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Élection départementale et locale / retrait de la liste du PDG et interpellation du chef de l’État : Moabi casse-tête démocratique de la 5ème République

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Libreville, 8 novembre 2025 — Les élections locales et départementales à Moabi ont été marquées ce samedi par une décision qui relance le débat sur la transparence et la cohésion politique dans la région : le retrait de la liste du Parti Démocratique Gabonais (PDG). Face à cette décision, le parti a choisi de se retirer du scrutin, suivi par ses alliés, notamment le Rassemblement des Enfants de la Douigny (RED), parti émergent qui avait déjà obtenu un succès lors des législatives avec la victoire d’Elie Wilfried Boulingui contre l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB).

Des motifs contestés

La Cour administrative a justifié le retrait de la liste PDG en invoquant deux motifs : l’accaparement supposé de militants de l’UDB et la non-participation ou l’absence d’un policier inscrit sur les listes électorales. Ces points avaient pourtant été signalés au préfet et à la commission électorale avant le scrutin. Le PDG dénonce cette décision comme un « coup de théâtre » et suppose un rôle du parti adverse, l’UDB, estimant qu’il s’agit d’une atteinte à la démocratie.

Hermenegile Bussa-Busambe, tête de liste PDG au département, a réagi : « Certaines raisons fallacieuses ont été avancées pour contester notre liste. On nous accuse de recruter des militants d’un parti récemment créé, ce qui est impossible. Dès le premier tour des élections, il y avait déjà eu un problème avec l’annulation des élections parlementaires pour les deux sièges. Aujourd’hui, notre liste est à nouveau contestée. »

Il ajoute : « Ce qui se passe à Moabi relève d’un manque de cohésion, alors même que le chef de l’État s’est engagé pour un développement national harmonieux. Les conditions actuelles risquent de compromettre l’intégration de notre écosystème de vie commune. »

Organisation et irrégularités

Selon Judicaël Moudjiedji, candidat PDG au Sénat, l’organisation électorale a posé de sérieux problèmes. À Moabi, trois tours d’élections ont déjà été nécessaires. Le premier, combinant législatives et locales, prévu le 27 septembre, a été annulé pour irrégularités et s’est finalement tenu le 18 octobre.

Le 22 octobre, les candidats ont été invités via WhatsApp par M. le Préfet à soumettre leurs dossiers pour le Sénat, alors que la Commission électorale n’était pas encore opérationnelle. « Nous nous sommes demandé si nous devions soumettre les candidatures, mais nous l’avons fait », explique M. Moudjiedji.

La justice a également été critiquée pour sa « géométrie variable ». Un élu a été retiré de la liste sans demander son retrait, suite à des manœuvres administratives. Sa plainte, déposée dans les délais, n’a pas été examinée, tandis que dans un cas similaire à Mouila, un conseiller a été jugé pour ne pas figurer sur la liste électorale.

M. Moudjiedji ajoute que sa candidature au Sénat, organisée sous forme de ticket, a été annulée par le Conseil d’État. La décision de rectification des erreurs matérielles ne leur a été notifiée qu’un jour avant l’élection, rendant impossible toute modification des candidats.

Réactions des alliés et report de l’élection

Elie Wilfried Boulingui, leader du RED, soutient la position du PDG. Selon lui, « ces décisions ne respectent pas le droit, ignorent les circonstances et constituent une entorse à la démocratie. Le RED ne participera pas à ces scrutins tant que la situation ne sera pas résolue. »

Vers un questionnement sur la démocratie locale

Le retrait de la liste PDG et les problèmes organisationnels soulèvent des questions sur le respect du droit et la transparence des élections locales. Alors que le chef de l’État a engagé le pays dans un processus de développement harmonieux et de réforme institutionnelle, certains observateurs craignent que la cohésion politique à Moabi et dans la région de la Douigny ne soit compromise, et que la confiance du public dans le processus électoral continue d’être fragilisée.

Tsoni / Mihi…

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Place Georges Damas Aléka : entre mandat de dépôt et accélération du chantier

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Le dossier de la place Georges Damas Aléka prend désormais une tournure judiciaire. Éric Mauro Nguema, architecte gabonais dont l’entreprise avait initialement la charge des travaux, a été placé sous mandat de dépôt vendredi 14 août 2026 à Libreville, comme annoncé par l’Agence gabonaise de presse (AGP), après plusieurs heures d’audition devant la justice.

Déjà interpellé par les éléments de la Direction générale des recherches (DGR), puis entendu le 29 juillet dernier, l’architecte est notamment mis en cause pour le non-respect du cahier des charges et des délais d’exécution du chantier.

Face au retard accumulé, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, avait, lors d’une visite sur le site, fixé au 16 août la date butoir pour permettre à l’ouvrage de présenter un visage acceptable avant les festivités de l’Indépendance.

Le dossier avait aussi pris une dimension financière après les précisions de la Présidence, le 17 juillet. Selon son porte-parole, les 8 milliards de FCFA prévus pour le marché avaient déjà été versés. L’État avait ensuite débloqué 300 millions de FCFA supplémentaires afin d’accélérer les travaux.

Depuis cette rallonge et la reprise du chantier sous la direction d’un autre architecte, la place connaît une nette accélération dans sa réalisation. Le site devrait ainsi pouvoir accueillir une forme de pré-inauguration à l’occasion des célébrations du 17 août.

Ce lieu occupe une place particulière dans le programme des festivités puisque c’est notamment là que doivent être lancées les cérémonies, avec la levée du drapeau et plusieurs activités, avant le traditionnel défilé militaire.

La Présidence avait prévenu que la loi s’appliquerait pour situer les responsabilités liées à ce chantier. Le placement sous mandat de dépôt d’Éric Mauro Nguema marque désormais une étape importante dans ce dossier emblématique des marchés publics.

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27 000 nouveaux bacheliers aux portes des universités, l’État mobilise 9 milliards de FCFA

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La rentrée universitaire 2026-2027 s’annonce comme un véritable test pour l’enseignement supérieur gabonais. Avec plus de 27 000 nouveaux bacheliers appelés à poursuivre leurs études, les universités publiques devront faire face à une pression accrue sur leurs capacités d’accueil.

C’est dans ce contexte que le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu, le mercredi 12 août, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Charles Edgar Mombo, après une visite effectuée à l’Université des sciences de la santé (USS) d’Owendo.

À l’issue de cette rencontre, une enveloppe exceptionnelle de 9 milliards de francs CFA a été débloquée au profit des trois principales universités publiques du pays. L’Université Omar Bongo (UOB), l’Université des sciences et techniques de Masuku (USTM) et l’USS recevront chacune 3 milliards de francs CFA.

Ces financements doivent permettre de réhabiliter et moderniser les infrastructures existantes, d’étendre certaines capacités d’accueil et d’achever plusieurs chantiers en cours. L’ambition est de disposer de campus plus fonctionnels, plus sûrs et mieux adaptés aux besoins des étudiants et des enseignants.

Le défi est d’autant plus important que les travaux doivent être réalisés entre le 12 août et le 15 septembre 2026. Les équipes techniques et administratives sont donc appelées à accélérer le rythme afin que les améliorations soient visibles dès la prochaine rentrée.

Au-delà de l’urgence, cette opération pourrait produire des effets plus durables. Si les infrastructures sont à la hauteur, que les enseignements se tiennent régulièrement et que les formations proposées répondent aux attentes, les universités gabonaises pourraient regagner en attractivité. De quoi, à terme, convaincre davantage de jeunes de poursuivre leurs études au pays plutôt que de considérer systématiquement l’étranger comme première option.

Les 9 milliards de francs CFA apparaissent ainsi comme un investissement stratégique. Reste désormais à transformer cette enveloppe en améliorations concrètes sur les campus.

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À la Tour ANINF, le numérique connecte les enfants aux métiers de leurs parents

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Le numérique ne transforme pas seulement notre quotidien : il redessine aussi les métiers d’aujourd’hui et ouvre la voie à ceux de demain. C’est précisément cet univers que l’ANINF a choisi de faire découvrir aux enfants de ses agents, le mercredi 12 août 2026. Le temps d’une journée, ces jeunes visiteurs ont franchi les portes de la Tour ANINF pour mieux comprendre le travail de leurs parents et se familiariser avec les métiers qui accompagnent la transformation numérique du Gabon.

Cette initiative, placée sous le signe de la découverte, de la transmission et du partage, s’inscrit dans la vision portée par le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui fait du capital humain l’une des principales richesses du pays.

Organisée dans le cadre de la semaine précédant les festivités du 17 août 2026, sous le thème « Le numérique nous connecte, l’humain nous rassemble », cette journée a permis aux jeunes visiteurs de mieux comprendre les missions de l’ANINF et, surtout, de mettre des visages et des métiers derrière le travail de leurs parents.

À l’écoute et dans l’observation, les jeunes visiteurs se familiarisent avec les métiers du numérique et les missions de l’ANINF.

Visite des installations, échanges avec les agents et moments de convivialité ont rythmé cette immersion. Une manière également de sensibiliser les enfants, dès le plus jeune âge, aux métiers du numérique et aux enjeux liés à la transformation technologique du Gabon.

Impulsée par le Directeur Général de l’ANINF, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, l’initiative traduit la volonté de l’Agence de placer l’humain au centre de sa stratégie.

« À travers cette journée, nous voulons permettre à nos enfants de découvrir ce que font leurs parents au quotidien, mais aussi leur transmettre le goût du numérique, de l’innovation et du service à la Nation. La souveraineté numérique que nous construisons aujourd’hui doit aussi préparer et inspirer les générations de demain », souligne le Directeur Général de l’ANINF.

Au-delà de la simple découverte d’un lieu de travail, cette journée rappelle que la souveraineté numérique repose avant tout sur les femmes et les hommes qui la construisent au quotidien. Pour l’ANINF, leur engagement et leur savoir-faire constituent ainsi un socle essentiel pour préparer l’avenir et transmettre aux générations futures le goût de l’innovation et du service public.

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