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Créol et Mimie : un featuring explosif pour “Bouge de Là”, mais la vidéo peine à décoller
Le challenge lancé sur les réseaux sociaux a fait sensation, mais une semaine après la sortie de “Bouge de Là”, le clip peine encore à franchir les 200 000 vues. Créole, la star montante du dancehall gabonais, et Mimie, la talentueuse chanteuse camerounaise, se sont unies pour ce morceau qui raconte l’histoire de deux femmes trahies par le même homme. Plutôt que de se déchirer, elles décident de s’unir pour lui montrer la porte. Un message puissant d’empowerment féminin qui se veut aussi percutant que le son.
Produit par Edgard Yonkeu, le titre s’inscrit dans la lignée des morceaux à forte énergie, dans un clip réalisé par le talentueux Dr Nkeng Stephens, qui promettait de secouer les playlists. Si la chanson a rapidement fait le buzz grâce au challenge sur Tik tok, son succès n’est pas encore au rendez-vous sur les plateformes. Avec l’album “Un1k” en préparation et une récente signature chez Universal, Créol compte bien capitaliser sur ce morceau, mais il faudra sans doute plus qu’un challenge pour que “Bouge de Là” devienne un hit mondial.
Le mariage des styles dancehall de Créole et Mimie aurait dû enflammer les foules, mais malgré un visuel percutant et des messages forts, la vidéo n’a pas encore décollé comme prévu. Reste à savoir si le public va répondre présent à l’appel de ce duo explosif dans les semaines à venir.
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Retour de K.O avec « Fais le geste » : ce flow qui sent toujours le Kôba !
Discret ces dernières années, alors que la Ntcham a progressivement pris le dessus sur le rap dans le paysage musical gabonais, K.O, l’un des piliers du genre, signe son retour avec « Fais le geste ». Un morceau percutant, fidèle à son univers egotrip, qui rappelle toute l’étendue de son talent. Mais au-delà de cette nouvelle sortie, une vieille discussion refait surface : celle de la ressemblance entre son flow et celui de Kôba, deux figures issues de la même école.
Pour comprendre cette proximité artistique, il faut remonter aux années 2000, à l’époque du groupe Da Flo, dont K.O et Kôba étaient membres. Une aventure collective qui n’aura pas duré longtemps, mais qui aura permis à chacun de poser les bases d’une carrière solo. Des deux, Kôba sera le premier à connaître une véritable reconnaissance auprès du grand public.
Porté par ses ambitions et sa rencontre avec Ba’ponga, Kôba gravit rapidement les échelons. D’abord dans l’entourage artistique de son mentor, puis au sein du label Eben Entertainment, il parvient à imposer son style bien au-delà des frontières gabonaises. Son identité musicale repose notamment sur une technique reconnaissable, mêlant rap rapide, variations mélodiques, flow chanté et textes dominés par l’egotrip.
Lorsque K.O s’affirme à son tour en solo, les similitudes interpellent déjà les amateurs de rap. Certains y voient une influence de Kôba, d’autres rappellent simplement que les deux artistes ont grandi musicalement dans le même environnement.
Avec « Fais le geste », cette comparaison retrouve aujourd’hui une certaine actualité. La manière de poser, les accélérations, les intonations et certaines chutes de rimes rappellent par moments la signature de Kôba. Même des références comme celle à Bung Pinze font écho à l’univers du rappeur, notamment dans son titre « Adinko ».
Faut-il pour autant parler d’imitation ? Certainement pas. La ressemblance entre deux artistes ne suffit pas à établir que l’un aurait emprunté son identité musicale à l’autre. D’autant que K.O possède sa propre personnalité artistique, son écriture et une maîtrise technique qui ne datent pas d’hier.
K.O ne plagie pas Kôba. K.O ne cherche pas à faire du Kôba. Les deux rappeurs portent simplement l’empreinte d’une même école : Da Flo. Une filiation musicale qui explique bien des ressemblances et rappelle surtout une époque où le rap gabonais cultivait des signatures fortes.
Avec « Fais le geste », K.O ne fait donc pas seulement son retour. Il remet aussi au goût du jour une certaine manière de rapper, à l’heure où la Ntcham occupe une place importante sur la scène urbaine gabonaise. Et pour les nostalgiques des années 2000, cette sortie a forcément une saveur particulière.
Source : Tromatix
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RodikX sort les punchlines et célèbre la puissance de Moover
Dans le rap comme sur un ring, il faut savoir placer ses coups pour faire la différence. RodikX semble l’avoir compris. Après plusieurs années de discrétion et la polémique suscitée par son titre « À la guerre comme à la guerre », sorti il y a près d’un an, le rappeur gabonais revient dans l’arène avec « Moover », un nouveau morceau disponible depuis le 23 octobre 2026. Une sortie qui confirme sa volonté de reconquérir le terrain.
Avec « Moover », RodikX remet les gants. Cette fois, il mise sur l’egotrip, cet exercice propre au hip-hop où le rappeur affirme sa supériorité, expose sa confiance et défie symboliquement la concurrence. Mais derrière cette posture de combattant, le morceau porte surtout un hommage à une figure des sports de combat gabonais.
De son vrai nom Judicaël Bouka, Moover n’est pas un novice des rings. Ancien champion d’Afrique, champion d’Afrique centrale et plusieurs fois titré au niveau national, ce poids lourd s’est construit un parcours dans les sports de combat, notamment le full-contact.
Le 8 août 2026, après treize années d’absence, il effectuait un retour fracassant lors du Libreville Fight Nation, à Acaé Beach. Opposé au Camerounais Serge Mbah, surnommé « Godzilla », le Gabonais remportait son combat par KO dès le premier round. Une victoire spectaculaire, fruit de cinq mois de préparation, qu’il dédiait notamment à sa mère et à sa petite sœur disparues.
C’est cette puissance et cette détermination que RodikX transpose dans son univers musical. Le rappeur et le combattant partagent ainsi une même philosophie : revenir, s’imposer et prouver que le talent ne disparaît pas avec le temps.
Avec « Moover », RodikX ne se contente donc pas d’aligner les punchlines. Il célèbre un champion tout en annonçant son propre retour dans le game. Reste désormais à transformer ce premier coup en véritable série de victoires.
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« Bébé » : Nelyo et Afrik’an Legend réunis autour d’une belle histoire d’amour
Quand les sensibilités artistiques se rencontrent autour d’une même passion, le résultat peut donner naissance à une belle complicité musicale. C’est ce que proposent Nelyo et le groupe Afrik’an Legend avec « Bébé », une collaboration qui fait la part belle aux sentiments, à la séduction et aux sonorités afrobeat.
Habitué à explorer les relations sentimentales dans ses compositions, Nelyo revient avec une approche légère et entraînante. L’artiste gabonais, dont le parcours musical s’est également construit entre le Gabon et la France, met son expérience au service d’un morceau qui célèbre l’amour, le désir et les émotions qui accompagnent les histoires de cœur. Avec « Bébé », il propose une chanson accessible, portée par une ambiance chaleureuse et une interprétation qui reflète sa sensibilité artistique.
Pour donner davantage de saveur à cette aventure musicale, Nelyo s’est entouré d’Afrik’an Legend, un groupe dont la polyvalence artistique n’est plus à démontrer.
Sur cette collaboration, Mister Vibe assure un refrain entraînant qui constitue l’un des points forts du morceau. De son côté, Kassme livre un couplet percutant, fidèle à sa signature artistique, avec cette manière bien à lui d’associer le yipunu au français. Un mélange linguistique qui apporte une couleur culturelle gabonaise à cette histoire d’amour racontée en musique.
La réussite de « Bébé » réside également dans cette complémentarité. Nelyo imprime sa personnalité et sa sensibilité romantique au morceau, tandis qu’Afrik’an Legend lui apporte une énergie supplémentaire, sans jamais dénaturer son esprit de départ.
Au final, trois voix, une belle complicité artistique et une chanson qui célèbre l’amour. Une nouvelle sortie qui permet à Nelyo de mettre en lumière son univers musical tout en s’appuyant sur le savoir-faire d’Afrik’an Legend.
