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Conflits homme-éléphant : l’ANINF accompagne la coexistence pacifique entre l’Homme et l’éléphant grâce au numérique
Et si le numérique contribuait à réconcilier l’Homme et la nature ? Au Gabon, cette ambition prend progressivement forme. Face aux dégâts causés par les éléphants dans les zones rurales et aux défis que pose leur préservation, l’État gabonais entend miser sur l’innovation pour mieux protéger les populations tout en préservant sa biodiversité exceptionnelle.
C’est dans cette perspective que l’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF), dirigée par son Directeur général, Alberto Wenceslas MOUNGUENGUI MOUDOKI, a accueilli, ce jeudi 16 juillet 2026 à sa Tour, une délégation de l’organisation internationale kényane AB Entheos, mandatée par la Wildlife Conservation Society (WCS), partenaire technique international de l’État gabonais, dans le cadre du projet « Coexistence pacifique entre l’Homme et l’Éléphant », financé par l’Initiative pour les Forêts de l’Afrique Centrale (CAFI).
L’ANINF a été sollicitée pour son expertise dans la conception et la mise en œuvre d’un outil numérique destiné à identifier, évaluer et faciliter la compensation des dommages causés par les éléphants aux populations locales. Cette solution innovante permettra notamment d’améliorer le traitement des dossiers des victimes des conflits homme-faune et de renforcer l’efficacité des mécanismes d’indemnisation.
Conduite par Mme Josette TESSA YAYOUMI, Coordinatrice du projet AB Entheos au Gabon, la délégation a présenté un programme structuré autour de trois axes prioritaires : promouvoir une coexistence pacifique entre les populations et les éléphants, renforcer la sécurité alimentaire et physique des communautés rurales et améliorer les politiques de conservation des forêts dans un contexte de lutte contre les changements climatiques.
Lancée officiellement le 17 février 2025 sous l’égide du ministère des Eaux et Forêts, cette initiative bénéficie d’un financement américains de la CAFI et s’étendra sur deux ans. Fruit d’une collaboration entre le gouvernement gabonais, la WCS et Space for Giants, elle prévoit notamment l’installation de 1 800 clôtures mobiles dans les neuf provinces du pays, le déploiement d’unités de vulgarisation dédiées au traitement des conflits homme-éléphant, la promotion de pratiques agricoles durables ainsi que la mise en place de mécanismes d’assurance destinés à compenser les dommages causés aux populations.
Cette démarche s’inscrit dans la continuité des orientations fixées par le président de la République, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema. En décembre 2025, lors d’un séjour dans la Lopé, le chef de l’État rappelait que « protéger la biodiversité ne doit jamais mettre en danger des vies humaines » avant d’affirmer que « l’humain est et restera au cœur de mon action ». Des propos qui traduisent la volonté des plus hautes autorités de faire converger protection des populations, conservation environnementale et innovation technologique.
À travers cette collaboration avec l’ANINF, le Gabon franchit une nouvelle étape dans sa politique de transformation numérique. En mettant la technologie au service des communautés rurales, le pays démontre qu’il est possible de concilier développement durable, justice sociale et préservation du patrimoine naturel. Une vision portée par le président de la République, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, pour qui la modernisation de l’action publique doit avant tout contribuer à améliorer concrètement les conditions de vie des Gabonais et à bâtir un développement durable au bénéfice des générations présentes et futures.
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Place Georges Damas Alèka : entre rallonge budgétaire, marché de 8 milliards et mise au point des Architectes, la Présidence fixe le cap
Le chantier de la place Georges Damas Alèka continue d’occuper le devant de la scène. Au cours de la conférence de presse tenue ce vendredi 17 juillet 2026 au Palais Rénovation, Théophane Nzame-Nze Biyoghé, porte-parole de la Présidence de la République, a apporté plusieurs précisions sur l’état d’avancement de ce projet emblématique, quelques jours seulement après la mise au point du Conseil National de l’Ordre Gabonais des Architectes (CNO).
Revenant sur la dernière visite du chef de l’État sur le site, le porte-parole a rappelé que Brice-Clotaire Oligui Nguema avait alors constaté le retard accusé par les travaux et exprimé sa volonté de voir l’ouvrage livré au plus tard le 16 août 2026. À la suite de ce constat, l’État a débloqué une enveloppe supplémentaire de 300 millions de FCFA afin de permettre au chantier de présenter un visage acceptable lors des célébrations de la fête nationale, auxquelles le président de la République prendra part.
L’un des enseignements majeurs de cette conférence de presse réside également dans la confirmation du montant du marché attribué pour la réalisation de cet ouvrage. Théophane Biyoghé a en effet indiqué que l’entrepreneur Erick Mauro Nguéma avait déjà perçu les 8 milliards de FCFA prévus dans le cadre de ce marché public. Une précision qui vient corroborer les informations relayées depuis plusieurs semaines dans certains médias au sujet du coût global du projet.
Cette rallonge financière de 300 millions de FCFA vient donc s’ajouter aux ressources déjà entièrement mobilisées par l’État. Malgré cet appui supplémentaire, la Présidence a reconnu que le chantier ne pourra être entièrement achevé dans les délais souhaités, tout en maintenant l’objectif de présenter un site dans un état acceptable pour le 17 août.
Le porte-parole de la Présidence a également indiqué qu’après les festivités nationales, la loi devra s’appliquer dans le suivi de ce dossier, laissant ainsi entendre qu’une évaluation des responsabilités administratives, techniques et contractuelles sera menée.
Ces déclarations trouvent un écho particulier dans la récente sortie du Conseil National de l’Ordre Gabonais des Architectes. Dans un communiqué publié le 8 juillet dernier, l’institution avait fermement démenti des propos qui lui étaient attribués dans certains médias et mettant en cause le président de la République dans le retard des travaux. Le CNO avait alors rappelé n’avoir accordé aucune interview sur ce dossier et souligné que seule sa communication officielle engageait l’institution, tout en se réservant le droit d’engager des poursuites contre les auteurs des informations jugées diffamatoires.
À moins d’un mois de la fête de l’Indépendance, le dossier Georges Damas Alèka apparaît désormais comme un test grandeur nature en matière de gouvernance des grands projets publics. Entre les 8 milliards de FCFA déjà mobilisés, la rallonge exceptionnelle accordée par l’État et l’annonce de l’application de la loi après le 17 août, le message de la Présidence se veut clair : l’exigence de résultats devra désormais s’accompagner d’une exigence de responsabilité.
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Gabon : Schiba Holding lance l’offensive des grands travaux routiers avec 80 milliards de FCFA
Longtemps attendue, l’accélération des grands chantiers routiers au Gabon semble désormais entrer dans sa phase concrète. Avec l’arrivée des premiers équipements de Schiba Holding, les engagements pris pour la modernisation du réseau routier national se traduisent progressivement sur le terrain.
L’entreprise ivoirienne, retenue par le gouvernement gabonais pour la réalisation de plusieurs projets structurants, a mobilisé un investissement de 80 milliards de FCFA destiné à l’acquisition de 550 engins de génie civil. Une partie de ce matériel est déjà présente au Gabon afin de renforcer les capacités opérationnelles de l’entreprise.
Les travaux concernent la réhabilitation de l’axe Bifoun-Lambaréné (71 km) ainsi que l’aménagement en béton bitumineux des routes Makokou-Okondja (260 km), Lébamba-Yéno (82 km) et Yéno-Mimongo-Koula-Moutou (117 km), des infrastructures particulièrement attendues par les populations concernées.
La réception officielle des premiers équipements s’est tenue le mardi 14 juillet 2026 à Owendo, en présence du ministre des Travaux publics et de la Construction, Edgard Moukoumbi, et de l’ambassadeur de Côte d’Ivoire au Gabon, Bertin Konan.
Selon le président-directeur général de Schiba Holding, Soro Nidjabedjan, 150 engins lourds ont déjà été acheminés au Gabon, dont 107 sont actuellement mobilisés sur les premiers axes concernés par les travaux.
Ces projets s’inscrivent dans le programme gouvernemental qui prévoit la mobilisation de plus de 520 milliards de FCFA pour le bitumage et la réhabilitation de près de 530 kilomètres de routes. Plus qu’une promesse, l’arrivée des équipements marque aujourd’hui le passage des attentes à l’action et donne un signal concret de l’ambition portée par les autorités gabonaises en matière d’infrastructures routières.
Ce vaste chantier s’inscrit également dans la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui ambitionne de connecter les provinces et les villes afin de stimuler le développement économique, faciliter la circulation des personnes et des biens et accompagner la mise en œuvre de plusieurs projets structurants destinés à renforcer l’intégration territoriale et l’attractivité du Gabon.
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Ambowé : un différend de 500 FCFA vire au drame, un jeune perd la vie
Le quartier Ambowé, à Libreville, est sous le choc après la mort de Noé, survenue le 12 juillet 2026 à la suite d’une altercation avec un voisin et ami de longue date. Selon plusieurs témoignages, le différend portait sur une dette de 500 FCFA que la victime réclamait avec insistance.
Une première dispute aurait éclaté dans la nuit, avant que la tension ne retombe temporairement. En fin de journée, un nouvel échange, impliquant également le frère cadet du mis en cause, aurait ravivé le conflit. Malgré l’intervention de riverains, Noé serait revenu devant le domicile de son voisin.
D’après plusieurs témoins, le suspect aurait alors sorti un couteau de sa sacoche et porté un coup à la poitrine de la victime. La mère du présumé auteur avance une autre version, affirmant que Noé se serait mortellement blessé avec des bouteilles cassées. Une version contestée par plusieurs habitants du quartier.
Alertés, des voisins ont tenté de sauver le jeune homme. Face à l’indisponibilité du Samu Social, des volontaires l’ont transporté vers un hôpital du Grand Libreville, où il a finalement succombé à ses blessures.
L’annonce du décès a provoqué une vive émotion à Ambowé. La colère de proches de la victime a failli dégénérer, avant que des habitants n’interviennent pour empêcher tout acte de vengeance.
Le présumé auteur est actuellement placé à la disposition des services d’enquête. Une procédure judiciaire est ouverte afin d’établir les circonstances exactes du drame. Dans le quartier, certains habitants expriment leurs inquiétudes quant à l’issue de l’affaire, évoquant des supposés liens familiaux du suspect avec des personnalités. À ce stade, ces affirmations ne sont pas établies et l’enquête devra permettre de faire toute la lumière sur cette tragédie.
