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Amira Mifall : une talentueuse illustratrice gabonaise dans le Top 10 du comics africain féminin
L’illustratrice gabonaise Amira Mifall est distinguée parmi les Top 10 des talents féminins du comics africain, selon un classement établi par The African Comics & Cinemati Empire, média de référence consacré à l’univers de la bande dessinée, de l’illustration et de l’animation sur le continent. Cette reconnaissance s’inscrit dans un contexte de forte croissance des industries culturelles et créatives en Afrique, où le comics africain gagne en visibilité, en structuration et en reconnaissance internationale.
Cette distinction met en lumière un parcours artistique construit autour de la créativité, de l’innovation et de l’engagement culturel. Elle consacre également une génération de créatrices africaines qui participent activement à la transformation des récits visuels du continent. À travers cette sélection, le talent gabonais se retrouve une nouvelle fois valorisé sur la scène artistique africaine, confirmant la place grandissante des artistes du pays dans les industries créatives contemporaines.
Un parcours artistique entre création, éducation et engagement
Autrice du webtoon « Mère-veille », dont le premier tome sera adapté en format bande dessinée et prévu pour 2026, Amira Mifall développe un univers narratif singulier, mêlant imaginaire, culture et sensibilité contemporaine. Son travail dépasse le cadre de la fiction, puisqu’elle collabore également avec plusieurs auteurs et institutions à l’international, notamment en France, au Canada et en Afrique du Sud.
Son engagement artistique s’illustre aussi à travers des projets à forte dimension éducative et institutionnelle. Elle a notamment réalisé un livret pédagogique pour l’Agence des Parcs Nationaux du Gabon, contribuant à la sensibilisation environnementale par le biais de l’illustration. Elle est également à l’origine d’une série d’animations diffusée sur les chaînes nationales, dans le cadre de la communication du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions, démontrant sa capacité à adapter son art à des objectifs de communication publique.
En 2024, elle est sélectionnée pour intégrer la 4ᵉ promotion du séminaire KreAfrika à Abidjan, un programme dédié à l’entrepreneuriat et au financement des industries culturelles et créatives. La même année, elle participe à la résidence artistique féminine « Brazza Ville », réunissant onze illustratrices suisses et africaines. Cette résidence donnera lieu à une exposition prévue en 2025 à Lausanne, dans le cadre du Festival BDFIL, ainsi qu’à la publication d’un fanzine édité par « La Bûche ».
Une identité artistique forte et structurée
Artiste autodidacte, Amira Mifall, de son nom civil Françoise Mengome (Mifoumou Allmendinger, nom de jeune fille), s’est progressivement imposée sous le nom d’artiste Amira Mifall. Elle est illustratrice, réalisatrice d’animation 2D et autrice de bande dessinée.
En 2020, elle fonde Mifall Art Studio, une PME créative au sein de laquelle elle développe un univers visuel distinctif. À travers cette structure, elle collabore sur divers projets liés à l’éducation, à la communication institutionnelle et aux questions environnementales, confirmant la polyvalence de son expertise artistique.
Une figure inspirante pour la jeunesse créative gabonaise
Au-delà de sa reconnaissance internationale, cette distinction souligne le rôle inspirant d’Amira Mifall auprès de la nouvelle génération de créateurs et créatrices. Son parcours illustre la montée en puissance des talents féminins africains dans les industries culturelles et créatives, tout en renforçant la visibilité du Gabon dans cet écosystème en pleine expansion.
Entre passion, discipline et innovation, Amira Mifall s’impose comme une figure montante du comics africain, incarnant une nouvelle dynamique artistique portée par des voix africaines ambitieuses et créatives.
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« Rap Hero » : Yvy Real Killer étend son univers artistique à la bande dessinée
Connu pour son parcours dans le rap gabonais, notamment au sein du groupe BGMFK avant de poursuivre une carrière solo, Yvy Real Killer révèle une nouvelle facette de sa créativité. L’artiste finalise actuellement « Rap Hero », une bande dessinée dont il est à la fois le concepteur et le personnage principal du premier tome.
À travers ce projet, le rappeur s’aventure dans un univers mêlant les codes de l’afrofuturisme et du roman graphique. La mémoire, la musique, l’identité et l’imaginaire africain occupent une place centrale dans une histoire qui entend mettre en lumière la richesse culturelle du Gabon.
Plusieurs artistes gabonais apparaissent dans l’œuvre. Leur présence permet de célébrer le patrimoine culturel contemporain du pays. Rap, slam, danse, traditions orales, mode et arts visuels sont représentés comme autant de visages de la créativité nationale.
Dans « Rap Hero », la culture devient une force positive. Les mots, la musique et l’art possèdent le pouvoir de préserver la mémoire collective, d’inspirer la jeunesse et de transmettre des valeurs. L’histoire invite ainsi les lecteurs à réfléchir à leur responsabilité individuelle, au passé et au rôle de la création artistique dans la construction de l’avenir.
Le message porté par la bande dessinée peut se résumer par cette phrase : « Ce n’est pas la force qui change une nation, c’est la culture qui transforme les générations. » Une autre idée traverse également l’œuvre : les armes divisent les peuples, tandis que les histoires, la musique et l’art peuvent les rassembler.
Avec ce projet, Yvy Real Killer démontre que son talent ne se limite pas à la musique. Alors que le premier tome approche de sa finalisation, il recherche désormais une maison d’édition pour publier et faire découvrir son œuvre au public.
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Tris rejoint Sean Bridon Music : la Battle des producteurs comme nouveau départ
La Battle des producteurs est peut-être en train de changer le cours de la carrière de Tris. Choisi par Sean Bridon pour l’accompagner dans ce challenge, le rappeur vient d’annoncer sa signature officielle chez Sean Bridon Music.
Cette signature ne doit toutefois pas prêter à confusion. Avant le lancement de la compétition, et même durant les deux premiers rounds, Tris ne faisait pas partie des artistes produits par Sean Bridon. Celui-ci l’avait simplement choisi pour défendre ses propositions musicales dans une Battle qui doit s’achever au troisième round.
Leur collaboration a particulièrement attiré l’attention lors de la deuxième étape du concours. Sur un morceau mêlant rap, sonorités du Bwiti, harpe traditionnelle et ambiance urbaine, Tris a retrouvé cette lumière qui semblait lui manquer depuis quelque temps. Le talent, lui, n’a jamais vraiment été remis en cause. C’est plutôt l’actualité autour de sa carrière qui était devenue rare, donnant l’impression d’un parcours en sommeil.
La Battle lui a ainsi offert une occasion de se rappeler au bon souvenir du public, mais aussi de montrer à Sean Bridon ce qu’une collaboration plus durable pouvait produire. Quelques jours plus tard, l’essai s’est transformé en contrat.
Sur les réseaux sociaux, Tris a accueilli cette nouvelle étape avec fierté. Il évoque une vision, une ambition commune et le début d’une aventure qu’il espère certainement décisive pour la suite de son parcours.
À travers cette signature, le challenge dépasse désormais la simple confrontation entre producteurs. Il devient aussi un espace de rencontres et d’opportunités pour les artistes. Pour Tris, l’une des premières retombées est déjà concrète, alors même que la compétition n’est pas encore terminée.
Reste maintenant à savoir ce que Sean Bridon Music prépare pour sa nouvelle recrue. Car après cette belle exposition, le véritable défi sera de proposer des projets réguliers et solides, capables d’inscrire durablement Tris au premier plan de la scène musicale gabonaise.
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Fête des cultures : renaissance ou simple parenthèse ?
Après huit années d’interruption, la Fête des cultures s’apprête à rassembler de nouveau les populations du Gabon autour de leur patrimoine commun. Du 21 au 23 août 2026, l’avenue Jean-Paul II, entre l’immeuble du « 2-Décembre » et le boulevard Triomphal, accueillera la 15ᵉ édition de ce rendez-vous majeur du patrimoine gabonais.
Le retour de l’événement a été annoncé par le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, Paul Ulrich Kessany. Placée sous le thème « Réappropriation de nos valeurs culturelles », cette édition réunira artistes, artisans, associations et communautés des neuf provinces autour des danses, des langues, de la gastronomie, des rites, des masques et des savoir-faire traditionnels.
Créée en 1997 par Paul Mba Abessole, alors maire de Libreville, puis portée au niveau national sous la présidence d’Omar Bongo Ondimba, la manifestation n’avait plus été organisée depuis 2018. Son retour apparaît donc comme une « réparation d’une mémoire », selon le ministre.
Mais cette renaissance sera-t-elle durable ? La Fête des cultures redeviendra-t-elle un rendez-vous régulier ou restera-t-elle une parenthèse exceptionnelle dans l’agenda national ?
Cette relance pose également la question de la vitalité du milieu culturel gabonais. Les artistes, artisans, danseurs, créateurs et gardiens des traditions disposent-ils réellement des espaces, des financements et de l’accompagnement nécessaires pour vivre de leur talent et transmettre leur héritage ?
Avec le Sénégal comme pays invité d’honneur, cette édition proposera des spectacles, des danses traditionnelles et une cérémonie des masques. Elle devrait aussi profiter aux exposants et aux petits commerçants.
Au-delà de la fête, le véritable défi commencera après le 23 août : faire de la culture un secteur vivant, structuré et durable, plutôt qu’un simple décor célébré quelques jours avant de retomber dans le silence.
