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Crise de Paiement : La SEEG Plonge SMIN et PC SERVICES CONSULTING dans l’Incertitude avec 36 Millions d’Impayés

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Depuis plusieurs mois, les entreprises SMIN et PC SERVICES CONSULTING, dirigées par Pierre-Claver Nzigou, traverse une période critique. En cause : des impayés importants accumulés par la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG), sur des marchés exécutés dans les provinces de l’Ogooué-Lolo et du Haut-Ogooué.

Sur la période 2023-2024, l’entreprise avait été sélectionnée pour plusieurs chantiers d’intérêt public, portant sur des interventions techniques, des aménagements ainsi que des travaux d’entretien d’infrastructures électriques et environnementales.

Parmi les travaux réalisés figurent notamment :

▪︎L’ouverture de tranchées

▪︎La fourniture et la fixation de grilles de sécurité

▪︎Le redressement de supports à Dienga

▪︎L’élagage de points chauds à Franceville, Nzela, Koula-Moutou et Pana

▪︎L’aménagement de bureaux et vestiaires de la centrale thermique de Koula-Moutou

▪︎La construction d’un regard en parpaings au château Maëla à Koula-Moutou

Mais cette liste est loin d’être exhaustive. Plusieurs autres projets, de nature variée, ont également été exécutés avec diligence par les équipes de SMIN et PC SERVICES CONSULTING dans différents sites de la région, toujours pour le compte de la SEEG.

Un partenariat prometteur devenu problématique

Selon M. Nzigou, les débuts de cette collaboration étaient positifs : les premières factures avaient été honorées conformément aux délais convenus. Cependant, depuis neuf mois, plus aucun paiement n’a été effectué par la SEEG, malgré la validation des pièces administratives et techniques nécessaires.

L’entreprise affirme aujourd’hui que la SEEG lui doit un montant de 36.885.674 FCFA, une somme qui, selon le chef d’entreprise, compromet gravement la continuité des activités.

Un impact social et économique inquiétant

Privées de liquidités, SMIN et PC SERVICES CONSULTING est aujourd’hui confrontée à de graves tensions : salaires en souffrance, blocages comptables, impossibilité de maintenir certains contrats, et une grogne montante au sein des équipes.

« Nous avons respecté nos engagements contractuels sur tous les chantiers, même dans des zones difficiles d’accès. Ce silence prolongé de la SEEG nous plonge dans l’impasse », déplore Pierre-Claver Nzigou.

Une attente qui devient insoutenable

Face à cette situation, l’entrepreneur appelle les responsables de la SEEG à prendre leurs responsabilités, afin d’éviter un effondrement de l’activité et les pertes d’emplois qui pourraient en résulter. Il dit garder espoir d’un règlement rapide, mais n’exclut pas d’entreprendre d’autres démarches en cas de non-réaction.

Pour l’instant, la SEEG n’a pas encore officiellement communiqué sur cette affaire.

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Moabi : à Nguenda, l’exploitation forestière sous le regard exigeant des populations

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À Moabi, dans le département de la Douigny, l’exploitation forestière ne devra pas seulement produire du bois, mais aussi laisser des retombées visibles dans le canton Douami-Mouémbi. C’est le message porté le 5 septembre 2026 au village Nguenda, lors d’une rencontre entre les populations, les autorités locales et les représentants de la société GSEZ, avant le rituel traditionnel ouvrant la voie au démarrage de ses activités.

Les attentes exprimées sont précises. Les populations réclament notamment une amélioration de la route Tsangui-Moabi, l’implantation d’une scierie consacrée à la première transformation du bois et une meilleure employabilité des filles et fils du canton en âge de travailler. La construction de ponts en béton, en remplacement des ouvrages en bois, figure également parmi les priorités.

Le président du Conseil départemental, Saïd Mouguengui Mounguegui, a défendu une gestion transparente et collective des retombées de l’exploitation. « Je n’accepterai jamais des sous de table pour tuer le village », a-t-il affirmé. Pour lui, le cahier des charges devra être défini à partir des besoins réels des populations, en concertation avec le préfet, le Conseil départemental et les représentants villageois.

Cette dynamique devrait également contribuer à renforcer les capacités d’action du Conseil départemental et favoriser des projets à fort impact social et économique.

Le député du 1er siège de la Douigny, Élie Wilfried Boulingui, a de son côté insisté sur l’importance du désenclavement. « Pendant longtemps, l’absence de route a freiné le développement de nos villages. Aujourd’hui, son ouverture redonne de la vie au canton », a-t-il souligné, évoquant les effets attendus sur les plans social, économique et administratif.

La présence des responsables des Eaux et Forêts, de la mairie et des autres acteurs locaux a renforcé l’encadrement institutionnel de la démarche. Réunis au-delà des appartenances politiques, les participants ont finalement procédé au rituel traditionnel autorisant le démarrage des activités de GSEZ. Désormais, les populations attendent surtout que les engagements pris se traduisent en réalisations concrètes.

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Makokou : Fortescue Belinga renforce le Centre de Formation Professionnelle en équipements

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Le Centre de Formation Professionnelle de Makokou a reçu, le 29 août 2026, un important lot d’équipements offert par Fortescue Belinga. Une initiative qui s’inscrit dans la volonté de l’entreprise de contribuer au renforcement de la formation professionnelle et au développement des compétences dans la province de l’Ogooué-Ivindo.

La remise du matériel a été effectuée par le Directeur général de Fortescue Belinga, Edward Kalajzic. Les équipements ont été réceptionnés par Guy Roger Aurat Reteno, Directeur de Cabinet du ministre du Travail, du Plein Emploi, du Dialogue social et de la Formation professionnelle, empêché, en présence du Directeur général de l’Agence Nationale de Formation et de l’Enseignement Professionnel (ANFEP) ainsi que des responsables de l’établissement.

Cette action découle du partenariat entre Fortescue Belinga et l’ANFEP. Elle vise notamment à améliorer les conditions d’apprentissage et à accompagner la montée en compétences des apprenants, avec une attention particulière portée aux exigences de sécurité dans le monde professionnel.

Pour Fortescue Belinga, la formation ne doit pas uniquement permettre l’acquisition d’un savoir-faire technique. Elle doit également préparer les futurs travailleurs à identifier les risques, adopter des comportements responsables et évoluer dans un environnement professionnel sécurisé.

« La sécurité constitue le fondement de toute main-d’œuvre performante dans les industries lourdes. La formation pratique contribue à préparer les travailleurs aux exigences du monde professionnel tout en accompagnant le développement industriel futur du Gabon », a déclaré Edward Kalajzic.

À travers cette dotation, Fortescue Belinga entend ainsi accompagner le développement d’une main-d’œuvre qualifiée, capable de répondre aux besoins futurs du secteur minier, mais également d’autres secteurs d’activité au Gabon. Une démarche qui s’ajoute aux différentes initiatives communautaires, économiques et sociales engagées par l’entreprise dans l’Ogooué-Ivindo.

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Carlyto Lassa, l’inoubliable interprète de « Makolo ya Masiya », n’est plus

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La musique congolaise a perdu l’une de ses voix les plus singulières. Carlyto Lassa, de son vrai nom Charles Ndombasi Lassa, est décédé le 31 août 2026 à Cincinnati, dans l’Ohio, aux États-Unis, à l’âge de 65 ans. Plusieurs médias congolais évoquent une crise cardiaque, survenue alors qu’il venait de participer à une campagne d’évangélisation.

Né le 15 janvier 1961 dans le Kongo-Central, l’artiste grandit entre Matadi et Kinshasa. Avant de vivre de la musique, il exerce comme tailleur-couturier. À la fin des années 1970, sa voix attire l’attention de Gérard Madiata, avant de le rapprocher de grandes figures de la rumba comme Lutumba Simaro et Papa Noël Nedulé. Il interprète notamment « Maya » et « Le Bon Samaritain », tandis que son nom reste associé à l’univers du TP OK Jazz.

En 1986, Carlyto Lassa rejoint Choc Stars, aux côtés de plusieurs grandes voix de l’époque. Il participe à une période importante de sa carrière avant de poursuivre en solo dans les années 1990.

Parmi les titres qui ont marqué son parcours, « Makolo ya Masiya », sorti en 1996 sur l’album Africa na Moto, occupe une place particulière. Devenu un classique de la rumba congolaise, le morceau a aussi profondément marqué le public gabonais. Depuis l’annonce de sa disparition, beaucoup évoquent cette chanson comme un souvenir familial, découvert auprès des parents lors des fêtes et célébrations. Un titre transmis d’une génération à l’autre.

Au milieu des années 1990, sa vie prend un autre tournant avec sa conversion au christianisme. Carlyto Lassa se détourne progressivement de la musique profane pour consacrer sa voix à l’Évangile.

Chantre, évangéliste puis pasteur missionnaire, il poursuivra cette voie jusqu’à ses derniers jours. Il laisse derrière lui l’image d’un artiste à la voix reconnaissable, capable de traverser les époques, les frontières et les générations.

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