Connect with us

Events

Conférence de presse présidentielle du 4 juillet : infrastructures, justice et coopération internationale au cœur des priorités

Publié il y a

le

par

Libreville, 4 juillet 2025 – À l’occasion d’une conférence de presse tenue au Palais du Bord de Mer, le porte-parole de la Présidence de la République, Théophane Nzame-Nze-Biyoghe, a exposé les grands axes de l’action présidentielle en cours, sous la conduite du Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema. Plusieurs sujets d’envergure ont été abordés : transformation numérique, chantiers d’infrastructures, rationalisation des finances publiques, affaires judiciaires sensibles, et diplomatie économique.

Numérique et formation des jeunes : un Data Center national en projet

La Présidence a annoncé la signature d’un accord stratégique avec le groupe Cybastion pour la création d’un Data Center national sécurisé, soutenu par des partenaires internationaux. Ce projet inclut « la formation gratuite de 1 000 jeunes Gabonais aux métiers du digital », renforçant ainsi l’ambition de développement d’une économie numérique autonome et inclusive.

Routes structurantes et désenclavement du territoire

Deux grands projets routiers ont été dévoilés :

▪︎La route Ntoum–Cocobeach (83 km), incluant « 9 ponts et 133 ouvrages hydrauliques », qui transformera la ville côtière en zone touristique dynamique.

▪︎L’axe Alembé–Mikouyi (300 km), traversant un site classé à l’UNESCO, avec « 26 ouvrages d’art et près de 6 000 mètres linéaires d’ouvrages hydrauliques », apportera une alternative au réseau ferroviaire vétuste.

Aménagement urbain : vers une réduction des baux administratifs

Le porte-parole a rappelé que la zone de Plaine Orety, classée « d’utilité publique depuis 1976 », fera l’objet d’un réaménagement. Objectif : construire des bâtiments publics sur des terrains domaniaux et « réduire les 25 à 30 milliards de FCFA dépensés chaque année en baux administratifs ». Une commission spéciale, dirigée par le Vice-Président, suit de près le dossier.

Affaire Sylvia et Noureddin Bongo : une posture dénoncée

Concernant la plainte déposée en France par Sylvia Bongo Ondimba et son fils Noureddin Bongo Valentin pour « tortures et traitements inhumains », la Présidence « prend acte de ladite déclaration », mais dénonce « une stratégie de diversion et de brouillage judiciaire ».

Les accusations à leur encontre sont lourdes : « haute trahison, détournement massif des deniers publics, malversations financières, faux et usage de faux, corruption active… ». Le porte-parole a précisé : « Ce n’est pas en ouvrant un autre foyer judiciaire en France que les deux prévenus vont pouvoir snober la justice gabonaise ».

Diplomatie et investissements : cap sur les partenariats stratégiques

Le Chef de l’État a pris part au 17e Sommet États-Unis – Afrique en Angola ainsi qu’à la 32e Assemblée annuelle d’Afreximbank, au cours desquels deux conventions majeures ont été signées :

▪︎1 600 milliards de FCFA pour la transformation locale du manganèse.

▪︎112 milliards de FCFA pour la construction de trois centrales énergétiques à Libreville, Port-Gentil et Lambaréné.

Enfin, le porte-parole a abordé le point sur le futur déplacement du Président aux États-Unis, sur invitation officielle de Donald Trump, dans le cadre d’une rencontre multilatérale à la Maison-Blanche prévue du 9 au 11 juillet. Le Gabon fait partie des cinq pays africains conviés, un choix présenté comme une reconnaissance des efforts de réforme et de repositionnement stratégique du pays sur la scène internationale.

Commenter

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Events

Himra : « Allons chercher Dementos » — Une collaboration en vue qui pourrait propulser la Ntcham

Publié le

le

par

La scène Ntcham gabonaise connaît un essor remarquable. Plus que jamais, elle s’impose comme l’un des courants musicaux les plus dynamiques du pays, marquant l’histoire par l’audace de ses artistes et la visibilité internationale qu’ils gagnent. Après L’Oiseau Rare, déjà présent sur des scènes africaines et françaises, un autre talent semble prêt à franchir un nouveau cap : Dementos, surnommé le prince de la Ntcham.

En multipliant les titres à succès, Dementos a su conquérir non seulement le public gabonais, mais également une partie du continent. En Côte d’Ivoire, des morceaux comme « Askel Geste » ou « Ali Baba » ont fait vibrer les foules, installant durablement son nom sur la scène urbaine africaine.
Cette percée n’a pas échappé à Himra, figure montante de la scène ivoirienne.

Dans une communication largement relayée sur ses réseaux sociaux, Himra a surpris son public en déclarant :
« Allons chercher Dementos ».

Une annonce qui laisse clairement présager une collaboration prochaine entre les deux artistes. Cette alliance pourrait offrir à Dementos une exposition encore plus large, notamment sur des scènes majeures où Himra jouit déjà d’une solide présence.

Ce geste intervient dans un contexte particulier : celui de la rivalité artistique entre Himra et Didi B, deux poids lourds de la scène urbaine ivoirienne. Alors que Didi B a déjà contribué à la mise en lumière de L’Oiseau Rare sur de grandes scènes, Himra semble déterminé à répondre en misant sur Dementos, révélant ainsi une compétition qui dépasse les frontières ivoiriennes et touche désormais les artistes gabonais.

Dans cette dynamique de concurrence assumée, le grand gagnant reste le Gabon. La Ntcham bénéficie d’une exposition inédite grâce à cette nouvelle génération d’artistes capables de fédérer un public continental, tout en affirmant fièrement l’identité culturelle gabonaise sur la scène musicale internationale.

luce / Mihi…

Continue Reading

Events

Crise dans l’éducation : SOS Éducation maintient la grève, le dialogue avec le gouvernement reste essentiel

Publié le

le

par

Lors de l’Assemblée générale tenue ce 31 janvier à Sibang, les enseignants de SOS Éducation ont réaffirmé le maintien de leur grève, tout en insistant sur la nécessité de publier la liste complète des 4 000 agents à régulariser. Cette rencontre intervient alors que le secteur de l’Éducation nationale est paralysé depuis décembre 2025, avec une suspension totale des cours depuis le début de l’année 2026.

Malgré les mesures annoncées par la commission tripartite Éducation – Budget – Fonction publique, mise en place sous l’autorité du vice-président du gouvernement Hermann Immongault, le mouvement reste mobilisé. Parmi les décisions prévues : régularisation progressive de 6 938 enseignants, mise en solde de 328 sortants ENS/ENSET, mise en présalaire de 692 sortants ENIL/ENIF, de 108 enseignants scientifiques, de 1 810 enseignants bénévoles, et traitement de 4 000 dossiers administratifs, soit un taux de réalisation de 60,85 %.

Au-delà de Libreville, les enseignants de tout le territoire, à l’exception de ceux de l’Ogooué-Lolo, ont, lors des différentes assemblées générales tenues ce jour, confirmé le maintien de la grève, réaffirmant la nécessité de transparence et de suivi effectif des régularisations.

L’Assemblée générale de Sibang a permis aux enseignants de SOS Éducation de clarifier leur position et de rappeler que la confiance doit être restaurée avant toute reprise normale des cours. La publication de la liste des agents concernés reste une condition essentielle pour garantir la crédibilité du processus.

Au-delà du maintien de la grève, le dialogue engagé avec le gouvernement devra se poursuivre pour restaurer la confiance et trouver rapidement une solution durable, afin de sortir au plus vite de cette crise qui touche l’ensemble du système éducatif gabonais.

Continue Reading

Events

Dernier hommage à Julien Nziengui Mouélé : levée de corps prévue ce vendredi 30 janvier à Akanda, inhumation le samedi 31 janvier

Publié le

le

par

Le monde culturel gabonais s’apprête à dire adieu à l’un de ses monuments. Julien Nziengui Mouélé, figure emblématique de la musique gabonaise, décédé le samedi 3 janvier 2026, sera conduit à sa dernière demeure à l’issue d’un programme d’obsèques rendu public par sa famille.

Compositeur inspiré, chanteur à la voix singulière et guitariste d’exception, Julien Nziengui Mouélé laisse derrière lui une œuvre qui a profondément marqué l’histoire de la musique gabonaise. Icône de la musique tradi-moderne, il a su marier avec finesse les sonorités traditionnelles Tsogho, la rumba congolaise et des influences jazz, donnant naissance à un style authentique et intemporel.

Révélé au grand public dans les années 1970, l’artiste s’est imposé avec des titres devenus des classiques, à l’image de « Mama », hommage bouleversant à sa mère, mais aussi « Ma jolie Samboui », « Boungui », « Matambe » ou encore « Tsan Congo », autant de chansons qui continuent de résonner dans la mémoire collective. Respecté de ses pairs, il a collaboré avec de grandes figures de la musique gabonaise, notamment Pierre-Claver Akendengué, et a inspiré plusieurs générations de musiciens.

Même après de longues années de retrait, son retour sur scène en octobre 2017 au Casino Croisette de Libreville avait marqué les esprits, rappelant au public l’ampleur de son talent et la force de son héritage artistique. Aux côtés de son épouse Angela, elle aussi chanteuse, il formait un duo apprécié, symbole d’une époque marquante de la musique nationale.

Programme des obsèques

Selon les informations communiquées par la famille, les obsèques de Julien Nziengui Mouélé se dérouleront comme suit :

Vendredi 30 janvier 2026
– 13h00 : Levée de corps à l’Hôpital militaire d’Akanda
– 13h30 à 18h00 : Exposition du corps à son domicile à Okala, suivie d’un temps de recueillement et d’hommages
– 19h00 jusqu’à l’aube : Veillée mortuaire

Samedi 31 janvier 2026
– 10h30 : Levée de corps
– Inhumation dans la stricte intimité familiale

Au-delà de la tristesse, ces moments de recueillement seront l’occasion pour la famille, les artistes, les mélomanes et l’ensemble du peuple gabonais de rendre un dernier hommage à un homme dont la musique a traversé les époques et continue de raconter l’âme du Gabon.

Julien Nziengui Mouélé s’en est allé, mais ses notes, elles, resteront à jamais vivantes.

Tsomi / Mihi…

Continue Reading