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Célébration des Nouveaux Boursiers Gabonais : Une Journée Historique à l’Ambassade de Russie
La cérémonie qui s’est tenue ce mercredi à l’ambassade de la Fédération de Russie à Libreville a marqué la fin de la campagne d’admission pour les bourses d’études 2024/2025. Cet événement a réuni les étudiants sélectionnés, leurs familles ainsi que des représentants des ministères gabonais, illustrant le renforcement des relations éducatives entre le Gabon et la Russie.
Une Réussite Notable dans les Relations Bilatérales
L’ambassadeur de Russie, Dimitri Korepanov, a ouvert la cérémonie en soulignant l’augmentation significative du nombre de bourses accordées, passant de 10 pour l’année académique 2019/2020 à 63 pour l’année 2024/2025. Cette évolution reflète l’intérêt croissant des étudiants gabonais pour les études en Russie et la qualité des candidatures reçues.
Un Premier Historique pour le Gabon
Un moment particulièrement marquant de l’événement a été l’annonce d’Arthur Elisee Ndong Ebeyard comme le premier étudiant gabonais admis au prestigieux Institut d’État des Relations Internationales de Moscou (MGIMO). Ce centre d’excellence, qui a formé des figures influentes telles que Sergueï Lavrov, l’actuel ministre des Affaires étrangères de la Russie, représente une étape historique pour les étudiants gabonais.
Déclaration d’Arthur Elisee Ndong Ebeyard
Arthur Elisee Ndong Ebeyard a exprimé sa fierté et son enthousiasme après l’annonce de sa sélection : « C’est un immense honneur pour moi de devenir le premier Gabonais à intégrer le MGIMO. Formé au Lycée Mbélé où j’ai obtenu mon baccalauréat, je remercie cet établissement et son Proviseur, Monsieur Jean-Rémy Mbélé, pour leur soutien inestimable. Je suis pleinement conscient des défis qui m’attendent, mais je suis déterminé à les relever avec succès. Cette opportunité est une reconnaissance du potentiel des étudiants gabonais, et je suis prêt à tout mettre en œuvre pour être à la hauteur des attentes et renforcer les relations entre nos deux pays. »
Une Cérémonie qui Renforce les Liens Éducatifs
La cérémonie a mis en lumière les réussites des candidats sélectionnés pour les bourses, leur offrant la possibilité de poursuivre leurs études dans des institutions russes de premier plan. Ce soutien marque un engagement fort envers l’excellence académique et les échanges interculturels.
Consolidation des Relations entre la Russie et le Gabon
Le discours de l’ambassadeur a rappelé l’importance des relations historiques entre les deux pays, avec plus de 800 Gabonais ayant bénéficié de formations en Russie au fil des décennies. L’événement a souligné la volonté continue de la Russie d’offrir des bourses et des opportunités éducatives aux étudiants étrangers.
Soutien à l’Adaptation des Étudiants
L’ambassade a également souligné le rôle crucial des associations d’étudiants, telles que l’Association des Étudiants et Stagiaires Gabonais en Russie, dans l’intégration des étudiants. Ces organisations sont essentielles pour aider les étudiants à s’adapter à leur nouvel environnement et maximiser leur expérience en Russie.
La cérémonie du 14 août a non seulement célébré les nouveaux boursiers gabonais, mais elle a aussi marqué un tournant significatif dans les relations entre le Gabon et la Russie. Avec la sélection d’Arthur Elisee Ndong Ebeyard pour le MGIMO, le Gabon franchit une étape historique, soulignant la croissance des opportunités académiques pour ses étudiants. Monsieur Jean-Rémy Mbélé, Proviseur du Lycée Mbélé, a exprimé sa fierté et espère que cette réussite encouragera d’autres jeunes Gabonais à profiter des bourses d’études internationales et à suivre les traces de Ndong Ebeyard.
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Gabon 9 Provinces : entre fierté culturelle et vivre-ensemble, l’appel de Romuald Ndong Assoumou
Le rideau est tombé le week-end dernier sur le festival « Gabon 9 Provinces », après plusieurs semaines consacrées à la mise en valeur des traditions, des langues et des expressions culturelles du pays. Organisé par Entre Nous Bar durant la grande saison estivale, le rendez-vous s’est achevé avec le passage du Woleu-Ntem, le G9, dans une ambiance qui a ensuite largement débordé sur les réseaux sociaux.
Car si l’événement a été pensé comme un espace de célébration et de communion, sa dernière séquence a aussi fait émerger plusieurs réactions parfois virulentes. Certaines sorties tendancieuses de ressortissants ont pu choquer, tout comme les réponses parfois excessives qu’elles ont suscitées. Un climat qui contraste avec l’esprit même de ce type de rassemblement culturel.
C’est dans ce contexte que Romuald Ndong Assoumou a pris la parole. Connu comme homme politique depuis sa candidature aux élections législatives dans le Canton Woleu, il est avant tout journaliste et enseignant. Un parcours qui éclaire son intérêt pour les questions d’identité, de transmission et de cohésion sociale.
Dans une publication intitulée « Le faux débat actuel ! », il salue l’initiative d’Entre Nous Bar, qu’il décrit comme une « belle tribune d’expression populaire et de communion ». Il dit avoir suivi les différents passages et affirme notamment avoir apprécié celui du G8, qu’il considère comme le meilleur de la saison.
Pour lui, les critiques autour du G9 ne doivent pas faire oublier l’essentiel : la fierté culturelle ne doit pas être confondue avec l’ethnocentrisme. « La fierté culturelle, elle, n’est pas de l’ethnocentrisme », insiste-t-il. Défendre une langue, des rites, des danses, une histoire ou des traditions ne signifie pas placer son patrimoine au-dessus de celui des autres.
Fang, Punu, Nzebi, Myènè, Kota, Téké, Mitsogho, Massango, Benga, Pouvi, Akélé, Adouma, Okandais et bien d’autres composantes du pays doivent ainsi pouvoir transmettre leur mémoire avec la même dignité.
Au fond, les tensions observées sur la toile apparaissent d’autant plus paradoxales que, dans la vie quotidienne, les communautés gabonaises se fréquentent constamment. Les mariages, les amitiés, les relations professionnelles et le voisinage tissent des liens qui dépassent depuis longtemps les appartenances ethniques.
En donnant une scène aux neuf provinces, Entre Nous Bar aura donc installé bien plus qu’un rendez-vous festif. Le festival aura servi de vitrine aux patrimoines du pays, tout en rappelant que la diversité ne devient une force que lorsqu’elle s’accompagne de respect. L’enjeu, désormais, est de préserver cet esprit de transmission et de partage, afin que les rassemblements culturels restent des espaces de fierté assumée, sans glisser vers les oppositions identitaires.
Comme l’écrit Romuald Ndong Assoumou : « Soyons fiers de nos racines sans couper celles des autres. »
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Etami Boxing Club : le sport et l’école, deux combats pour construire l’avenir
À Etami Boxing Club, association engagée dans l’encadrement et la formation des jeunes par la boxe, l’apprentissage ne s’arrête pas au ring. Le samedi 12 septembre 2026, à l’issue de leur séance d’entraînement sur la plage Léon Mba, trois jeunes boxeurs du club ont reçu un soutien financier de 50 000 FCFA chacun à l’occasion de la rentrée scolaire 2026-2027.
Un geste qui traduit la volonté de l’association d’associer la pratique du noble art à la poursuite des études. Les bénéficiaires avaient tous obtenu de bons résultats scolaires au cours de l’année écoulée, un élément qui a également motivé Etami Boxing Club à les accompagner au moment de reprendre le chemin de l’école.



Les trois boxeurs concernés sont Keïta Eugène Capito Modibo, qui évolue chez les légers en 60 kg, Assoumou Eyi Randy, engagé chez les moyens en 75 kg, et Longa Daniel Efrahim, dans la catégorie des mi-lourds en 80 kg.

« Notre objectif est d’inculquer à ces jeunes des valeurs fortes à travers la boxe : la discipline, la motivation et le dépassement de soi. Nous voulons aussi les éloigner de l’oisiveté et les aider à construire leur avenir », explique Teddy Lémboumba Mouory, président d’Etami Boxing Club.
Pour le responsable, l’accompagnement ne doit pas se limiter aux performances sportives. « Nous ne voulons pas nous arrêter au ring. Ces jeunes ont besoin d’être accompagnés aussi dans leurs études et dans leur parcours personnel. Ce geste est une première étape dans cette démarche », poursuit-il.
Du côté des parents, l’initiative a été accueillie avec satisfaction. Okende Patrick, porte-parole des parents des bénéficiaires, a salué une action qui va, selon lui, au-delà du simple soutien financier.

« Nous remercions sincèrement Etami Boxing Club pour ce geste. Pour nous, parents, c’est important de voir une association qui ne regarde pas seulement ce que les enfants font sur le ring, mais qui s’intéresse aussi à leurs études et à leur avenir. Cela nous encourage également à continuer de les accompagner et à les pousser à rester sérieux à l’école comme à l’entraînement », a-t-il déclaré.
Créé au début de l’année 2026, Etami Boxing Club s’appuie sur l’expérience de son entraîneur, Élias Kougui Minka Bipindi, présent depuis plus de 30 ans dans le milieu de la boxe gabonaise.

Au fil de sa carrière, celui-ci a accompagné de grands noms de la boxe gabonaise, à l’instar de Taylor Mabika. Avant son passage chez les professionnels, le Gabonais avait représenté son pays aux Jeux olympiques d’été de 2004 à Athènes, en Grèce, chez les mi-lourds. Il s’est ensuite illustré chez les lourds-légers, avec notamment un titre africain entre 2013 et 2014. Un parcours qui reste une référence pour les jeunes du club.
Le club affiche déjà des résultats encourageants. Lors du Ngouoni Boxing Gala du 23 août 2026, trois de ses boxeurs avaient été engagés et deux avaient remporté leur combat.
« L’objectif est qu’ils puissent tous passer au stade professionnel avant l’âge de 20 ans », affirme Élias Minka. Une ambition qui rappelle certains parcours précoces, à l’image de Mike Tyson, passé professionnel à 18 ans avant de devenir champion du monde WBC des poids lourds à 20 ans.

À travers ce soutien de 50 000 FCFA accordé à chacun de ses jeunes boxeurs, Etami Boxing Club veut poser les bases d’un accompagnement qui dépasse largement le cadre sportif. Entre le ring et les bancs de l’école, l’association entend faire de la discipline, du travail et de la réussite scolaire les premiers combats à gagner. Une manière de rappeler qu’avant de former des champions, il s’agit d’abord de contribuer à construire des jeunes capables de réussir leur avenir.
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Cybersécurité : l’ANINF place les administrations gabonaises en conditions réelles de riposte
La cybersécurité ne se limite plus à la prévention. Elle se joue aussi dans la capacité à réagir vite, à coordonner les réponses et à maintenir les systèmes en état de fonctionnement face à une menace. C’est précisément sur ce terrain que l’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF) a choisi d’éprouver plusieurs administrations gabonaises, ce vendredi 11 septembre 2026, à la Tour ANINF.
À travers un Exercice national de cybersécurité, les équipes participantes ont été placées face à un scénario de cyberattaque simulé. L’objectif était clair : mesurer leur capacité à détecter un incident, analyser la menace, activer les procédures prévues et coordonner la réponse entre les différentes entités concernées.

L’exercice permet ainsi de dépasser le cadre théorique. Il met directement à l’épreuve les mécanismes de défense existants et donne la possibilité d’identifier les insuffisances, les points de vigilance ainsi que les axes à renforcer.
En initiant cette opération, l’ANINF confirme sa place au cœur du dispositif technique de sécurisation de l’écosystème numérique national. Sous l’impulsion de son Directeur Général, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, l’Agence entend renforcer la préparation collective des administrations face à des menaces de plus en plus complexes.


Cette démarche s’inscrit également dans le cadre du partenariat stratégique entre le Gabon et les États-Unis d’Amérique, avec l’accompagnement technique de MITRE Corporation.
Au-delà de l’exercice lui-même, l’enjeu est celui de la construction d’une véritable capacité nationale de réponse aux incidents cyber. Il s’agit pour les administrations de mieux anticiper, mieux communiquer entre elles et surtout mieux coordonner leurs actions lorsqu’une menace survient.

À travers cette initiative, l’ANINF réaffirme ainsi son engagement en faveur d’une cyberdéfense nationale plus structurée, proactive et résiliente. Une orientation qui accompagne la vision du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, en faveur d’un Gabon plus souverain et mieux protégé dans l’espace numérique.
