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Carburant : et si la priorité était donnée aux transporteurs publics ?

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Alors que les tensions sur l’approvisionnement en carburant persistent au Gabon, le rationnement appliqué dans plusieurs stations commence à produire des effets bien au-delà des files d’attente. Pour les transporteurs publics, qui passent une grande partie de leur journée sur les routes, la limitation du carburant à 10 000 FCFA par véhicule pose désormais une véritable question de continuité du service.

À titre indicatif, 10 000 FCFA d’essence représentent environ 16 litres, contre près de 17 litres pour le gasoil. Des quantités qui peuvent permettre à un automobiliste particulier d’effectuer quelques déplacements, mais qui restent difficiles à tenir sur une journée entière pour un taxi, un clando, un bus ou tout autre véhicule assurant quotidiennement le transport de plusieurs dizaines de personnes.

Dans un contexte où le gasoil revenu dans certaines stations peine encore à couvrir durablement les besoins du Grand Libreville, où l’intérieur du pays attend également son ravitaillement et où l’essence commence à son tour à manquer, une gestion différenciée de la distribution pourrait être envisagée.

Une première piste serait la création de couloirs réservés aux transports publics dans certaines stations-service. Ces files spécifiques permettraient aux taxis, bus et autres véhicules de transport collectif de s’approvisionner plus rapidement, avec une quantité supérieure à celle accordée aux véhicules particuliers.

Les autorités pourraient également mettre en place un système de quotas professionnels, sur présentation d’une carte ou d’une autorisation de transport, afin de limiter les abus tout en garantissant aux professionnels un volume de carburant adapté à leur activité.

Une autre option, plus ambitieuse, serait d’envisager temporairement une prise en charge partielle, voire la gratuité du carburant destiné aux transports publics, dans des proportions clairement définies et contrôlées. Une telle mesure permettrait de maintenir l’offre de transport, d’éviter une hausse excessive des tarifs et de protéger indirectement les usagers.

Car lorsque les taxis et les bus ne peuvent plus circuler normalement, ce sont les travailleurs, les élèves, les commerçants et l’ensemble de l’activité économique qui en subissent les conséquences.

La crise actuelle impose donc de dépasser la seule logique du rationnement. Entre disponibilité limitée, sécurité dans la distribution et besoins essentiels de mobilité, la priorité pourrait désormais être de préserver les secteurs qui permettent au pays de continuer à fonctionner.

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Carburant : la distribution reprend, les stations ouvertes 24h/24

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La situation de l’approvisionnement en carburant dans le Grand Libreville connaît une nouvelle évolution. Après plusieurs jours de perturbations ayant successivement touché le gasoil et l’essence, les opérations de dépotage ont repris dans les stations-service. Depuis ce jeudi 8 octobre 2026, la distribution se rétablit progressivement, tandis que le ministère du Pétrole et du Gaz annonce des mesures pour faciliter le ravitaillement des populations.

Dans un communiqué publié ce jeudi, le ministère instruit les opérateurs pétroliers de maintenir leurs stations-service ouvertes 24 heures sur 24, jusqu’au retour à la normale. Une disposition qui intervient dans un contexte où de nombreux automobilistes et transporteurs ont passé plusieurs heures dans les files d’attente pour obtenir du carburant.

Le ministère justifie cette décision par un constat : « Cette décision intervient à la suite du constat de la fermeture de certaines stations-service, malgré la disponibilité effective de stocks de carburant. »

Cette instruction concerne PetroGabon, TotalEnergies Marketing Gabon, Gab’Oil, OLA Energy et Vivo Energy Gabon. L’objectif est de fluidifier la distribution, de limiter les déplacements à la recherche de carburant et de réduire les embouteillages observés autour des stations.

Ces dispositions, prises conformément aux orientations du Président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, s’accompagnent d’une demande de renforcement des stocks destinés à l’intérieur du pays. Les Forces de Défense sont également sollicitées pour sécuriser les opérations.

Le ministère prévient que « tout manquement à ces directives expose les opérateurs concernés aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur. »

Tout en appelant les populations au calme et à une consommation responsable, les autorités entendent accélérer le rétablissement durable de l’approvisionnement.

Après plusieurs jours de difficultés régulièrement rapportées par Akum Infos, la reprise progressive du ravitaillement constitue un premier signe d’amélioration. Reste à savoir si cette nouvelle organisation permettra de faire disparaître les longues files d’attente et de retrouver une distribution normale dans les prochains jours.

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Affaire des objets sexuels : « La Mairesse » et le responsable de Coquin Shop retrouvent la liberté

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Nouveau développement dans l’affaire impliquant la créatrice de contenus gabonaise connue sous le pseudonyme de « La Mairesse » et le responsable de Coquin Shop, Monsieur Coquin. Après leur interpellation dans le cadre de la polémique née de la promotion d’objets sexuels sur les réseaux sociaux, les deux ont retrouvé la liberté.

L’information a notamment été portée à la connaissance du public à travers une vidéo relayée sur les réseaux sociaux de l’influenceuse, marquant ainsi sa réapparition après cet épisode qui avait suscité de nombreuses réactions.

L’affaire avait débuté après la diffusion de plusieurs vidéos réalisées dans le cadre d’une collaboration commerciale avec la boutique Coquin Shop. Dans ces séquences largement partagées sur les réseaux sociaux, « La Mairesse » présentait différents produits destinés aux adultes et expliquait leur utilisation.

La créatrice de contenus et le responsable de l’enseigne avaient ensuite été conduits au service des mœurs de la Police judiciaire. Ils avaient été entendus dans le cadre de cette affaire, alors qu’une éventuelle présentation devant le parquet avait également été évoquée.

Leur remise en liberté constitue donc une nouvelle étape, sans permettre pour autant de connaître, à ce stade, les implications judiciaires exactes de cette décision. Ont-ils simplement été entendus avant d’être relâchés ? Des poursuites restent-elles envisagées ? L’enquête est-elle toujours en cours ? Autant de questions qui restent encore sans réponse officielle.

L’affaire avait particulièrement attiré l’attention en raison du profil de « La Mairesse ». Habituellement, l’influenceuse construit une partie de ses contenus autour des préoccupations du quotidien, notamment la lutte contre la vie chère, tout en faisant la promotion de produits et accessoires de cuisine. La campagne autour des objets sexuels avait donc marqué une rupture avec l’univers auquel une partie de son public était habituée.

Après la libération des deux personnes concernées, une communication de la justice est désormais attendue pour préciser leur situation, la qualification éventuellement retenue ainsi que la suite donnée au dossier.

En attendant ces précisions, leur retour en liberté constitue le principal développement connu dans cette affaire, sans qu’il soit possible d’en déduire, pour l’heure, une clôture définitive de la procédure.

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Tenue africaine à l’IUSO : l’obligation du vendredi peut-elle être étendue aux étudiants ?

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À compter du 23 octobre 2026, les étudiants de l’Institut universitaire des sciences de l’organisation (IUSO-SNE) devront porter une tenue traditionnelle ou africaine chaque vendredi. Une décision annoncée dans une note d’information datée du 7 octobre qui, au-delà de sa volonté de promouvoir le patrimoine culturel, soulève une question : le décret présidentiel concernant l’administration publique peut-il directement être étendu aux étudiants ?

Dans son document, le Secrétariat général de l’IUSO-SNE explique inscrire cette mesure dans la dynamique nationale de revalorisation du patrimoine culturel et de l’identité gabonaise. La note est explicite : « le port de la tenue traditionnelle ou africaine est désormais obligatoire pour tous les étudiants, chaque vendredi, à compter du 23 octobre 2026. »

L’établissement précise également les tenues admises. Pantalons et chemises en pagne, ensembles deux-pièces ou boubous avec chaussures fermées sont recommandés aux étudiants. Pour les étudiantes, robes, ensembles en pagne, jupes couvrant les genoux ou ensembles brodés sont autorisés. Les tenues jugées extravagantes, décolletées ou contraires au règlement intérieur restent interdites.

Mais c’est la référence au décret n°0215/PR qui interpelle. Ce texte, pris dans le cadre de la décision du Président de la République de consacrer le vendredi au port de la tenue africaine dans l’administration publique, concerne avant tout les agents publics. Les étudiants, eux, ne sont pas des agents de l’administration. Dès lors, la question du fondement réglementaire permettant à un établissement universitaire d’étendre cette obligation à sa population estudiantine mérite d’être posée.

À cette interrogation s’ajoute celle du coût pour les étudiants et leurs familles. Dans un environnement universitaire où une tenue vestimentaire complète peut déjà avoisiner les 100 000 FCFA, imposer une tenue africaine spécifique chaque vendredi pourrait représenter une charge supplémentaire, notamment si plusieurs ensembles sont nécessaires au cours de l’année. Entre achat du tissu, couture, chaussures et accessoires, la promotion de l’identité culturelle pose ainsi également une question d’accessibilité financière.

Sur le fond, associer la jeunesse à la valorisation des tenues africaines reste dans l’esprit de la politique nationale de promotion du patrimoine culturel. Mais sur la forme, deux interrogations demeurent : une décision destinée à l’administration publique peut-elle être transposée aux étudiants et, si oui, quelles dispositions permettraient d’éviter que cette obligation ne devienne une contrainte financière supplémentaire ?

L’initiative de l’IUSO ouvre ainsi un débat qui dépasse le simple choix vestimentaire : celui de l’articulation entre valorisation culturelle, autonomie des établissements universitaires et réalités économiques des étudiants.

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