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Affaire Alicia Matamba : le suspect placé sous mandat de dépôt, le procès dira le reste
L’affaire Alicia Matamba connaît un tournant judiciaire majeur. Le commandant de police Cédric Sosthène Essone a été placé sous mandat de dépôt le jeudi 23 juillet 2026 par le juge d’instruction près le Tribunal de Première Instance de Tchibanga. Une décision qui intervient après les conclusions de l’autopsie et l’ouverture d’une information judiciaire relative au décès de la jeune femme de 20 ans.
Le principal suspect avait été présenté au parquet à l’issue de sa garde à vue. Ancien chef d’antenne de l’Office Central Anti-Drogue (OCAD) de la Nyanga jusqu’au 5 mars dernier, il reste, en l’état actuel de la procédure, présumé innocent jusqu’à ce qu’une décision de justice définitive soit rendue.
Le 18 juillet dernier, AKUM INFOS appelait déjà à la manifestation de la vérité dans cette affaire qui suscitait une vive émotion au sein de l’opinion publique. Entre les déclarations du mis en cause évoquant une convulsion survenue sous la douche et les interrogations soulevées par les proches de la victime, seule une enquête rigoureuse et impartiale pouvait permettre d’établir les faits.
Le placement sous mandat de dépôt constitue une étape importante de la procédure, mais il ne saurait être assimilé à une condamnation. Il vise notamment à garantir le bon déroulement des investigations et la conservation des éléments utiles à la manifestation de la vérité.
L’heure est désormais à la sérénité et au respect du travail de la justice. Le procès à venir sera déterminant pour établir avec précision les circonstances du décès d’Alicia Matamba et situer les éventuelles responsabilités pénales.
AKUM INFOS continuera de suivre avec la plus grande attention l’évolution de cette affaire jusqu’à son dénouement judiciaire, dans le respect de la présomption d’innocence et du droit des victimes à la vérité et à la justice.
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Battle des producteurs : Hoffman menace de quitter la compétition et dénonce le non-respect des délais
La tension monte dans le deuxième round de la Battle des producteurs. Une nouvelle fois premier à dévoiler sa proposition avec « Ikoku Drill », interprété par la rappeuse Mareless, Hoffman dénonce désormais ce qu’il considère comme un manque d’équité dans le déroulement de la compétition.
Selon le leader de Mapane Life Style, les retards répétés de ses concurrents leur permettraient d’écouter les morceaux déjà publiés avant d’ajuster leurs propres productions. Il vise particulièrement Sean Bridon, qu’il soupçonne de modifier ses propositions après avoir pris connaissance du travail présenté par Mareless.
Face à cette situation, Hoffman menace désormais de quitter la compétition. Dans une déclaration sans détour, le producteur a lancé : « Je me retire du clash des producteurs où la règle et le délai n’ont pas de place. » Une sortie qui laisse planer le doute sur sa participation au troisième round.
Cette réaction intervient après la publication tardive des propositions de Sean Bridon et Dangher. Accompagné de Tris, Sean Bridon a livré une fusion entre rap et sonorités du Bwiti, portée par la harpe et un groove club qui semble séduire le public. Dangher, de son côté, a misé sur « Onkira » de Styll Awax, un morceau axé sur l’unité, la paix et l’amour du Gabon, loin de l’egotrip de certaines propositions concurrentes.
Dangher s’est toutefois excusé, évoquant des problèmes techniques ayant retardé la publication de son clip. Sean Bridon, principal producteur mis en cause, n’a pour l’instant pas officiellement réagi. Son artiste Tris a néanmoins interpellé Hoffman sur les réseaux sociaux : « Non, non, s’il te plaît, ne fais pas ça ! On veut te montrer quelque chose au 3ᵉ round. Reviens, stp ! »
Au-delà de la qualité artistique des différentes productions, cette polémique place désormais l’organisation face à la question du respect des règles et de l’égalité entre les concurrents.
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Après « Dihmba », Mouyanga mise sur « Tsang’a Kèli » pour poursuivre son retour
Mouyanga prend son temps, mais ne laisse rien au hasard. Alors que le public se montre de plus en plus impatient de découvrir l’album « Ndongui », annoncé depuis plus de deux ans, le groupe tradi-moderne semble avoir fait le choix de privilégier la qualité à la précipitation. Une démarche exigeante qui entretient l’attente, tout en renforçant la curiosité autour de chaque nouvelle sortie.
Sept mois après avoir signé son retour à l’image avec le clip « Dihmba », la formation s’apprête à poursuivre la promotion de son prochain album avec « Tsang’a Kèli », son deuxième single annoncé.
Le groupe a récemment dévoilé la pochette du titre sur ses réseaux sociaux, laissant entrevoir une sortie prochaine, qui pourrait être accompagnée d’un clip. Une nouvelle étape très attendue par le public, alors que l’album « Ndongui » tarde encore à se dévoiler dans son intégralité.
Avec « Dihmba », sorti le 1er janvier 2026, Mouyanga avait marqué son retour après plusieurs années de silence discographique et une longue absence sur le plan visuel. Interprété principalement par Thierry Ndoumou Loudy, le morceau mettait en avant la chanson comme mémoire vivante, instrument de transmission des savoirs et de sauvegarde de l’identité culturelle. Réalisé par Wiltrand Shot, le clip avait été favorablement accueilli par le public.
Déjà entendu par fragments lors de différentes prestations du groupe, « Tsang’a Kèli » devrait mettre en lumière la voix du président de Mouyanga, Noël Moukeli, aux côtés de celle d’Élodie Mapanza, voix féminine de la formation.
Cette complémentarité vocale laisse présager un titre fidèle à l’orientation de Mouyanga, entre chants traditionnels, énergie collective et présentation contemporaine. Sa sortie prochaine pourrait ainsi relancer l’attention autour de « Ndongui » et confirmer que, malgré l’impatience du public, le groupe reste déterminé à livrer un projet soigneusement construit.
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BAC 2026 à Mouila : une élève meurt dans un accident au retour d’un feu de camp, à qui incombe la responsabilité ?
La communauté éducative de la Ngounié est sous le choc après la mort de Mbina Ikapi Odile Gercia, 17 ans, élève en Terminale D au lycée Saint-Gabriel de Mouila. La jeune candidate a perdu la vie dans un accident de la circulation survenu aux environs de 3 heures du matin, dans la nuit du 24 au 25 juillet 2026.
Elle revenait d’un feu de camp organisé à la veille de la proclamation des résultats du baccalauréat. L’accident a également fait huit blessés parmi les élèves, actuellement pris en charge dans une structure sanitaire.
Ce drame remet en lumière une pratique devenue courante chez de nombreux élèves et étudiants gabonais. À l’approche des examens ou de la publication des résultats, des feux de camp sont régulièrement organisés dans plusieurs localités du pays. Sans être officiellement institués par l’administration scolaire, ces rassemblements tendent pourtant à s’imposer comme une véritable tradition.
Mais qui en assume réellement la responsabilité ? Les établissements sont-ils informés ? Les parents donnent-ils leur accord ? Des adultes sont-ils chargés de l’encadrement ? Et surtout, quelles dispositions sont prises pour garantir le retour des élèves en toute sécurité lorsque les festivités s’achèvent tard dans la nuit ?
La disparition d’Odile Gercia impose désormais une réflexion urgente. Les chefs d’établissement, les associations de parents d’élèves et le ministère de l’Éducation nationale doivent se saisir de cette question afin de définir un cadre clair. À défaut de mesures de sécurité suffisantes, ces rassemblements devraient être interdits.
Le destin de la jeune élève rend le drame encore plus douloureux. Lors de la délibération du baccalauréat du samedi 25 juillet 2026, Odile Gercia a été déclarée admissible au second tour. Une nouvelle qui aurait dû nourrir l’espoir d’un avenir prometteur, mais qui intervient désormais comme le symbole d’une vie fauchée trop tôt et d’un avenir brutalement brisé.
