Events
Apéro Littéraire à Entre Nous Bar : Dans le Bruit des Lettres, Bouschedy et Assaghlé à l’Honneur
La littérature n’est pas seulement un art. Elle est aussi un outil puissant de réflexion et d’action sociale. Benicien Bouschedy et Peter Stephen Assaghlé, auteurs de “La Conjuration des Mélopées”, le démontrent à travers leur œuvre engagée, qui met en lumière les défis sociopolitiques contemporains du Gabon. Ce mercredi 5 février 2025, à 16 h 00, l’Entre Nous Bar deviendra le théâtre d’une rencontre hors du commun, où poésie, politique et réflexion citoyenne se donneront rendez-vous.
Un Apéro littéraire pour briser les barrières
Les écrivains ont souvent été considérés comme des figures à part, évoluant dans des cercles intellectuels élitistes. Mais Benicien Bouschedy et Peter Stephen Assaghlé veulent renverser cette image. Loin des murs de l’académie, ils choisissent un lieu décontracté, un bar, pour que la littérature puisse sortir de son cadre traditionnel et rencontrer le public là où il se trouve. “Il s’agit de bousculer les codes littéraires et d’aller là où elle n’est pas attendue,” explique Benicien Bouschedy, avec l’ambition de démocratiser la lecture et d’en faire un outil de discussion accessible à tous.
À l’image de Charles Baudelaire, qui conseillait de toujours être ivre de poésie, d’idéaux ou de vin, cet événement propose un moment d’introspection collective où la poésie devient le catalyseur de nouvelles idées.
La Conjuration des Mélopées : une œuvre pour réveiller les consciences
La Conjuration des Mélopées va bien au-delà des considérations artistiques classiques. À travers cette oeuvre, Bouschedy et Assaghlé interrogent le présent du Gabon : la corruption, les inégalités sociales, les dérives du pouvoir. Leur ouvrage sonne comme un appel à une prise de conscience collective, une invitation à se réapproprier les débats sociétaux et à réfléchir à l’avenir du pays.
Dans un contexte politique marqué par la transition, les deux auteurs rappellent que la littérature a un rôle fondamental à jouer dans la construction d’une société juste et démocratique. “Nous souhaitons que ce livre serve de point de départ pour des conversations profondes et constructives sur la manière dont nous pouvons, en tant que citoyens, influencer positivement notre société,” affirme Peter Stephen Assaghlé.
Vers une politique de l’imaginaire
Cet Apéro Littéraire va au-delà d’une simple lecture. Bouschedy et Assaghlé entendent utiliser la littérature comme un levier pour transformer les mentalités et inciter à l’action. En invitant les lecteurs à réfléchir aux questions sociales et politiques à travers le prisme de la fiction, ils rappellent l’importance de la littérature dans la construction d’un État de droit. “La littérature peut non seulement interroger, mais aussi inspirer des actions concrètes,” conclut Benicien Bouschedy.
Cet événement, qui se tiendra à Entre Nous Bar, sera l’occasion de découvrir une autre forme de littérature, engagée et proche des préoccupations des citoyens, mais aussi un lieu de réflexion où les mots, loin de rester figés sur la page, s’animent pour façonner une vision collective du futur.
Venez nombreux pour participer à ce débat d’idées autour de l’œuvre La Conjuration des Mélopées et échanger avec des écrivains qui ont choisi de bousculer les codes de la littérature pour mieux interroger et éclairer notre société.
Events
« Rap Hero » : Yvy Real Killer étend son univers artistique à la bande dessinée
Connu pour son parcours dans le rap gabonais, notamment au sein du groupe BGMFK avant de poursuivre une carrière solo, Yvy Real Killer révèle une nouvelle facette de sa créativité. L’artiste finalise actuellement « Rap Hero », une bande dessinée dont il est à la fois le concepteur et le personnage principal du premier tome.
À travers ce projet, le rappeur s’aventure dans un univers mêlant les codes de l’afrofuturisme et du roman graphique. La mémoire, la musique, l’identité et l’imaginaire africain occupent une place centrale dans une histoire qui entend mettre en lumière la richesse culturelle du Gabon.
Plusieurs artistes gabonais apparaissent dans l’œuvre. Leur présence permet de célébrer le patrimoine culturel contemporain du pays. Rap, slam, danse, traditions orales, mode et arts visuels sont représentés comme autant de visages de la créativité nationale.
Dans « Rap Hero », la culture devient une force positive. Les mots, la musique et l’art possèdent le pouvoir de préserver la mémoire collective, d’inspirer la jeunesse et de transmettre des valeurs. L’histoire invite ainsi les lecteurs à réfléchir à leur responsabilité individuelle, au passé et au rôle de la création artistique dans la construction de l’avenir.
Le message porté par la bande dessinée peut se résumer par cette phrase : « Ce n’est pas la force qui change une nation, c’est la culture qui transforme les générations. » Une autre idée traverse également l’œuvre : les armes divisent les peuples, tandis que les histoires, la musique et l’art peuvent les rassembler.
Avec ce projet, Yvy Real Killer démontre que son talent ne se limite pas à la musique. Alors que le premier tome approche de sa finalisation, il recherche désormais une maison d’édition pour publier et faire découvrir son œuvre au public.
Events
Tris rejoint Sean Bridon Music : la Battle des producteurs comme nouveau départ
La Battle des producteurs est peut-être en train de changer le cours de la carrière de Tris. Choisi par Sean Bridon pour l’accompagner dans ce challenge, le rappeur vient d’annoncer sa signature officielle chez Sean Bridon Music.
Cette signature ne doit toutefois pas prêter à confusion. Avant le lancement de la compétition, et même durant les deux premiers rounds, Tris ne faisait pas partie des artistes produits par Sean Bridon. Celui-ci l’avait simplement choisi pour défendre ses propositions musicales dans une Battle qui doit s’achever au troisième round.
Leur collaboration a particulièrement attiré l’attention lors de la deuxième étape du concours. Sur un morceau mêlant rap, sonorités du Bwiti, harpe traditionnelle et ambiance urbaine, Tris a retrouvé cette lumière qui semblait lui manquer depuis quelque temps. Le talent, lui, n’a jamais vraiment été remis en cause. C’est plutôt l’actualité autour de sa carrière qui était devenue rare, donnant l’impression d’un parcours en sommeil.
La Battle lui a ainsi offert une occasion de se rappeler au bon souvenir du public, mais aussi de montrer à Sean Bridon ce qu’une collaboration plus durable pouvait produire. Quelques jours plus tard, l’essai s’est transformé en contrat.
Sur les réseaux sociaux, Tris a accueilli cette nouvelle étape avec fierté. Il évoque une vision, une ambition commune et le début d’une aventure qu’il espère certainement décisive pour la suite de son parcours.
À travers cette signature, le challenge dépasse désormais la simple confrontation entre producteurs. Il devient aussi un espace de rencontres et d’opportunités pour les artistes. Pour Tris, l’une des premières retombées est déjà concrète, alors même que la compétition n’est pas encore terminée.
Reste maintenant à savoir ce que Sean Bridon Music prépare pour sa nouvelle recrue. Car après cette belle exposition, le véritable défi sera de proposer des projets réguliers et solides, capables d’inscrire durablement Tris au premier plan de la scène musicale gabonaise.
Events
Fête des cultures : renaissance ou simple parenthèse ?
Après huit années d’interruption, la Fête des cultures s’apprête à rassembler de nouveau les populations du Gabon autour de leur patrimoine commun. Du 21 au 23 août 2026, l’avenue Jean-Paul II, entre l’immeuble du « 2-Décembre » et le boulevard Triomphal, accueillera la 15ᵉ édition de ce rendez-vous majeur du patrimoine gabonais.
Le retour de l’événement a été annoncé par le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, Paul Ulrich Kessany. Placée sous le thème « Réappropriation de nos valeurs culturelles », cette édition réunira artistes, artisans, associations et communautés des neuf provinces autour des danses, des langues, de la gastronomie, des rites, des masques et des savoir-faire traditionnels.
Créée en 1997 par Paul Mba Abessole, alors maire de Libreville, puis portée au niveau national sous la présidence d’Omar Bongo Ondimba, la manifestation n’avait plus été organisée depuis 2018. Son retour apparaît donc comme une « réparation d’une mémoire », selon le ministre.
Mais cette renaissance sera-t-elle durable ? La Fête des cultures redeviendra-t-elle un rendez-vous régulier ou restera-t-elle une parenthèse exceptionnelle dans l’agenda national ?
Cette relance pose également la question de la vitalité du milieu culturel gabonais. Les artistes, artisans, danseurs, créateurs et gardiens des traditions disposent-ils réellement des espaces, des financements et de l’accompagnement nécessaires pour vivre de leur talent et transmettre leur héritage ?
Avec le Sénégal comme pays invité d’honneur, cette édition proposera des spectacles, des danses traditionnelles et une cérémonie des masques. Elle devrait aussi profiter aux exposants et aux petits commerçants.
Au-delà de la fête, le véritable défi commencera après le 23 août : faire de la culture un secteur vivant, structuré et durable, plutôt qu’un simple décor célébré quelques jours avant de retomber dans le silence.
