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« La fidélité est devenue une denrée rare » : Ali Bongo ravive la guerre des légitimités au sein du PDG

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À travers une lettre adressée à Ali Akbar Onanga Y’Obegue à l’occasion de son anniversaire, Ali Bongo Ondimba dépasse largement le cadre des vœux personnels pour livrer un message politique. L’ancien président réaffirme son autorité sur le Parti démocratique gabonais (PDG) et renouvelle son soutien à celui qu’il considère toujours comme le secrétaire général légitime du parti.

Dans son courrier, Ali Bongo salue le sacrifice de son fidèle collaborateur, qu’il remercie d’avoir choisi de rester à ses côtés « pour se consacrer, corps et âme, à l’œuvre de restauration de la légalité de notre parti ». Il poursuit avec une formule qui résonne comme une critique à peine voilée de la direction actuelle du PDG : « Dans le contexte que traverse notre pays, la fidélité est devenue une denrée rare. »

Ces propos s’inscrivent dans le bras de fer qui oppose depuis plusieurs mois le camp d’Ali Bongo et d’Ali Akbar Onanga Y’Obegue à la direction conduite par Blaise Louembé et Angélique Ngoma. Les deux hommes continuent de contester la légitimité des nouvelles instances du parti, estimant qu’elles ne respectent pas les statuts du PDG.

Ali Bongo affiche également sa confiance quant à l’issue de ce combat politique, affirmant que « notre travail commun touche progressivement à son terme » et que le parti retrouvera bientôt « son fonctionnement normal dans le respect de ses textes ».

Cette lettre confirme que, malgré son départ du pouvoir, l’ancien chef de l’État n’entend pas renoncer à son influence sur le PDG et poursuit sa stratégie de reconquête politique.

Reste toutefois une interrogation : la fidélité affichée par Ali Akbar Onanga Y’Obegue relève-t-elle d’un engagement politique et de convictions profondes, ou s’inscrit-elle aussi dans une stratégie personnelle en vue d’un éventuel retour aux responsabilités ? Une question qui continue d’alimenter le débat politique.

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Crise de l’eau : Ali Akbar Onanga dénonce un État devenu « marchand d’eau »

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La décision du gouvernement de décréter, le 1er juillet 2026, l’état d’urgence hydrique sur l’ensemble du territoire national continue de susciter de vives réactions. Annoncée après la rencontre entre le président Brice Clotaire Oligui Nguema et les agents de la SEEG, cette mesure visait officiellement à lutter contre les réseaux illégaux de distribution d’eau potable et à organiser une réponse d’urgence face à la pénurie.

Le dispositif gouvernemental prévoit notamment la saisie de 55 véhicules, le démantèlement d’installations frauduleuses, la mobilisation des forces de défense et de sécurité, ainsi que la fixation d’un prix officiel du mètre cube d’eau. D’abord annoncé à 3 000 FCFA, ce tarif aurait ensuite été revu à 4 000 FCFA, avant la réintégration progressive des opérateurs privés dans le circuit de distribution.

Ces décisions ont notamment été commentées par Ali Akbar Onanga Y’Obegue, ancien ministre, secrétaire général du Parti démocratique gabonais (PDG), tendance Ali Bongo Ondimba, et figure de l’opposition au pouvoir en place. Connu pour ses prises de position très critiques à l’égard de la gouvernance des autorités actuelles, il estime que l’État reconnaît, à travers ces mesures, son incapacité à assurer normalement l’un des services publics les plus essentiels. Pour lui, la crise ne révèle pas seulement une urgence hydrique, mais une urgence institutionnelle.

L’une des critiques les plus marquantes de son analyse résume sa lecture de la situation : « Les vendeurs d’eau ne sont pas la cause de la crise ; ils en sont la conséquence. La véritable question n’est donc pas de savoir pourquoi certains Gabonais ont commencé à vendre de l’eau, mais pourquoi des Gabonais ont eu besoin d’en acheter alors que l’État aurait dû la leur fournir normalement. »

Ali Akbar Onanga dénonce également ce qu’il considère comme un glissement de l’État vers une posture de « marchand d’eau ». Selon lui, le gouvernement interdit d’abord aux particuliers une activité qualifiée d’illégale, avant de l’organiser lui-même à travers une grille tarifaire, des livraisons sécurisées et des paiements à la livraison. Il s’interroge aussi sur la traçabilité des fonds collectés, la base juridique de cette opération et le recours aux forces de défense pour une mission relevant habituellement du service public.

Au-delà de la SEEG, l’ancien ministre met en cause la qualité du conseil entourant le chef de l’État, qu’il juge responsable de décisions insuffisamment préparées. Reste désormais à savoir si l’état d’urgence hydrique permettra de rétablir durablement l’accès à l’eau potable ou s’il ouvrira un débat plus large sur la gouvernance du secteur.

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Eau potable : après la réforme de la SEEG, Suez se positionne pour accompagner le Gabon

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Quelques jours après la décision du Conseil des ministres du 25 juin 2026 de scinder la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) en deux sociétés d’économie mixte – La Gabonaise des Eaux et Électricité du Gabon –, un nouveau partenaire affiche ses ambitions. Le groupe français Suez souhaite contribuer à l’amélioration durable de l’accès à l’eau potable au Gabon.

Reçus au Palais Rénovation par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, les responsables de Suez ont échangé avec les dirigeants de la SEEG, le ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, Philippe Tonangoye, ainsi que l’ambassadeur de France au Gabon, Fabrice Mauriès, sur l’état d’avancement des projets en cours.

Le chef de l’État a rappelé que le temps des diagnostics est révolu. Il a demandé aux différents partenaires d’accélérer l’exécution des chantiers afin que les investissements engagés produisent rapidement des résultats concrets au bénéfice des populations. Les échanges ont également permis de préciser les responsabilités de chaque intervenant et d’insister sur le respect des calendriers d’exécution.

Sur le terrain, Suez poursuit le renforcement des capacités de production d’eau potable à Foulayong, tandis que la SEEG développe les infrastructures de distribution à Mbomo. Deux projets complémentaires destinés à garantir un accès plus fiable, durable et équitable à l’eau.

Cette rencontre intervient alors que le gouvernement s’apprête à lancer une nouvelle gouvernance du secteur, avec La Gabonaise des Eaux chargée du service public de l’eau potable et Électricité du Gabon dédiée aux infrastructures énergétiques.

Si cette coopération traduit une volonté d’accélérer les investissements, plusieurs interrogations demeurent : quel sera le rôle exact de Suez dans la future organisation ? Quel calendrier accompagnera la mise en œuvre de la réforme ? Et surtout, quand les Gabonais constateront-ils une amélioration durable de l’accès à l’eau potable ? Les prochaines décisions devraient apporter des éléments de réponse.

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Transport terrestre : le gouvernement lance une vaste opération de contrôle des agences de voyage

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Les entreprises de transport routier sont appelées à se mettre en conformité. Dans un communiqué daté du 30 juin 2026, le ministre d’État chargé des Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, a annoncé le lancement d’une opération nationale d’inspection des entreprises de transport terrestre, qui se déroulera durant tout le mois de juillet.

Pilotée par la Direction générale de la sécurité routière (DGSR), cette campagne mobilisera des agents assermentés sur l’ensemble du territoire national. Les contrôles viseront les sièges des entreprises, mais également les zones de chargement et de déchargement des passagers et des marchandises.

Au total, plusieurs aspects feront l’objet d’une vérification minutieuse. Les inspecteurs examineront les documents administratifs des entreprises, les autorisations d’exploitation, les pièces relatives à la mise en circulation des véhicules ainsi que les documents exigés des conducteurs. L’état mécanique des véhicules sera également contrôlé, au même titre que l’arrimage des marchandises et la présence des équipements de sécurité obligatoires à bord.

À travers cette opération, le gouvernement entend renforcer le respect de la réglementation dans le secteur du transport terrestre et améliorer les conditions de sécurité des voyageurs et des usagers de la route. Cette démarche s’inscrit dans la vision du président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la modernisation des infrastructures, de la professionnalisation des transports et de la sécurité des citoyens des axes majeurs de l’action publique. L’objectif est de bâtir un réseau de transport plus fiable, mieux organisé et conforme aux normes en vigueur, au service du développement économique du pays.

Les responsables des entreprises concernées sont ainsi invités à prendre toutes les dispositions nécessaires afin de faciliter le déroulement des inspections.

Le ministère affiche une position de fermeté. Le communiqué précise qu’aucune complaisance ne sera accordée aux contrevenants. Toute infraction constatée donnera lieu à une verbalisation immédiate, avec des amendes à régler directement auprès du Trésor public.

Cette campagne de conformité traduit la volonté des autorités d’assainir durablement le secteur du transport terrestre, de renforcer la sécurité routière et de garantir aux populations des services de transport plus sûrs, plus professionnels et en adéquation avec les ambitions de transformation portées par le chef de l’État.

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