabon, ses origines maternelles, par Dorine Leet Cooper, donnent une résonance particulière à cette ascension. Elles peuvent surtout nourrir l’espoir chez de nombreux jeunes qui cherchent des modèles dans une discipline encore peu visible dans le pays.
Comme plusieurs sports au Gabon, le tennis peine en effet à exister durablement, entre difficultés de structuration, manque de compétitions régulières et nécessité de développer la formation à la base. En mai dernier, le ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany, avait justement profité de l’Open ATP Challenger d’Abidjan pour échanger avec les responsables ivoiriens et africains autour d’une possible redynamisation du tennis gabonais.
Dans ce contexte, l’émergence de Thea Frodin dépasse la seule performance individuelle. Sans faire d’elle la solution aux difficultés structurelles de la discipline, son parcours peut devenir une source d’inspiration et rappeler le potentiel d’une jeunesse qui ne demande qu’à être accompagnée.
À travers elle, c’est aussi une certaine fierté gabonaise qui s’exprime sur les courts internationaux et, peut-être, un signal encourageant pour la relance et le développement du tennis national.
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Rentrée scolaire 2026-2027 : entre réformes engagées et préoccupations encore en suspens
La rentrée scolaire 2026-2027 s’ouvre sous le signe de plusieurs réformes et mesures annoncées par la ministre de l’Éducation nationale, Carmélia Ntoutoume-Leclercq, à l’occasion de son discours de rentrée. Le ministère met notamment en avant la poursuite de l’Approche par les Compétences, l’introduction de l’anglais au primaire, la digitalisation des enseignements, la réforme du BEPC, la généralisation des manuels scolaires et l’amélioration de la gouvernance du système éducatif.
Sur le plan des infrastructures, le département ministériel fait également état de 2 250 nouvelles places, du déploiement de 42 250 tables-bancs et de l’objectif de construire 2 000 nouvelles salles de classe d’ici 2032. Des efforts qui traduisent la volonté d’améliorer progressivement les conditions d’apprentissage et de réduire les tensions sur les capacités d’accueil.
Sur le volet social, le ministère indique avoir régularisé 2 668 situations administratives sur les 4 000 répertoriées, soit 66,70 %. Une avancée notable, même si certaines préoccupations demeurent. Sur le terrain, une partie des bénéficiaires affirme ne pas encore constater d’effet sur leur solde, ce qui entretient des attentes au sein du corps enseignant.
Autre dossier sensible : le paiement des vacations liées aux examens de 2026. Plusieurs enseignants et personnels mobilisés dans l’organisation, la surveillance et la correction restent dans l’attente de leur rémunération après service fait.
La question de la nomination des chefs d’établissement et des personnels administratifs reste également posée. Pour cette rentrée, ces nominations sont encore attendues, alors que plusieurs acteurs du secteur évoquent une situation qui perdure depuis plusieurs années.
Ainsi, si les annonces du ministère témoignent d’une dynamique de réforme et d’investissement, leur mise en œuvre effective sera déterminante. Les dossiers administratifs, financiers et organisationnels encore en suspens devront être suivis de près afin d’éviter de nouvelles tensions, dans un secteur déjà fortement marqué par les mouvements de grève de l’année scolaire 2025-2026.
