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Drame au Lycée Léon Mba : administration et gouvernement mobilisés, une commission interministérielle mise en place

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Après le drame survenu le 9 mars 2026 au Lycée national Léon Mba, qui a coûté la vie à un élève de première scientifique, Steeven Mombo, les réactions des autorités administratives et gouvernementales se précisent. Tandis que l’administration de l’établissement a apporté des éléments d’explication sur les circonstances de cet événement tragique, le gouvernement gabonais a annoncé la mise en place d’une commission interministérielle afin de faire toute la lumière sur cette affaire qui a profondément bouleversé la communauté éducative et l’opinion publique.

Dans un précédent article, nous évoquions déjà les premières informations liées à ce drame, marqué par le geste de l’élève qui s’est jeté depuis la passerelle récemment construite pour sécuriser la traversée de la route adjacente à l’établissement.

Dans la foulée, l’administration du lycée a apporté des précisions à travers une communication relayée par le quotidien L’Union. La censeur à la vie scolaire, Pruda Dindzouna, y indiquait que l’élève était engagé dans une procédure disciplinaire liée à l’usage de stupéfiants.

Selon elle, les parents avaient été convoqués auprès du proviseur afin d’évoquer cette situation. Une fois l’entretien terminé, l’élève aurait été orienté vers la police scolaire. C’est au cours de ce déplacement, en présence d’un groupe d’élèves mais sans accompagnement individuel, que l’adolescent aurait brusquement quitté le groupe pour se diriger vers la passerelle située à proximité de l’établissement.

Toujours d’après l’administration du lycée, plusieurs élèves et membres du personnel ont tenté d’empêcher le jeune homme de passer à l’acte.

« Malgré près de vingt minutes d’efforts pour le retenir, il est tombé », a expliqué la responsable de la vie scolaire, précisant qu’une bâche avait même été déployée pour tenter d’amortir la chute, sans succès.

Les premiers éléments évoquent l’hypothèse selon laquelle l’élève aurait cherché à échapper à la surveillance de la police scolaire dans le cadre de la procédure disciplinaire, liée notamment à la détention et à la vente présumée de stupéfiants.

Une commission interministérielle pour établir les faits

Face à l’émotion suscitée par ce drame, le gouvernement gabonais a décidé d’ouvrir une enquête administrative. Réuni en Conseil interministériel mardi 10 mars 2026 sous la présidence du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, l’exécutif a annoncé la mise en place d’une commission interministérielle chargée d’examiner les circonstances exactes de cette tragédie.

À cette occasion, Hermann Immongault a adressé les condoléances du gouvernement à la famille de la victime ainsi qu’à l’ensemble de la communauté éducative durement affectée.

« Je demande la mise en place d’une commission interministérielle associant les ministères de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique ; de la Santé, des Affaires sociales, chargé de la Protection de l’enfance et de la femme ; le ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, ainsi que celui de la Défense nationale », a-t-il déclaré.

Cette commission aura pour mission d’établir, dans les meilleurs délais, un rapport détaillé sur les circonstances exactes du drame, mais aussi de formuler des recommandations destinées à renforcer les dispositifs de prévention, d’écoute psychologique et d’encadrement des élèves au sein des établissements scolaires.

Tirer les leçons de la tragédie

À travers cette initiative, les autorités entendent tirer toutes les leçons de cet événement afin d’améliorer les mécanismes de protection des élèves dans le système éducatif.

Dans l’immédiat, le drame continue de susciter une vive émotion au sein de la communauté éducative, d’autant que des images filmées par des témoins ont circulé sur les réseaux sociaux, amplifiant le choc.

Face à ce traumatisme, la mise en place d’une cellule d’écoute psychologique pourrait être envisagée pour accompagner les élèves, les enseignants et le personnel affectés.

Au-delà de l’émotion, ce drame relance également les interrogations sur la gestion des élèves en difficulté, sur les dispositifs de prévention existants dans les établissements scolaires et sur la nécessité de renforcer l’accompagnement psychologique des adolescents afin d’éviter que de tels événements ne se reproduisent.

Luce / Mbina / Mihi…

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Gabon : 2 500 parcelles viabilisées mises sur le marché, une réponse attendue à la demande foncière

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Dans une volonté affirmée de répondre à la problématique de l’accès au logement, le gouvernement gabonais franchit une nouvelle étape. Le mercredi 1er avril 2026, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a procédé au lancement officiel de la commercialisation de 2 500 parcelles viabilisées, aménagées par la Société Nationale Immobilière (SNI). Une initiative structurante qui ambitionne de démocratiser l’accès à la propriété foncière sur l’ensemble du territoire, et qui apparaît surtout comme une réponse concrète à une attente longtemps exprimée par les populations.

La cérémonie s’est tenue sur le site d’Essassa, en présence du ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays Mouissi, ainsi que de plusieurs autorités administratives. À travers cette opération, les pouvoirs publics entendent traduire en actes la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, pour qui l’accès au foncier et à un habitat décent constitue une priorité nationale.

Une offre foncière pensée pour l’accessibilité

Le programme présenté par la SNI repose sur une double ambition : élargir l’offre foncière et la rendre financièrement accessible. Sur le site pilote d’Essassa, les parcelles, d’une superficie de 500 m², sont proposées à 5 500 FCFA le mètre carré, soit un coût global de 2 750 000 FCFA. Ces terrains sont exclusivement destinés à un usage résidentiel, traduisant une volonté claire d’encadrer le développement urbain.

La répartition des 2 500 parcelles à travers le pays témoigne également d’une approche équilibrée :

▪︎Essassa : 1 500 parcelles
▪︎Akanda : 300 parcelles
▪︎Nkok et Port-Gentil : 200 parcelles chacune
▪︎Bikélé, Franceville et Moanda : 100 parcelles par localité

Une première réponse, mais un défi à l’échelle nationale

Si cette opération marque une avancée significative, elle met également en lumière l’ampleur de la demande foncière à l’échelle nationale. Dans plusieurs villes du pays, la pression sur l’accès à la propriété reste forte, portée par une croissance urbaine soutenue et des besoins sociaux croissants.

Ainsi, répondre durablement à cette attente nécessitera d’étendre ce type d’initiatives à d’autres centres urbains et zones en développement. L’enjeu pour les autorités sera de multiplier les programmes similaires, afin d’assurer une couverture nationale plus équitable et de réduire les inégalités d’accès au foncier.

La SNI, 50 ans d’engagement au service des Gabonais

Ce lancement intervient dans un contexte symbolique pour la Société Nationale Immobilière, qui célèbre cette année ses 50 ans d’existence. Depuis sa création en 1976, l’institution s’est imposée comme un acteur central de la politique de l’habitat, œuvrant à offrir aux Gabonais un ancrage territorial durable.

Au-delà de l’aménagement technique, cette opération traduit une volonté politique forte : celle de faire du foncier un levier d’inclusion sociale et de développement. En mettant ces parcelles viabilisées à disposition, le gouvernement réaffirme son engagement à améliorer concrètement les conditions de vie des populations, tout en posant les bases d’une réponse plus large aux défis du logement au Gabon.

Biba / Mihi…

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Santé infantile au Gabon : Zita Oligui Nguema pose un acte fort avec une caravane chirurgicale d’envergure

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Dans un contexte où l’accès aux soins spécialisés demeure un défi pour de nombreuses familles, l’initiative portée par la Première Dame du Gabon, Zita Oligui Nguema, marque un tournant significatif dans la prise en charge des pathologies infantiles lourdes. Le 30 mars 2026, au Centre hospitalier universitaire Mère-Enfant de la Fondation Jeanne Ebori, elle a procédé au lancement d’une vaste caravane chirurgicale dédiée aux enfants vulnérables, inscrivant son action dans une dynamique à la fois sociale, sanitaire et profondément humanitaire.

Bien au-delà d’un simple geste symbolique, cette caravane répond à une urgence silencieuse : celle des enfants souffrant de malformations congénitales ou de séquelles de brûlures, souvent privés de soins adaptés faute de moyens ou de structures spécialisées. En facilitant l’accès à des interventions chirurgicales complexes, cette initiative vient combler un vide et redonner espoir à des familles longtemps confrontées à l’impuissance.

Parmi les pathologies prises en charge figurent notamment les fentes labio-palatines, communément appelées « becs de lièvre ». Des affections qui, au-delà de leurs implications médicales, exposent les enfants à des stigmates sociaux et à des difficultés d’intégration. Grâce à cette caravane, ces jeunes patients bénéficient non seulement de soins de qualité, mais aussi d’une véritable opportunité de réinsertion sociale, tant leur transformation physique s’accompagne d’un renouveau psychologique.

L’importance de cette action réside également dans sa capacité à mobiliser des partenariats stratégiques. En s’appuyant sur la Fondation Ma Bannière et l’ONG italienne Emergenza Sorrisi, la caravane s’inscrit dans une coopération internationale efficace, où expertise médicale et engagement humanitaire convergent au service des populations les plus fragiles. Placée sous le thème « redonnons le sourire à nos enfants », l’opération incarne une solidarité concrète et structurée.

Au-delà des interventions chirurgicales elles-mêmes, cette initiative envoie un signal fort : celui d’une volonté politique et sociale de faire de la santé infantile une priorité nationale. En s’impliquant personnellement, la Première Dame contribue à attirer l’attention sur des pathologies souvent négligées et à impulser une dynamique d’action durable.

Sur les visages des enfants opérés et de leurs familles, se lit désormais une émotion nouvelle, faite de soulagement et d’espérance. Car ici, chaque intervention dépasse le cadre médical pour devenir un acte de dignité retrouvée.

À travers cette caravane chirurgicale, Zita Oligui Nguema ne se contente pas d’accompagner une cause : elle en fait un levier d’impact social, rappelant avec force que derrière chaque sourire restauré se joue une transformation profonde, à la fois individuelle et collective.

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Gabon : dialogue social dans le pétrole, un calendrier resserré pour accélérer les réformes

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Dans un contexte marqué par des tensions sociales latentes et des enjeux économiques majeurs, le secteur pétrolier gabonais s’efforce de maintenir un équilibre fragile entre réformes structurelles et exigences des travailleurs. Pilier de l’économie nationale, cette industrie stratégique est aujourd’hui au cœur d’un dialogue social engagé depuis plusieurs mois, avec en toile de fond la nécessité d’améliorer le cadre réglementaire et les conditions d’emploi. C’est dans cette dynamique que, réunis autour du Vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, les syndicats ont présenté un bilan d’étape des négociations ouvertes depuis décembre 2025, à la suite du dépôt d’un préavis de grève.

Ces discussions, menées dans le cadre de la commission tripartite mise en place après les échanges avec les plus hautes autorités, visent à réorganiser les relations entre travailleurs, entreprises et État dans un secteur stratégique pour l’économie gabonaise.

La première phase des travaux, consacrée à la définition du cadre juridique et à l’examen des différents types de contrats — notamment la mise en disponibilité et la prestation de service — a été jugée globalement satisfaisante par l’ensemble des parties prenantes. Elle a permis de poser des bases solides pour la suite des négociations.

En revanche, la deuxième phase, centrée sur l’application de la loi 20 du Code des hydrocarbures, connaît des ralentissements. Entamée il y a deux mois et initialement prévue pour s’achever le 21 mars, elle affiche des avancées inégales selon les opérateurs. Certaines entreprises ont déjà finalisé cette étape, d’autres sont en voie de finalisation, tandis qu’un troisième groupe accuse un retard notable, freinant l’ensemble du processus.

Face à ces disparités, les organisations syndicales ont appelé à une implication accrue des pouvoirs publics afin d’amener les entreprises les moins avancées à respecter leurs engagements, condition indispensable pour ouvrir la troisième phase des discussions.

Du côté de l’exécutif, le taux d’exécution de cette deuxième phase est estimé entre 75 % et 80 %, traduisant des progrès réels malgré les difficultés observées. Prenant acte de cette situation, Hermann Immongault a instruit le ministre du Pétrole, Clotaire Kondja, ainsi que le président de la commission tripartite, d’accélérer les travaux.

Mais c’est surtout le calendrier arrêté à l’issue des échanges qui marque un tournant décisif. Les différentes parties se sont accordées sur une échéance claire : les conclusions de la deuxième phase devront être transmises au Vice-président du Gouvernement au plus tard le 10 avril 2026. Ce délai resserré traduit une volonté commune d’en finir avec les lenteurs observées et d’inscrire les réformes dans un tempo plus soutenu.

Ce cap fixé constitue désormais un test pour l’ensemble des acteurs engagés dans le processus. Il devra permettre non seulement de consolider les acquis, mais aussi de préserver le climat social dans un secteur pétrolier vital pour l’économie gabonaise, où la crédibilité du dialogue repose désormais sur le respect des engagements et des délais.

Hilaire / Mihi…

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