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Belinga : un chantier stratégique qui incarne l’ambition de transformation portée par le Président Oligui Nguema
Au cœur de la province de l’Ogooué-Ivindo, le projet d’exploitation de la mine de fer de Belinga, conduit par Ivindo Iron (filiale de Fortescue), s’impose comme l’une des initiatives majeures du Gabon contemporain. Sous le leadership déterminé du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, ce projet reflète la volonté d’un pays de renforcer son développement et d’ouvrir de nouvelles perspectives à ses populations.
Un dispositif opérationnel pensé à grande échelle
L’architecture du projet repose actuellement sur six sites stratégiques — Belinga Village, Exploration Camp, Batouala, Ikei Boka Boka, Makokou et Booué — formant une organisation territoriale cohérente, adaptée aux exigences d’un projet de cette envergure.
D’autres sites seront progressivement développés à mesure de l’avancement du projet, notamment pour les infrastructures ferroviaires, énergétiques et portuaires.
Belinga Village, véritable centre opérationnel, dispose d’infrastructures modernes, comprenant 272 chambres, 75 douches, des salles de sport, une infirmerie, un laboratoire, ainsi que des espaces de bureaux et de réunion.
Avec une occupation moyenne journalière de 275 personnes et l’intégration de journaliers issus des villages environnants, le site fonctionne comme une plateforme autonome, appuyée par des installations de traitement de l’eau, une mini-centrale électrique thermique, et un système informatique performant.
Exploration minière : précision scientifique et conformité environnementale
En phase d’exploration, Ivindo Iron s’appuie sur l’expertise de Capital Drilling pour conduire un programme intensif de forage.
Au cours du quatrième trimestre 2025, plus de 172 forages RC et huit forages carottés ont été réalisés sur les zones de Kombo Mombo et Okoume, contribuant à un total de plus de 180 000 mètres linéaires forés sur l’ensemble du permis.
Ces activités sont soutenues par un programme environnemental complet, incluant des inventaires fauniques, des évaluations topographiques le long du corridor ferroviaire de Belinga, une cartographie de la végétation réalisée par le Missouri Botanical Garden, ainsi que des analyses eDNA en cours au Royaume-Uni.
Cette approche illustre l’engagement des autorités à concilier développement minier et protection des écosystèmes.
Un projet porteur d’opportunités pour les communautés locales
Avec un effectif de 754 employés, dont 89 % de nationaux gabonais, incluant une part significative issue de la province de l’Ogooué-Ivindo, le projet Belinga génère déjà un impact social notable.
Les contractants emploient 630 travailleurs, dont 90 % de Gabonais, confirmant le fort ancrage local du projet.

Fortescue soutient également la formation de la jeunesse gabonaise, avec 17 jeunes Gabonais actuellement engagés dans des programmes de formation avancée en Australie, et 11 autres en cours de préparation pour les rejoindre.
Par ailleurs, 22 jeunes Gabonais supplémentaires ont été sélectionnés pour intégrer ces programmes après avoir suivi une formation renforcée en anglais en 2026.
Cette stratégie vise à renforcer les compétences locales et à préparer une main-d’œuvre qualifiée, capable d’accompagner durablement le développement du projet Belinga et du secteur minier gabonais.
Des actions concrètes au service des communautés
Ivindo Iron renforce sa présence sur le terrain à travers des initiatives sociales et éducatives, notamment la dotation en équipements informatiques au Lycée Alexandre Sambat, la rénovation des laboratoires scientifiques, des installations sportives et du stade municipal.
Les travaux routiers réalisés en partenariat avec Colas sur plusieurs axes majeurs contribuent également au désenclavement durable de la région.
Un projet reflet d’un nouvel élan national
Au-delà de sa dimension minière, Belinga incarne une vision politique : celle du Président Oligui Nguema, visant à insuffler un nouvel élan au Gabon et à poser les bases d’un modèle de développement plus structuré, inclusif et tourné vers l’avenir.
Les Gabonaises et les Gabonais suivent avec attention l’évolution de ce projet qui, par son ampleur et ses retombées attendues, pourrait ouvrir une nouvelle page de l’histoire économique du pays.
Pour beaucoup, Belinga symbolise déjà l’émergence d’un Gabon plus ambitieux, mieux organisé et plus prospère.
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Fonction publique : le gouvernement traque 1 756 agents en abandon de poste et vise plus de 8 milliards FCFA d’économies
Dans un contexte social marqué par des tensions persistantes au sein de la fonction publique, le gouvernement gabonais a décidé d’engager une vaste opération d’assainissement des effectifs de l’administration. Les autorités ont annoncé avoir identifié 1 756 agents publics en situation d’abandon de poste, dont les salaires continueraient pourtant d’être versés, pour un coût estimé à plus de 8,181 milliards de FCFA pour les finances de l’État.
Face à cette situation, l’exécutif entend agir rapidement. Des conseils de discipline devraient être convoqués dans les prochains jours afin d’examiner les dossiers des agents concernés. Ceux qui ne parviendront pas à justifier leur absence s’exposent à la radiation définitive de la fonction publique.
Pour le gouvernement, cette opération vise avant tout à assainir le fichier de la solde et à mettre un terme aux irrégularités qui fragilisent les finances publiques. Mais au-delà de la sanction, la démarche pourrait également permettre de libérer des ressources financières, susceptibles d’être réorientées vers d’autres priorités, notamment l’intégration de jeunes diplômés gabonais qui attendent depuis plusieurs années leur entrée dans l’administration.
Cette initiative intervient dans un climat social particulièrement sensible, notamment dans le secteur de l’éducation nationale, où les enseignants ont récemment observé près de deux mois de grève. Ces mouvements sociaux, motivés par la réclamation de meilleures conditions de travail mais aussi par la régularisation de nombreuses situations administratives, reflètent l’ampleur des frustrations qui traversent la fonction publique. Dans ce contexte, la traque des agents en abandon de poste soulève plusieurs questions : les économies annoncées permettront-elles réellement d’accélérer les intégrations et les régularisations ? Les tensions dans le secteur éducatif pourront-elles être apaisées ?
Plusieurs agents de l’État affirment en effet exercer leurs fonctions depuis des années sans être pleinement intégrés dans la fonction publique. C’est notamment le cas de certains agents de la Direction générale de la concurrence et de la consommation (DGCC), qui réclament, pour certains depuis plus de dix ans, la régularisation de leur situation administrative et leur intégration effective. Là encore, une question se pose : l’assainissement du fichier de la solde permettra-t-il enfin de débloquer ces dossiers restés longtemps en attente ?
Afin de renforcer les mécanismes de contrôle, le gouvernement mise également sur la modernisation du système d’identification des agents publics. Lors d’une séance de travail stratégique tenue mercredi dernier, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a insisté sur la nécessité d’intégrer le Numéro d’Identification Personnelle (NIP) dans les procédures de vérification. L’objectif est de disposer d’un fichier biométrique fiable, capable d’identifier les irrégularités, notamment les cas d’agents disposant de plusieurs matricules et percevant plusieurs salaires. Mais certaines interrogations persistent : comment ces dysfonctionnements ont-ils pu perdurer aussi longtemps et quels mécanismes de contrôle faisaient défaut ?
Par ailleurs, les premiers résultats des audits en cours attirent particulièrement l’attention sur le ministère de l’Éducation nationale, où des irrégularités importantes auraient été relevées, notamment dans la gestion et le paiement des vacations. Depuis combien de temps ces pratiques existent-elles et quel est leur coût réel pour l’État ?
Les autorités préviennent que ces investigations pourraient déboucher sur des sanctions administratives et judiciaires. Le vice-président du gouvernement a ainsi averti que toute personne impliquée dans ces pratiques devra répondre de ses actes devant la justice, réaffirmant la volonté de l’État de garantir que l’argent du contribuable serve exclusivement à rémunérer le travail effectivement accompli.
Reste désormais à savoir si cette opération permettra non seulement de réparer les irrégularités financières, mais aussi d’apaiser les tensions sociales, en particulier dans l’éducation, et de répondre aux attentes des nombreux agents publics qui réclament depuis des années leur intégration ou la régularisation de leur situation administrative.
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Projet Belinga : Ivindo Iron déploie un hélicoptère LiDAR pour des relevés topographiques de pointe
Dans la forêt dense du Gabon, où l’accès à certaines zones est un véritable défi, Ivindo Iron innove pour son projet Belinga : un hélicoptère équipé de la technologie LiDAR (Light Detection and Ranging) survole le terrain pour collecter des données topographiques d’une précision exceptionnelle. Grâce à cette technologie de pointe, les équipes disposent d’une cartographie complète et fiable, même dans les endroits les plus difficiles d’accès.
Le LiDAR, une technologie au service de la précision
Le LiDAR fonctionne grâce à l’émission d’impulsions laser vers le sol. Ces rayons traversent la végétation pour restituer un modèle numérique du terrain extrêmement détaillé. Concrètement, le système mesure la distance entre le capteur et chaque point touché par le laser, permettant de reconstituer avec précision les courbes de surface et le relief du terrain.
Selon NTOUTOUME ENGONE Boris Yannick, superviseur des activités Génie Civil à Ivindo Iron, « le LiDAR est un outil essentiel qui permet de collecter un volume maximal de données avec une très haute précision et dans des délais particulièrement courts ».
Des relevés stratégiques pour le projet Belinga
L’hélicoptère LiDAR survole actuellement deux zones majeures :
▪︎Le corridor du chemin de fer, récemment revu avec le président fondateur André Forest de Fortesque.
▪︎Le corridor reliant le site de Belinga au port de Kobe-Kobe.
Ces relevés permettent d’identifier le tracé optimal des infrastructures ferroviaires en tenant compte de la topographie, des contraintes naturelles et des délais. Les futures installations portuaires et les zones d’hébergement des travailleurs feront également l’objet de relevés LiDAR, garantissant une planification précise des unités industrielles et de vie.
Une technologie complète et respectueuse de l’environnement
Le système LiDAR est complété par des capteurs photographiques et vidéo haute précision, offrant une vision complète de l’environnement. L’acquisition des données se fait sans contact direct avec le sol ou la végétation, limitant fortement l’impact environnemental. Les vols s’effectuent à basse altitude, autour de 150 mètres, nécessitant un hélicoptère léger mais capable de transporter tout le dispositif.
La modélisation 3D issue de ces relevés constitue un outil majeur pour le dimensionnement des infrastructures et l’aide à la prise de décision. Elle permet d’anticiper les risques, d’optimiser les choix techniques et de réduire les coûts liés à d’éventuels ajustements tardifs.
Une approche méthodique et innovante
Pour Ivindo Iron, l’intégration du LiDAR illustre un engagement fort à appuyer chaque étape du projet sur des données fiables, précises et conformes aux standards internationaux. « Compte tenu du développement actuel du projet, nous sommes engagés dans une véritable course contre la montre pour atteindre nos objectifs », précise M. Ntoutoume Engone Boris Yannick.
Avec ce déploiement technologique, le projet Belinga avance avec méthode, expertise et innovation, consolidant les bases techniques d’un projet destiné à transformer durablement le paysage logistique et industriel du Gabon.
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Fausse sextape visant Nicole Amogho : l’activiste au cœur de la polémique placée en détention
L’affaire de la supposée sextape visant la chanteuse gabonaise Nicole Amogho connaît un tournant judiciaire. Selon les informations du site Info241, l’activiste Hymelda Ornella Toung Eyi a été placée sous mandat de dépôt le 4 mars à la Prison Centrale de Libreville pour diffamation et atteinte à l’honneur sur les réseaux sociaux. Son procès est prévu le 11 mars devant le tribunal correctionnel de Libreville.
À l’origine de l’affaire, des audios diffusés sur WhatsApp dans lesquels l’activiste affirmait détenir une sextape impliquant la chanteuse et l’ambassadeur du Gabon en France, Alfred Nguiabanda. Les enregistrements ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, provoquant une vive polémique.
Face à ces accusations, une plainte avait été déposée par la maison de production de l’artiste, Azur Procom, déclenchant l’ouverture d’une enquête par la Direction générale des recherches (DGR), comme nous l’indiquions dans un précédent article.
Convoquée par les enquêteurs, Hymelda Ornella Toung Eyi a finalement reconnu ne jamais avoir vu la supposée vidéo. Devant les enquêteurs et le procureur de la République, elle a admis que ses accusations étaient infondées et s’est excusée auprès des personnalités citées.
Malgré ces aveux, la justice a décidé de la placer en détention préventive dans l’attente de son procès. Un autre individu, nommé Lenkoulou et également cité dans le dossier, a été placé en garde à vue avant d’être remis en liberté provisoire avec obligation de comparaître à l’audience.
Selon plusieurs sources, l’activiste s’était déjà illustrée par des prises de position virulentes visant certaines personnalités politiques du Haut-Ogooué, notamment dans le département de la Bayi-Brikolo à Aboumi.
Sur le plan judiciaire, elle encourt jusqu’à un an de prison et une amende pouvant atteindre un million de francs CFA, conformément à l’article 283 du Code pénal.
Cette affaire surprend d’autant plus que Nicole Amogho est considérée comme une artiste respectée, connue pour sa discrétion et une carrière de plus de 25 ans sans scandale dans le paysage musical gabonais. Elle remet également sur la table la question du mauvais usage des réseaux sociaux par certains activistes ou influenceurs autoproclamés. À l’heure où les audios et publications peuvent se propager en quelques minutes, la tentation du buzz ou de la dénonciation sans preuve peut entraîner des conséquences graves, tant pour les personnes visées que pour leurs auteurs, désormais exposés aux rigueurs de la loi.
Line / Mihi…
