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Arnold Djoud dévoile son nouvel EP Allô allô kassou : la preuve d’une réinvention artistique maîtrisée

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Le 15 novembre, le paysage musical gabonais s’est enrichi d’un nouveau projet signé Arnold Djoud, l’une des figures les plus respectées de la scène nationale. Avec son EP de quatre titres, Allô allô kassou, l’artiste réaffirme une fois de plus sa capacité à évoluer, à surprendre et à se réinventer tout en demeurant fidèle à l’essence même de son art.

Un parcours de 32 ans sans perte d’inspiration

Avec 32 années de carrière, Arnold Djoud incarne la continuité, la constance et la modernisation de la musique traditionnelle gabonaise. Depuis l’emblématique Elone 2000, il n’a cessé de renouveler son approche artistique, porté par une inspiration qu’il décrit comme permanente.

« À chaque fois que j’ai inspiration, je vais en studio », confie-t-il. Une méthode intuitive qui lui permet d’accumuler de nombreux titres, enregistrés au fil de ses émotions, comme le soulignons dans un précédent article. Lorsque vient le moment de bâtir un projet, il replonge dans cette réserve créative, retravaille les chansons, les affine et les adapte aux tendances actuelles. Cette capacité à revisiter ses propres idées est l’une des clés de sa longévité.

Un travail en synergie avec la nouvelle génération

Cette dynamique de renouvellement se nourrit aussi de collaborations avec de jeunes talents, notamment des beatmakers comme le regretté Segame, qui avait apposé sa signature sur le précédent EP EYE. Pour Allô allô kassou, Arnold Djoud s’entoure à nouveau d’artistes émergents, à l’instar de Psyko, confirmant sa volonté d’embrasser la modernité et d’intégrer de nouveaux codes musicaux tout en respectant son identité sonore.

Un EP riche en émotions et en diversité

  1. Allô Allô Kassou
    Véritable colonne vertébrale du projet, ce titre raconte l’histoire d’un homme amoureux tentant de joindre, en vain, une compagne qui souhaite le quitter. Chanté en français et dans six langues gabonaises, le morceau illustre à la fois la maîtrise linguistique de l’artiste et sa volonté de célébrer la diversité culturelle du pays.
  2. Bonbon sucré
    Ce titre lumineux met en avant la fierté d’un homme amoureux, invitant le public à admirer la beauté de sa compagne. Une ode simple et joyeuse à l’amour partagé.
  3. ÉGNALÉ (feat. Ass’Oyap)
    Dans ce duo avec la talentueuse Ass’Oyap, les artistes affirment que leur inspiration est un don divin. « Le talent que nous avons, nous ne l’avons pas volé », chantent-ils. Premier extrait dévoilé au public, ÉGNALÉ est déjà accompagné d’un clip.
  4. Noël jour de joie
    Engagé et ambassadeur UNESCO pour la paix, Arnold Djoud consacre ce titre à l’esprit des fêtes. À l’origine du concept Gabon Noël Show, la chanson célèbre la joie, la lumière et le partage. Elle marque également le retour du célèbre événement, qui connaîtra cette année sa 10ᵉ édition après une longue pause.

Un projet qui confirme une réinvention continue

Avec Allo allo kassou, Arnold Djoud démontre qu’il est non seulement un pilier de la musique gabonaise, mais aussi un artiste capable d’évoluer avec son époque. À travers des thèmes intemporels, des collaborations modernes et une exploration musicale renouvelée, il prouve une fois de plus sa capacité à se réinventer tout en restant profondément fidèle à lui-même.

Allô Allô Kassou connaîtra-t-il le succès attendu ?

Nous suivrons l’évolution du projet dans les prochaines semaines afin d’y répondre avec précision.

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De l’hibernation à la renaissance : la Compagnie Ngumi revient avec « Tseng Mu Batu »

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Après un silence discographique de près de 20 ans et plusieurs années d’absence de la scène médiatique, la Compagnie Ngumi signe un retour remarqué avec la présentation officielle de son nouveau maxi-single Tseng Mu Batu. C’est à l’occasion d’une rencontre organisée le 23 mai 2026 devant la presse que le groupe a levé le voile sur ce projet, marquant une nouvelle étape de son histoire artistique et culturelle. Cette relance s’inscrit dans une dynamique structurée, accompagnée d’activités de promotion à venir, permettant au public de découvrir très prochainement ce nouvel univers musical.

Créée le 30 mars 1997, la compagnie Ngumi s’est construite autour d’une ambition claire : valoriser la culture gabonaise à travers la musique et la danse, avec un ancrage particulier dans les expressions issues de la communauté culturelle Nzébi, notamment à travers le rythme L’Ngwala, devenu au fil du temps l’une des signatures identitaires du groupe.

Son parcours discographique débute en 1999 avec l’album Huguette Leckat dans la danse L’Ngwala, enregistré au studio Kage Pro de Georges Kamgoua. Porté par le succès du titre « L’Bedi », cet opus contribue à populariser la danse L’Ngwala auprès du grand public et installe progressivement la notoriété du groupe.

Quelques années plus tard, la formation rejoint l’écurie Mandarine et produit L’Ngwala 241, un album de six titres marqué notamment par « Marumba Rumba », qui confirme la place de Ngumi dans le paysage musical national.

Après plusieurs années de silence, les membres du groupe parlent d’une « période d’hibernation », tout en précisant qu’il s’agit d’un long travail de maturation artistique. Patrick Muna Pandja, leader vocal du groupe, insiste :« Nous avons continué à exister artistiquement, même dans le silence, en préparant une nouvelle vision pour la culture Nzébi et le rythme L’Ngwala. »

Il ajoute également : « Ce retour n’est pas une simple reprise d’activité, mais une reconstruction culturelle qui vise à renforcer la transmission entre générations et à redonner du sens à notre engagement artistique. »

Le nouveau projet, Tseng Mu Batu, enregistré notamment au studio Kage Pro, comprend quatre titres : « Mama L’Ngwala », « Cha Ngih », « L’Bedi (Remix) » et « Boh Bona ». Il se distingue par une ouverture artistique assumée, intégrant la participation de jeunes artistes extérieurs au groupe ainsi que l’émergence de nouvelles voix internes, renforçant ainsi la dimension intergénérationnelle du projet.

Au-delà de sa dimension musicale, l’album porte un message fort d’unité, de transmission et de continuité culturelle. Tseng Mu Batu se veut un appel à la cohésion sociale et à la valorisation des identités culturelles à travers l’expression artistique.

Présenté officiellement à la presse, ce projet marque le point de départ d’une série d’activités de promotion à venir, à travers lesquelles le public pourra très prochainement découvrir et vivre pleinement ce nouvel univers musical.

Dans cette dynamique de relance, la compagnie affirme également sa volonté de structurer davantage son organisation et de renforcer sa vision à long terme, à l’approche de ses 30 ans de carrière en 2027, pour lesquels une commission technique prépare déjà plusieurs projets commémoratifs.

Pour Patrick Muna Pandja, ce retour dépasse le cadre musical et s’inscrit dans une mission plus large : celle de raviver une mémoire culturelle vivante. « Nous ne revenons pas pour faire du bruit, mais pour réveiller les consciences culturelles et rappeler que notre patrimoine est une responsabilité collective », conclut-il.

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Shan’l dévoile “Résilience”, un album de maturité et de reconstruction

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Comme elle l’avait promis à ses fans, Shan’l a sorti son nouvel album, “Résilience”. On peut l’écouter ou le télécharger depuis le 24 avril 2026 sur les plateformes. Ce projet était très attendu et marque le grand retour de la chanteuse gabonaise, qui s’était faite plus discrète ces derniers temps.

Avec des titres comme “Mytho” ,”Caramel” et “Balouka”, cet album montre bien sa nouvelle direction artistique. Shan’l y mélange des sonorités afro modernes et des histoires personnelles. Elle aborde des sujets qui parlent à tout le monde : l’amour, la trahison, les ruptures et comment se reconstruire.

“Résilience” est un album qui montre sa maturité. Il contient 12 titres, chacun racontant une étape de son cheminement personnel, mis en musique. On y retrouve une patte sonore bien identifiable, un mélange d’émotion, de sincérité et d’énergie.

Pour les collaborations, Shan’l a été plutôt discrète : il n’y a qu’une seule présence sur tout l’album, celle du rappeur Delpega sur le titre “Mamadou”. C’est une collaboration qui a été remarquée et qui donne une touche spéciale à cet album.

Dans un message pour sa “Team Kinda”, ses fans, la chanteuse a expliqué qu’elle avait mis tout son cœur, ses émotions et son énergie dans cet album. Elle a insisté sur l’importance de cette sortie pour elle.

Avec “Résilience”, Shan’l ne fait pas qu’un simple retour sur le devant de la scène musicale. Elle montre aussi qu’elle veut retrouver sa place sur la scène musicale africaine, comme l’a prouvé sa récente tournée en Côte d’Ivoire.

La suite, dans les prochaines semaines, c’est la promotion de l’album un peu partout dans le monde. Et avant ça, un rendez-vous que ses fans attendent avec impatience : son concert à Paris, le 23 mai 2026 au Trianon. Ce spectacle devrait marquer un nouveau chapitre important dans la carrière de Shan’l.

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“Longue vie” : ZEBEN entre héritage et renouveau

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Figure incontournable de la scène urbaine gabonaise depuis le début des années 2000, ZEBEN revient avec un projet qui s’inscrit dans une logique de transformation artistique profonde. Avec l’annonce de son premier album solo “Longue Vie”, co-produit avec Zang, l’artiste franchit un cap décisif, entre fidélité à ses racines rap et ouverture assumée vers des sonorités afro-pop contemporaines.

Né artistiquement dans les années 90 en France, ZEBEN se construit une identité solide à son retour au Gabon. Son immersion dans la scène urbaine d’Owendo, notamment à la Cité SOACO, lui permet d’affiner une écriture ancrée dans le vécu, portée par une énergie brute et une volonté de représentation des réalités sociales de son environnement.

Au début des années 2000, il s’impose avec le groupe Nouvel Eskadron, véritable tremplin artistique. Les titres « Diviser ma vie » et « Gabonais serrons les dents », produits par ALPASINO PRODUCTION, deviennent des hymnes générationnels traduisant les tensions sociales et les espoirs d’une jeunesse urbaine en quête de repères.

La reconnaissance s’accélère en 2005 avec le Prix Nescafé Africa, ouvrant au groupe une visibilité internationale, notamment au Mali. L’album « Ma part de Progrès » consolide cette dynamique et installe le groupe dans le paysage du rap gabonais conscient et structuré.

En 2009, ZEBEN amorce une transition stratégique vers une carrière solo. Repéré par Ba’ponga, il développe une approche plus expérimentale avec le maxi « Le monde est trop speed ». Ses collaborations se multiplient, notamment sur la compilation LBV UNDERGROUND 2 avec le titre « Un Amour vrai ».

Sur le plan scénique, sa participation à un concert aux côtés de La Fouine a constitué une véritable avant-première symbolique de son ouverture à la scène internationale. Plus qu’une simple performance, ce moment a marqué une étape stratégique de visibilité et de crédibilité hors des frontières gabonaises, confirmant son positionnement aux côtés d’artistes établis de la scène francophone.

Par ailleurs, il collabore également avec Kôba Building dans la mixtape Ghetto Bling, sur le titre « Tchek Tchek (remix) », renforçant ainsi son ancrage dans des collaborations transversales entre scènes gabonaise et française.

Dans une logique d’autonomisation artistique, il fonde en 2010 MAPANE INDUSTRIES, lui permettant de maîtriser pleinement sa direction musicale. Le maxi « TOXICOCARIME », sorti en 2013, confirme une évolution vers des sonorités hybrides et une écriture plus introspective.

Aujourd’hui, “Longue Vie” s’impose comme une synthèse de ce parcours. L’album explore des thématiques universelles : amour, loyauté, trahison, dureté du quotidien urbain et quête de réussite sociale. Il traduit une maturité artistique où le vécu devient matière de création.

Actuellement en finalisation en studio avec des producteurs comme Styve Evo et ALCHIMIX BEATZ, ce projet dépasse le simple retour musical : il marque une réaffirmation identitaire. ZEBEN s’y présente comme un artiste complet, auteur et topliner, inscrit dans une dynamique d’évolution et de continuité artistique.

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