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Evandaganye : le grand retour de la procession sacrée des Mpongwé

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Vingt-cinq ans après sa dernière édition, la communauté Mpongwé fait revivre Evandaganye, une procession sacrée et pénitentiaire profondément ancrée dans les traditions spirituelles du peuple autochtone. L’événement se tiendra ce samedi 28 juin 2025, dès 8h00, à Libreville, sur un parcours de 11 kilomètres, entre la chefferie Mpongwé d’Akaé (quartier Ozoungué), appelée NO’MPOLO ÉKA, et la zone résidentielle de l’ambassadeur de France, au niveau du bord de mer.

Invités dans Dafreshmorning, la matinale de Urban FM, Alban Ossinga Onanga et Laure Igoho, porte-parole de la chefferie, ont livré les clés de cette marche singulière. Pour Mme Igoho, Evandaganye est « l’occasion pour le peuple Mpongwé de demander pardon à la divinité mère ». Cette démarche spirituelle prend la forme d’une marche silencieuse, pieds nus, vêtus de blanc, la main gauche posée sur la joue.

Ce geste symbolique a toute sa profondeur : « La main gauche est proche du cœur, et dans notre culture, quand on pleure, on cherche instinctivement le sein de sa mère », explique Mme Igoho. Le blanc, lui, incarne la pureté. « Il nous ramène au lien que nous avons avec nos ancêtres », complète Alban Ossinga.

La décision de convoquer Evandaganye revient à l’Oga, autorité spirituelle et matérielle du peuple Mpongwé. Elle est prise après consultation des oracles ou face à une situation jugée préoccupante pour la communauté. La dernière édition remonte au 8 juillet 2000 ; celle de juin 2020 avait été annulée en raison de la pandémie de COVID-19.

Mais Evandaganye dépasse la simple marche. C’est un processus de pénitence, amorcé spirituellement bien avant le jour J. « Il faut faire pénitence », martèle Mme Igoho. Ce n’est ni une fête ni un défilé, mais un acte d’introspection collective, une prière en mouvement.

La communauté Mpongwé invite également les sociétés alliées, ainsi que toutes les personnes intégrées par alliances matrimoniales ou cohabitation prolongée, à participer à la procession, dans le respect des us et coutumes partagés.

Pour garantir la sécurité de tous, la circulation sera régulée par les forces de l’ordre, la communauté s’étant concertée avec les autorités compétentes afin d’assurer un encadrement adapté au bon déroulement de la marche.

À deux jours de la procession, les réunions préparatoires se poursuivent activement pour peaufiner les derniers détails et assurer la pleine réussite de ce moment de recueillement collectif.

En ravivant Evandaganye, les Mpongwé réaffirment la vitalité de leur culture et de leur spiritualité. Ce temps fort de pénitence collective est aussi un message d’humilité, de cohésion et de transmission, où la tradition se vit dans le présent, comme repère et non comme souvenir.

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« Rap Hero » : Yvy Real Killer étend son univers artistique à la bande dessinée

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Connu pour son parcours dans le rap gabonais, notamment au sein du groupe BGMFK avant de poursuivre une carrière solo, Yvy Real Killer révèle une nouvelle facette de sa créativité. L’artiste finalise actuellement « Rap Hero », une bande dessinée dont il est à la fois le concepteur et le personnage principal du premier tome.

À travers ce projet, le rappeur s’aventure dans un univers mêlant les codes de l’afrofuturisme et du roman graphique. La mémoire, la musique, l’identité et l’imaginaire africain occupent une place centrale dans une histoire qui entend mettre en lumière la richesse culturelle du Gabon.

Plusieurs artistes gabonais apparaissent dans l’œuvre. Leur présence permet de célébrer le patrimoine culturel contemporain du pays. Rap, slam, danse, traditions orales, mode et arts visuels sont représentés comme autant de visages de la créativité nationale.

Dans « Rap Hero », la culture devient une force positive. Les mots, la musique et l’art possèdent le pouvoir de préserver la mémoire collective, d’inspirer la jeunesse et de transmettre des valeurs. L’histoire invite ainsi les lecteurs à réfléchir à leur responsabilité individuelle, au passé et au rôle de la création artistique dans la construction de l’avenir.

Le message porté par la bande dessinée peut se résumer par cette phrase : « Ce n’est pas la force qui change une nation, c’est la culture qui transforme les générations. » Une autre idée traverse également l’œuvre : les armes divisent les peuples, tandis que les histoires, la musique et l’art peuvent les rassembler.

Avec ce projet, Yvy Real Killer démontre que son talent ne se limite pas à la musique. Alors que le premier tome approche de sa finalisation, il recherche désormais une maison d’édition pour publier et faire découvrir son œuvre au public.

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Tris rejoint Sean Bridon Music : la Battle des producteurs comme nouveau départ

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La Battle des producteurs est peut-être en train de changer le cours de la carrière de Tris. Choisi par Sean Bridon pour l’accompagner dans ce challenge, le rappeur vient d’annoncer sa signature officielle chez Sean Bridon Music.

Cette signature ne doit toutefois pas prêter à confusion. Avant le lancement de la compétition, et même durant les deux premiers rounds, Tris ne faisait pas partie des artistes produits par Sean Bridon. Celui-ci l’avait simplement choisi pour défendre ses propositions musicales dans une Battle qui doit s’achever au troisième round.

Leur collaboration a particulièrement attiré l’attention lors de la deuxième étape du concours. Sur un morceau mêlant rap, sonorités du Bwiti, harpe traditionnelle et ambiance urbaine, Tris a retrouvé cette lumière qui semblait lui manquer depuis quelque temps. Le talent, lui, n’a jamais vraiment été remis en cause. C’est plutôt l’actualité autour de sa carrière qui était devenue rare, donnant l’impression d’un parcours en sommeil.

La Battle lui a ainsi offert une occasion de se rappeler au bon souvenir du public, mais aussi de montrer à Sean Bridon ce qu’une collaboration plus durable pouvait produire. Quelques jours plus tard, l’essai s’est transformé en contrat.

Sur les réseaux sociaux, Tris a accueilli cette nouvelle étape avec fierté. Il évoque une vision, une ambition commune et le début d’une aventure qu’il espère certainement décisive pour la suite de son parcours.

À travers cette signature, le challenge dépasse désormais la simple confrontation entre producteurs. Il devient aussi un espace de rencontres et d’opportunités pour les artistes. Pour Tris, l’une des premières retombées est déjà concrète, alors même que la compétition n’est pas encore terminée.

Reste maintenant à savoir ce que Sean Bridon Music prépare pour sa nouvelle recrue. Car après cette belle exposition, le véritable défi sera de proposer des projets réguliers et solides, capables d’inscrire durablement Tris au premier plan de la scène musicale gabonaise.

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Fête des cultures : renaissance ou simple parenthèse ?

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Après huit années d’interruption, la Fête des cultures s’apprête à rassembler de nouveau les populations du Gabon autour de leur patrimoine commun. Du 21 au 23 août 2026, l’avenue Jean-Paul II, entre l’immeuble du « 2-Décembre » et le boulevard Triomphal, accueillera la 15ᵉ édition de ce rendez-vous majeur du patrimoine gabonais.

Le retour de l’événement a été annoncé par le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, Paul Ulrich Kessany. Placée sous le thème « Réappropriation de nos valeurs culturelles », cette édition réunira artistes, artisans, associations et communautés des neuf provinces autour des danses, des langues, de la gastronomie, des rites, des masques et des savoir-faire traditionnels.

Créée en 1997 par Paul Mba Abessole, alors maire de Libreville, puis portée au niveau national sous la présidence d’Omar Bongo Ondimba, la manifestation n’avait plus été organisée depuis 2018. Son retour apparaît donc comme une « réparation d’une mémoire », selon le ministre.

Mais cette renaissance sera-t-elle durable ? La Fête des cultures redeviendra-t-elle un rendez-vous régulier ou restera-t-elle une parenthèse exceptionnelle dans l’agenda national ?

Cette relance pose également la question de la vitalité du milieu culturel gabonais. Les artistes, artisans, danseurs, créateurs et gardiens des traditions disposent-ils réellement des espaces, des financements et de l’accompagnement nécessaires pour vivre de leur talent et transmettre leur héritage ?

Avec le Sénégal comme pays invité d’honneur, cette édition proposera des spectacles, des danses traditionnelles et une cérémonie des masques. Elle devrait aussi profiter aux exposants et aux petits commerçants.

Au-delà de la fête, le véritable défi commencera après le 23 août : faire de la culture un secteur vivant, structuré et durable, plutôt qu’un simple décor célébré quelques jours avant de retomber dans le silence.

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