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Harcèlement scolaire au Gabon : YÊMÏ alerte sur la santé mentale des élèves
De retour sur Urban FM 104.5 pour sa troisième saison, YÊMÏ, l’émission de santé publique conçue par LOPS et présentée par le Dr Marcia Angué Pemengoye, a placé son premier numéro sous le signe d’Octobre Rose, autour du thème « Tout savoir sur les cancers féminins ». Mais avant cet entretien, évoqué dans notre précédent article, la rubrique Actualité a ouvert le débat sur les violences scolaires et la santé mentale des enfants.
Le sujet fait écho à des affaires récentes au Gabon. Le 14 octobre, au lycée national Léon-Mba, un élève de sixième aurait tenté de mettre fin à ses jours après des mois de moqueries, d’insultes et d’intimidations, selon sa mère. Au lycée de Sibang, une affaire présumée de harcèlement à caractère sexuel entre deux élèves a également provoqué des inquiétudes.
Ces faits prennent un relief particulier au regard d’une enquête sur la santé en milieu scolaire menée par le ministère de la Santé et des Affaires sociales avec l’appui de l’UNESCO. Évoqués au Conseil des ministres du 8 octobre 2026, ses résultats révèlent que 17 % des élèves déclarent avoir subi des violences ou du harcèlement, 9 % du cyberharcèlement et 74 % ressentent de la solitude. Un élève sur cinq aurait déjà sérieusement envisagé le suicide.
Face à ces chiffres, le Dr Inès Okome Goïta a tiré la sonnette d’alarme : « Ces statistiques révèlent un climat scolaire profondément alarmant au Gabon ». Elle a notamment relevé l’insuffisance des espaces d’écoute et de soutien aux élèves.


Mme Meye a rappelé que la santé mentale recouvre le « bien-être émotionnel, psychologique, social » de l’enfant et conditionne son développement. Marjolaine a, de son côté, défendu une prise en charge « coordonnée, bienveillante et structurée », associant psychologues, groupes de parole et clubs de jeunes. Elle a également cité le programme École saine, inscrit dans les actions de prévention du ministère de la Santé, notamment contre les addictions.
Cette volonté de sensibiliser et d’encourager le dialogue ne devrait d’ailleurs pas se limiter à la rubrique Actualité. Lors de son passage à la matinale d’Urban FM pour annoncer la troisième saison de YÊMÏ, le Dr Marcia Angué Pemengoye avait déjà indiqué que les questions de santé mentale reviendraient régulièrement au programme des émissions en direct. Une manière de prolonger les échanges, de briser les tabous et d’amener les familles à mieux comprendre des souffrances souvent silencieuses.

Au terme des échanges, un constat s’impose : l’école doit aussi être un lieu où l’on protège et où l’on écoute. « Un enfant qui souffre ne sait pas toujours comment demander de l’aide. À nous, adultes, de savoir écouter, repérer les signaux et agir », a conclu le Dr Marcia Angué Pemengoye.
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Milingui : un projet minier majeur pour accompagner l’essor industriel de la Nyanga
La Nyanga pourrait franchir un nouveau cap dans son développement économique avec la mise en exploitation du gisement de fer de Milingui. Longtemps resté inexploité, ce potentiel minier suscite aujourd’hui de nouvelles perspectives pour la province. Dans une tribune, Auguste Marie Guembhyt, géologue de formation, ancien ingénieur réservoir de TOTAL et président du Conseil des Sages de la Basse-Banio, met en lumière les enjeux de ce projet qui s’inscrit dans la vision de diversification économique du Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Brice-Clotaire Oligui Nguema.
Situé dans le département de Mougoutsi, près de Tchibanga, Milingui est considéré comme le deuxième plus important gisement de fer du Gabon après Bélinga. Son histoire remonte aux années 1950, lorsque le BUMIFOM, devenu BRGM, identifie ses premières richesses. Malgré l’aménagement d’une piste d’atterrissage et d’installations administratives en 1957, une tentative d’exploitation échoue dès 1958, principalement en raison de l’enclavement et de l’absence d’infrastructures ferroviaires et portuaires.


Plusieurs décennies après, le projet retrouve une nouvelle dynamique. Aux études initialement conduites par BHP Billiton ont succédé neuf années d’investigations géologiques, environnementales et techniques menées par Havilah Mining Gabon, filiale de Havilah Consolidated Resources. Ces travaux ont ouvert la voie à la signature d’une convention minière avec l’État gabonais.
Dans son analyse, Auguste Marie Guembhyt évoque un potentiel compris entre 500 millions et un milliard de tonnes. L’exploitation devrait commencer par l’hématite superficielle, dont la teneur dépasse 50 %, avec des pics à 70 %, avant d’évoluer vers la magnétite profonde, nécessitant des installations industrielles plus complexes.


Cette ambition repose également sur le développement des infrastructures. Le partenariat évoqué avec le groupe chinois COVEC, les corridors de transport, la construction de ponts, le futur port en eaux profondes de Mayumba et le projet de four à chaux de Doussiegoussou constituent des éléments déterminants. Des bases-vie et installations logistiques sont également annoncées.
Milingui pourrait ainsi renforcer une dynamique industrielle déjà perceptible dans la Nyanga. À une vingtaine de kilomètres de Tchibanga, l’usine de transformation du marbre de Doussiegoussou, portée par Marmion Minerals, prend progressivement forme. Les machines de découpe sont installées et une quarantaine de Gabonais participent au chantier. Avec une préférence annoncée pour la main-d’œuvre nationale, cette infrastructure pourrait générer à terme 500 emplois, tout en favorisant la formation, la sous-traitance et la transformation locale des ressources.
Pour les populations, qui aspirent à des réalisations concrètes et à davantage d’opportunités, ces projets nourrissent de réels espoirs. Au-delà de l’extraction minière, Milingui pourrait devenir un véritable pôle d’industrie lourde, capable de stimuler durablement l’économie provinciale. Une perspective qui traduit progressivement l’ambition du Chef de l’État de faire de la Nyanga une terre de production, d’investissement et de prospérité partagée.
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Taxi Gab, Centrale d’achat : Chocolat des filles justifie ses accusations sur la paresse des Gabonais
Alors que le débat sur l’immigration divise l’opinion au Gabon, entre partisans du protectionnisme et défenseurs de l’apport des travailleurs étrangers, l’activiste Chocolat des filles maintient sa position, malgré les critiques suscitées par ses déclarations.
Après avoir affirmé que « les Gabonais sont des paresseux », provoquant de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, Chocolat des filles s’était fait discret. Mais dans une nouvelle sortie, il revient à la charge : « Vous êtes de vrais paresseux ! »
Pour justifier ses propos, l’activiste évoque notamment le programme Taxi Gab+, destiné à favoriser l’entrepreneuriat des Gabonais dans le transport urbain. Selon lui, plusieurs bénéficiaires auraient préféré confier leurs véhicules à des étrangers plutôt que de les exploiter eux-mêmes.
Il cite également la Centrale d’Achat du Gabon (CEAG), une structure mise en place pour lutter contre la vie chère, faciliter l’accès aux produits de première nécessité à des prix abordables, réguler les coûts et préserver le pouvoir d’achat des ménages.
Reprenant les observations du président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, Chocolat des filles déplore que certains Gabonais achètent ces produits à prix réduits pour les revendre aux épiciers des quartiers, souvent étrangers selon lui.
Cette polémique intervient alors que les résultats du recensement de 2026 font état de 3 518 621 habitants, dont 1 200 256 étrangers, soit 34,1 % de la population.
Si les propos de Chocolat des filles divisent, ils relancent une interrogation : la présence importante des étrangers dans certains secteurs traduit-elle un désintérêt des Gabonais pour ces activités ou des difficultés liées à l’accès aux financements, à la formation et aux opportunités économiques ?
Un débat qui dépasse les déclarations de l’activiste et interroge plus largement la place des nationaux dans l’économie gabonaise.
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Libreville : OGÔLI, le téléphérique qui pourrait changer la mobilité d’ici 2030
Alors que plusieurs chantiers routiers sont engagés à Libreville, les embouteillages continuent de compliquer le quotidien des populations. Malgré la construction, la réhabilitation et l’élargissement de certaines voies, circuler dans la capitale demeure un véritable défi. Face à cette réalité, le projet de téléphérique urbain OGÔLI pourrait apporter une réponse complémentaire aux investissements routiers, avec des retombées attendues sur la mobilité, l’économie et le cadre de vie.
De Jeanne-Ebori à Petit-Paris, les travaux routiers traduisent une volonté de moderniser les infrastructures. Pourtant, les ralentissements persistent, particulièrement aux heures de pointe. Une situation qui invite à explorer d’autres solutions de transport.
Porté par INGÉNIERIE DU RAIL et OGÔLI SA, OGÔLI prévoit une liaison aérienne de 6,5 kilomètres entre Nzeng-Ayong et la Cité Émeraude. Six stations sont envisagées, notamment à proximité de l’Université Omar Bongo et dans la zone d’Arambo. Selon les projections, le trajet pourrait s’effectuer en 14 minutes, avec une capacité pouvant atteindre 4 000 voyageurs par heure et par direction.
Un projet aux multiples retombées
Pour les salariés, étudiants et commerçants, l’intérêt serait considérable : moins de temps perdu dans les embouteillages, des déplacements plus prévisibles et davantage de temps pour les activités professionnelles, scolaires et familiales.
Sur le plan économique, cette infrastructure pourrait améliorer la productivité, réduire certaines dépenses de transport et favoriser les échanges. Sa construction et son exploitation ouvriraient également des perspectives d’emplois et de formation pour les techniciens gabonais, notamment dans la maintenance et les métiers du transport par câble.
L’expérience existe déjà ailleurs. En Colombie, le Metrocable de Medellín relie plusieurs quartiers au métro. En Bolivie, Mi Teleférico facilite les déplacements entre La Paz et El Alto, tandis qu’au Mexique, le Cablebús améliore la desserte de certains quartiers.
Ces réalisations démontrent l’intérêt d’un transport capable de franchir les obstacles urbains sans subir directement les embouteillages. Fonctionnant à l’électricité, il pourrait également contribuer à limiter les émissions polluantes, selon sa fréquentation et son approvisionnement énergétique.
2030, entre ambition et concrétisation
Cette initiative rejoint la vision de modernisation des infrastructures portée par le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Brice-Clotaire Oligui Nguema, privilégiant l’innovation et le pragmatisme pour répondre aux besoins des populations.
Toutefois, OGÔLI reste au stade des études de préfaisabilité, portant sur la mobilité, la topographie, la géotechnique, l’environnement et la viabilité économique. Les autorisations réglementaires et les financements restent à obtenir. Le coût du projet et le prix du ticket demeurent inconnus.
Sécurité, maintenance, alimentation électrique, accessibilité financière et connexion aux transports existants devront également être garanties.
Si sa réalisation aboutit d’ici 2030, OGÔLI pourrait compléter les transports routiers et transformer durablement les déplacements à Libreville. Car l’enjeu dépasse l’innovation technologique : permettre aux Gabonais de se déplacer plus facilement, sans subir quotidiennement les interminables embouteillages de la capitale.
