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Après Libreville, Paris : L’Oiseau Rare impose sa loi, porté par la Ntcham
Originaire du Gabon, L’Oiseau Rare s’est imposé comme une figure majeure de la musique urbaine gabonaise. Dès ses débuts, il fascine par un style audacieux mêlant afrobeat, sonorités urbaines locales, notamment la Ntcham, et paroles tranchantes. C’est dans les ghettos de Libreville, après un passage en prison, qu’il attire les premiers regards, remixant des morceaux d’artistes comme Shatta Wale. Ce parcours atypique devient rapidement une ascension fulgurante : son charisme naturel et sa voix singulière le propulsent au sommet.
Reconnu pour sa productivité hors norme, il enchaîne les titres avec une régularité impressionnante, au point d’être perçu comme l’un des artistes les plus prolifiques que le Gabon ait connu.
Un triomphe historique au Casino de Paris
Le 6 juillet 2025 restera dans les annales de la musique gabonaise. Ce soir-là, L’Oiseau Rare a rempli le Casino de Paris, une salle emblématique où des grands noms de la musique africaine ont eu le privilège de se produire en tête d’affiche. Le concert, à guichets fermés, a été un raz-de-marée d’émotion, d’énergie et de fierté nationale.

Pendant près de deux heures, il a enchaîné ses plus grands succès devant une salle en ébullition. La scénographie, soignée, offrait un écrin à la hauteur de l’événement. Drapé dans le drapeau gabonais, il a livré une performance habitée, puissante, saluée aussi bien par les fans que par les professionnels du secteur.
Ce moment n’était pas qu’un concert : c’était un acte de foi envers son pays, une déclaration d’amour au Gabon, un symbole fort pour toute une génération. Le public présent, composé de Gabonais, d’Ivoiriens, de Congolais et d’amoureux de la scène africaine, a vu un artiste faire basculer l’histoire musicale de son pays dans une nouvelle ère.
Une trajectoire hors du commun
Ce triomphe parisien n’est que l’aboutissement d’un parcours déjà riche. En 2020, le single « En Bandit » marque un tournant dans sa carrière. Ce titre devient un hymne de rue, imposant L’Oiseau Rare comme un artiste à part, inclassable, et surtout sincère. Depuis, il vit entre Libreville et Abidjan, ce qui lui permet de multiplier les collaborations internationales, notamment avec Didi B sur le titre « Chouuaa ».
Des records qui parlent pour lui
Avec « Niamatos », il franchit la barre du million de vues sur YouTube en moins de 48 heures, du jamais-vu pour un artiste gabonais. À cela s’ajoute son concert plein à craquer au Palais des Sports de Libreville en 2024, autre exploit qui a précédé celui de Paris. Chaque étape semble taillée pour écrire une légende.
En quelques années, L’Oiseau Rare est devenu un nom que l’on associe à l’excellence, au dépassement et à une vision ambitieuse de la musique gabonaise.
Alors, après avoir rempli le Palais des Sports de Libreville et conquis le Casino de Paris…
Quelle est la prochaine étape ?
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« Rap Hero » : Yvy Real Killer étend son univers artistique à la bande dessinée
Connu pour son parcours dans le rap gabonais, notamment au sein du groupe BGMFK avant de poursuivre une carrière solo, Yvy Real Killer révèle une nouvelle facette de sa créativité. L’artiste finalise actuellement « Rap Hero », une bande dessinée dont il est à la fois le concepteur et le personnage principal du premier tome.
À travers ce projet, le rappeur s’aventure dans un univers mêlant les codes de l’afrofuturisme et du roman graphique. La mémoire, la musique, l’identité et l’imaginaire africain occupent une place centrale dans une histoire qui entend mettre en lumière la richesse culturelle du Gabon.
Plusieurs artistes gabonais apparaissent dans l’œuvre. Leur présence permet de célébrer le patrimoine culturel contemporain du pays. Rap, slam, danse, traditions orales, mode et arts visuels sont représentés comme autant de visages de la créativité nationale.
Dans « Rap Hero », la culture devient une force positive. Les mots, la musique et l’art possèdent le pouvoir de préserver la mémoire collective, d’inspirer la jeunesse et de transmettre des valeurs. L’histoire invite ainsi les lecteurs à réfléchir à leur responsabilité individuelle, au passé et au rôle de la création artistique dans la construction de l’avenir.
Le message porté par la bande dessinée peut se résumer par cette phrase : « Ce n’est pas la force qui change une nation, c’est la culture qui transforme les générations. » Une autre idée traverse également l’œuvre : les armes divisent les peuples, tandis que les histoires, la musique et l’art peuvent les rassembler.
Avec ce projet, Yvy Real Killer démontre que son talent ne se limite pas à la musique. Alors que le premier tome approche de sa finalisation, il recherche désormais une maison d’édition pour publier et faire découvrir son œuvre au public.
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Tris rejoint Sean Bridon Music : la Battle des producteurs comme nouveau départ
La Battle des producteurs est peut-être en train de changer le cours de la carrière de Tris. Choisi par Sean Bridon pour l’accompagner dans ce challenge, le rappeur vient d’annoncer sa signature officielle chez Sean Bridon Music.
Cette signature ne doit toutefois pas prêter à confusion. Avant le lancement de la compétition, et même durant les deux premiers rounds, Tris ne faisait pas partie des artistes produits par Sean Bridon. Celui-ci l’avait simplement choisi pour défendre ses propositions musicales dans une Battle qui doit s’achever au troisième round.
Leur collaboration a particulièrement attiré l’attention lors de la deuxième étape du concours. Sur un morceau mêlant rap, sonorités du Bwiti, harpe traditionnelle et ambiance urbaine, Tris a retrouvé cette lumière qui semblait lui manquer depuis quelque temps. Le talent, lui, n’a jamais vraiment été remis en cause. C’est plutôt l’actualité autour de sa carrière qui était devenue rare, donnant l’impression d’un parcours en sommeil.
La Battle lui a ainsi offert une occasion de se rappeler au bon souvenir du public, mais aussi de montrer à Sean Bridon ce qu’une collaboration plus durable pouvait produire. Quelques jours plus tard, l’essai s’est transformé en contrat.
Sur les réseaux sociaux, Tris a accueilli cette nouvelle étape avec fierté. Il évoque une vision, une ambition commune et le début d’une aventure qu’il espère certainement décisive pour la suite de son parcours.
À travers cette signature, le challenge dépasse désormais la simple confrontation entre producteurs. Il devient aussi un espace de rencontres et d’opportunités pour les artistes. Pour Tris, l’une des premières retombées est déjà concrète, alors même que la compétition n’est pas encore terminée.
Reste maintenant à savoir ce que Sean Bridon Music prépare pour sa nouvelle recrue. Car après cette belle exposition, le véritable défi sera de proposer des projets réguliers et solides, capables d’inscrire durablement Tris au premier plan de la scène musicale gabonaise.
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Fête des cultures : renaissance ou simple parenthèse ?
Après huit années d’interruption, la Fête des cultures s’apprête à rassembler de nouveau les populations du Gabon autour de leur patrimoine commun. Du 21 au 23 août 2026, l’avenue Jean-Paul II, entre l’immeuble du « 2-Décembre » et le boulevard Triomphal, accueillera la 15ᵉ édition de ce rendez-vous majeur du patrimoine gabonais.
Le retour de l’événement a été annoncé par le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, Paul Ulrich Kessany. Placée sous le thème « Réappropriation de nos valeurs culturelles », cette édition réunira artistes, artisans, associations et communautés des neuf provinces autour des danses, des langues, de la gastronomie, des rites, des masques et des savoir-faire traditionnels.
Créée en 1997 par Paul Mba Abessole, alors maire de Libreville, puis portée au niveau national sous la présidence d’Omar Bongo Ondimba, la manifestation n’avait plus été organisée depuis 2018. Son retour apparaît donc comme une « réparation d’une mémoire », selon le ministre.
Mais cette renaissance sera-t-elle durable ? La Fête des cultures redeviendra-t-elle un rendez-vous régulier ou restera-t-elle une parenthèse exceptionnelle dans l’agenda national ?
Cette relance pose également la question de la vitalité du milieu culturel gabonais. Les artistes, artisans, danseurs, créateurs et gardiens des traditions disposent-ils réellement des espaces, des financements et de l’accompagnement nécessaires pour vivre de leur talent et transmettre leur héritage ?
Avec le Sénégal comme pays invité d’honneur, cette édition proposera des spectacles, des danses traditionnelles et une cérémonie des masques. Elle devrait aussi profiter aux exposants et aux petits commerçants.
Au-delà de la fête, le véritable défi commencera après le 23 août : faire de la culture un secteur vivant, structuré et durable, plutôt qu’un simple décor célébré quelques jours avant de retomber dans le silence.
