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Chef du Département Travaux publics à la Présidence, Boungoueres positionné pour traduire sa vision en actions
À la suite du Conseil des ministres du 8 mai 2025, le président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, a procédé à la nomination d’Alain Alain Simplice Boungoueres au poste de Conseiller Spécial, Chef du Département Travaux publics et Infrastructures. Cette nomination, hautement symbolique, marque un tournant dans la dynamique de refondation nationale, incarnant une volonté claire d’ouverture politique et de cohésion autour des enjeux de développement.
Ancien adversaire du chef de l’État à la présidentielle d’avril 2025, Alain Simplice Boungoueres s’était distingué par un projet de société structuré autour de cinq grands axes : la réforme des services de base, la lutte contre la vie chère, la réforme foncière, la rationalisation des dépenses publiques, et la diversification économique. Sa nomination à la tête du département des Travaux publics et infrastructures pourrait désormais offrir un cadre concret pour matérialiser certaines de ses propositions, notamment celles qui rejoignent les ambitions stratégiques du président.
Réforme de la SEEG : une solution envisagée aux coupures persistantes
L’un des points majeurs de son projet réside dans la scission de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) en deux entités distinctes : l’une dédiée à l’électricité, l’autre à la gestion de l’eau. L’objectif affiché est d’optimiser la gouvernance et d’améliorer la qualité de service dans ces deux secteurs essentiels. Cette réforme, si elle venait à être appliquée, pourrait constituer une réponse structurelle aux nombreuses coupures d’électricité et d’eau qui continuent d’affecter aussi bien Libreville que les localités de l’intérieur du pays.
En sa qualité de chef du département en charge des infrastructures, Alain Simplice Boungoueres est désormais bien placé pour initier les études et les démarches nécessaires à cette transformation. Son expertise en génie civil, conjuguée à sa formation en économie des transports, le positionne comme un acteur clé dans la quête d’efficacité et de modernisation des services publics.
Réduire le coût de la vie : production locale et accès aux marchés
Au-delà des infrastructures, Boungoueres a proposé un système d’achat « bord champ » visant à faciliter la commercialisation des produits agricoles tout en réduisant la charge logistique pesant sur les producteurs. Une réforme complémentaire à la volonté présidentielle de promouvoir la souveraineté alimentaire et l’autosuffisance.
La relance de la pisciculture fait également partie de sa stratégie, avec pour ambition d’accroître l’offre locale de poisson, de réduire les importations et de stabiliser les prix sur le marché.
Réforme foncière et logement : une approche orientée vers l’accessibilité
Dans un contexte marqué par un déficit de 260 000 logements, l’approche de Boungoueres vise à mettre sur le marché des terrains à coûts raisonnables, afin de favoriser la construction par les particuliers et les promoteurs privés. Il souhaite également revoir le système de taxation foncière, notamment en imposant les terrains bornés, pour accroître les ressources fiscales de l’État.
Sobriété budgétaire et gouvernance allégée
En matière de gouvernance, le nouveau conseiller spécial plaide pour une rationalisation des institutions, avec une réduction du nombre de parlementaires (103 députés au lieu de 145, 48 sénateurs au lieu de 70), dans une optique de réduction des dépenses publiques et de redéploiement des moyens vers des projets structurants.
Une vision partagée avec le chef de l’État
Plus globalement, la vision de Boungoueres, notamment en matière de valorisation des ressources pétrolières au service d’autres secteurs comme l’économie numérique, trouve un écho dans le programme présidentiel, centré sur la diversification économique et la création d’emplois pour les jeunes.
Vers une convergence des ambitions
La nomination d’Alain Simplice Boungoueres apparaît donc comme un acte politique fort : au-delà de l’ouverture, elle illustre une volonté d’intégrer les compétences et les idées novatrices dans l’architecture de gouvernance. À la tête du département des Travaux publics et infrastructures, il aura les moyens d’agir sur des leviers essentiels pour améliorer la vie quotidienne des Gabonais, notamment en matière d’accès à l’eau, à l’électricité, au logement et aux infrastructures de base.
Cette nouvelle fonction pourrait marquer le début d’une coopération pragmatique entre les deux anciens rivaux, unis désormais par une vision commune : celle d’un Gabon plus équitable, plus performant et résolument tourné vers l’avenir.
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Gabon : décès de l’abbé Florent Mboumba-Bouassa, grande figure de l’Église catholique
L’Église catholique gabonaise est en deuil. L’abbé Florent Mboumba-Bouassa est décédé dans la nuit du 13 au 14 septembre 2026, selon une annonce de Mgr Jean Patrick Iba-Ba, archevêque métropolitain de Libreville. Celui-ci a salué « le don de sa vie, son ministère sacerdotal et le témoignage donné au service de l’Église », tout en invitant les fidèles à prier pour le repos de son âme.
Originaire du village Malaba, dans le département de la Douigny à Moabi, Florent Mboumba-Bouassa est né au début de la Seconde Guerre mondiale. Fils de catéchiste, il grandit dans un environnement profondément marqué par la foi. Après des études en France, il est ordonné prêtre le 14 juillet 1968, à la paroisse Saint-Joseph de Tchibanga, dans le diocèse de Mouila.
Au fil des décennies, son parcours dépasse largement le seul cadre pastoral. Théologien, canoniste, historien, musicologue, linguiste, éducateur et chercheur, il s’intéresse à la fois aux questions religieuses, culturelles et identitaires. Il travaille notamment sur le concept Bajaga et compose plusieurs cantiques en langue yipunu.
Très attaché aux médias catholiques, il contribue à leur promotion au Gabon et participe à la mise en œuvre du journal La Lumière. Il est également le fondateur de l’association Les Messagers du Christ et reste associé à la construction de l’église Notre-Dame-des-Apôtres, au PK8 à Libreville.
Son engagement s’étend aussi à des domaines institutionnels. Il a travaillé au sein d’un organe lié à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). Des témoignages lui attribuent par ailleurs une contribution, après ses études en France, aux travaux autour de la Constitution de la Première République gabonaise, notamment sur la référence à Dieu.
Profondément attaché à ses racines, à la culture et aux traditions de son terroir, l’abbé Florent Mboumba-Bouassa aura marqué plusieurs générations par la diversité de ses engagements et par sa volonté de faire dialoguer foi chrétienne, savoir, identité culturelle et transmission.
Sa disparition, survenue le jour de la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix, clôt un parcours de près de six décennies de sacerdoce, entre évangélisation, culture, recherche et engagement intellectuel.
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Cybersécurité : l’ANINF renforce les capacités nationales face aux menaces numériques
L’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF) poursuit le renforcement de son expertise et de son rôle dans la protection de l’écosystème numérique gabonais. Ce jeudi 10 septembre 2026, à la Tour ANINF, une cérémonie de remise de certificats de participation a marqué l’aboutissement d’un programme de formation de neuf mois, conduit de janvier à septembre 2026 par des experts de MITRE au profit de participants de l’ANINF et de l’administration.
Axée sur le référentiel MITRE ATT&CK et le renseignement sur les cybermenaces, ou Cyber Threat Intelligence (CTI), cette formation a combiné apports méthodologiques et ateliers pratiques. Elle a permis aux participants d’approfondir leur maîtrise de l’analyse du profil, de la posture et du comportement des attaquants.
Les bénéficiaires ont également été formés à la recherche des traces laissées lors de la compromission d’un système, à la reconstitution du déroulement d’une cyberattaque ainsi qu’à l’identification des tactiques, techniques et procédures utilisées dans un environnement informatique.
Ces acquis viennent renforcer les capacités de détection, d’analyse et de réponse face aux cybermenaces, dans un contexte où la protection des systèmes d’information constitue un enjeu majeur de souveraineté.

Les certificats ont été remis par Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, Directeur Général de l’ANINF, et Denise Olsen, experte en cybersécurité et cheffe de projet au sein de MITRE.
Pour le Directeur Général de l’ANINF, cette montée en compétences répond directement aux enjeux de protection des infrastructures numériques du pays : « Renforcer les compétences de nos équipes, c’est renforcer durablement notre capacité à protéger les infrastructures numériques du Gabon et à mieux anticiper les cybermenaces. »
Ce programme s’inscrit dans le partenariat entre le Gabon et les États-Unis d’Amérique, avec l’appui technique de MITRE, en faveur du développement des compétences nationales en cybersécurité et en cyberdéfense.
À travers cette initiative organisée à la Tour ANINF, l’Agence confirme sa place parmi les acteurs centraux de la transformation numérique du Gabon. Son action s’inscrit dans la vision du Président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la souveraineté numérique, de la protection des infrastructures critiques et de la montée en compétences des ressources nationales des priorités.
En renforçant l’expertise des acteurs chargés de protéger les systèmes d’information, l’ANINF contribue ainsi à construire une résilience numérique durable et à consolider la souveraineté numérique du Gabon.
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UDB : départ d’Aurélien Mintsa Mi Nguema de la trésorerie, Oligui Nguema invoque la discipline du parti
Le départ d’Aurélien Mintsa Mi Nguema de la trésorerie générale de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) avait suscité plusieurs interrogations. Brice Clotaire Oligui Nguema a finalement apporté un éclairage, en invoquant à la fois la discipline du parti et les exigences liées à la fonction d’ambassadeur.
Le 9 septembre 2026, une décision lue sur Gabon 1ère par le secrétaire général de l’UDB, Mays Mouissi, a officialisé la nomination de Luc Aymard Madama Moubeya comme nouveau Trésorier général. Il sera assisté de Yannick Mefane et Alice Princesse Antsiendi Ampindi. Le texte ne mentionnait toutefois pas les raisons du remplacement d’Aurélien Mintsa Mi Nguema.
Interrogé par le journaliste Chamberland Moukouama lors d’une visite de chantiers, le chef de l’État a été plus explicite. Revenant sur cette actualité, il a expliqué en substance que cette décision ne relevait pas d’une volonté personnelle, mais du respect de la discipline interne du parti.
« Ce n’est pas une décision personnelle. Il y a des règles au sein du parti et chacun doit s’y conformer. La discipline doit s’appliquer à tous. Par ailleurs, Aurélien Mintsa Mi Nguema exerce désormais les fonctions d’ambassadeur. À ce titre, sa prise de parole publique doit aussi tenir compte des responsabilités liées à cette fonction. Dans ces conditions, il était normal qu’il libère son poste au sein du parti. »
Cette sortie fait notamment écho à l’entretien récemment accordé par Aurélien Mintsa Mi Nguema à Jeune Afrique, dans lequel le frère cadet du président, longtemps discret dans les médias, revenait sur son parcours et son positionnement dans l’environnement du pouvoir.
Mais au-delà du fonctionnement interne de l’UDB, l’affaire pose aussi la question des obligations qui accompagnent une haute fonction de l’État. Nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Gabon en Inde en février 2026, Aurélien Mintsa Mi Nguema représente désormais officiellement l’État gabonais à l’étranger.
À ce titre, sa fonction implique des obligations de réserve, de loyauté, d’impartialité, de discrétion et de protection des intérêts du pays. Un ambassadeur ne s’exprime donc plus uniquement comme acteur politique ou à titre personnel : sa parole publique peut aussi être perçue comme engageant l’image de l’État.
Cela ne signifie pas qu’un diplomate perd toute liberté d’expression ni qu’une interview constitue automatiquement une faute. Mais sa communication doit rester compatible avec les responsabilités institutionnelles qui sont les siennes.
Avant son affectation en Inde, Aurélien Mintsa Mi Nguema avait été directeur général du Budget et des Finances publiques, trésorier du camp du « oui » au référendum de 2024, puis acteur de la campagne présidentielle de 2025 avant de prendre la trésorerie de l’UDB.
Son remplacement peut ainsi être lu au-delà des équilibres internes du parti : il remet en lumière la frontière parfois délicate entre engagement politique et devoirs attachés à la représentation de l’État.
