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Patrimoine : Plus de 90 œuvres gabonaises bientôt de retour au pays
Le Gabon s’apprête à accueillir un lot exceptionnel de biens culturels issus de la collection du collectionneur italien Paul Bory. Le jeudi 20 mars 2025, à Rome, le Ministre de la Culture et des Arts, Dr Armande LONGO Épouse MOULENGUI, a finalisé les préparatifs du rapatriement en rencontrant le transitaire en charge du transport des œuvres.
Un geste fort pour la restitution du patrimoine gabonais
Ce retour marque une avancée significative dans la restitution des objets d’art africains conservés à l’étranger. Parmi les biens restitués figurent plusieurs masques et reliques ayant longtemps été exposés dans des musées européens.
Ce rapatriement s’inscrit dans la volonté politique du Président de la Transition, Brice-Clotaire OLIGUI NGUEMA, qui a instruit le Ministère de la Culture à œuvrer pour le retour des trésors nationaux dispersés à l’international. Le vendredi 21 mars, la délégation gabonaise s’est rendue à Sanremo, dans le sud de l’Italie, pour conclure les dernières formalités avec Paul Bory avant l’embarquement des œuvres vers le Gabon.
Quel avenir pour ces trésors culturels ?
Si ce retour suscite une légitime fierté, il pose également la question cruciale de la conservation et de la valorisation de ces œuvres une fois sur le sol gabonais. Où seront-elles exposées ? Seront-elles accessibles au public ou confinées dans des réserves ? Le Gabon dispose-t-il des infrastructures nécessaires pour garantir leur préservation ?
Alors que d’autres pays africains réclament aussi la restitution de leurs patrimoines, ce rapatriement représente une opportunité de repenser la place de l’art et de la culture dans le développement national.
Le défi sera désormais de s’assurer que ces trésors retrouvent toute leur valeur dans l’histoire et l’identité culturelle du Gabon.
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Libreville : OGÔLI, le téléphérique qui pourrait changer la mobilité d’ici 2030
Alors que plusieurs chantiers routiers sont engagés à Libreville, les embouteillages continuent de compliquer le quotidien des populations. Malgré la construction, la réhabilitation et l’élargissement de certaines voies, circuler dans la capitale demeure un véritable défi. Face à cette réalité, le projet de téléphérique urbain OGÔLI pourrait apporter une réponse complémentaire aux investissements routiers, avec des retombées attendues sur la mobilité, l’économie et le cadre de vie.
De Jeanne-Ebori à Petit-Paris, les travaux routiers traduisent une volonté de moderniser les infrastructures. Pourtant, les ralentissements persistent, particulièrement aux heures de pointe. Une situation qui invite à explorer d’autres solutions de transport.
Porté par INGÉNIERIE DU RAIL et OGÔLI SA, OGÔLI prévoit une liaison aérienne de 6,5 kilomètres entre Nzeng-Ayong et la Cité Émeraude. Six stations sont envisagées, notamment à proximité de l’Université Omar Bongo et dans la zone d’Arambo. Selon les projections, le trajet pourrait s’effectuer en 14 minutes, avec une capacité pouvant atteindre 4 000 voyageurs par heure et par direction.
Un projet aux multiples retombées
Pour les salariés, étudiants et commerçants, l’intérêt serait considérable : moins de temps perdu dans les embouteillages, des déplacements plus prévisibles et davantage de temps pour les activités professionnelles, scolaires et familiales.
Sur le plan économique, cette infrastructure pourrait améliorer la productivité, réduire certaines dépenses de transport et favoriser les échanges. Sa construction et son exploitation ouvriraient également des perspectives d’emplois et de formation pour les techniciens gabonais, notamment dans la maintenance et les métiers du transport par câble.
L’expérience existe déjà ailleurs. En Colombie, le Metrocable de Medellín relie plusieurs quartiers au métro. En Bolivie, Mi Teleférico facilite les déplacements entre La Paz et El Alto, tandis qu’au Mexique, le Cablebús améliore la desserte de certains quartiers.
Ces réalisations démontrent l’intérêt d’un transport capable de franchir les obstacles urbains sans subir directement les embouteillages. Fonctionnant à l’électricité, il pourrait également contribuer à limiter les émissions polluantes, selon sa fréquentation et son approvisionnement énergétique.
2030, entre ambition et concrétisation
Cette initiative rejoint la vision de modernisation des infrastructures portée par le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Brice-Clotaire Oligui Nguema, privilégiant l’innovation et le pragmatisme pour répondre aux besoins des populations.
Toutefois, OGÔLI reste au stade des études de préfaisabilité, portant sur la mobilité, la topographie, la géotechnique, l’environnement et la viabilité économique. Les autorisations réglementaires et les financements restent à obtenir. Le coût du projet et le prix du ticket demeurent inconnus.
Sécurité, maintenance, alimentation électrique, accessibilité financière et connexion aux transports existants devront également être garanties.
Si sa réalisation aboutit d’ici 2030, OGÔLI pourrait compléter les transports routiers et transformer durablement les déplacements à Libreville. Car l’enjeu dépasse l’innovation technologique : permettre aux Gabonais de se déplacer plus facilement, sans subir quotidiennement les interminables embouteillages de la capitale.
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Makokou : face aux enfants sans acte de naissance, la municipalité passe à l’action
À Makokou, certains enfants grandissent sans acte de naissance, parfois simplement parce que leurs parents n’ont pas les moyens de régler les frais liés à leur passage à l’hôpital. Une réalité préoccupante évoquée par la maire Rita Estelle Milagolo, lors de son passage au DafreshMorning sur Urban FM 104.5. Un problème qui dépasse largement les frontières de l’Ogooué-Ivindo.
C’est une situation qui pourrait paraître difficile à imaginer, mais qui fait partie du quotidien de certaines familles. Faute de moyens financiers, des mères quittent les structures hospitalières après leur accouchement sans avoir accompli toutes les formalités nécessaires à la déclaration de naissance de leur enfant.
Selon Rita Estelle Milagolo, les sommes en cause peuvent parfois être dérisoires. « Deux mille, trois mille, ils ne peuvent pas payer », a-t-elle expliqué, soulignant la précarité dans laquelle vivent certaines familles.
Les conséquences peuvent accompagner ces enfants durant plusieurs années. Certains grandissent dans des campements ou sur des sites d’exploitation artisanale de l’or, loin des administrations et des services publics.
Cette réalité n’est malheureusement pas propre à Makokou. Dans plusieurs localités de l’arrière-pays, des familles rencontrent des difficultés similaires. Même Libreville n’est pas épargnée. En témoigne le cas de Nathalie Kouma, une mère de onze enfants résidant au quartier Montalier, dont les enfants ont grandi sans acte de naissance, avec les difficultés d’accès à la scolarité que cette situation peut entraîner.
En juin 2026, cette famille a bénéficié d’une intervention décidée par le président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui a permis la prise en charge des procédures administratives et judiciaires. Les onze enfants ont ainsi obtenu des jugements supplétifs ouvrant la voie à l’établissement de leurs actes de naissance. De son côté, la ministre des Affaires sociales d’alors, Armande Longo épouse Moulengui, avait également engagé des actions de régularisation de l’état civil, notamment à travers des campagnes de distribution d’actes de naissance et d’identification des personnes dépourvues de documents administratifs.
À Makokou, face à cette situation, la municipalité affirme avoir engagé, depuis deux ans, un travail d’identification et d’accompagnement des familles concernées.
En collaboration avec le conseil départemental, des démarches sont entreprises pour retrouver les enfants dépourvus de documents d’état civil et aider leurs parents à régulariser leur situation.
« On va vers ces familles pour dire : amenez-nous les enfants, on va les déclarer », a expliqué la maire.
Cette mobilisation est notamment organisée à partir du mois de juillet, à l’approche de la rentrée scolaire. L’objectif est de permettre à ces enfants d’accéder à l’éducation et d’éviter que l’absence d’un acte de naissance ne constitue un obstacle supplémentaire à leur parcours.
Au-delà de l’état civil, Rita Estelle Milagolo a également évoqué différentes initiatives sociales, notamment l’accompagnement des jeunes filles vers la formation professionnelle, ainsi que des partenariats associatifs destinés à soutenir la scolarité des enfants par des dons de fournitures, d’ordinateurs et l’attribution de bourses.
À Makokou comme ailleurs au Gabon, la question des actes de naissance rappelle une réalité fondamentale : l’accès aux droits commence parfois par un simple document administratif.
Si l’engagement municipal constitue une réponse de proximité, la persistance de ces situations pose aussi la question de l’accès aux services de santé et de la prise en charge des familles les plus démunies. Car derrière chaque enfant sans acte de naissance, il y a une identité à reconnaître, des droits à garantir et, surtout, un avenir à préserver.
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Rita Estelle Milagolo, VRP de Makokou
Faire parler de Makokou, attirer les visiteurs et changer l’image d’une commune longtemps perçue comme enclavée : c’est le pari de Rita Estelle Milagolo. Invitée de DafreshMorning, sur Urban FM 104.5, le lundi 12 octobre 2026, la maire de la capitale provinciale de l’Ogooué-Ivindo a défendu sa vision d’une ville plus attractive.
Sur les réseaux sociaux comme sur le terrain, l’élue se comporte en véritable VRP de sa commune. Elle met en avant les chantiers, les équipements et les atouts touristiques de Makokou, dont l’actualité trouve rarement sa place dans les grands médias nationaux.
Ancienne déléguée spéciale pendant la Transition, Rita Estelle Milagolo fait de la proximité une priorité. « Pour connaître les problèmes des populations, il faut aller vers les populations », a-t-elle rappelé. Eau, électricité, routes, emploi, santé et éducation restent au cœur des préoccupations recueillies.
Les festivités du 30 août 2026, marquant la troisième édition de la Fête de la Libération, ont constitué un tournant. Six projets structurants ont été lancés et livrés, selon la maire. Parmi les réalisations présentées figurent un nouveau bâtiment administratif, un marché municipal moderne, une agence de la Banque pour le commerce et l’entrepreneuriat du Gabon (BCEG), la station-service Gab’Oil de Mayiga, l’hôtel Ivindo Palace réhabilité et le lycée Maïga avec son internat militaire. Des logements destinés notamment aux cadres affectés dans la province ont également été dévoilés.
Pour l’élue, ces infrastructures changent concrètement le quotidien d’une ville où une affectation professionnelle était autrefois vécue comme une sanction. Elle évoque aussi près de 32 kilomètres de voiries urbaines concernés par les travaux, dont une vingtaine restent à bétonner, ainsi que des interventions dans les écoles et les structures sanitaires. Elle salue à ce titre l’engagement du président Brice-Clotaire Oligui Nguema.
Le nouveau marché compte, selon ses chiffres, 186 étals et une quarantaine de boxes. Les commerçantes auparavant installées à même le sol ont été privilégiées et occupent désormais environ 70 % des étals. Quatre plateaux multisports ont également été aménagés, avec des espaces Wi-Fi utiles aux recherches scolaires et aux activités numériques des jeunes, dans un cadre sécurisé.
Mais l’ambition de Rita Estelle Milagolo dépasse les équipements. Des chutes de Kongou aux perspectives économiques du projet minier de Bélinga, elle veut faire de Makokou une destination touristique et économique. « C’est faire de Makokou une ville attrayante », résume-t-elle, rêvant de familles venant y passer leurs vacances.
Cette stratégie de promotion vise à attirer des visiteurs, soutenir le commerce et créer des opportunités locales. Reste un défi de taille : convertir la nouvelle visibilité de Makokou en emplois et en progrès durables, particulièrement pour les jeunes. Car au-delà du rôle de VRP, la maire sera aussi jugée sur les retombées concrètes de cette transformation.
