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Axe Pegnoundou-Tchibanga : une route stratégique qui prépare l’avenir de la Nyanga
Le tronçon Pegnoundou-Tchibanga, long d’environ 25 kilomètres sur la Route nationale 1, retrouve progressivement sa praticabilité après plusieurs années marquées par une forte dégradation de la chaussée. Lors d’une récente visite de terrain, le gouverneur de la province de la Nyanga, Jean-Robert Mabobet, accompagné notamment du directeur principal des travaux Sud-Nyanga, Sosthène Eméry Bouassa, a constaté l’évolution des travaux de réhabilitation réalisés par les équipes de la direction provinciale des Travaux publics.
Sur le terrain, les responsables techniques ont présenté les différentes interventions déjà effectuées : remise en forme de la route, dégagement des bas-côtés, nettoyage des accotements, assainissement général et résorption des bourbiers qui rendaient la circulation particulièrement difficile pendant la saison des pluies. Ces travaux permettent aujourd’hui un retour progressif à des conditions de circulation plus sûres pour les usagers.
Mais au-delà de l’amélioration immédiate de la mobilité, cet axe représente un enjeu majeur pour le développement économique de la province. Véritable porte d’entrée de la Nyanga, il constitue un maillon essentiel des échanges avec la province sœur de la Ngounié et, au-delà, avec le reste du pays. La fluidité du trafic sur cette route favorise le transport des personnes et des marchandises, réduit les coûts logistiques et renforce les opportunités commerciales entre les deux provinces.
Cette réhabilitation intervient alors que les plus hautes autorités du pays accordent une attention particulière à la finalisation de l’axe Ndendé-Tchibanga, long de 91 kilomètres. Le 3 juin dernier, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu les responsables de l’entreprise chinoise Covec afin d’examiner les conditions d’une reprise des travaux. Si une grande partie du projet a déjà été réalisée, près de 25 kilomètres demeurent non bitumés entre Pegnoundou et Tchibanga.
Selon plusieurs estimations relayées dans la presse nationale, entre 20 et 24 milliards de francs CFA seraient encore nécessaires pour achever définitivement ce tronçon stratégique. Les responsables de Covec ont rappelé que la poursuite du chantier dépend désormais de la mobilisation des financements nécessaires par la partie gabonaise.
L’enjeu dépasse largement le simple cadre routier. La Nyanga est appelée à jouer un rôle important dans la stratégie de diversification économique du Gabon, avec plusieurs projets structurants annoncés ou en développement. Parmi eux figurent notamment le projet de marbre de Doussiegoussou, la potasse de la Banio ainsi que le gisement de fer de Milingui. À cela s’ajoutent les nombreux projets portés par le chef de l’État dans les localités de Tchibanga et de Mayumba.
Dans cette perspective, la modernisation complète de l’axe Ndendé-Tchibanga apparaît comme un investissement indispensable. Elle permettra non seulement de renforcer les échanges économiques entre la Nyanga, la Ngounié et les autres provinces du Gabon, mais également d’accompagner l’essor des futures activités industrielles, minières et portuaires attendues dans cette partie du pays.
Si les travaux de réhabilitation actuellement engagés offrent déjà un soulagement aux populations, le bitumage complet de l’axe demeure l’objectif le plus attendu. Pour de nombreux observateurs, cette route constitue aujourd’hui l’une des infrastructures les plus importantes pour dessiner l’avenir économique de la Nyanga et soutenir son intégration dans la dynamique nationale de développement.
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Gabon : le gouvernement clarifie la nouvelle taxe sur les vols internationaux
Face aux interrogations suscitées par l’instauration d’une nouvelle contribution financière appliquée aux voyageurs internationaux, le gouvernement gabonais est sorti de son silence. Dans un communiqué publié le 6 juillet 2026, le ministre d’État, ministre des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, a apporté des précisions sur les objectifs et le champ d’application de cette mesure.
Cette contribution résulte de l’accord signé le 21 mai dernier entre le ministère des Transports et la société Securiport LLC. Elle vise à financer le déploiement du système API-PNR, un dispositif conforme aux normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), destiné à collecter et analyser à l’avance les données des passagers.
Selon le communiqué, ce système permettra de « renforcer le contrôle des frontières aériennes et d’intensifier la lutte contre la criminalité transnationale, le trafic de stupéfiants ainsi que le terrorisme ».
Le gouvernement tient également à rassurer les voyageurs nationaux : les vols domestiques ne sont pas concernés. Cette contribution s’applique exclusivement aux passagers effectuant des déplacements internationaux.
Conscient des préoccupations liées au coût du transport aérien, l’exécutif annonce la mise en place d’un groupe de travail interministériel chargé d’identifier et de supprimer les taxes existantes jugées peu pertinentes, afin de limiter l’impact sur le prix des billets.
À travers cette réforme, le gouvernement affirme vouloir concilier renforcement de la sécurité aérienne, respect des standards internationaux et préservation du pouvoir d’achat des voyageurs, conformément à la vision du président Brice Clotaire Oligui Nguema pour une aviation civile plus moderne et sécurisée.
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« La fidélité est devenue une denrée rare » : Ali Bongo ravive la guerre des légitimités au sein du PDG
À travers une lettre adressée à Ali Akbar Onanga Y’Obegue à l’occasion de son anniversaire, Ali Bongo Ondimba dépasse largement le cadre des vœux personnels pour livrer un message politique. L’ancien président réaffirme son autorité sur le Parti démocratique gabonais (PDG) et renouvelle son soutien à celui qu’il considère toujours comme le secrétaire général légitime du parti.
Dans son courrier, Ali Bongo salue le sacrifice de son fidèle collaborateur, qu’il remercie d’avoir choisi de rester à ses côtés « pour se consacrer, corps et âme, à l’œuvre de restauration de la légalité de notre parti ». Il poursuit avec une formule qui résonne comme une critique à peine voilée de la direction actuelle du PDG : « Dans le contexte que traverse notre pays, la fidélité est devenue une denrée rare. »
Ces propos s’inscrivent dans le bras de fer qui oppose depuis plusieurs mois le camp d’Ali Bongo et d’Ali Akbar Onanga Y’Obegue à la direction conduite par Blaise Louembé et Angélique Ngoma. Les deux hommes continuent de contester la légitimité des nouvelles instances du parti, estimant qu’elles ne respectent pas les statuts du PDG.
Ali Bongo affiche également sa confiance quant à l’issue de ce combat politique, affirmant que « notre travail commun touche progressivement à son terme » et que le parti retrouvera bientôt « son fonctionnement normal dans le respect de ses textes ».
Cette lettre confirme que, malgré son départ du pouvoir, l’ancien chef de l’État n’entend pas renoncer à son influence sur le PDG et poursuit sa stratégie de reconquête politique.
Reste toutefois une interrogation : la fidélité affichée par Ali Akbar Onanga Y’Obegue relève-t-elle d’un engagement politique et de convictions profondes, ou s’inscrit-elle aussi dans une stratégie personnelle en vue d’un éventuel retour aux responsabilités ? Une question qui continue d’alimenter le débat politique.
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Crise de l’eau : Ali Akbar Onanga dénonce un État devenu « marchand d’eau »
La décision du gouvernement de décréter, le 1er juillet 2026, l’état d’urgence hydrique sur l’ensemble du territoire national continue de susciter de vives réactions. Annoncée après la rencontre entre le président Brice Clotaire Oligui Nguema et les agents de la SEEG, cette mesure visait officiellement à lutter contre les réseaux illégaux de distribution d’eau potable et à organiser une réponse d’urgence face à la pénurie.
Le dispositif gouvernemental prévoit notamment la saisie de 55 véhicules, le démantèlement d’installations frauduleuses, la mobilisation des forces de défense et de sécurité, ainsi que la fixation d’un prix officiel du mètre cube d’eau. D’abord annoncé à 3 000 FCFA, ce tarif aurait ensuite été revu à 4 000 FCFA, avant la réintégration progressive des opérateurs privés dans le circuit de distribution.
Ces décisions ont notamment été commentées par Ali Akbar Onanga Y’Obegue, ancien ministre, secrétaire général du Parti démocratique gabonais (PDG), tendance Ali Bongo Ondimba, et figure de l’opposition au pouvoir en place. Connu pour ses prises de position très critiques à l’égard de la gouvernance des autorités actuelles, il estime que l’État reconnaît, à travers ces mesures, son incapacité à assurer normalement l’un des services publics les plus essentiels. Pour lui, la crise ne révèle pas seulement une urgence hydrique, mais une urgence institutionnelle.
L’une des critiques les plus marquantes de son analyse résume sa lecture de la situation : « Les vendeurs d’eau ne sont pas la cause de la crise ; ils en sont la conséquence. La véritable question n’est donc pas de savoir pourquoi certains Gabonais ont commencé à vendre de l’eau, mais pourquoi des Gabonais ont eu besoin d’en acheter alors que l’État aurait dû la leur fournir normalement. »
Ali Akbar Onanga dénonce également ce qu’il considère comme un glissement de l’État vers une posture de « marchand d’eau ». Selon lui, le gouvernement interdit d’abord aux particuliers une activité qualifiée d’illégale, avant de l’organiser lui-même à travers une grille tarifaire, des livraisons sécurisées et des paiements à la livraison. Il s’interroge aussi sur la traçabilité des fonds collectés, la base juridique de cette opération et le recours aux forces de défense pour une mission relevant habituellement du service public.
Au-delà de la SEEG, l’ancien ministre met en cause la qualité du conseil entourant le chef de l’État, qu’il juge responsable de décisions insuffisamment préparées. Reste désormais à savoir si l’état d’urgence hydrique permettra de rétablir durablement l’accès à l’eau potable ou s’il ouvrira un débat plus large sur la gouvernance du secteur.
